Mon nouveau blog sur l’Entreprise 2.0 (fredcavazza.wordpress.com)

Et de six ! Je continue sur ma lancée en vous proposant un nouveau blog dédié aux pratiques collaboratives et à l’adoption d’outils « 2.0 » en entreprise : www.Entreprise20.fr.

Comme pour mes autres blogs (voir en haut de page), j’ai récupéré l’historique des mes publications sur ce thème et j’ai commencé à rédiger des articles « exclusifs ».

Je suis à la recherche de co-rédacteurs motivés donc n’hésitez pas à me contacter pour que l’on en discute.

L’Entreprise 2.0 serait-elle un retour aux sources ?

L’Entreprise 2.0 est vraiment le sujet chaud du moment. On en parle beaucoup et les pratiques liée à l’E2.0 alimentent des débats sans fin (pour ou contre Facebook dans l’entreprise ? Faut-il commencer par un blog ou un wiki ?…). Mais n’allez pas croire que l’Entreprise 2.0 n’est qu’un buzzword de plus et que vous pouvez vous permettre d’attendre la prochaine « mode » pour voir. L’Entreprise 2.0 est là pour durer, tout comme le web 2.0 a définitivement modifié le paysage de l’internet (n’en déplaise aux détracteurs de l’époque), les pratiques liées à l’E2.0 vont s’installer de manière progressive et définitive dans nos entreprises car nous n’avons pas le choix. Et pour vous expliquer tout ça, je vous propose un petit retour en arrière.

Il était une fois l’entreprise

Les premières formes d’échange et de commerce remontent à l’antiquité, c’est en effet à cette époque que l’homme a découvert qu’il pouvait être plus productif s’il s’associait avec d’autres (car 2 artisans travaillent plus vite qu’un seul). Nous assistons donc à la naissance des entreprises.

Aujourd’hui la situation est différente dans la mesure où les collaborateurs français et européens ne sont plus confrontés à un challenge de productivité mais de créativité. La production de masse est maintenant devenue la spécialité de pays à très forte croissance comme la Chine, la Russie ou l’Inde. Lire à ce sujet le très bon billet suivant : Enterprise 2.0, The Nature of the Firm.

Partant du principe qu’un collaborateur chinois ou russe coûte 10 fois moins cher qu’un français, il est donc potentiellement 10 fois plus productif. Le seul moyen pour les entreprises françaises de restées compétitives est donc d’améliorer sa créativité, ou du moins d’améliorer le potentiel créatif de ses collaborateurs. Hors comment la créativité peut-elle s’exprimer dans un milieu où les outils bureautiques ont isolés les collaborateurs et où règne la culture du « suiveur réactif ».

La solution réside dans les habitudes de travail et pas (que) dans les outils

La solution semble donc être de réhabituer les salariés à collaborer, à partager l’information et à pratiquer la fertilisation croisée. Ceci passe par une forme de travail beaucoup plus collaborative : tout comme deux artisans travaillent plus vite qu’un seul, deux salariés réfléchissent mieux qu’un seul.

Comment stimuler cette collaboration ? En modifiant les habitudes et outils de travail. Vous avez deux possibilités : Soit vous profiter d’un changement d’outils pour revoir les méthodes de travail, soit vous profiter d’un changement de méthode de travail pour revoir les outils. Mais dans les deux cas, l’impulsion devra venir de la direction et être relayée par le middle management.

Mais ne nous égarons pas et revenons à l’idée maîtresse de ce billet : la collaboration est la clé de la créativité et de la productivité. Elle à été à la base du la naissance des entreprise et elle le sera encore dans ce nouveau paysage de la mondialisation. Quand vous y réfléchissez bien, les pratiques d’Entreprise 2.0 sont comme un retour aux sources (d’où le titre du billet).

Un nouveau modèle publicitaire pour Facebook

Facebook a lancé en catimini un nouveau modèle publicitaire durant le mois d’août (Engagement Advertisement) fondé sur l’engagement publicitaire. En fait il s’agit d’un nouveau format publicitaire (Widget Ads) qui offre un premier niveau d’interaction :

  • laisser des commentaires (sur le même principe que les public wall) ;
  • récupérer et offrir des items virtuels (si l’annonceur les propose) ;
  • déclarer son affinité à la marque en devenant fan (comme sur les pages de marque).

Bref, vous l’aurez compris : rien de très nouveau dans cette offre. Il faut dire que si l’on fait abstraction des applications, le modèle fonctionnel de Facebook est assez pauvre. De ce fait, les publicités reposant sur ce modèle sont elles-mêmes limitées.

Plusieurs marques ont déjà tentées l’expérience de ces Widget Ads (Paramount, Adidas, General Mills + une dizaine d’autres en Angleterre : Facebook launches beta of Engagement Ads programme) mais force est de constater que ce format n’est pas adapté à toutes les marques : seules les plus populaires pourront en bénéficier réellement. Donc en quelque sorte, celles qui n’en ont pas réellement besoin !

Facebook dans l’impasse publicitaire ?

Malgré toute la bonne volonté que je peux y mettre, je ne parviens pas à trouver de solution au problème de Facebook : proposer un modèle publicitaire viable. Il faut dire qu’avec des taux de transformation ridicules (0,04%) et un moteur de ciblage défaillant (cf. Publicité ciblée, Facebook sort le grand jeu !) ils ne me simplifient pas la tâche.

Il semblerait donc que le réseau social N°1 (cf. Facebook Hits 100 Million Users) soit donc dans l’impasse car incapable de rentabiliser sa base d’utilisateurs et leurs graphes sociaux. Difficile en effet de capter l’attention d’utilisateurs qui sont avant tout là pour sociabiliser (jeux + drague) plutôt que pour être exposer à des offres publicitaires. Je vous recommande à ce sujet ce très bon article : What Facebook’s New Engagment Advertising Means to Brands.

Privilégiez les ambassadeurs aux widgets

Avec ce nouveau format Facebook complète son offre publicitaire (standard ads, social ads, Facebook pages, event feature, connect…) mais ne répond toujours pas à la réelle problématique des marques : intégrer les communautés.

Après avoir essayé de les créer et de les stimuler, les marques doivent maintenant redoubler d’efforts pour pouvoir toucher des communautés d’acheteurs toujours plus hermétiques aux pratiques publicitaires traditionnelles (fondées sur l’exposition). La solution réside donc dans une intervention humaine par le biais d’ambassadeurs de marque qui vont essayer de se faire accepter auprès d’une communauté.

Il y a toujours la solution des « influenceurs », mais nous savons maintenant que ça ne fonctionne pas. Ou du moins que cela pourrait fonctionner mais pour des marques qui n’en ont pas besoin (Apple, BMW, Prada…). Pour vous en convaincre mettez vous dans la peau d’un « influenceur » essayant de vanter les mérites d’une boîte de raviolis pour le compte du producteur…

C’est donc un long et laborieux travail de terrain auquel les marques doivent faire face pour pouvoir entretenir de bons rapports avec ses communautés d’acheteurs (car il y en a une infinité). Mais tout bien réfléchi je n’invente rien en écrivant cela car c’est la dure réalité du branding.

Moralité : il n’y a pas de formule magique ou de solution miracle. Soit votre offre est bonne et les communautés d’acheteurs seront là pour la relayer et vous assurer une bonne visibilité. Soit votre offre est défaillante (problème de prix, de positionnement, d’image, de service…) et dans ce cas aucune offre publicitaire ne pourra compenser (sur Facebook ou sur n’importe qu’elle plateforme sociale).

Il me semble que c’est le patron de Zapos qui expliquait très bien ça dans une récente interview où il déclarait préférer investir 2$ dans l’amélioration de son service ou de l’expérience d’achat plutôt que 1$ dans de la publicité (qui a le lien vers cet interview ?).

(via Medias 2.0)

Encore des vidéos interactives et décalées chez Ikea

Décidément, il ne se passe pas un trimestre sans que Ikea nous ponde un mini-site complètement déganté. Vous devez très certainement vous souvenir de cet hallucinant site de vidéos 360° en mode bullet time ainsi que des innombrables mini-sites d’ambiances (à grand renfort de vidéos immersives), mais connaissez-vous le petit dernier de la série : Kom in I Garderoben (soit doit vouloir dire « Viens donc faire un tour dans mon dressing« ).

ikea_garderoben

 

Le principe de ce mini-site est le même que pour les autres : une succession de scènes loufoques mettant en scène les produits de la marque. Dans le cadre de ce dispositif, les pièces sont « garnies » de personnages qui s’animent en fonction de la musique (ils suivent le tempo). Vous avez bien évidement la possibilité de changer la musique et la scène.

ikea_garderoben2

 

Là où ça devient plus rigolo c’est que vous pouvez uploader votre propre musique (pictos en bas à gauche) mais également brancher un instrument de musique ou un micro pour faire danser les acteurs.

Donc au final : ça ne sert à rien mais qu’est-ce qu’on s’amuse. C’est fou de voir la capacité de ce mini-site à capter l’attention et à vous donner envie de visiter une scène de plus. Accessoirement il est également possible de cliquer sur un produit (en base de l’écran au centre) pour avoir plus de détails.

Encore une fois je ne peux que m’incliner devant cette réalisation sans faille et autant de créativité. Rien à redire.

Découvrez le parc Yosemite avec des panoramas de 45 Gigapixels

45 Gigapixels ? Oui môsieur, ce ne sont pas moins de 20 panoramas de 45 Gigapixels (soit 900 milliards de pixels) que nous propose le studio Xrez pour découvrir le parc Yosemite : Yosemite Extreme Pnoramic Imaging Project.

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Le résultat est tout simplement stupéfiant : une gigantesque carte associée aux technologies DeepZoom et Silverlight de Microsof.

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Choisissez un panorama en zoomant dessus :

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Puis vous continuez à zoomer jusqu’à un niveau de détail hallucinant :

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Hallucinant ? Pas tant que ça puisque ces panoramas sont vraiment gigantesques (45 Gigapixels), à la démesure du paysage en fait…

Les plus observateurs s’amuseront à trouver la photo panoramique de l’équipe ;-)

(via Curul)