On calme le jeu et on s’organise

Je vous propose aujourd’hui de prendre un peu de recul par rapport à votre code et de vous organiser autour de documents d’aide à la conception. Et en plus, il y en a pour tous les goûts !

Pour les débutants :

  • un guide de conception pour vous aider et aider les contributeurs à réaliser un site performant en soignant notamment la structure du contenu, sa scénarisation et sa mise en écran : Un procédurier pour le nouveau Web. En plus, ce dossier est bourré de définitions très pratiques (via Goublog);
  • un manuel complet pour concevoir un intranet : Intranet roadmap. Proposé par l’équipe de Step Two Designs, on peut supposer que ce document est de valeur, par contre il est payant.

Pour les plus expérimentés :

Plein de trucs à lire si vous n’avez pas grand chose à faire en ce moment.

Qui a dit que l’internet était condamné ?

Suite à l’effondrement de la bulle spéculative en mars 2000, nombreux étaient ceux qui ont prédit la fin de l’internet. On pouvait alors entendre des ‘je le savais bien’, ‘c’était évident’ ou bien ‘encore un autre feu de paille’. Voilà plus de quatre ans que la folle période spéculative est terminée, et devinez quoi l’internet n’est pas mort. Je dirais même plus qu’il est en excellente santé. Ainsi, on apprend que le secteur du voyage en ligne en France enregistre une progression moyenne de 70% de son CA. Oui, vous avez bien lu, 70% de chiffre d’affaires en plus par rapport à l’année dernière pour l’ensemble des acteurs du tourisme en ligne. Et moi qui croyait que l’on était en pleine crise économique ! J’imagine qu’un tel taux de croissance fait rougir d’envie les professionnels d’autres niches d’activité comme les nano-technologies (jugées beaucoup plus attractives par les marchés financiers). A voir si des résultats très encourageants comme cela arrivent à tirer vers le haut toute la profession et relancer l’emploi. Pour plus d’informations, voir l’annonce sur Yahoo! Actualités : Les sites de voyages en ligne euphoriques sur leurs chiffres d’été.

Standards de conception et conventions de présentation

Le dernier édito de Jakob Nielsen aborde un sujet houleux : les standards et conventions de présentation (The Need for Web Design Standards). Dans cet article, l’auteur nous fait très justement remarqué que des standards de présentation se sont développés de facto et sont aujourd’hui une réalité (logo en haut à gauche, panier d’achat en haut à droite…). Non seulement ces standards rassurent les utilisateurs qui retrouvent leurs marques de sites en sites, mais en plus, ils les aident à surfer plus vite et plus efficacement. Là où ça se corse, c’est quand il est question d’étendre ces conventions de présentations à d’autres éléments d’une interface, car il est tout de suite beaucoup plus dur de trouver des dénominateurs communs.

J’ai un avis partagé sur le sujet : d’un côté je suis persuadé que les conventions ont du bon et que les utilisateurs ont besoin d’être rassurés et de retrouver les éléments principales plus ou moins aux mêmes endroits pour se sentir à l’aise. L’exemple du Minitel est là pour nous le rappeler : la nature rudimentaire du Minitel obligeaient les concepteurs de sites à utiliser toujours les mêmes interfaces de navigation (boutons Envoie, Suite, Retour, Sommaire, Guide…). D’un autre côté, le web est grand et il faut bien un peu d’originalité pour se démarquer et ressortir du lot. En fait, la réponse à la question standards ou originalité doit trouver sa réponse dans la nature de l’activité du site web. Quand vous vous appelez Harley Davidson, que vos motos sont 3 fois plus cher et 3 fois moins fiables que des motos japonaises, soigner son image de marque est un impératif. Par contre, quand vous proposer un service banalisé (développement de photos en ligne, vente de livres ou de CD…) vous n’avez aucune raison de sacrifier la simplicité d’utilisation sur l’hôtel de l’originalité.

Voici donc ma conclusion : Dans la mesure du possible, mieux vaut éviter les intro Flash qui déchirent et les typos ultra-modernes dernier cri que personne n’arrivent à lire à part le designeur sur son écran 28”, sauf si la valorisation de l’image de marque est un impératif qui prévaut sur tous les autres aspects. Bref, à moins que vous travaillez dans l’univers du luxe, je vous recommande de vous inspirer de conventions de présentations qui existent comme celles présentent sur des sites comme Web Design patterns ou Web Design Practices. Et pour ceux qui souhaite une ressource en français, il y a toujours les très bon articles d’Amélie sur Ergolab (Ergonomie de la page d’accueil entre autres).

/! Article initialement publié sur FredCavazza.net.

Utilisabilité des services mobiles

C’est marrant ça, je parlais justement du Minitel dans mon billet précédent et voilà que les gens d’IBM nous sortent un très bon papier sur l’utilisabilité des services et terminaux mobiles : usability and ucd methods for mobile devices. Et là vous me direz quel rapport entre services mobiles et Minitel ? Et là je vous répond mais si enfin faites un effort ! Le Minitel tout comme les terminaux mobiles (PDA, téléphones portables…) doivent faire face à de très fortes contraintes d’utilisation liées aux limitations de l’interface (petit écran, pas de souris, clavier limité aux touches numériques…). La simplicité d’utilisation est donc directement liée à la viabilité des services en ligne (c’est vachement important, quoi !). En plus, si vous lisez le rapport (au format PDF) vous apprendrez un super acronyme qui fera de vous une vraie star dans les dîners en ville : on y parle en effet de services ou d’univers FMWC (ça tue, non ?).