Web sémantique / Web 2.0 : même combat

Décidément, plus je publie des choses sur le web 2.0 et plus les avis sont partagés. Bref, ce matin je vais essayer de détendre l’atmosphère et de changer de sujet en vous parlant du web sémantique et de son rapport au… web 2.0 (et merde !).

Je vous propose ainsi deux articles sur ce sujet :

Il y est question de choses un peu techniques, et surtout des réflexions intéressantes :

  1. Si le web sémantique veut dire le web avec du sens (de la signification), le web 2.0 veut dire le web comme une plate-forme (un système d’exploitation) ;
  2. Le web est réel, le web sémantique est une vision, le web 2.0 est un concept marketing pour plaire aux investisseurs ;
  3. Le web sémantique tout comme le web 2.0 reposent sur des technologies réelles et fiables, que vous vouliez employer ces termes ou non, les internautes utilisent tout les deux.

Exprimez-vous : dites moi à laquelle de ces trois réflexions vous adhérez le plus.

Un commentaire sur “Web sémantique / Web 2.0 : même combat

  1. Je ne suis pas à l’aise avec le terme de web sémantique. Par contre je crois que / j’ai envie que le Web 2.0 soit une plate-forme (un système d’exploitation) ; Il m’apparait comme de plus en plus évident que c’est ce que j’ai toujours attendu. Je veux que toutes mes informations, mes ressources, mes applications, soient disponibles de partout et depuis n’importe quelle machine quel que soit son OS. C’est ce que j’essaie de reussir, j’en suis pas loin, avec un serveur linux comme base, et des clients divers (laptop pc/mac, Xbox, distri linux sur cd bootable sur n’importe quelle babasse, et désormais PSP.)

  2. Honnetement, l’appellation « web 2.0 » me saoule, je pense que c’est juste un buzzword de plus. Par contre la réalité de ce que l’on met dans ce « web 2.0 » est interressante (Comme le disait Bouddha ce que l’on nomme une rose, sous un autre nom, sentirait tout aussi bon…) Il est clair que le web 2.0 est très axé sur le contenant, la technique. C’est donc une plateforme. Mais une plateforme n’a lieu d’être que pour y faire reposer quelquechose, et c’est là que la sémantique, le contenu rejoignent le web 2.0. Je vois une chose qui est commune aux 2 approches : le souci d’ameliorer l’experience de l’utilisateur (Avec les notions d’accessiibilité que cela implique).

  3. Je vote pour le 2 et avec conviction ! Le web2.0 c’est un gentil délire technoïde pour geeks, mais il faut redescendre dans la « vie la vraie » et voir le nombre de site qui sortent qui sont encore à des années lumière de toute démarche standard, d’une once de considération d’accessibilité, et encore très loin de s’intéresser à ce que peut penser l’utilisateur final. C’était la touche realistico-pessimiste post-café du matin :)

  4. Je partage assez ton point de vue sur le web comme système d’exploitation, ou plutôt comme ensemble disparate de ‘services’ destinés à traiter des contenus – on n’est pas loin de l’OS. Par contre, le Web 2.0 est loin d’exciter les investisseurs en ce moment, on en est encore à la phase ‘d’évangélisation’, et ca va prendre du temps. Enfin, ton troisième point me semble capital : c’est en effet l’utilisateur qui revient en force pour imposer non seulement SON point de vue mais SON usage et SON remix des applications et des contenus qu’il assemble à SA guise.

  5. Le web 2.0 est bel et bien un concept marketing pour vendre une évolution majeure du web. Ceci peut se comprendre et n’est pas criticable en soit. Maintenant avant de plaire aux investisseurs, il faut que les acteurs du web 2.0 mettent en place des modèles économiques viables, autres que la simple publicité (tout le monde n’est pas google) et cela ne semble pas encore gagné. Bien sur tout ceci n’est finalement qu’une (r)évolution technologique de plus dans le vaste monde du web.

  6. Oui Vincent : Je veux que toutes mes informations, mes ressources, mes applications, soient disponibles de partout et depuis n’importe quelle machine. Et j’irai même encore plus loin en disant : depuis n’importe quelle service. Et c’est là où les API et les services web prennent toute leur signification : rendre disponible un service au travers d’un autre. /Fred

  7. J’aime bien le commentaire très terre à terre de Mathieu Faure, car c’est bien vrai que la majorité des sites qui sortent, même ces jours-ci, sont à des années lumières du Web sémantique, du Web 2.0 ou même conscients des besoins de l’utilisateur. Pour en arriver là, il faut d’abord et avant tout avoir conscience du Web (dans son ensemble) et des technologies qui le composent, or ce n’est pas encore généralisé. Trop souvent on voit des gens qui font des sites à la mode 1998… Le Web sémantique est une réalité qui nous rattrappe tranquillement, mais j’ai l’impression (contredisez-moi si vous pensez autrement), que le Web 2.0 est plus réel déjà de par les technologies que ça implique. RDF, Ontologies et autres technologies du Web sémantique sont encore loin d’être connues, ce qui n’est pas le cas des technologies du Web 2.0, elle sont déjà mieux connues, il faut maintenant les maîtriser dans le bon sens. Bref, je «bémolise» la réflexion 3…

  8. Je suis type Web sémantique. Ayons des idées (la sémantique) et ensuite réalisons-les (plate-forme). On va avoir besoin des deux. Ne les mélangeons pas et ne les séparons pas!

  9. J’ai du mal avec « Web 2.0 ». En revanche, j’adhère davantage à l’idée de « Web sémantique ». Pourquoi ? Parce que « Web 2.0 » implique qu’un web succède à un autre. Alors que amha, la réalité est autre : un web (sémantique) est en train d’émerger en parallèle avec (RDF) voire à l’intérieur du (microformats) web tout court (appelons-le statique, basique, etc, comme on veut).

  10. Web 2.0 voudrait dire que c’est une nouvelle version avec des nouveaux trucs. Et ? Ben je ne vois rien de nouveau dans ce qu’on me présente (tout et n’importe quoi) sous l’étiquette web 2.0. Certains disent web 2.0, c’est technique, ben pour moi y a rien de technique car y a aucune nouveauté tehcnique, ca fait longtemps qu’on peut faire du javascript dans des pages web ! La seule évolution que je vois, c’est qu’on a des accès de + en + haut débit et du coup on peut faire passer des trucs de + en + gros, style des simili applications desktop via un browser. Mais ça ça existe depuis un bon moment sur les intranets d’entreprise. (parce que y a de la bande passante)

  11. Non-non-non Traxx, je ne suis pas d’accord. Si tu ne vois rien de nouveau dans ce que l’on te présente c’est que tu as besoin de nouvelles lunettes. Passes un peu de temps sur des services en ligne comme Google Maps, JotSpot ou Basecamp et tu vas en voir des nouveautés ! /Fred

  12. Polémiques de geeks et machines à bulles Suite à l’annonce par Fred Cavazza du lancement du projet Phenix, les critiques anti-buzz se sont mises à pleuvoir : François, LaurentJ, Maurice et récement, Olivier. Personnellement, ma première réaction au projet fut…

  13. Les langages des hommes évoluent, les cultures aussi. Pourquoi n’en serait-il pas de même pour internet ? Que celui-ci progresse est tout ce qu’il y a de plus normal. Mais je ne pense pas pour autant qu’il soit question de révolution. Le 2.0 de Web 2.0 ne me choque pas s’il est dans un contexte simple d’évolution, où les mises à niveaux sont fréquentes. Je dirais même que le web a déjà tellement évolué, que la version 2.0 est loin derrière nous. On parle bien de « design du siècle dernier » pour les pages web en tableau ! Je vote pour la proposition 2. Les technologies web émergentes sont encore loin d’être réalité pour tout le monde, à l’exception peut-être de ce que produit Google. On va vite revenir d’AJAX et compagnie lorsqu’il ne sera question de l’utiliser qu’à bon escient, et plus sans distinction.

  14. La seconde : Le web est réel, le web sémantique est une vision, le web 2.0 est un concept marketing pour plaire aux investisseurs. C’est totalement ça.

  15. Je vote 3 pour la définition du Web : à partir de quel moment date t-on l’apparition d’une V2 du WEB ? Depuis l’appartiion des Web Services ou depuis celle des Blogs ? Le Web est en évolution constante (apports quotidens et journaliers de tous ses acteurs qu’ils soient bloggeurs, scientifiques ou marchands) Quant à la question du sens, certains acteurs du Web essaient d’en donner depuis sa création, à commencer par les créateurs d’Arpanet, l’ancêtre d’internet.

  16. Je vote 3 pour la définition du Web : à partir de quel moment date t-on l’apparition d’une V2 du WEB ? Depuis l’appartiion des Web Services ou depuis celle des Blogs ? Le Web est en évolution constante (apports quotidens et journaliers de tous ses acteurs qu’ils soient bloggeurs, scientifiques ou marchands) Quant à la question du sens, certains acteurs du Web essaient d’en donner depuis sa création, à commencer par les créateurs d’Arpanet, l’ancêtre d’internet.

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