Comment les statistiques de fréquentation peuvent influencer l’architecture de l’information

Décidément, les statistiques de fréquentation ont la côte en ce moment. La preuve avec cet article publié par Hurol Inan : Web Analytics – The Voice of Users in Information Architecture Projects. L’auteur y explique ainsi tout ce que l’on peut apprendre de l’épluchage des statistiques de fréquentation :

  • la fréquentation par catégories de contenu ;
  • les contenus ayant le plus de popularité (et inversement) ;
  • les affinités entre les catégories de contenu ;
  • les points bloquant sur telle ou telle fonctionnalité (notamment les formulaires) ;
  • les mots-clés les plus recherchés.

Autant de précieuses données qui peuvent se révéler très utiles pour concevoir l’architecture de l’information d’un site.

Un standard pour l’aide en ligne

Suite à un précédent billet publié l’an dernier (Bien rédiger de l’aide en ligne), je vous propose de prolonger la réflexion sur les systèmes d’aide en ligne avec l’article suivant : Stumbling towards standards. L’auteur y explique que malgré les efforts mis en oeuvre par les éditeurs de système d’exploitation pour standardiser les interfaces d’aide (Win Help et Apple Guide), les systèmes d’aide proposés sur des sites web ou des applications sont de qualité inégale. Il existe pourtant une solution, un format standard de fichiers d’aides basé sur XML : HelpML.

Et tant qu’on y est, pourquoi ne pas explorer d’autres possibilité et notamment un système de tutorial à base de copies d’écrans postées sur Flickr (il faut cliquer sur le lien View as slideshow (New window) : Upload Video Tutorial.

Ce que veulent les utilisateurs

Les utilisateurs sont des gens ordinaires. De ce fait, ils éprouvent des besoins somme toute très primaires. En tout cas c’est le point de vue Gilbert Lee dans un billet publié récemment : The Basics of What Users Want. En résumé, l’auteur identifie 6 besoins primaires :

  1. Les utilisateurs veulent de la simplicité : comme on dit chez moi simple is beautiful (qui en français peut se traduire par : plus c’est simple, moins c’est compliqué… ou un truc dans le genre…) ;
  2. Les utilisateurs veulent retrouver leurs marques : passer d’un site un l’autre peut être très déstabilisant en fonction de la façon dont sont traités les éléments d’interfaces ;
  3. Les utilisateurs veulent des raccourcis : une fois qu’ils sont en confiance , laissez leur la possibilité de travailler plus vite ;
  4. Les utilisateurs veulent pouvoir donner leur avis : n’oubliez pas un petit formulaire de contact ou à défaut un email ;
  5. Les utilisateurs n’accomplissent en règle général que 2 types de tâches (rechercher de l’information et remplir des formulaires) : Autant leur facilité la vie et optimiser la simplicité d’utilisation de ces 2 types d’actions ;
  6. Les utilisateurs veulent garder le contrôle : même s’il est important de limiter les sources d’erreurs, il ne faut pas non plus les confronter à une interface au comportement trop obscure.

Voilà de quoi réfléchir…

Redécouvrez Open Office

Saviez-vous que la version 2 de la suite bureautique d’Open Office est sur le point de sortir ? Étant de naturel curieux, dès que j’ai appris la nouvelle, je me suis précipité pour installer et tester la dernière mouture d’OO (version 1.9.79) et ma surprise a été de taille : les progrès réalisés sont spectaculaires.

Souvenez-vous, la première version proposait une interface un peu terne à l’image du pack Office version 98 :

OO-v1

 

Entre temps, les bénévoles travaillant sur le projet ont rattrapé le retard. La nouvelle version propose maintenant une interface très agréables, intuitive et élégante (à l’image d’Office 2002) :

OO-v2

 

Le bilan est sans appel : Open Office dans sa version 2 propose maintenant une interface et des fonctionnalités similaires au pack Office (en tout cas dans sa version standard) mais… gratuitement. Il est important de préciser ici que les produits de Microsoft ne sont pas non plus à jeter à la poubelle, certains logiciels ne trouvent en effet pas leur équivalent dans le monde libre (Visio, InfoPath…). Et même si Microsoft a beaucoup contribué à la banalisation de l’outil informatique (aussi bien sur le lieu de travail qu’à la maison) force est de constater que les logiciels de bureautique de base (Word, Excel, Powerpoint, Access) arrivent en fin de vie faute d’avoir pu trouver des leviers de différenciation vis à vis des produits concurrents ou des alternatives open source.

Au programme des autres nouveautés : un support encore plus poussé des données XML ainsi que la conversion simplifiée des documents vers le format PDF. Autre surprise : la version 2 d’Open Office exploite maintenant un nouveau format de fichiers très performant. Exemple : les gabarits de maquettes fonctionnelles réalisées sous Powerpoint pèsent plus de 14O Ko. Une fois enregistré au format Open Office, ce même fichier ne pèse plus que 30 Ko. Spectaculaire !

Résumons : une interface relookée, une compatibilité quasi totale avec les produits Microsoft, un nouveau format de fichier, le support natif des formats PDF et XML. Que vous faut-il de plus pour réaliser des économies et adopter au plus vite Open Office ? Ha oui je sais, la version 2 définitive bien sûr ! (plus que quelques semaines à attendre…)