Note de lecture sur le livre ‘Prioritizing Web Usability’

Je viens d’achever le dernier livre de Jakob Nielsen (Prioritizing Web Usability) dont je souhaite vous livrer ma première impression : Bien.

La couverture du livre de Jakob Nielsen

Un livre que je recommande pour ceux qui souhaitent s’initier à l’utilisabilité et avoir une vue d’ensemble des différentes problématiques que cela sous-entend (simplicité d’usage, accessibilité, branding, business…).

Ce qu’il est surtout intéressant de constater, c’est que le docteur Nielsen a su évoluer avec son temps, et surtout avec ses « rivaux ». On retrouve ainsi un certain nombre de références à des théories émis par d’autres :

J’ai également été surpris par les prises de position du docteur :

  • pas forcément en faveur des liens bleus soulignés (p. 205);
  • en faveur du Verdana comme police de caractère (p. 234) ;
  • contre la capitalisation de toutes les lettres d’un item de navigation (p. 238) ;
  • contre la règle des 3 clics (p. 322) ;
  • contre la règle des 7+2 niveaux de navigation (p. 329) ;
  • contre les ambiances sonores (p. 377).

Bref, un bon livre qui sait intelligemment faire la part des choses entre la simplicité d’usage et les impératifs d’image de marque. Je regrette néanmoins que l’auteur ne se soit pas prononcé sur des sujets qui vont devenir de plus en plus chauds (au hasard, les interfaces riches).

Un commentaire sur “Note de lecture sur le livre ‘Prioritizing Web Usability’

  1. En ce qui concerne la capitalisation des lettres d’un item de navigation, il a du prendre en compte certaines études qui montrent qu’un utilisateur reconnait plus rapidement un mot qui est ecrit en minuscule, car le mot à une forme définie par les lettres qui le compose. En majuscule, tous les mots ont une forme globale rectangulaire, le repérage est donc moins evident. A coté de ça, si le nombre d’items n’est pas trop important et que la navigation est bien mise en évidence, cette règle devient moins utile. Pour les liens bleus, ce n’est pas très joli, mais les styles par défaut (hover, active, visited) répondent aux questions « ou suis-je, ou étais-je, ou puis-je aller ». Il doit surement préconiser cela, car les webdesigners ne pensent pas toujours à distinguer ces trois états. Concernant les 7+2, je ne sais pas si tu parles de la profondeur de navigation, ou bien du nombre d’item dans un outil de navigation.

  2. Ce que j’ai beaucoup apprécié dans cet ouvrage est le nombre impressionants de chiffres et de résultats d’observations de tests utilisateur qui l’on conduit à proposer telles ou telles recommandations. L’ouvrage est moins dogmatique que les précédents et beaucoup plus construit.

  3. En fait Jakob Nielsen décrit la règle du ‘7+2’ comme une règle valable dans le cadre d’une mémorisation, alors que sur un site web les utilisateurs ne mémorisent pas un menu de navigation, ils l’évaluent et s’interprètent. /Fred

  4. oui j’ai déjà participé à un test de la sorte, une liste d’une trentaine de mots qu’on nous lit, et ensuite on les restitue sur papier, et souvent le résultat est proche de 7 + ou – 2, mais bon l’application d’une telle chose à un menu de navigation reste abusif !

  5. Effectivement la régle du 7+2 fait référence aux travaux de Miller (1956) sur la mémoire à court terme (élargi à la mémoire de travail dans les années 7O). Cette règle a souvent (de moins en moins) été mal interprètée dans les champs webdesign, ergonomie, IA, sur la question du nombre d’éléments d’une barre de navigation. En gros, on vous disait : « une barre de navigation ne doit pas comporter plus de 7 éléments », on vous citait Miller et un argument facteur humain pour être plus crédible. En fait, la barre de navigation principale étant en principe toujours visible, le problème de la mémorisation à court terme ne se pose évidemment pas. Dans ce cadre, les questions de signifiance, pertinence des catégories, distinction entre items, voire lisibilité, positionnement … (tout ce qui est lié à l’utilisabilité et à l’architecture de l’information)sont beaucoup plus importantes. JC

  6. Le nombre magique de Miller concerne la capacité de transmission des informations. Selon son expérience concernant la mémoire à court terme ou la mémoire du travail, on peut retenir 7 mots à + ou – 2 près. Ce nombre magique s’applique à tout ce qui nous entoure mis à part les sons. Pour développer un site il est à mon avis important de s’y soumettre. En effet l’internaute pourra ainsi mieux orienter un ami , un collegue ou autre…Néanmoins il faut savoir que cette capacité de traitement de l’information augmente avec le nombre de dimensions. C’est à dire que si chaque items correspond à un lien hypertexte contenant lui même 7 items cela perturbera bien moins ses capacité de mémorisation et donc de restitution. Il est clair que la barre de navigation reste visible, mais si le nombre d’items est trop important, le sujet sera amené à piocher parmis les items les plus significatifs à travers son expérience et son vécu.

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