L’ascenseur numérique comme plateforme sociale ultra-locale

Vous connaissez déjà les réseaux sociaux généralistes (Facebook, Netlog), les réseaux sociaux locaux (Brightkite, Loopt) mais connaissez-vous les réseaux sociaux ultra-locaux ? Le principe est de limiter les interactions sociales à une zone géographique très restreinte (votre quartier ou votre rue). C’est notamment ce que proposent des réseaux sociaux comme Peuplade ou Voisineo. Ma-residence va plus loin en proposant une plateforme sociale entre voisins d’un même immeuble mais également un outil de collaboration entre les propriétaires, le conseil syndical et le syndic (plus d’infos ici ou sur le blog).

Ma-residence est un service intéressant car il permet également aux mairies, associations et commerçants de toucher différemment leurs cibles. Ils ont même tout une réflexion autour des modèles sociaux de proximité rendus possible grâce au web (entre-aide entre voisins, dialogue participatif entre les habitants et la mairie…) : Le Nouveau Vivre ensemble.

Mais ce qui nous intéresse plus particulièrement (nous les geeks), c’est cette expérimentation d’ascenseur numérique présentée la semaine dernière : L’ascenseur numérique : une innovation mondiale.

MAR_acenseur

Lancée à Alfortville  dans la résidence des Bourdarias, cette initiative vise à équiper les ascenseurs d’écrans afin de donner accès au service aux résidents des 163 logements. L’objectif est d’accélérer ainsi l’utilisation du service auprès de voisins qui ne sont pas forcément équipés ou qui ne sont pas utilisateurs d’ordinaire. Les partenaires de ce projet (le bailleur Logial-OPH et le fournisseur Schindler) y voient un formidable terrain d’expérimentation pour transformer les ascenseurs en d’authentiques espaces de sociabilisation (qui se souvient de ce film des années 80 ?).

Le terminal embarqué dans les ascenseurs propose ainsi 4 écrans :

  • Les échanges de services proposés par les voisins ;MAR_ecran
  • Les informations en provenance du bailleur sur le quotidien de leur immeuble (rénovations, nouveau contrat d’entretien…) ;
  • Les informations en provenance de Schindler (date de la prochaine visite d’entretien, bons usages de l’ascenseur, offres d’emploi…) ;
  • Un espace dédié aux commerçants situés à moins de 500 mètres de l’immeuble qui proposent des promotions exclusives.

MAR_Promo

De cette première phase d’analyse, un projet d’industrialisation est prévu afin d’équiper d’autres résidences. Bien évidemment ce terminal (ni même le service) ne va pas ralentir l’usure des immeubles ou réconcilier les voisins fâchés mais c’est tout de même une très belle expérience sociale pour réduire la fracture numérique. La prochaine étape de cette expérimentation sera j’imagine de déployer non plus des écrans « passifs » mais des écrans tactiles qui permettront d’interagir avec le service (« OMW to the 5th floor » ;-)).

Et là vous me dites « OK mais s’il n’y a pas d’ascenseur dans ma résidence » et je vous réponds « rien n’empêche de mettre ce type de terminaux dans le hall » (ou dans la loge du gardien). Vous pourriez également me dire « Puisque ce terminal est dans l’ascenseur, les habitants du Rez-de-Chaussée sont lésés » et je vous répondrais « Mais merde mais arrêtez de chercher la petite bête, c’est tout de même une belle expérimentation, non ?« . Bref, je trouve cette initiative très intéressante, d’autant plus que le bailleur s’engage à ne pas répercuter ça sur les charges mensuelles.

Est-ce la fin des panneaux d’affichage ? Non pas tout à fait car le déploiement d’un tel dispositif nécessite des fonds conséquents et surtout une approche industrialisée que pour le moment seuls les gros bailleurs sociaux possèdent. Je suis impatient de voir les premiers retours de cette expérimentation.

21 commentaires sur “L’ascenseur numérique comme plateforme sociale ultra-locale

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