Interactivité et effets spéciaux chez American Eagle

Avez-vous vu la toute nouvelle boutique Denim chez American Eagle ? Rien de très spectaculaire mais une utilisation maline de la vidéo avec une petite touche de relief.

Vous êtes accueilli en ouverture de page par un bandeau XXL ainsi qu’une série de vidéos à 360° des différentes coupes des jeans (et un très bel effet de rotation du texte). Des vignettes sous les vidéos permettent de changer la finition :

ae_jeans

 

En changeant le mode de visualisation (« Shop by« ) on accède à un autre écran où il est possible de faire défiler toute la gamme à l’aide d’une réglette (Dark <-> Light) et de prendre la main sur les vignettes (pour faire du drag & drop) :

ae_jeans2

 

Encore une fois il n’y a rien de révolutionnaire dans cette nouvelle page de catégorie, juste une implémentation très propre et un premier niveau d’interactivité.

Au fait… aviez-vous aussi remarqué qu’ils proposaient un Quick Lock à la GAP ?

L’avenir du desktop réside-t-il dans le browser ?

En voilà une bonne question a laquelle tente de répondre Nova Spivack dans cet excellent article : The Future of the Desktop. Son propos est équivoque et il anticipe ainsi une évolution à moyen terme (2 ans) de nos outils de travail vers un nouveau modèle de Webtop.

Web browser + Desktop = Webtop

Selon l’auteur (et je partage son avis) les récents progrès et innovations techniques vont complètement bouleverser les architectures actuellement exploitées par les utilisateurs lambda (OS + applications + disque dur) pour les amener à complètement revoir la façon dont ils vont stocker et exploiter les données et applications (Weptop + SaaS + Data on the Cloud).

Voici une petite synthèse de l’article :

  • Les tentatives de portage d’application desktop vers des applications en ligne sont vouées à l’échec. Les seules applications en ligne viables sont celles qui savent exploiter les spécificité de l’internet (légèreté, accès unifié, édition simultanée de documents, gestion de l’historique…).
  • Nous passons progressivement d’une gestion spatiale de l’information (stockée dans des fichiers, répertoires, serveurs…) à une gestion temporelle de l’information (répartie sur des timeline, diffusée par des newsfeed / lifestream…).
  • Le problème n’est plus de trouver l’information, mais de gérer la surinformation (infobésité). Nous passerons donc moins de temps à chercher de l’information (Google fait ça très bien) et plus de temps à la filtrer. L’objectif finale étant d’améliorer notre productivité par une meilleur gestion de notre attention.
  • La logique de documents et de fichiers sera remplacée par celle de données partagées au sein de wikis. Ce format de stockage, d’exploitation et de partage présente ainsi le très grand avantage de résoudre les conflits de versions, de synchronisation…
  • Les données devront être formatées dans des standards ouverts pour favoriser l’adoption massive de solutions de SaaS et de Data on the Cloud afin d’éviter les problématiques de verrouillage grâce à des formats propriétaires (dont l’industrie du logiciel est la spécialiste).
  • Avec l’avènement des applications et des espaces de collaboration en ligne, nous ne lancerons plus notre browser depuis notre desktop mais notre desktop (dans le sens espace de travail) depuis notre browser.

Tout ceci vous semble sur-réaliste ? Réfléchissez-y à nouveau car lorsque l’on regarde de plus près des initiatives comme AppExchange, ContactOffice, Zoho ou encore Live Mesh, on est en droit de se dire que tous les éléments sont déjà en place.

Vers un Smart Webtop

Poursuivant sur sa lancée, l’auteur nous propose également quelques pistes de réflexion sur les fonctionnalités avancées que pourrait proposer le webtop du futur :

  • Des agents intelligents seront là pour structurer vos données en tâche de fond avec un travail horizontal (associant ainsi des données entre elles en fonction de leur signification ou du contexte).
  • Peu importe la puissance de l’ordinateur que vous utiliserez, les traitements seront de toute façon réalisés par des data centers. Votre puissance de calcul sera ainsi adapté à vos besoins. Vous serez donc facturé en fonction de ce que vous aurez « consommé ». Nous nous rapprochons donc d’un concept de Personal Cloud Computing.
  • Vous aurez la possibilité de dialoguer avec votre webtop pour lui faire exécuter des tâches à faible valeur ajoutée (« trouve-moi les fichiers rédigés par telle personne et publié entre telle et telle date« , « liste-moi toutes les conversations avec telle personne sur tel sujet« …). Les requêtes pourront être formulées par écrit en langage naturel ou via un système de reconnaissance vocale.

Ouf, que d’imagination ! Là nous ne sommes plus réellement dans une optique à moyens termes, mais quand je vois des initiatives comme Aurora je me dis que le futur n’est peut-être pas si loin ! En tout cas ils y travaillent.

Toujours est-il que j’abonde complètement dans le sens de l’auteur qui fait preuve d’une grande clairvoyance et d’une vision tout à fait intéressante de la convergence entre desktop et browser.

Pour ou contre les sites de contenu en Flash ?

Oui je sais : Flash n’a jamais été conçu pour afficher du contenu textuel et en plus c’est super mauvais pour le référencement, l’accessibilité et même en terme d’empreinte carbone (votre processeur consomme plus d’énergie avec du contenu en Flash).

Il n’empêche que certains sites me laissent à penser que l’on peut dans certains cas avoir recours aux interfaces riches pour un portail de contenus.

Premier exemple avec le très vénérable Ultrashock (une communauté / place de marché pour les flasheurs). Ce sont principalement les pages d’accueil et de rubriques qui font appel à Flash pour ajouter de l’interactivité et du volume aux contenus. Vous noterez également l’utilisation de menus customisés si vous faites un clic droit avec votre souris :

ultrashock

 

Deuxième exemple avec Parleys, un blog gonflé à l’action script pour les développeurs Flex. Ici c’est surtout dans les possibilités de modification de l’affichage (modes grille et liste) et dans les effets de transition que l’usage de Flash est intéressant. Vous noterez également la grande souplesse d’utilisation sur un site qui marie parfaitement des contenus audio, vidéo, texte et diaporama.

parleys

 

Dernier exemple enfin avec le portail Where Life Connects de Linksys qui propose des cinématiques d’ouverture de page très spectaculaires (lire à ce sujet : Vive les transitions !).

WhereLifeConnects

 

Alors bien évidement il y a le rédhibitoire argument du référencement (quoi que : Adobe collabore avec Google et Yahoo! pour améliorer l’indexation de Flash) mais je pense qu’il serait intéressant de ne pas condamner des initiatives comme celles-ci car elles ont le mérite de (re)lancer le débat.

Non ?

Un rapport enthousiaste sur une prochaine adoption massive des univers virtuels

« Les univers virtuels, c’est du sérieux« . C’est en substance ce que raconte ce rapport publié par le Technology Intelligence Group : Virtual Worlds Industry Outlook 2008-2009.

vwindustryoutlook

 

Pour vous la faire courte, ces messieurs les experts analystes prédisent que les univers virtuels vont bientôt sortir du « creux de la désillusion » pour être progressivement adoptés et devenir « mainstream«  (ceci a-t-il un rapport avec la toute récente Hype Cycle for Emerging Technologies 2008 du Gartner ?). Les analystes poursuivent en prédisant un bel avenir aux univers virtuels à forte dimension sociale (font-ils référence aux social games, aux casual MMO ou aux plateformes sociales virtuelles ?) ainsi qu’aux univers de marque (comme celui de McDonald’s par exemple ?).

Bref, rien de très neuf là-dedans mais ça fait toujours plaisir de voir de si sérieux analystes faire preuve d’autant d’enthousiasme ! Mais j’imagine que je ne vous apprends rien…

Annotation sur YouTube : opportunités marketing ou spam ?

YouTube est en cours de test des annotations sur ses vidéos depuis maintenant 2 mois. Le principe est simple : n’importe qui peut ajouter des annotations sous forme de bulles ou notes. Le principe est intéressant et parfois même très rigolo (cf. Ajoutez des annotations sur vos vidéos YouTube). Oui mais voilà, à peine l’été est-il passé que les premiers détournements de cette fonctionnalité sont déjà là.

Il y a tout d’abord l’utilisation des annotations pour ajouter un premier niveau d’interaction aux vidéos : il suffit de placer des notes avec un lien aux moments clés pour en faire des « vidéos dont vous êtes le héros« . A priori ludique, cette pratique devient redoutable dans le cadre d’une campagne de publicité (cf. Samsung et YouTube : Suivez votre instinct). Appréciez donc le résultat avec la campagne Follow your Instinct.

samsungyoutubecaption

 

Plus inquiétant, l’usage de ces mêmes annotations pour mettre du spam sur les vidéos à fort trafic comme par exemple pour la vidéo de cet athlète cubain qui a frappé un arbitre pendant les J.O. : ici, ou (les vidéos sont supprimées au fur et à mesure mais il y en a des tonnes).

samsungyoutubecaption2

 

Encore plus inquiétant : la possibilité d’ajouter des sous-titres sur des vidéos (cf. Add Captions to YouTube Videos). Oui ça peut être très sympa pour faire du buffalaxing mais j’imagine d’ici les sous-titres avec messages publicitaires intercalés dedans ! Oui je sais, j’ai surement l’esprit un peu tordu mais je ne fait qu’anticiper une pratique frauduleuse inéluctable.

Alors ? Est-ce le début du spam vidéo ou d’une nouvelle génération de campagnes vidéos semi-interactive ?