Un dîner au Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche

J’avoue avoir été extrêmement surpris de recevoir en début de semaine une invitation à un dîner avec la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (Valérie Pécresse).

La raison officielle était de permettre « un échange direct autour des actions qu’entend mener la Ministre dans le domaine des nouvelles technologies et des thèmes qui vous semblent prioritaires« .

Bon… admettons que Mme la Ministre souhaite nous en dire un peu plus sur son programme « Internet dans chaque foyer en 2012« , ça me ferait tout de même très plaisir de pouvoir goûter à la cuisine d’un ministère.

Plus sérieusement, je pense qu’il serait intéressant d’avoir l’occasion d’apporter un point de vue « terrain » à une personnalité aussi haut placée au sein du gouvernement.

J’espère sincèrement que la discussion de ce diner ne va pas s’enliser autour de thèmes comme la fracture numérique, la relance de la croissance grâce aux nouvelles technologies ou encore le malaise des étudiants. J’ai beaucoup de chose à dire et ça serait dommage de noyer mon témoignage dans des débats auxquels nous ne trouverons pas de réponse au cours de ce dîner.

Mettons tout de suite les choses au point : je ne suis le porte-parole de personne et je ne transmettrai aucun message ni ne relaierai les revendications de personne. En revanche, je souhaiterai aborder deux sujets qui je pense peuvent intéresser la Ministre : l’absence d’une grande université de l’Internet et le manque de reconnaissance administrative des métiers de l’internet.

Je suis bien incapable de vous dire combien de bloggueurs ont été invités et combien seront présents, par contre je sais que ça chauffe chez Affordance : Pourquoi je n’irai pas dîner avec Valérie Pécresse, Le dîner de comm et Valérie Pécresse ne bloggue plus à l’adresse indiquée.

J’essayerais de vous faire un compte-rendu de cette soirée et de retranscrire les discussions…

28 commentaires sur “Un dîner au Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche

  1. « l’absence d’une grande université de l’Internet et le manque de reconnaissance administrative des métiers de l’internet. »
    Etant actuellement en fac d’informatique, et comparant l’enseignement concernant l’Internet à ce que j’ai pu aborder en autodidacte, je ne peux qu’applaudir à cette constatation :)

  2. Je ne comprends pas trop quel est le rapport entre l’éducation et les blogs, entre les nouvelles technologies au service du blog et l’éducation nationale.
    Ce n’est très clair, ca sent bizarre, surtout en période tumultueuse pour ce ministère en ce moment, on dirait une bonne prise en main de l’information des djeunz comme au bon vieux temps. Mais bon ce n’est que mon avis et il faut être bien balèze pour refuser une invitation d’un ministre flattant son ego. Je ne l’aurais probablement pas refusé.

  3. tiens… je vous lit souvent … je suis un peu déçue. nous sommes dans une république qui flatte les egos et vous ne résistez pas vraiment au brossage de poil. visiblement, vous avez raison, le monde de l’internet a envie d’être reconnu. une de mes amies très drôle me dit toujours, les bloggueurs sont des stars académiciens, elle n’a pas tort.
    je dis ça non pas parce que vous vous rendez à ce rendez vous mais parce que vous en faite étalage.

  4. Tu es la première personne (parmi 3 blogueurs), que je lis, a désirer participer au diner.

    Je pense qu’une invitation dans un ministère reste pour moi assez exceptionnelle, et « dois » être acceptée.

    En tout cas, personnellement, je serais honoré de participer à ce genre de d’évènement. Vivement le debriefing pour en savoir plus.

  5. monseigneur, touchez ma bosse ! :)
    belle preuve de reconnaissance que cette invitation en tout cas ! il serait effectivement dommage de la refuser, c’est pas tous les jours qu’on peut partager son point de vue avec la France d’en haut ! :p
    bon courage, bon appétit, et a te lire.

  6. S’il semble courageux de se draper dans son éthique je pense qu’il l’est encore plus d’y aller et de faire face à ses interlocuteurs.
    En tout cas, force et de constater que malgré la soit-disante distance du pouvoir avec la blogosphère, celui-ci arrive tout de même à déclencher une avalanche de billets.

  7. @bokeh : moi aussi j’y vais, je suis content d’y aller et je l’ai dit, à ma façon, sur mon blog.
    Désolé mais je trouve qu’il y a surtout beaucoup de prétention dans certaines postures au sujet de cette invitation, sans parler des procès d’intention et autres soupçons qui deviennent la règle dès qu’une institution essaie d’approcher les blogs.
    Après ce sont les mêmes qui vont s’étonner que les blogueurs passent pour des gens vaniteux et égocentriques.
    Restons simples. Un ministre m’invite, ça se produit peut-être une fois dans une vie, sachons en tirer profit, ne serait-ce que par curiosité personnelle.
    Ou alors ne venons pas nous plaindre ensuite que les politiques soient trop éloignés des préoccupations des gens…

  8. Moi aussi j’y vais, et moi aussi je pense comme Eric, il faut se détendre, respirer un grand coup et se dire que c’est seulement après ce diner que l’on aura une idée de l’intérêt de tout ça.

  9. Salut,

    Moi je te propose d’aborder l’état des subventions autour du web 2.0… Car il est difficile en tant que société d’avancer de gros fond dans la recherche de nouveau produit/service web. La France reste très en retard par rapport l’amérique du nord.
    Est-ce que le metier du web rentre dans l’innovation ? Ici la recherche n’est pas axée sur le scientifique mais bien sur le developpement de service innovant.

    Ce n’est pas une doléance personnelle, mais une remarque d’un jeune créateur confronté au probleme…

    /// Au passage Fred : Merci pour ton Blog ! ///

  10. « Au pire nous aurons perdu une soirée… »
    Euh, pas juste une soirée, un AR TGV + hébergement à Paris en ce qui me concerne. Je voudrais pas être trivial mais c’est le genre de soirée qui coûte entre 250 et 300 Euros aux provinciaux, faut vraiment être motivé hein :-)

  11. Bonjour,

    Pourriez-vous demander à Mme Pecresse le coût d’un tel dîner… Cet argent n’aurait-il pas pu servir à aider des personnes dans l’embarras… Si on admet, qu’en un an, une centaine de repas tel que le vôtre est organisée, imaginez l’aide que cet argent aurait pu apporter aux sans logis.

    Tant d’argent en frais de bouche, n’est ce pas indécent étant donné le nombre de travailleurs pauvres que compte notre pays ? La ministre aurait simplement pu vous demander d’écrire une lettre, pourquoi encore et toujours de l’argent public foutu en l’air pour de « la convivialité » ?

    Il n’en reste pas moins que quelqu’un d’autre que Monsieur Chirac pourra nous signifier le goût de la baguette de Chez Fauchon… Vive les privilèges, vive le roi !

    PS : j’ai CHOISI de poster ce commentaire chez différents blogeurs participant à ce dîner !

  12. @Fred> « l’absence d’une grande université de l’Internet ». Bien joué. Je suis prêt à prendre le pari que l’annonce du lancement imminent d’une grande unversité de l’Internet suivra de peu cette mémorable soirée. C’est vendeur et ça « parle » en terme de comm.
    En plus ce pourrait être une bonne idée si toutes les universités ne proposaient pas déjà des formations aux outils internet (et bien d’autres choses encore). Il est vrai que c’est pas toujours facile avec des Amstrad CPC 6128, et qu’un enseignant NTIC pour 5000 élèves c’est un peu court. Hein ? Quoi ? J’ai demandé des sous et des postes ? Noooooooon :-(
    Allez Fred, raconte-nous vite ce qui s’est dit à ce dîner.
    @Eric> Sans blague, la ministre a même pas proposé de défrayer les invités provinciaux ? Pfffffff. Ca ressemble à un manqué élémentaire de savoir-vivre.

  13. « absence d’une grande université de l’Internet et le manque de reconnaissance administrative des métiers de l’internet »

    « Université de l’Internet, Métiers de l’Internet »

    Je vais y mettre plein de mauvaise fois.

    Mettons y de suite les majuscules déjà perdues : l’INTERNET après le WEB. Ceux qu’on ne dessine pas, mais que l’on prie.

    Alors avant d’aborder l’Université, parlons des métiers : lesquels : les disoux ou les faisoux? Pour les disoux, il y a le marketing, pourvu par de nombreuses écoles, pour les faisous, la technique, et il y a déjà les écoles d’ingés, les DUT/BTS, les facs.

    Bref, de quoi faire.

    Il s’agit de mélanger pour satisfaire au nouveau veau d’or. Mais depuis longtemps, les ceusses qui n’en veulent faisaient technique+market, géraient les BDE avant de devenir CTO.

    On voudrait maintenant rassembler les 2 ? Pourquoi pas, mais quand on est un vrai winner de l’internet, as t’on un diplome +2,+4,+8? « Docteur es Internet » ou « DUT Internet »?

    Ca y est j’ai compris (mémé m’a souflé) : tu as un diplome de l’INTERNET? tu finiras ministre.

    Non mémé, j’ai eu mon diplome de médecin sur internet, c’est Valérie Pecresse qui me l’a signé, et je vais pouvoir t’opérer ….

    Cf les universités bidons aux US…

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