Une nouvelle définition de l’Entreprise 2.0

Jusqu’à présent la définition qui faisait référence pour décrire de façon rapide et mnémotechnique le concept d’Entreprise 2.0 était celle d’Andrew McAffee avec son fameux acronyme SLATES (Search, Links, Authoring, Tags, Extensions et Signals).

SLATE.png

Mais voilà que Dion Hinchcliffe nous propose une alternative : The state of Enterprise 2.0.  Pour résumer les propos de l’auteur : le « modèle » SLATE ne reflète pas suffisamment bien les aspects sociaux, émergents et modulaires des pratiques d’Entreprise 2.0 :

FLATNESSES.png

Cette nouvelle définition s’accompagne d’un certain nombre de postulats :

  1. Les pratiques d’Entreprise 2.0 vont se développer au sein des entreprise avec ou sans l’accord de la direction (grâce à des initiatives personnelles) ;
  2. Les meilleurs résultats sont obtenus avec des pratiques plus sophistiquées que les blogs et les wikis ;
  3. L’Entreprise 2.0 est avant tout une question de mentalité plutôt que de logiciel ;
  4. La majeure partie des entreprises devront faire un gros effort d’éducation et de pédagogie ;
  5. Les bénéfices liés aux pratiques d4entreprise 2.0 peuvent être énorme mais ne s’engrangent qu’au fur et à mesure ;
  6. Les pratiques d’Entreprise 2.0 ne remettent pas en cause les systèmes d’information traditionnels ;
  7. Les pratiques d’Entreprise 2.0 vont faire naître de nouvelles formes de collaboration.

Un article très optimiste qui confirme la montée en puissance de ces pratiques et surtout annonce l’arrivée d’une véritable déferlante E2.0 pour l’année prochaine.

22 commentaires sur “Une nouvelle définition de l’Entreprise 2.0

  1. Bonjour,
    je partage assez cette nouvelle définition de l’entreprise 2.0 et notamment le premier point sur la mise en place « avec ou sans la direction » (que je nuancerais juste un peu). En effet, j’ai l’impression que le fait de venir des collaborateurs (avec une direction qui se tient informée et qui laisse faire) est un véritable facteur clé de succès. Car premièrement, grace aux technologies du web 2.0, la mise en place de nouveaux outils reste vraiment accessible à des initiatives personelle d’early adopters. Et deuxièmement, ça permet d’être autonome et très réactif pour s’essayer à de nouveaux usages de collaboration (point 7 de la définition) et de propager (voire de créer) de nouveaux besoins chez tous les collaborateurs.

    J’ai réalisé avec un collègue une petite vidéo d’introduction à l’entreprise 2.0 qui reprend un certain nombre de point de cette nouvelle définition.

    Ca se trouve ici : http://guillaume.lefebvre9.free.fr/blog/index.php?id=98 , dites moi ce que vous en pensez… (Je suis preneur de tout commentaire car d’autres vidéos devraient suivre…)

  2. Pour simplifier autant dire Dinosaure 2.0 :)

    Les générations habituées au web vont certainement changer a la fois les méthodes de travail mais également de management, de vente, etc.

  3. Je propose Webyboom parce que nous sommes la première génération qui a construit et vit avec le web, la plupart des termes cités ci-dessus comme le social networking ne proviennent pas d’évolutions créées pour l’entreprise. La question qui se pose en réalité c’est que peux t-on récupérer de bien du bouillonnement créatif de la génération webyboom pour transformer l’entreprise entre chose qu’une entité virtuelle, bien souvent souvent sans foi ni loi…

  4. J’aime bien les couleurs de ce diag et la traduction va bien dans le sens de la mise à bas ou au moins la réduction de notre belle pyramide bureaucratique.

    Ceci étant, early adopters, desperado du web 2.0 ne seront que feu de paille sans au bout d’un moment une digestion par les top managers pour inclure ces nouvelles pratiques dans la stratégie de l’entreprise.

  5. Je suis assez d’accord avec ce que dit Vincent. On ne peut pas bâtir une nouvelle structure d’entreprise (car il s’agit bien de cela) en se basant uniquement sur les activités des early adopters. Je ne nie pas le rôle important qu’ils peuvent avoir pour déclencher un processus de réflexion et de transformation. Leur action peut même être « violente » au sens où elle bouscule les manières de fonctionner en place et va pousser le management à réagir. Mais c’est bien de la réaction du management que va dépendre une mise en place d’une infrastructure de coopération électronique avancée, et pas des early adopters. L’exemple d’IBM est à ce niveau frappant…

    Quand aux définitions… Pour des concepts aussi variables que le web 2.0 et donc l’entreprise 2.0, la définition n’a pas de sens, car ils existent autant de définition d’entreprise 2.0 que d’entreprises qui passent le cap des outils collaboratif en réseau… De plus, entreprise 2.0 n’est pas un label de qualité, et la collaboration dans le travail peut tout à fait fonctionner de manière extrêmement efficace sans passer par ce qui est défini ici par M. Hinchcliffe, de qui je suivrai néanmoins avec beaucoup d’intérêt le blog…

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