Web 2.0 et physique quantique : même combat !

Si vous vous intéressez au web 2.0 alors vous avez forcément dû être confronté au même problème que moi : comment expliquer simplement (en moins de 5 secondes) ce qu’est le web 2.0 ?

Après avoir été confronté à ce problème pendant de nombreux mois, je suis arrivé à a conclusion suivante : le web 2.0 englobe un ensemble de concepts tellement riches qu’ils ne peuvent être résumés en quelque secondes. Est-ce pour autant que le web 2.0 est fumeux et qu’il faut cracher dessus ? Non, il faut juste prendre le temps de bien comprendre le fonctionnement et les impacts de tous les concepts qu’il recouvre.

C’est à ce stade de ma réflexion (et en ayant lu et entendu beaucoup de monde) que je me suis mis à faire le parallèle avec la physique quantique : si la personne qui tente de l’expliquer ne maîtrise pas son sujet, tout de suite ça fait pas sérieux et on n’y croit pas.

En fait c’est tout simple, si vous me demandiez de vous résumer en quelque phrase ce qu’est la physique quantique, non seulement vous n’y comprendriez rien, mais en plus vous seriez très sceptiques quant à l’existence réelle de cette nouvelle physique qui va soit disant révolutionner le monde. Non pas que les théories quantiques sont fumeuses, mais plutôt que je suis loin de bien comprendre tout ça, voir de l’expliquer à d’autres (et pourtant j’ai bien essayé de me documenter sur le sujet !).

Ceci étant dit, il existe de nombreux parallèles à faire entre physique quantique et web 2.0 :

  • il n’existe pas un mais plusieurs concepts fondateurs de la physique quantique (tout comme le web 2.0) ;
  • chacun des concepts fondateurs de la physique quantique (la quantification, la dualité onde-particule, le principe d’incertitude, l’observation qui influe sur le système observé…) est tellement novateur aux yeux des néophytes qu’il faut fournir un gros effort pour les expliquer (tout comme le web 2.0 avec les principes d’intelligence collective, de commerce collaboratif, d’architecture ouverte ou encore de web sémantique) ;
  • la physique quantique est un domaine parfaitement obscur aux yeux du grand public qui s’en moque royalement du moment que leur quotidien n’en est pas perturbé (tout comme le web 2.0) ;
  • plusieurs courants s’affrontent en essayant d’imposer sa théorie quantique (la théorie des cordes, la théorie des brannes…) le tout provoquant perplexité devant une telle querelle d’experts (tout comme le web 2.0) ;
  • toute tentative de vulgarisation de la physique quantique est rendue très difficile du fait de la sur-abondance de termes barbares (un peu comme le web 2.0)…

Et le pire de tout cela, c’est que même si vous ne connaissez rien (ou ne croyez pas du tout en la physique quantique), les domaines d’applications dans notre quotidien sont nombreux (la tête de lecture de votre disque dur exploite par exemple le principe de résonance quantique pour se déplacer). Et il en va de même pour le web 2.0 : Amazon exploite depuis de nombreuses années le filtrage collaboratif, eBay était le pionnier des plateformes d’échanges entre utilisateurs…

Le mot de la fin : personne ne vous demande de choisir entre physique classique ou physique quantique, vous pouvez (et je vous le recommande) vous contenter d’apprécier au quotidien les débouchés et applications concrètes de ces deux disciplines. Il en va de même pour le web 2.0 : que vous l’admettiez ou non, le web ne sera plus jamais le même. Mais à partir du moment où l’on vous propose des services en ligne performants qui vous simplifient la vie, qui se soucie réellement de savoir s’il s’agit de web 1.0 ou web 2.0 ?