Quand les distributeurs de billet sont aussi des machines à sous

Vu sur le site We Make Money Not Art : la banque japonaise Ogaki Kyoritsu propose à ces clients des distributeurs automatiques de billets qui font office de machines à sous :

Le distributeur de billets - machine à sous

Le principe est le suivant : le temps que la machine traite votre demande (vérification de solvabilité…) les utilisateurs ont droit à un tour de Jackpot. En fonction du résultat la banque leur offre la commission sur l’opération voir un petit bonus (5 $). Qu’en pensez-vous : sympa ou immoral ?

Un commentaire sur “Quand les distributeurs de billet sont aussi des machines à sous

  1. C’est à côté de la plaque : > ce n’est pas un contenu de service. Les usagers attendent du service de leur banque (mais un bémol : l’usager japonais a peut-être une perception différente des univers com/service/interactivité). > Si la banque a l’argent pour investir dans un p’tit jeu me permettant de me faire « offrir » la com prise sur mon opé, pourquoi elle ne SUP pas direct cette com ? Là j’aurais en tant qu’utilisateur un service rendu réel. > moi utilisateur lambda, je ne suis pas idiot et je ne mélange pas les univers. Banque et casino, c’est assez différent. > bon admettons que ça séduise : quid de l’image de la banque et de son positionnement dans la relation client ? On associe 2 univers conflictuels dans la « sémantique » des valeurs de positionnement. Mais c’est une idée que je me fais compte tenu de « mon » exp et de mon prisme culturel. Alors si ça se trouve c’est moi qui suis à côté de la plaque. Quelle appréciation de la part d’un usager/marketer japonais ?

  2. Sur la news que j’avais lu hier, ce n’est pas 5 Dol mais bien plus genre 1000 Dol. Le % des chances de gagner est plutôt haut. Sinon, je trouve ca sympa comme jeu. Ce n’est pas intrusif et c’est un petit plus sympa pour les utilisateurs. Bref, on vous en donne plus pour le même prix s’en changer vos habitudes. Quel est le problème?

  3. Etonnant, hier je suis allé à ma banque, le (Crédit Lyonnais) et dans l’officine se trouvait une petite borne réservée aux clients qui proposait de rentrer n’importe quel code à 4 chiffre. Si ce code était gagnant, c’est le jackpot immédiat… original non comme tirage? PS: je n’ai pas gagné mais on est pas très loin de la cash-machine japonaise chez nous…

  4. Pour l’usager du DAB non client, seul le côté « sympa » est là. Mais pour l’usager client c’est autre chose : > il a besoin de services centrés sur la bonne gestion et le moindre coût de son compte, la gestion, l’optimisation et les performances de son portefeuille (choix des enveloppes vs perspectives et projets de vie, gains, fiscalité, diversification, explication des OPCVM proposés, évaluation de ses lignes s’il en détient), l’opportunité et le montage vs le crédit. > il est alerté sur les tarifs bancaires et les met en rapport avec l’offre (produits, hommes, services et dispositifs) > il est donc a priori peu disposé à accepter que sa banque surinvestisse dans du gadget (« voilà où passe mon fric ») > en matière de finances, la fidélisation, ou la contre-attrition (ce qui est déjà pas mal), passe par la relation envers un professionnel centré sur un solide coeur de métier. donc sortir de l’univers de la réponse au besoin et offrir du gadget, c’est se tirer une balle dans le pied. Et cela de façon sournoise : car il se peut très bien que les clients jouent à fond. En revanche, le jour où ils penseront patrimonial parce que leur surface financière dépasse les 35 000 euros, ils risquent fort d’aller jouer ailleurs. La perception du jeu dépend de l’implication financière : plus tu as confié de pognon à ta banque, moins tu es là pour te marrer.

  5. « Qu’en pensez-vous : sympa ou immoral ? » C’est une incitation à jouer, mais tant que le jeu n’est pas obligatoire pour avancer dans la transaction… Idem le commerce de cigarettes : c’est une incitation à se droguer, elle est légale, et peut commencer ou s’arrêter suivant la volonté de chacun (un ex-brunes parle).

  6. Une machine à sous pendant qu’on poireaute le temps de l’authentification … bof
    Mais ça peut être un endroit sympa pour un véritable espace publicitaire rémunéré en fonction de l’affluence, histoire de gagner du fric au lieu d’en distribuer :DA moins que ça existe déja ?
    Vu qu’on est loin des gros caractères en 25×40 monochromes d’il n’y a pas si longtemps, autant en profiter un maximum.

  7. Hum… au vue de tout ces commentaires je ne peux que me rallier à l’avis de Florence. Une banque n’est pas un endroit où l’on s’amuse, c’est là que j’y dépose mes sous et je ne m’attend en aucun cas à être diverti dans par un DAB. De plus, les machines à sous véhiculent une image plutôt négative sur le jeux (et le vice qui y est associé)… Ce type de dispositif a toutes les chances d’avoir un impact néfaste sur ‘image de marque, ou du moins sur la confiance des clients. /Fred

  8. L’Ours, le rôle de ta banque est déjà de te faire gagner du fric sur ton portefeuille, c’est la base du customer model. Et c’est là que tu dois veiller à sortir gagnant. Ainsi que sur les tarifs auxquels tu es soumis. Reste le « côté sympa » : je veux bien que le DAB devienne sympa… y a qu’à l’interfacer de façon à le rendre plus accessible, plus sécurisé, plus informatif. On peut très bien imaginer d’y adosser une info sur l’actualité taux ou placements proposés par la banque (nouvelles propositions, performances des OPCVM existants, valorisation des placements maison, type parts sociales de la Caisse d’Epargne ou actions du Crédit Agricole…). On peut aussi améliorer le langage d’accueil et de déroulement de l’opération de retrait. On pourrait aussi intégrer du son (sans info confidentielle diffusée, évidemment) ou de la musique. Ou encore avoir des conseils de sécurité dans un menu… Avez-vous remarqué ? La com marketing Direct bancaire n’a jamais versé dans le sweepstake. Ce n’est probablement pas un hasard. Avez-vous aussi remarqué ? Le sweepstake de la VPC a été une des zones de conflits majeure des 15 dernières années dans ce secteur.

  9. Ah le vice :) Est ce que ce genre de manipulation n’aurait pas pour objectif de fluidifier le trafic et obtenir auprès de la banque plus de liquidité ? Est ce que ce genre de manipulation n’aurait pas pour objectif d’inciter les gens à s’inscrire dans leurs banques. Je ne suis pas expert en économie, c’est juste une réflexion :)

  10. Oui Oui Oui…. Euh ajouter un concept drole qd on va chercher de l’argent est donc une perte de temps. Bah oui ma banque elle ferait mieux de faire frutifier mes tunes. Et en imaginant que je suis content de ma banque (si si ca existe!), c’est qd même bien un petit truc EN PLUS qui ne gâche rien ? Lorsque je vais laver ma voiture dans une borne de lavage près de chez moi, je rentre un code donné par le pompiste. Certains codes permettent de gagner des prix chez le pompiste (oh le joli DVD des choristes!). J’ai jamais considéré que c’était un mélange des genres. L’argent est il si sale en France? Ce n’est qu’un guichet ou on retire des sous. Questions de perception en faite tout ca!

  11. Ata ata ata Flo, ce n’est pas ce que je voulais dire : je parlais d’un espace publicitaire que la banque pourrait louer à des tiers interressés, au même titre que le dos des tickets de caisse (génial) ou que des affiches dans la rue.

  12. Mais l’Ours si ton DAB et son environnement (dans le cas des AB en espace fermé) se mue en espace pub, tu vas exploser… sans compter que sur le lieu de vente, seule l’autopromotion est fonctionnelle. Encore faut-il qu’elle adapte correctement ses contenus. Je trouve que l’évolution des espaces automates vers des contenus de services 24h/24 (enclenchée depuis plus de 5 ans) est beaucoup plus porteuse, autant pour la satisfaction client que pour la banque. Une borne interactive avec un contenu a toujours une espérance de vie ; un truc qui fait pouic est une perte de fric et de temps. En revanche, la banque qui organisera son espace DAB en zone vidéo (là oui, films pub), lecture, consultation (bornes) avec ouverture sur prise de RDV avec un Conseiller, celle-là peut vraiment performer. Mais ouvrir son lieu de vente/conseil à d’autres, c’est (hors partenariats ciblés) une perte sèche. D’ailleurs, plus généralement, je pense que la notion d’espace publicitaire est déjà en train de devenir caduque.

Laisser un commentaire