Facebook peut-il être un outil de travail collaboratif ?

À l’instar de Bluehouse qui ne cache pas ses ambitions, vous êtes-vous déjà posé la question de savoir s’il était possible de collaborer efficacement sur Facebook ? La réponse est visiblement oui. Entendons-nous bien, il s’agit de collaboration active, pas de réseautage (cf. Facebook at Work – Slacking or Networking?).

Le blog Nudge nous propose ainsi une petite sélection d’outils de collaboration qu’il est possible de déployer sur Facebook : Collaboration on Facebook: Serious Business.

Il y a tout d’abord les fonctions natives de Facebook comme les groupes privatifs (réservés aux employés) et les tchats qui sont une alternative intéressante aux autres systèmes de communication (partant du principe qu’un salarié lambda passe plus de temps sur Facebook que sur son logiciel de messagerie).

Il y a ensuite des applications de gestion de projet comme MyOffice.

myoffice

 

Nous avons aussi les espaces collaboratifs de chez Huddle : Workspaces by Huddle.

huddle

 

Et il y a enfin les applications d’édition simultanée comme Blackboard : Bb Sync.

bbsync

 

Donc comme vous pouvez le constater, il y a (en théorie) une offre assez complète d’outils de collaboration disponibles sur Facebook. Suffiront-ils à donner ses lettres de noblesse au réseau des réseaux ? Pas sûr. Toujours est-il que c’est quand même un cadre de travail agréable, même si l’attention risque de ne pas être au rendez-vous. Je préfère encore miser sur des outils dédiés comme ceux de 37Signals (en attendant qu’IBM se décide à faire quelque chose de vraiment intéressant avec Bluehouse).

Très bel assistant au choix chez Ford

Décidément l’industrie automobile est une source intarissable d’interfaces riches. Aussi bien pour les mini-sites expérientiels (qui véhiculent de l’émotion et du subjectif) que pour les fonctionnalités marchandes (assistant au choix, comparateur, configurateur) que pour les fonctionnalités para-marchande (recherche d’un véhicule d’occasion, recherche d’un concessionnaire et prise de RDV…).

Bref, tout ça pour dire qu’encore une fois je vais vous parler de bagnole avec le très bel assistant au choix présent sur le site institutionnel de Ford : Ford Vehicle Showroom.

Avant de me lancer dans la description de cette interface j’attire juste votre attention sur la gestion très efficace des URLs : l’écran est vide au chargement de la page mais en fonction du choix initial (marque ou type), l’URL est automatiquement complétée. Une belle prouesse !

Ce module offre donc une vue panoramique de la gamme avec des petites silhouettes et des options de filtrage en bas  :

fordshowroom_1

Lorsque vous passez votre souris sur un filtre (nombre de siège, consommation, prix), les indications sur chacun des modèles est affichée (ici le nombre de sièges) :

fordshowroom_2

Une fois le filtre activé les véhicules correspondant viennent sur le devant de la scène (alors que les autres se mettent tout au fond) :

fordshowroom_3

En cliquant sur un véhicule vous avez accès à sa fiche avec des photos en vignette (sur le bas de l’écran) et des choix alternatifs :

fordshowroom_4

Le design est épuré, le chargement rapide, la manipulation intuitive, les informations parfaitement positionnées… rien à redire, c’est du grand art. En plus ce module ne pend pas beaucoup de place en hauteur, ce qui laisse de l’espace pour le bandeau de navigation institutionnel du site.

Rencontre avec l’équipe de LinkedIn

J’ai eu la chance hier soir de dîner avec l’équipe de LinkedIn (en compagnie d’autres blogueurs). L’occasion pour moi de mieux connaître ce service et surtout d’avoir le point de vue du staff : Reid Hoffman (fondateur et chairman), Kevin Eyres (DG Europe), Jean-Luc Vaillant (CTO).

Jacques Froissant en pleine discussion avec Reid Hoffman (à droite)

Première grande nouvelle concernant LinkedIn, la disponibilité de la version française : LinkedIn en Français is now a fait accompli!. Le français vient donc s’ajouter aux 40 autres langues de la plateforme qui compte maintenant plus de 31 millions de membres dont la moitié en dehors des États-Unis. Vous noterez que l’application iPhone a elle aussi été traduite. Autre nouveauté, mais qui est liée à la première, la possibilité de créer plusieurs profils (un par langue). Ils comptent beaucoup sur un partenariat avec l’APEC pour booster l’audience française (600.000 membres) et doper le taux de croissance qui est déjà très important (1,5 millions de nouveaux membres par mois).

Voici un petit résumé des différents points discutés avec Reid :

  • Les pratiques de réseautage professionnel et de réseautage social sont très différentes, ils ne craignent donc pas la concurrence d’autres réseaux beaucoup plus gors comme Facebook ou la concurrence de profils universels comme Wikia People ou les Google Profiles ;
  • Ils n’envisagent pas d’exploiter les CV vidéo pour le moment car les usages ne concernent pas que la recherche d’emploi (il y a aussi le Networking, les Company profiles et Answers) ;
  • Un principe de social score lui parait très réducteur par rapport aux membres (tout dépend de ce que vous attendez de lui) ;
  • Il existe des groupes privatifs qui rassemblent les collaborateurs d’une même société (l’email servant de filtre), ils envisagent à terme de pouvoir déployer des services à l’intérieur du domaine de confiance du S.I. de l’entreprise ;
  • La plateforme (compatible avec Open Social) sert de pont avec les autres réseaux / services.

Un autre résumé de ma discussion avec Jean-Luc :

  • Le choix d’Open Social s’est plus fait sur la taille potentiel de la base d’utilisateurs que sur des critères techniques (la platform de Facebook étant pour le moment plus performante) ;
  • Les spécifications 1.0 d’Open Social (qui vont sortir très prochainement) vont visiblement grandement améliorer le fonctionnement des applications (plus de stabilité, le support de REST et une version server-side) ;
  • Ils viennent juste de refondre le socle technique des pages profils (une instance d’XML mais qui n’est pas pour autant compatible avec des langages structurés comme HR-ML).

Voilà, je vous invite aussi à lire le compte-rendu de la soirée de Jacques Froissant ainsi que cette interveiw du CEO : LinkedIn CEO touts growth of network.

Une nouvelle enquête sur le rich commerce lancée par Scene7

En début d’année je vous ai présenté les conclusions d’une étude publiée par Scene7 sur les usages du rich commerceUne étude sur la montée en puissance du Rich Commerce en 2008.

Cette année ils renouvellent l’expérience en lançant un appel à témoignages : Online Customer Experience, The Next Generation. Je vous invite donc à participer à cette enquête pour que les marchands en ligne français soient eux aussi représentés.

Vous noterez au passage des questions sur les aspects sociaux et mobiles, comme quoi les temps changent…

Bien évidement je vous présenterais les résultats dès qu’ils seront disponibles.

Deux prédictions supplémentaires pour 2009

Après avoir lu et échangé avec des lecteurs, je souhaiterais compléter ma liste de prédictions 2009 avec deux autres tendances.

10/ Arrivée à maturité des offres de cloud computing

Les applications en mode ASP (Application Service Provider) avait montrée la voie pour libérer l’outil informatique des limitations de chaque poste de travail. Le cloud computing poursuit dans cette lancée en apportant une réponse plus mesurée : il n’est pas question d’abandonner complètement les postes de travail mais de migrer progressivement certains services (messagerie, sauvegarde des données…) pour progressivement ne conserver qu’un environnement d’exécution et ne plus stocker aucune donnée sur les disques durs et serveurs de fichiers. Mais ce processus peut se faire de façon progressive pour accompagner le changement et permettre aux utilisateus de modifier leurs habitudes et aux systèmes de s’adapter. Nous avons ainsi assisté à l’émancipation d’offres de Software as a Service (comme SalesForce ou SocialText) mais également de Platform as a Service (comme Amazon Web Services, Google App Engine ou Azure). La promesse étant la même : vos données sont disponibles où que vous soyez, vous ne payez que ce que vous consommez.

L’année 2009 sera clé pour permettre à ce(s) modèle(s) de se développer encore (plus d’acteurs) et de s’intensifier (une plus large palette de services). Attendez-vous donc à voir débarquer des offres de Gaming as a Service (un cousin du modèle free-to-play), d’Entertaining as a Service (peut-être une solution au problème de piratage) voir de Security as a Service (les outils de surveillance sont gratuits, vous ne payez qu’aux nombres d’incidents évités).

11/ Beaucoup plus de 3D dans votre navigateur

Historiquement confinés à des domaines comme les jeux vidéo ou les univers virtuels, la 3D risque de faire une entrée durable et fracassante dans les fenêtres de nos navigateurs. Nous parlons bien ici de 3D en temps réel, pas de 3 pré-calculée (qui n’est qu’uneune succession d’images ou au mieux un film). La 3D est déjà présente dans de nombreux domaines d’applications : E-commerce (Nike, Renault, VW), information (MSNBC), immobilier, advergame (Pepsi, Axe), MMO (IdentiFiction, Ragnarok), univers virtuels (World of Cars)… et la liste s’allonge de jour en jour.

Mais le pire dans tout ça, c’est que nous n’en sommes qu’au début. 2009 sera ainsi une année clé car elle correspondra à la mise sur le marché des nouvelles versions de Flash et Silverlight qui intégreront nativement la prise en charge de la 3D et surtout l’accélération graphique. Comprenez par là que jusqu’à présent le plug-in ne pouvait pas passer outre son application hôte (le navigateur) qui n’avait accès qu’au processeur. Avec ces nouvelles versions, les plug-in vont avoir accès aux ressources de votre carte graphique et là c’est une tout autre histoire.

Les possibilités vont donc être décuplée (au bas mot) et les expériences proposées seront beaucoup plus proche d’un jeu vidéo (de dernière génération) que d’un site web. Après ça, tout ne sera question que de bande passante. Et ça tombe bien car en France nous sommes très bien fournit (par rapport à la moyenne mondiale).

 

Voilà, ça nous fait donc 2 prédictions à rajouter aux 9 précédentes. Rendez-vous l’année prochaine pour faire le point.