Guerre des prix et automobiles US

C’est les soldes même au rayon automobiles. Mais si ! Aux États-Unis la grande mode est de vendre les voitures à prix coûtant (là-bas ils appellent ça des employee pricing programs). Les trois plus gros constructeurs (GM, Ford, Chrysler) se sont ainsi jetés dans une véritable guerre des prix. A quoi tout cela rime-t-il ? Je ne sais pas, et Skip Lineberg du site Marketing Genius non plus : Marketing Lemmings. L’auteur de cet article critique ainsi vigoureusement cette stratégie et n’hésite pas à comparer les constructeurs automobiles à des moutons (en référence à cette fable où les moutons sautent tous dans l’eau pour suivre leur leader).

Il est vrai que même si la politique tarifaire agressive d’un constructeur aussi important que GM a de quoi déstabiliser la profession, est-ce réellement une solution de s’embarquer dans une guerre des prix où les marges étant réduites au minimum c’est toute la santé financière du constructeur qui est en danger. En fait la vrai question à se poser est la suivante : le prix est-il l’élément déterminant dans le processus de décision d’achat ?

Non non, la vrai question véritable est plutôt la suivante : N’est-ce pas très risqué de généraliser une pratique commerciale (la ristourne) traditionnellement réservée aux détaillants (les concessionnaires) ? Ceci ne risque-t-il pas de limiter fortement la marge de manoeuvre de ces détaillants et de leur supprimer leur outil de travail (la remise qui sert à clore une vente) ?

En tout cas, tant qu’on est dans le secteur automobile, je ne saurais que trop vous recommander une petite visite sur le nouveau site web de Dodge, une petite merveille de screen appeal et d’ergonomie incitative.

Contenu et utilisabilité

Keith Robinson vient de publier un article très intéressant sur l’utilisabilité du contenu : Usable Content Manifesto. En fait, il s’agit d’un manifeste où sont listées un ensemble de règles d’utilisabilité relatives au contenu. Morceaux choisis :

  • le contenu doit être simple et facile à comprendre ;
  • le contenu doit aider le lecteur à se sentir plus intelligent ;
  • le contenu doit aller droit au but et être honnête
  • le contenu ne doit pas utiliser de jargon ou de mots savants…

Tout ça me fait fortement penser à un précédent (De l’art de rédiger du contenu persuasif).

MAJ (17/07/2005) : Voici 2 autres liens pour alimenter cette réflexion:

Personnaliser votre bande-annonce

Alors là, je suis scotché ! Le site de promotion du dernier film avec Owen Wilson (Wedding Crashers) propose une fonctionnalité tout à faite incroyable : personnaliser la bande annonce du film en substituant votre photo à celle d’un acteur. Ça donne ça :

Trailer

 

(c’est moi à droite !)

En terme de potentiel viral c’est tout simplement gigantesque.

C’est quoi un blog « marketing » ?

Voilà une question très intéressante que se pose le site Diva Marketing : Defining Marketing Blogs. En fait, la question sous-jacente est la suivante : Peut-on utiliser un blog à des fins de marketing ? Si oui, quels bénéfices peut-on en retirer ?

Plusieurs personnes se sont risquées à donner leur définition en commentaire de ce billet :

  • certains considèrent encore le marketing comme un outils de promotion : Les blogs marketing sont un moyen de faire passer un message et de mesurer le buzz ;
  • d’autres ont une définition plus généraliste : un moyen d’initier une conversation avec les consommateurs ;
  • d’autres enfin (comme moi) pensent que les blogs utilisés à des fins de marketing servent à mieux comprendre le comportement d’achat des consommateurs.

A méditer.

Web 2.0 : Vous êtes plutôt API ou AII ?

Décidément, le web 2.0 est à la mode en ce moment. Il faut dire que les récente avancées technologiques (AJAX, Google Maps…) donnent un sérieux coup de vieux à notre bon vieux HTML (pour une définition plus précise du web 2.0, je vous recommande de regarder sur Wikipedia). Toujours est-il que Joshua Porter du site UIE nous propose de clarifier deux termes barbares qui sont indissociables du web 2.0 : Two Kinds of Interfaces for Web 2.0.

Ces deux définitions concernent les acronymes suivants :

  • API qui désigne des services en ligne qui peuvent être utilisés par d’autres services (les fameux web services). Google Maps est ainsi un exemple parfait : un service générique que l’on peut décliner à l’infini (voir à ce sujet le billet suivant : Google Maps en vrac).
  • AII qui désigne une interface qui vient se greffer au dessus d’un service en proposant des fonctionnalités supplémentaires.

C’est promis, dès que j’en ai le temps, je vous prépare un billet plus détaillé sur le web 2.0.