Flash s’invite sur la télévision, une révolution pour la VoD ?

Grosses annonces en ce début de semaine pour Adobe concernant la vidéo en ligne : Big Video Announcements from Adobe. Il y a en premier lieu la disponibilité prochaine de Flash sur la télévision : Adobe Extends Flash Platform to Digital Home. Pour être plus précis il s’agit de l’implémentation de Flash dans un certain nombre de terminaux (TV connectées, Set-top box et lecteurs Blue-ray). De nombreux partenariats ont été signés auprès de producteurs de puces, de câblo-opérateurs et diffuseurs de contenus pour assurer un lancement dans la second moitié de l’année.

Nous pouvons voir dans cette annonce la concrétisation de l’Open Screen Project et la réponse d’Adobe à des initiatives similaires comme Yahoo! Connected TV ou ce qu’ambitionne Sun avec JavaFX (et dans une certaine mesure Google : Google’s Android Going to Set-Top Boxes).

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Mais l’ambition d’Adobe ne s’arrête à la diffusion de widgets sur votre TV (qui cependant reste une très bonne idée puisque de nombreux services seraient alors disponibles). Les premières analyses tablent plutôt sur une mini révolution dans la diffusion de contenus et notamment la VoD : Adobe Flash for Your TV Means Hulu in Your Living Room et Can Adobe’s Flash Take TV To The Next Level?.

Adobe choisit donc de déporter la bataille du contenu sur d’autres supports que votre ordinateur et s’attaque à la nouvelle génération d’installation TV. Une manoeuvre intelligente car la technologie Flash a déjà fait ses preuves pour la VoD (notamment sur Hulu) et le partenariat initié avec Brightcove va dans le sens d’une rationalisation de ce secteur pour pouvoir rassurer les producteurs de contenus (films, séries TV…) : Brightcove and Adobe Expand Strategic Alliance and Further Adoption of the Adobe Flash Platform. Au programme de ce partenariat : une meilleur performance pour le streaming de longs-métrages en HD, une gestion plus fine des DRM, une intégration complète avec la Creative Suite (pour remonter la chaîne de production).

Et ce n’est pas tout puisqu’Adobe annonce aussi le lancement de Strobe, un framework open source de développement de media player : Adobe Unveils New Framework for Media Player Development.

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Flash va-t-il devenir le standard de-facto de la vidéo en ligne ?

Traduction : Adobe a bien compris les inquiétudes de la communauté vis à vis de sa position dominante pour la diffusion de contenus vidéos (reposant sur Flash, une technologie propriétaire) et essaye de noyauter tous les acteurs pour une adoption encore plus forte et une domination totale des lecteurs vidéos en Flash. Encore une manoeuvre habille pour contrer les dernières avancées de Microsoft et de Silverlight 3 avec son Smooth Streaming ainsi que les initiatives de media player conformes aux standards web (cf. Faire de la vidéo un citoyen du Web à part entière).

L’année 2009 sera-t-elle l’année du renouveau de la télévision grâce au web ?

Twitter a-t-il atteint le point de bascule ?

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la Tweetosphere (ou plus élégamment appelée Statusphere) était en ébullition la semaine dernière. Avouez que pas un seul jour ne passe sans que nous soyons abreuvés de billets faisant référence à Twitter. Je fais donc suite à un précédent article publié sur le sujet (Vers une overdose de Twitter ?) pour vous faire part de mon appréhension.

Que va donc devenir Twitter quand il sera un service mainstream ?

Twitter ne serait plus réservé aux geeks et autres égo-blogueurs ? Mais non enfin, Twitter est maintenant devenu la plateforme sociale de référence, celle où il faut être vu, celle qui est au centre de toutes les attentions (du moins aux États-Unis). Hé oui, il va falloir vous y faire, Twitter est maintenant largement rentré dans les moeurs puisque ce service dispose de son hymne officiel (TwitterTronic), de son rap parodique (Let me Twitter dat) et même de ses virus (mikeyy: Another Twitter Worm on the Loose). Pire : on y croise votre boulanger (BarkerTweet : Le twitter du boulanger), votre chat (Twittering Cat Flap, So you know whether your pet is in or out), votre foetus (Precocious Baby Starts Twittering from the Womb) et même Ulysse (If Homer’s Odyssey Was Written On Twitter).

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Certains pourront dire que l’adoption de Twitter par les stars a tout changé : de Shaq O’Neil (It’s Shaq’s Fault Twitter Has Exploded) à Hugh Jackman (Hugh Jackman Giving $100K to Charity via Twitter) Oprah Winfrey (Will Twitter See an « Oprah Effect »?) en passant par Ashton Kutcher (How Oprah and Ashton have forever changed Twitter).

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Le phénomène Twitter a pris tellement d’ampleur que l’on commence à lui trouver des vertus incroyables comme celle de sauver des vies (Demi Moore helps stop suicide on Twitter), des industries (Can the Statusphere Save Journalism?), d’aider à la révolution populaire en Moldavie (Moldova’s Twitter Revolution) ou même de changer le monde (The Twitter Platform: 3 Years Old and Ready to Change the World).

Young people shout during a rally in Chisinau on April 6, 2009. About 10,000 demonstrators gathered in the Moldovan capital Chisinau to protest against the results of a parliamentary election which the ruling Communist Party won. AFP PHOTO / VADIM DENISOV (Photo credit should read VADIM DENISOV/AFP/Getty Images)
Young people shout during a rally in Chisinau on April 6, 2009. About 10,000 demonstrators gathered in the Moldovan capital Chisinau to protest against the results of a parliamentary election which the ruling Communist Party won. AFP PHOTO / VADIM DENISOV (Photo credit should read VADIM DENISOV/AFP/Getty Images)

Mais malheureusement les premières applications douteuses commencent à voir le jour comme ce journal des arrestations au Texas (Police in Denton Texas will make you Twitter famous) ou cet appareil de télé-tweeting (Twitter Telepathy: Researchers Turn Thoughts Into Tweets). Même si ce sont des cas isolés, le problème de la pollution reste entier : Le top 10 des relous sur Twitter.

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Toujours est-il que Twitter attise les convoitises, surtout depuis que le commerce des comptes est ouvert (CNN Acquires CNNBrk Twitter Account) et que la confrontation avec Google (Google Search: When You Can’t Find it on Twitter) et Facebook (Are Twitter and Facebook Competing for the Next Social OS?) est annoncée.

Faut-il passer à autre chose ?

Bref, tout ça pour dire que j’ai un mauvais pressentiment pour ce service que j’affectionne particulièrement : Comment tout ceci va-t-il finir ? Vont-ils savoir gérer cette surexposition médiatique ? Comment concilier geeks, peoples et adopteurs tardifs sur une même plateforme ? L’équation est difficile à résoudre et le scénario le plus probable semble être une défection de la première vague d’utilisateurs comme le présent Jeremiah Owyang : What Happens When Twitter Gets Mainstream Attention.

Il y a en effet fort à parier que les stars, médias et marques vont se jetter sur ce nouvel eldorado sans réellement chercher à comprendre et reproduire le schéma traditionnel du matraquage top-down comme ils savent si bien le faire. Oui mais attention, Twitter est un outil à manier avec précautions. Le retour de bâton risque d’être sévère (ou pas).

Donc oui, si vous tenez absolument à être en avance de phase, passez à autre chose. Tentez votre chance avec identi.ca, les réseaux sociaux micro-localisés, le social gaming ou les sites augmentés.

Tout ça pour 14 millions d’utilisateurs

« 14 millions d’utilisateurs… est-ce une blague ? » Non pas du tout, c’est la réalité. Tout ce ramdam pour seulement 14 millions d’utilisateurs. Comme quoi la capacité de résonnance de la blogo/statusphère est quasiment illimitée !

Tout ceci n’est pas sans me rappeler le barouf médiatique autour de Second Life ! Quoi que… cette mésaventure ne leur a pas été fatale : Second Life Starts To Grow Again. Tiens d’ailleurs il paraît qu’il est possible de tweeter depuis SL, il faut que je tente ça…

Social Media Landscape Redux

A new version of this landscape has been published here: Social Media Lanscape 2011.

Following last year’s first version of my Social Media Landscape, I am induced to publish a new version to sync with the market’s latest evolutions. And I a not the only one: The Conversation Prism v2.0.

This new landscape is now spitted into four main usages (expressing, sharing, networking, playing) and is structured around social platforms which ambition is to cover each user’s needs.

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The large size version is here : Social Media Landscape (redux).

Four Main Usages

The various tools and services displayed on this landscape are listed bellow.

1. Expressing tools allow users to express themselves, discuss and aggregate their social life:

2. Sharing tools allow users to publish and share content:

3. Networking tools allow users to search, connect and interact with each other’s:

4. Playing services that now integrate strong social features:

From Social Networks to social Platform

At the center of this landscape we will find former social networks, which have evolved to progressively integrate more and more functionalities and morphed themselves into social platforms. The notion of ‘platform‘ is particularly relevant since those network have the ability to host applications (mostly the one you find on the four main usages).

We can split social platforms into two groups: The First Generation which have been existing since more then 5 years and gather between 50 and 200 millions of users (Facebook, MySpace, Friendster, Bebo, Orkut, Skyrock, Hi5, Windows Live…) and The New Wave of social players which have a similar offering and a fast growing audience (between 20 and 50 millions users – Netlog, Imeem, Piczo, Lexode, Hyves, Buzznet, Xanga, Zorpia…).

I won’t enter in the debate to foresight which platform will grow faster or which will appeal the most to youth audience but I anticipate a rough competition for Facebook which is stile experiencing cash flow problem by sticking to the advertising model while those new social players have integrated micro-transactions and premium membership in their business model.

Google and Yahoo! are still absent from the social scene (wait, maybe not…)

You will also notice in this landscape the discretion of Google and Yahoo! which are ‘only’ represented by services that did not managed to break through the social scene (while being strong references, Blogger, YouTube, FlickR cannot be considered has dominant social platforms). Let’s be honest: MySpace and Facebook decently steal the spotlight from Google and Yahoo!.

Wait… maybe not if you consider Google as a being in a much more favorable situation with lower-level services like Gmail (one needs an email to register Facebook, right?) or Google Maps (can you count the number of social services relying on Google mapping tool?). Add to this there current cash situation and it leaves them plenty of time to sharpen their social strategy (Maybe by buying Twitter or FriendFeed, or booth!).

The same is true for Yahoo! which can rely on a massive user base (still outnumbering Facebook’s one) and essential social bricks like Delicious, Yahoo! Pipes, MyBlogLog and the promising Fire Eagle.

Did I mention Microsoft? Yes, Microsoft, those guys behind Hotmail, MSN and Windows Live. Ignoring them would be a big mistake and Mark Z. was more than happy to welcome them in FB’s capital.

From this pint of view, I expect a very thought battle around authentication services (Facebook Connect, Google Accounts…) allowing social platforms to exist outside of their boundaries and to export their members’ social graph. Big players like Google, Yahoo! and Microsoft have to emphasis their legitimacy as historical web players to keep control over their users.

I strongly recommend you to pay attention to those different services (yes, there is a life outside Facebook) and I shall meet you next year for a third version!

De l’art de soigner vos tableaux comparatifs

Lorsque vous vendez du service (ou même des produits avec beaucoup de caractéristiques techniques), il est essentiel de bien présenter les différentes offres et surtout de ne pas générer de la confusion chez le prospect. Plus facile à dire qu’à faire car vous pouvez avoir des offres très similaires ou complexes à présenter. Idéalement il faut un tableau comparatif qui donne envie et où chacun va trouver facilement l’offre qui lui correspond et se persuader qu’elle est mieux que les autres.

Pour attayer votre réflexion je vous propose donc deux très bons articles : Pricing Tables: Examples And Best Practices et Design Decisions: The new Highrise signup chart.

Dans le premier article, il est question des meilleures pratiques :

  • Faire ressortir les différences et non les similitudes ;
  • Mettre en avant un choix pour faciliter la prise de décision des indécis ;
  • Ne pas surcharger le tableau pour pouvoir utiliser une typo plus grande ;
  • Clôturer le tableau avec des appels à l’action simples.

Pour illustrer ceci, voici un exemple avec le très bon tableau des offres de CrazyEgg :

Le tableau de comparaison des offres de CrazyEgg
Le tableau de comparaison des offres de CrazyEgg

Dans le deuxième article, il est question de la refonte du tableau de présentation des offres de Highrise dont voici la version initiale :

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Avant la refonte

Vous noterez le côté brouillon de ce tableau avec beaucoup de bruit et du contenu difficile à décrypter (trop de tailles de typo différentes, de couleurs et stimuli visuels). Voici la version finale :

Après la refonte
Après la refonte

Nous avons ici une page bien plus incitative avec une belle promesse au-dessus du tableau, moins de bruit, une meilleure segmentation (« For big groups, For small teams…« ) et des appels à l’action bien plus visibles. Vous noterez également qu’il existe une offre gratuite mais qu’elle est complètement mise en retrait (en bas à gauche du tableau).

Pour prolonger cette réflexion je vous engage à visiter les sites des constructeurs automobile US qui proposent  des Car Comparator très intéressants.

Quelques réflexions sur l’E2.0 par Ross Mayfield

Ross Mayfield, le patron de SocialText est récemment intervenu à la conférence Web 2.0 Expo de San Francisco : Putting Web 2.0 to Work. De cette conférence est disponible le support que vous pouvez consulter ici :

De cette présentation, je retiens trois réflexions intéressantes :

1. La sphère sociale d’une entreprise recouvre les intranets, les extranets et les plateforme sociales sur lesquelles les collaborateurs sont actifs.

Les 3 sphères sociales de l'Entreprise 2.0
Les 3 sphères sociales de l'Entreprise 2.0

Outre l’intranet, les collaborateurs d’une entreprise sont en effet présents (socialement parlant) sur d’autres plateformes de collaboration (extranets internes ou externes) et sur les médias sociaux (au travers des profils Facebook / LinkedIn et des blogs pro). De ce fait, la réputation d’une entreprise tient également au comportement et aux interactions de ses collaborateurs.

2. Les collaborateurs veulent retrouver les outils « 2.0 » qu’ils connaissent.

Les outils 2.0 qui pourraient être adaptés à l'entreprise
Les outils 2.0 qui pourraient être adaptés à l'entreprise

Tous les collaborateurs d’une entreprise ne sont pas des internautes avancés, mais ils sont au minina exposés à des services stars comme Wikipedia, Facebook ou iGoogle (pour Twitter c’est encore un peu tôt en France). De ce fait ils vont vite prendre leurs habitudes et se sentir de plus en plus frustrés avec leur messagerie limitée à 20 Mo et les serveurs de fichiers dans lesquels ont ne retrouve plus rien.

3. Il y a un faussé entre les outils de l’Entreprise 1.0 et ceux de l’Entreprise 2.0.

Les outils de l'E1.0 et ceux de l'E2.0
Les outils de l'E1.0 et ceux de l'E2.0

Ce tableau comparatif est un peu trop utopique à mon goût mais il illustre bien les changements à opérer pour passer à une logique « 2.0 » (décentralisation, collaboration, légèreté, flexibilité…). Tout ceci me fait penser à cette citation célèbre (dont je ne me souviens plus l’auteur) : « Le Web 1.0 est le web des informations, le Web 2.0 est le web des personnes » (vous noterez que cela s’applique très bien à l’E2.0.

Et puisque l’on parle de SocialText, je ne résiste pas à l’envie de vous parler de leur toute dernière nouveauté : SocialText Desktop, l’application bureau qui vous permet de faire du microblogging d’entreprise (cf. Les microblogs d’entreprise comme outil d’éveil).

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