Des meubles en réalité augmentée chez AchatDesign

Même si les usages de réalité augmentée sont encore embryonnaires, j’ai comme l’impression que cette tendances va prendre de plus en plus d’importance cette année : Réalité augmentée, la revanche de l’Europe sur le Mobile 2.0. Particulièrement impressionante sur mobile, elle trouve néanmoins sa place dans nos ordinateurs avec des applications marchandes tout à fait crédibles : E-commerce + réalité augmentée = Webcam Social Shopping.

S’il y a bien un secteur pour lequel il y a beaucoup de choses à faire, c’est bien l’ameublement, et tout particulièrement les boutiques en ligne de meubles. Difficile en effêt de se décider à commander un meuble en ligne sans pouvoir le toucher et en apprécier les proportions. Bon OK vous pourriez me dire qu’en boutique ça n’est pas forcément mieux puisque l’on ne sais pas comment il va réellement rendre une fois chez vous (il faut faire un gros effort d’imagination).

C’est là où rentre en scène la réalité augmentée avec la possibilité d’incruster des meubles dans une photo de votre intérieur. IKEA le propose déjà en Allemagne avec une application pour mobile (IKEA Uses Mobile Augmented Reality To Engage Shoppers’ Imagination), mais les français d’AchatDesign semblent avoir une longueur d’avance avec une application pour ordinateur : Visualisez nos meubles chez vous.

Le principe est très simple :

  1. Vous posez un magazine sur le sol de votre pièce
  2. Vous prenez votre pièce en photo
  3. Vous envoyez cette photo sur le site en précisant où se situent les limites du magazine
  4. Vous visualisez les meubles dans votre pièce avec la bonne proportion

En fait l’utilisation du magazine est cruciale pour avoir une représentation 3D fiable des meubles, elle permet de donner des indications sur l’angle de la prise de vue et surtout les proportions. Voilà ce que ça donne dans mon salon :

AchatDesign_RA

Une fois le meuble généré en 3D, vous pouvez le déplacer et le faire pivoter, ça fonctionne bien et l’application est rapide à mettre en oeuvre (moins d’une minute pour envoyer la photo, désigner les coins du magazine et commencer à jouer avec les meubles).

Idéalement il faudrait pouvoir directement uploader vos photos depuis votre téléphone portable (si vous n’avez pas d’appareil photo numérique avec une carte mémoire) de même qu’une couche sociale (partage de vos photos sur Facebook & cie) mais la fonctionnalité est tout de même très efficace en l’état.

Pour le moment la catalogue de meubles du marchand est encore restreint mais j’imagine le potentiel d’une telle application avec une enseigne multi-marques d’envergure (BHV ?) ou un portail regroupant les catalogues de différents marchands. Et pourquoi pas un opérateur en marque blanche qui apporterait la technologie et le service de modélisation 3D des meubles…

Quels contenus pour les touchbooks et ebooks ?

Alors que la blogosphère n’en finit plus de spéculer sur le probable lancement du touchbook d’Apple la semaine prochaine, je m’interroge aujourd’hui sur les nouveaux usages qui vont se développer autour de ces nouveaux terminaux (puisqu’ils finiront par sortir, chez Apple ou un autre). Et tant que j’y suis, je souhaiterai également partager avec vous ma réflexion sur la dichotomie entre les contenus destinés aux touchbooks et ceux destinés aux ebooks.

Surf d’appoint, contenus numérisés et additionnels pour les touchbooks

Les dernières rumeurs concernant le touchbook d’Apple parlent d’un terminal versatile utilisé par toute la famille. Une rumeur parfaitement fondée car j’imagine tout à fait ce terminal de petit format trainer dans le salon afin de pouvoir faire des consultations rapides sur tel ou tel site.

Apple_touchbook

Pour une session de surf plus longue, les ordinateurs traditionnels (et même les netbooks) sont bien évidemment plus confortables, mais ils sont plus longs à démarrer et ne sont pas forcément rangés dans le salon. Outre cet usage premier, j’anticipe toute une série d’usages et de contenus spécifiquement adaptés aux caractéristiques de la machine (petite taille, très bonne autonomie, démarrage en quelques secondes…).

Concernant les contenus, différents scénarios sont à envisager :

Il y a également un ensemble de contenus additionnels couplés à des programmes TV ou autre :

  • Des encyclopédies de séries TV (résumés des épisodes, fiches sur les personnages…) qui seraient consultables avant / pendant ou après le visionnage d’un épisode (pourquoi pas sous forme d’abonnement ou sponsorisées) ;
  • Une retransmission enrichie d’évènements sportifs comme par exemple les J.O; d’hiver ou la coupe du monde, où il serait possible d’avoir les résultats et statistiques en temps réel sur votre touchbook pendant que vous regardez à la TV le direct, de même que des fiches très détaillées sur une équipe de foot ou un joueur (disponibles également sur abonnement ou sponsorisées par une marque) ;
  • Des flux d’informations ultra-fraîches centrées sur un évènement particulier, par exemple la catastrophe en Haïti qui serait couverte sous tous les angles ;
  • Des publications hybrides (texte + énigmes + visuels + vidéos) comme le propose Level 26 (cf. Le Diginovel Level 26 à l’épreuve du clic)…

Les possibilités sont nombreuses (cf. 5 Industries an Apple Tablet Could Revolutionize) mais je suis persuadé qu’il est tout à fait possible de développer un écosystème viable d’applications et de contenus autour des touchbooks pour parfaitement exploiter leurs caractéristiques.

Jeux low-fi, livres interactifs et apprentissage sur les ebooks

Intéressons-nous maintenant aux ebooks. et plus particulièrement au Kindle d’Amazon qui combine la technologie révolutionnaire d’encre numérique (excellent contraste, autonomie de plusieurs semaines) et des capacités de communication via le réseau 3G Wispernet.

Mais avant toute chose, juste une précision pour ne pas polluer votre réflexion : Non les livres électroniques ne remplaceront pas les livres papier, ils sont aux livres traditionnels ce que les fichiers MP3 sont au CD. Comprenez par là que l’expérience de lecture / écoute est certes inférieure, mais vous compensez cela par une praticité inégalée (n’importe quel chanson / livre accessible en quelques clics) et surtout du volume (des milliers de chansons / livres dans votre poche).

kindle2

La grosse annonce de cette semaine a été la disponibilité prochaine d’un kit pour pouvoir développer des applications pour le Kindle : Amazon to Launch App Store for Kindle. Ce kit ouvre ainsi de nombreuses possibilités :

  • Des jeux low-fidelity qui pourraient être joués en local (casse-tête et casual games : EA Readying ‘Popular and Fun’ Kindle Games) ou joués en ligne (des parties d’échec ou de dames qui seraient jouées en asynchrone contre un adversaire humain ou contre un agent intelligent) ;
  • Des livres-jeu comme il en existait avant (cf. la série des Livres dont vous êtes le héros) qui pourraient facilement être remis au goût du jour pour cibler leur public d’origine ;
  • Des cours de langue ou autre contenus pédagogiques (sous forme de leçons + exercices) ;
  • Des applications de personnal coaching (toujours sous forme de leçons + exercices / méditations) qui seraient une version simplifiée des programmes d’entrainement cérébraux mais sur des thématiques plus larges…

Là encore tout reste à inventer et je suis persuadé que le Kindle (ou d’autres) peut s’aménager une niche très rentable s’il parvient à trouver sa cible (générations x et au-delà) et à lui fournir des contenus et applications adaptées (après tout Nintendo a bien réussi à convertir les seniors…).

2010 sera une année cruciale pour la structuration du marché

Je précise une chose importante : Touchbooks et ebooks ne sont pas à considérer comme des produits réellement grand public mais plutôt comme des offres de niche. Cela ne veut en aucune façon dire que ces niches ne seront pas rentables, bien au contraire ! Face à un internet où les utilisateurs sont habitués au tout gratuit, ces deux types de terminaux pourraient bien représenter de véritables bouffées d’oxygène pour certains secteurs à l’agonie.

Pour le moment l’offre est tellement embryonnaire et le marché instable qu’il faut impérativement des acteurs sur-puissants pour « ouvrir la voie » et orchestrer de façon viable la rencontre entre ces machines, les contenus d’éditeurs tiers et le public qui ne sait pas encore trop à quoi cela va lui servir. Heureusement nous avons Amazon et Apple qui vont dominer le marché (au moins dans un premier temps) et éviter l’erreur de faire trop de compromis comme les constructeurs de netbooks ont pu le faire (et tuer ainsi un concept très prometteur).

2010 sera donc une année cruciale pour bien poser les règles et conditions de marché pour qu’un écosystème durable se crée. Inutile de vous dire que je suis plus qu’impatient de voir comment cela va se dérouler…

City of Eternal surf sur la vague des vampires

Aviez-vous remarqué cet engouement récent pour les vampires et les thématiques qui tournent autour ? Il y a bien sûr la saga Twilight (livres et films) mais aussi la série TV (True Blood) et tous les produits dérivés que l’on peut en découler. C’est donc tout logiquement que sortent les premiers jeux en ligne et univers sur ce thème avec notamment City of Eternals, un des plus interessants. Notez qu’il existe également de nombreux autres projets comme Empire of Night, World of Darkness ou encore Darkeden.

Dans City of Eternals, vous incarnez donc un… vampire. L’intérêt de ce jeu massivement multi-joueur se situe plus dans sa configuration : entièrement dans le navigateur (donc rien à installer), très didactique (donc accessible à toutes et à tous) et avec un gros volet « social » (pas de création de compte, vous vous inscrivez avec vos comptes Facebook ou Twitter).

L’univers graphique est assez réaliste avec des décors très bien réussis en 2,5D et des avatars de bonnes tailles (certainement pour inciter les résidents à investir dans une garde robe digne de ce nom) :

CoE_street

Chaque joueur peut modifier l’apparence de son avatar et compléter sa fiche mais l’accent est avant tout mis sur les missions qui vous permettent de gagner de l’expérience et d’acquérir des compétences. Ces missions sont un prétexte pour vous faire parcourir les différents quartiers de New Valencia (la ville où se déroule l’action) et interagir avec les différents protagonistes. La complétion des missions n’est pas trop difficile (il existe pour cela un wiki) et la dynamique de jeu est plutôt bien faite et motivante.

CoE_Alley

L’univers est peuplé de nombreux résidents non-joueurs (avec un comportement aléatoire ou scripté) qui donnent une impression très réaliste de vie animée dans cette petite ville. Résultat : on croise toujours du monde malgré le nombre limité de joueurs pour le moment (un peu plus de 100.000 pour la beta privée).

La prise en main de l’interface et des différentes fonctions est simple et l’on se rend vite compte que l’influence de Facebook et Twitter est très forte : les lieux favorisent les rencontres et une sorte de flux d’activités est affiché en permanence sur l’écran.

CoE_club

Pour le moment l’éditeur (Ohai) n’a pas trop communiqué sur son modèle économique qui semble surtout centré sur la monnaie virtuelle : Ohai Launches City Of Eternals Freemium MMO. Toujours est-il que l’éditeur met le paquet pour animer sa communauté et fédérer les beta-testeurs (notamment au travers du blog Vampire’s Digest). Pour le moment les interactions avec vos profils Facebook / Twitter sont plutôt limité mais de nombreuses évolutions sont à prévoir de ce côté.

Au final nous avons donc un univers cohérent qui respecte les codes du genre. Je n’ai pas repéré de présence de marques mais il est tout à fait possible d’anticiper de nombreuses possibilités :

  • Placement de produits (vêtements, accessoires…) ;
  • Sponsorisation de lieux ou de missions ;
  • Présence de représentants de marques ou de médias (par exemple les personnages de la série True Blood) ;
  • Organisation d’évènements…

La liste est longue et ne se limitent pas que aux marques liées à l’univers des vampires : Tous les annonceurs ayant un lien avec le monde de la nuit ou des jeunes en général (la cible de Twilight) peuvent potentiellement se lancer.

Pour le moment l’univers n’est qu’en anglais (je ne pense pas que cela va changer) mais ce n’est pas trop gênant pour apprécier le jeu et progresser dans les missions. Cette version « Alpha Test » n’est pas trop bugée (juste quelques problèmes d’affichage et de scénarisation des missions) et j’anticipe une audience solide pour ce Social MMO (sous réserve de l’ajout de nouveaux contenus) réguliers.

Le blanc est la couleur la plus importante

Bon OK je sais le blanc n’est pas une couleur, mais pour ne pas nous perdre dans des querelles d’experts nous allons appelez ça une couleur. « Ça » ? Oui « ça« , ce non-élément graphique qui est l’élément le plus utilisé sur votre page web et à qui l’on peut faire dire de nombreuses choses. Je rebondis sur un article récemment publié chez WDL (Whitespace: The Underutilized Design Element) et qui m’a fait redécouvrir celui publié sur A List Appart (Whitespace).

Le blanc (« whitespace » en anglais) est en effet indispensable pour faire respirer une mise en page et éviter de saturer l’interface.

Whitespace_sans

Le blanc est essentiel à la fois pour structurer la grille de lecture (en mettant en évidence les colonnes verticales mais également les lignes verticales) et rythmer la page dans sa verticalité.

Whitespace_avec

Les espaces blancs sont essentiels pour améliorer la lisibilité et pour concentrer l’attention. D’une part car ils facilitent le décryptage de la page (et son survol par l’oeil) et d’autre part car ils mettent en évidence les contenus qu’ils côtoient. Formulé autrement : si vous voulez mettre en évidence un bloc de contenus, oubliez les couleurs qui flashent et privilégiez plutôt de larges espaces blancs autours.

Dans l’exemple qui suit (Rikcat Industries), les espaces blancs permettent de faire ressortir les titres sans avoir recours à de la couleur :

Rikcat

Les espaces blanc sont aussi très intéressants pou faire des regroupements comme ici sur le site d’Astheria ou le blanc permet d’associer les titres avec les chapô des articles :

Astheria

Enfin le blanc peut donner, s’il est bien utiliser, une impression d’élégance et de sophistication comme sur le site de Urban Outfitters :

UrbanOutfitters

Notez que lorsque l’on parle de blanc il peut également s’agir d’espaces vides, comme sur ce blog où le header est vide mais avec un léger dégradé.

Bref, le blanc est une couleur très puissante et un élément essentiel de l’architecture graphique de vos pages web. Je suis à la recherche d’écrits de référence sur ce sujet, si vous avez des suggestions, merci de les mettre dans les commentaires.

Des avis client toujours plus structurés chez GAP, Zappos et Moosejaw

Je poursuis ma découverte en profondeur des dernières innovations et raffinements en matière de e-commerce avec les fonctionnalités liées aux avis client. Jusqu’à présent ma référence était sans conteste Amazon (en version US) qui propose des statistiques sur le nombre d’étoiles, l’appréciation des avis eux-mêmes et une remontée des meilleurs avis positifs et négatifs :

Amazon_reviews

Mais j’ai découvert récemment des choses tout à fait intéressantes chez Zappos avec des avis plus structurés sur le port de la chaussure (« cette chaussure est taillée trop large ou trop grande« ) :

Zappos

De même, on trouve chez Moosejaw des avis qui peuvent être filtrés en fonction de l’âge, du genre ou du niveau des clients (utile car il s’agit avant tout d’articles de sport et de randonnée) :

Moosejaw

Il y a enfin chez GAP des avis clients encore plus structurés que chez Zappos avec la possibilité d’apprécier la coupe d’une chemise ou d’un jean (longueur, largeur aux hanches…) et le rendu en fonction du style (casual, plus habillé…) :

GAP

Bien évidemment tout ceci ne fonctionne qu’avec un minimum d’avis mais ces fonctionnalités (structuration, filtres) apporte une information très précieuse dans le processus de décision d’achat, d’autant plus quand il est question d’habits ou de chaussures que l’on ne peut pas toucher comme en magasin.

Si vous avez d’autres bons exemples, merci de laisser les URLs en commentaire.