L’invasion des banques P2P

Suite à un précédent billet publié sur le phénomène des banques P2P, voici que l’actualité s’emballe et qu’un raz-de-marée soit en cours.

Vous connaissiez déjà Propser (l’américaine) et Zopa (l’anglaise), mais connaissiez-vous celles-là :

  • Fundable, qui existe depuis près de deux ans mais dans l’ombre de Prosper ;
  • Kiva qui est spécialisée dans le micro-financement pour les projets de pays émergeants ;
  • Boober, lancée le mois dernier aux Pays-Bas et qui prépare déjà des implantations en Belgique et en Allemagne ;
  • Smava, lancée ce moi-ci en Allemagne ;
  • CommunityLend qui officie au Canada.

Là vous ne voyez que les initiatives en Amérique du Nord et en Europe, mais qu’en est-il de l’Asie ? Quelqu’un possède-t-il des informations là-dessus ?

Alors… Vous ne trouvez pas qu’il manque un pays dans cette liste ? Mais non, pas la Suisse ! Enfin si, mais je pensais plutôt à un autre pays francophone. (via Springwise)

Un commentaire sur “L’invasion des banques P2P

  1. Interdit en France selon le code monétaire et financier (Article L511-5): « Il est interdit à toute personne autre qu’un établissement de crédit d’effectuer des opérations de banque à titre habituel. Il est, en outre, interdit à toute entreprise autre qu’un établissement de crédit de recevoir du public des fonds à vue ou à moins de deux ans de terme. »

  2. ben oui je peux te dire…en Asie, cela n’arrivera JAMAIS! mais l’Asie c’est pas l’Europe, les comportements sont différents dans chaque pays… prenons l’exemple de la Chine, y a qu’a voir avec les Chinois de Paris, quand un « nouveau » arrive, tout le monde s’occupe de lui, lui prete de l’argent, chaque enfant a pour parents toute la communauté et la communauté peut réunir souvent de l’argent pour une raison bien précise… pas besoin du net pour ça…c’est culturel et ancestral… Autre chose Fred, contrairement a ce que tout le monde chercher a faire croire, il n’y a que les riches qui ont internet, ils n’ont aucun interet a faire ce genre de « banque », deja, il faudrait que les gens aient le droit d’ecrire ce qu’il veule, devenir propriétaire et entreprendre facilement… Au Japon par exemple, cela aussi serait totalement impossible, là il y a aussi un role culturel d’importance, le fait que les credit sont extrement facile à obtenir (l(endettement est devenu un vrai problème national) et surtout la banque au Japon a du mal a s’installer sur le net, les gens n’utilisent pas vraiment les services en ligne, n’ont pas vraiment confiance en eux, pire…ça marche pas trop, a titre d’exemple, pour consulter son compte sur internet, il faut pas moins de 2 ou 3 mot de passe… autre chose, des système à la paypal n’existe pas au Japon également… Pour d’autres pays d’Asie du Sud est, comme Taiwan, Malaysie ou autre, il n’y a tout simplement pas de besoin… d’ailleurs y en a t il seulement un… je vois pas de quel « raz de marée » tu parles, à part toi, je vois personne en parler…

  3. Comme pour les paris sportif ce sont les sites étrangers qui vont s’emparer du marcher et concurrencer puis écraser les institutions légals françaises. A force de trop interdire…plus rien n’est autoriser. (jolie maxime) l’idée de ces banques alternatives est plutôt sympa.

  4. Moi je trouve que c’est une vraie révolution.. Dommage que ce soit inexistant en France mais rien ne m’empècherait de le faire sur un site anglosaxon… Supposons que je dispose d’un capital à investir, ces banques en ligne en me proposant d’être préteur m’offrent une alternative très interessante par rapport à la bourse ou l’immobilier.. Je pense que beaucoup de gens qui ont des liquidites à placer vont se ruer dessus, et réciproquement… De plus ce système très fluide, où le capital circule vite, à un grand potentiel spéculatif (l’emprunteur devenant preteur et jouant sur des variations de taux), d’où son attractivité mais aussi son danger… Je ne serais pas surpris que de petites fortunes se construisent là dessus

  5. il faut séparer l’activité bancaire de l’activité de financement de projets ou d’activités. En france, certains dispositifs existent et sont parfaitement légaux : la tontine, qui n’est pas réservée aux communautés orientales, les cigales (www.cigales.asso.fr), les CLEFE pour les femmes et tout un secteur de financeurs solidaires dédiés au financement d’activités ex association pour le droit à l’initiative économique, france active et ses fonds territoriaux. On reste surtout dans du micro crédit professionnel mais avec les expérimentations du fonds de cohésion sociale il pourrait devenir possible de mixer avec un micro crédit social. Par ailleurs, ce qui est important c’est l’activité habituelle . Rien n’interdit une activité exceptionnelle et il reste possible de prêter des fonds sous seing privé il me semble.

  6. @ Frédéric > Merci pour ces informations. @Thierry > Tu devrais relire mon précédent billet pour y trouver une information importante : la grosse majorité des utilisateurs ne sont pas pauvres. Ils sont soient deçus par le système bancaire, soit à la recherche d’un meilleur taux. De plus, nous parlons bien ici de micro-crédit, pas de financer une maison. À partir du moment où des banques P2P commencent à s’installer dans la zone Euro, la législation française ne poura pas longtemps faire barage. Si les clients sont là, alors le service sera là également. /Fred

  7. Je ne suis pas d’accord avec ce qui a été dis plus haut, interdit pour un particulier de lancer ce type de service oui mais il n’est en aucun qu’a impossible de lancer se type de service en créant ou modifiant une entreprise pour que celle ci devienne accrédité etablissment fiancier par l’AMF. Etant tres interessé par le concpet depuis plus d’un an j’en ai emme bcp parlé et j’ai ibtenu un entreteins avec un responsable de l’AMF. Absolument légal à lancer en France mais il est trsè cher et tres long d’obtenir les autorisation de l’AMF, des associations de socièté financieres, des organisations de lutte contre les fraudes etc….sans parler des autorisations liées au démarchage financier, lutte contre le blachiement etc… Enfin il faur réunir une équipe composé de preofessionnels des risques fianciers, de sécurité informatique etc…. N’oublions pas de préciser que le pionnier Zopa enfin son fondateur Richard Duvall a deja créer Egg avant zoppa il y a 5 ans. Enfin pour créer Zopa il a lever 10 millions de dollars rien que pour ses liscences de fonctionnement. Enfin bref tout ca pour dire que c’est tout a fait légal et possible de lancer ce type de service en France à condition de savoir ou on va, avec qui et combien ca coute !!!!!! Ludo

  8. Pour finir deja désolé pour les fautes de frappe, il y a en effet de grosses perspectives de gains, zoppa a amassé plus de 200M€ de bénéfices au bout de la 1ere année d’activité. Dnc la solution est toute simple, il faut aller très vite en s’assurant de n’oublier aucune démarche liée aux autorisations, déterminer un très lourd budget de communication…. Il faut ensuite débaucher ou recruter des spécialistes du risques fiancier, de l’assurance, du démarchage financier, de sécurité infrmatique etc…. Enfin les investisserus sont la pour ce type de prjet donc l’argent n’est pas tant un pb que le recrutement d’une équipe performante et de l’obtention des autorisations Ludo

  9. Wow, merci Ludo pour toutes ces précision. Je serais bien incapable de confirmer ce qui est dit plus haut, il n’empêche que je sais compter : 10 M$ pour lancer un service qui génère 200M$ de bénéfices au bout d’un an, ça fait un bon ROI, non ? Mais ne nous emballons pas, je pense que Ludo a tout à fait raison de dire que ce type de service nécessite la création d’une équipe de professionnels. /Fred

  10. Pour donner un éclairage sur la situation belge, cela me semble très difficile à implanter. Ce marché est très reglementé en Belgique par la commission Bancaire, la commission du surendettement et le ministère des finances. La commission bancaire et le ministère sont actuellement occupé à étudier le « phénomène », et devra donner son aval avant toute chose. Connaissant ces organismes, c’est vraiment très loin d’etre gagné, et je ne pense que ce genre de système de prêt sera autorisé en Belgique, en vue de protéger le consommateur et sans doute sous pression du milieu bancaire belge.

  11. Oui Fred enfin quand je parle de 10M$ c’est simplment pour l’achat des autorisations financiere telles que l’AMF, si on prend en compte le cout de develeppoment de la plateforme nécessaire à ce genre de site, l’acquisition ou la sous-traitance de centre d’appels, le budget communication etc….on arrive plus a 100 voir 150m€ cala dit ca reste valable. Personellement, je serais le premier ravis de participer à un tel projet en France. Ludo

  12. @Jérémie Eeckeman : Monabanq est le nouveau nom de la banque Covefi, qui n’est rien de plus qu’une banque en ligne sans guichet physique (comme e.LCL).

  13. Ludo, Comment le lancement d’un tel site en France pourrait-il se faire étant donné l’article L511-5 de l’AMF ? « Il est interdit à toute personne autre qu’un établissement de crédit d’effectuer des opérations de banque à titre habituel. Il est, en outre, interdit à toute entreprise autre qu’un établissement de crédit de recevoir du public des fonds à vue ou à moins de deux ans de terme. » Ca veut dire qu’il faudrait que le site aie le statut d’établissement de crédit…non ? Idem, il existe une directive européenne qui reprend en gros cette loi française => quid de Smava dans ce cas (qui n’a ni le statut de banque, ni celui d’établissement de crédit) ?

  14. Le systeme bancaire souffre du manque d’epargne. Les benefices du systeme representent des valeurs relativement creuses. Tout se passe au niveau des ecritures entre systeme bancaire, systeme financier avec ses marches, les votants et les gouvernements et les megamajors regnant sur les icebergs apparents au 1/5. La solution est sur le chemin en forme de la datevaluation de l’argent et de la creation de la nouvelle Economie 4G3W : http://economie4g3w.googlepages.com http://baptemedatevaluer4g3w.blogspot.com http://consomepotage4g3w.blogspot.com http://linkingmoney4g3w.blogspot.com http://trunckpad4g3w.blogspot.com

  15. @Fred, je parle pas d’utilisateurs existants, je te parle des asiatiques, qui ont des besoins financiers bien différents des notres… et en particulier en matiere de pauvre je parlais de la Chine, qui ont de loins des besoins très différents des notres…

  16. Effectivement, pour l’Asie il y a une authentique barrière culturelle. De même que les réseaux sociaux professionnels comme LinkedIn ou Xing ont beaucoup de mal à s’implanter, le système de tontine est ancrée dans la culture asiatique. Donc ils peuvent tout à fait se passer de ce type de services. /Fred

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s