Choisir un vêtement en ligne n’est pas chose facile, il existe bien des solutions de mannequins virtuels comme fits.me, mais ça reste un exercice périlleux. Le choix est d’autant plus périlleux quand il s’agit d’un jean, voilà pourquoi les marques proposent toujours un assistant au choix (comme chez AE ou Topman par exemple).
Trouvez le jean qui vous correspond le mieux grâce à True Fit
Le principe est de définir votre profil (au sens propre) à partir des différentes marques distribuées dans les rayons. Les utilisateurs sont donc invités à décrire les jeans qu’ils portent le mieux en indiquant le modèle et la taille :
Indiquez au système les jeans qui vous vont le mieux pour définir votre profil
Une fois cette étape achevée, les utilisateurs peuvent mentionner leurs mensurations et sauvegarder leur profil :
Sauvegardez votre profil pour avoir des recommandations personnalisées
À partir de là, lorsque les internautes visitent la page d’un jean, une jauge leur indique si ce dernier leur ira ou pas (« True to you« ). Un système plutôt malin, car il s’appuie sur les coupes de plusieurs marques. Je me demande s’il existe des équivalents en France ou en Europe… En tout cas, c’est tout à fait le genre de système qui ferait un tabac sur les boutiques en ligne de chaussures. J’imagine que ça ne doit pas être si compliqué à implémenter du moment que l’on a accès aux côtes exactes des produits.
Si vous lisez ce blog, c’est que vous êtes déjà au courant que l’internet mobile a profondément modifié les habitudes des internautes ainsi que les réflexes de consommation. La mobilité est une véritable tendance de fond. OK, mais tendance de fond comment ? Pour vous aider à bien appréhender l’ampleur de l’internet mobile, je vous propose trois documents sortis récemment qui apportent des précisions très enrichissantes.
Il y a tout d’abord le Mobile Industry Atlas qui dresse un tableau complet des acteurs de la mobilité :
Vous conviendrez que ça fait beaucoup d’acteurs, mais surtout que le marché est maintenant parfaitement structuré en segment et sous-segments.
Voici en synthèse les points-clés de cette étude :
85% des Français possèdent un téléphone mobile (soit 55M) ;
Il y a 26 M de smartphones en France (donc un taux de pénétration de 40%), avec 73% de mobinautes ;
13 M de mobinautes sont considérés comme très actifs ;
Les smartphones sont principalement utilisés pour prendre des photos, consulter ses emails et le web, écouter de la musique, utiliser la carte, jouer et interagir sur les réseaux sociaux ;
22% des mobinautes ayant effectué une recherche de proximité ont acheté en magasin ;
Les 3/4 des mobinautes utilisent leur smartphone en magasin.
Cerise sur le gâteau : l’étude est complétée par une série d’études de cas.
Il y a enfin le remarquable rapport Mobile Megatrends qui apporte une vision très éclairante sur le marché.
Voici une synthèse des tendances identifiées dans ce rapport :
HTML5 est universellement reconnu comme LA solution d’avenir pour les applications mobiles, mais elle est loin d’être adoptée par tous, car elle souffre encore de lacunes (heureusement de nombreuses solutions multi-plateformes sont là pour faciliter le déploiement des applications mobiles hybrides) ;
Le marché des applications mobiles est tellement prolifique que les développeurs ont accès à d’innombrables outils pour faciliter leur tâche ;
Le succès du Kindle Fire d’Amazon a prouvé sa la viabilité des tablettes low-cost ;
La bataille va se déporter sur le quatrième écran (ordinateur > smartphone > tablette > TV), les marques devront donc construire leur stratégie en ayant en tête les TV connectées ;
Les accessoires pour smartphones et tablettes ont un très gros potentiel ;
Le rôle des opérateurs téléphoniques a été complètement bouleversé avec l’avènement des places de marché d’applications ;
Il ne faut pas sous-estimer les usages liés à la voix (VoIP, Siri…).
Avec ces trois documents, vous devriez avoir une vision bien plus précise de la maturation du marché, des acteurs et des usages. Si vous avez d’autres études intéressantes, merci de les mentionner dans les commentaires.
Je me suis déjà exprimé sur ce sujet (Quel sera l’impact de l’intégration de Google+ dans les résultats de recherche), et je constate personnellement que tous mes clients sont curieux d’en savoir davantage sur Google+ et sur ce que l’on peut faire avec. Ce que je constate également, c’est qu’avec les récents changements, Google+ semble avoir atteint un nouveau stade de maturité dans son développement. J’ai eu récemment l’occasion de pouvoir en discuter avec les équipes de Google France (notamment Raphaël Goumain, le directeur marketing des produits grand public, mais également Clément et Elsa que je salue au passage). Je vous en propose donc un résumé.
Google+ est le nouveau Google
Cette rencontre avec les équipes de Google France a été l’occasion de clarifier le positionnement du « produit ». La première chose qui m’a été dite est que Google+ n’est pas un réseau social, c’est une couche sociale qui unifie l’ensemble des services. Pour être plus précis, la volonté de Larry Page est de faire en sorte qu’il n’y ai plus qu’un seul Google. Il y a donc eu dans un premier temps un gros travail d’harmonisation entre les services : charte graphique, CGU unifiées et intégration progressive des services.
La genèse du projet est la suivante : pendant 13 ans, les équipes se sont efforcées de répondre aux questions des internautes sans savoir qui ils étaient. Mais ils se sont rendu compte que les utilisateurs identifiés trouvaient plus rapidement ce qu’ils cherchaient. Leur démarche a donc été de mieux connaitre les utilisateurs pour personnaliser les résultats. D’où le choix de ne pas lancer un service distinct, mais de tout agréger. Google+ est donc le nouveau Google, celui qui se soucie de l’internaute, de son contexte et de ses besoins.
Concrètement l’idée est de proposer une nouvelle expérience reposant sur la personnalisation, mais qui ne serait pas forcée (car il est possible à tout moment de désactiver l’option Search + Your World.
Une diversification à outrance par l’intégration de services existants
Si vous allez de temps en temps sur Google, vous vous êtes sans doute rendu compte que la plateforme évolue souvent. Elle est de plus, régulièrement enrichie des autres services de Google. Ainsi, ces trois dernières semaines, nous avons eu droit à :
Donc ça ne chaume pas chez Google et l’intégration des différents services est maintenant quasi complétée. Vous noterez qu’une emphase particulière est mise sur la vidéo avec la volonté de Google de simplifier la vidéo-conférence et de rentrer en concurrence frontale avec Skype. La possibilité récente de diffuser un Hangout depuis son téléphone Android ou de publier un Live Hangout sur YouTube devrait ouvrir de nombreuses possibilités pour les événements, les concerts, la couverture de l’actualité chaude pour les journalistes… Tout ceci sera amplifié dès que Google Music sera disponible en France (visiblement ce n’est pas gagné…).
Un accompagnement plus poussé des annonceurs
Comme précisé en début d’article, les annonceurs se posent beaucoup de questions sur l’utilisation qu’ils peuvent faire de Google+. Pour les aider à mieux appréhender les différentes possibilités, un travail d’évangélisation et d’accompagnement a été entrepris par les équipes commerciales. Une tâche de grande ampleur, car la plateforme évolue tous les mois.
À ce jour, un certain nombre d’annonceurs sont déjà présents :
De même, des actions d’évangélisation des PME / TPE / commerçants sont également entreprises au niveau local (initiée à Portland aux US et en test dans la région de Marseilles en France). L’objectif de ces actions est de commercialiser les offres traditionnelles de Google tout en sensibilisant aux possibilités offertes par Google+.
De nouvelles dynamiques communautaires
Je pense ne pas me tromper en disant qu’à ce jour, Google+ est la plateforme sociale la plus sophistiquée (même s’il ne faut pas envisager Google+ comme un produit isolé). Son lancement tardif a ainsi permis aux équipes de mettre en place des mécaniques sociales plus complexes avec notamment les cercles. Je vous recommande à ce sujet la lecture du très bon livre de Paul Adams, dont les travaux sont à l’origine des cercles de G+.
La précision des cercles permet ainsi d’améliorer la qualité des interactions sociales et des conversations. Il y a certes un petit temps d’adaptation pour bien en comprendre le mécanisme, mais vous pouvez dès à présent voir fleurir sur Google+ des dynamiques communautaires qui n’existaient pas ailleurs comme des cours de cuisine collectifs via les hangouts ou des photowalks dans toutes les grandes villes : Virtual Photo Walks on Google+ allow the sick and disabled to explore the world.
Profitant de cette émulation, les équipes de Google ont d’ailleurs organisé le mois dernier une rencontre spécialement dédiée aux photographes : Google+ Photographer’s Conference.
Serait-ce un début de construction communautaire verticale ? Sûrement…
Une composante majeure du knowledge graph
Vous n’êtes pas censé ignorer qu’il s’est passé un petit quelque chose du côté du moteur de recherche cette semaine (La recherche passe à l’ère sémantique et sociale). Je ne suis pas dans le secret des dieux, mais j’ai ma petite théorie à propos du rôle de Google+ dans cette bascule : avec les profils Google+, l’objectif de Google est d’associer tout contenu ou interaction sociale à un internaute. L’objectif ultime de cette démarche va donc être de replacer l’internaute au centre du web (par opposition aux pages ou aux documents). Ceci n’est qu’une théorie, mais je veux bien la confronter à vos réflexions.
En tout cas, j’espère qu’avec cet article vous y voyez un peu plus clair dans la stratégie de Google et surtout dans l’évolution de ses produits. D’autres évolutions devraient normalement suivre dans les prochaines semaines…
Voilà bien longtemps que je m’intéresse aux univers virtuels, presque 5 ans. Depuis Second Life, je dois bien vous avouer ne pas avoir trouvé grand-chose capable de me surprendre. Et pourtant… J’ai enfin pu tester Everfeel hier, et l’expérience a été incroyable ! Annoncé comme un jeu social d’aventures émotionnelles, le principe est de placer les joueurs dans un environnement virtuel immersif et de les laisser vivre une situation de vie en prenant la parole pour improviser un dialogue avec un autre joueur.
Sélectionnez un autre joueur et une scène avant de prendre le micro et d’improviser
Dit comme ça, le concept peut sembler étrange, mais je peux vous assurer qu’il est tout simplement révolutionnaire. Le fondateur de ND Interactive, Tobias Nevin, décrit son concept comme de l’Emotion on Demand : « Nos divertissements digitaux sont aujourd’hui divisés entre les univers fictifs (séries, jeux vidéo, films), et les plateformes et réseaux sociaux d’échange et de dialogue comme Facebook ou les millions de blogs. Puisque les gens ont tant à partager, notre idée a été de proposer des aventures dans lesquelles chacun puisse parler de vive voix et exprimer sa personnalité et sa créativité. Après avoir testé notre concept pendant plus d’un an les résultats sont étonnants. Deux personnes anonymes qui échangent sur un sujet fictif sont rapidement à l’aise et s’expriment spontanément comme elles aimeraient souvent le faire dans leur quotidien. Notre concept est simple : osez vous lâcher, c’est sans conséquence !« .
Comme vous l’aurez compris, il n’est ici pas question de découper des zombies ou de faire pousser des carottes, mais plutôt de vivre des émotions. Pour cela, le jeu met en scène votre avatar dans des scènes de la vie de tous les jours avec un contexte dramatique : une rupture dans un couple, une situation de survie, un passant agressif…
La scène de rupture est particulièrement éprouvante d’un point de vue émotionnel
Vous commencez donc par choisir votre avatar et vous êtes plongé dans un environnement 3D immersif où vous devez jouer un rôle (avec un traitement graphique proche du cell shading). Dans la scène de la rupture, la femme est ainsi censée demander à l’homme de s’engager plus formellement dans leur couple, alors que lui doit prendre ses distances pour annoncer une rupture. Une fois le décor planté, il ne vous reste plus qu’à parler dans le micro pour improviser et rentrer dans votre personnage. Le mouvement des lèvres de votre avatar est calqué sur votre parole, de même que les prises de vue (sur votre avatar quand vous prenez la parole, sinon en plan large si les deux parlent en même temps). Encore plus fort, le langage corporel des avatars est fonction de l’intonation de votre voix (ex : les bras croisés et la tête baissée si vous avez un ton plaintif). Si le dialogue est homogène et conforme aux rôles prédéfinis, vous gagnez plus de points.
Une scène de vie dans Everfeel : faut-il aider cette femme ivre ?
Passé le moment d’incompréhension ou de gêne (je vous rappelle que vous dialoguez avec un ou une inconnue), je peux vous assurer que cette scène a provoqué en moi de vives émotions en réveillant des souvenirs de ma jeunesse. Les scènes sont courtes (moins de deux minutes) pour garder un certain rythme et les situations sont toutes particulièrement bien choisies pour faire vibrer vos cordes émotionnelles, voilà pourquoi le jeu est réservé aux plus de 16 ans.
Vous aurez naturellement le réflexe de mesurer vos propos lors des premières tentatives, mais le jeu vous encourage fortement à vous lâcher pour les suivantes, émotions fortes garanties ! Rassurez-vous, il n’y a pas que des engueulades de couple à jouer, vous pouvez aussi être confronté à un crash d’avion :
Comment s’organiser après un crash en avion ?
Pour le moment il n’y a que trois scènes disponibles, mais je sens un potentiel gigantesque, car la décharge émotionnelle vécue à chaque scène est sans commune mesure avec ce que vous avez pu connaitre sur d’autres jeux (même Silent Hill 2 qui est pourtant une référence).
De plus, une fois la plateforme finalisée, elle offrira d’évidentes possibilités de monétisation avec des scènes sponsorisées, des simulations d’entreprise ou même des serious games (cf. Des outils de simulation toujours plus réalistes). Nous pourrions ainsi tout à fait envisager les scénarios suivants :
Vous faire revivre (ou vivre en avant-première) une scène-clé d’un film ;
Vous préparer à un entretien de licenciement ou une négociation ardue ;
Vous faire prendre conscience de telle ou telle situation dramatique (ex : la solitude sociale des personnes en situation de handicap)…
Bref, les possibilités sont innombrables et je me réjouis que Everfeel soit sélectionné pour la Startup Competition de LeWeb à Londres (Cocorico !). Vous aurez donc compris que je vous engage fortement à tester au moins une scène pour bien appréhender le potentiel de la plateforme.
La semaine dernière, la frénésie autour de l’IPO de Facebook était a son apogée et qui a fait passé presque inaperçu un changement majeur pour le web : l’évolution du fonctionnement de la recherche de Google (Introducing the Knowledge Graph: things, not strings).
Google à l’assaut du web sémantique avec son Knowledge Graph
Le panneau de recherche sémantique de Google
La raison majeure de cette évolution est la prise en compte de données sémantiques dans les résultats de recherche. Le principe est le suivant : plutôt que se fier à des chaînes de caractères, Google va maintenant travailler à partir de données structurées (« Things, not strings« ). Ces données structurées sont la résultante des travaux de sémantisation des contenus initiés par les équipes de Google il y a de nombreuses années qui avaient déjà permis de faire des premières expérimentations (notamment la roue magique qui depuis a été mise hors ligne : Google Knowledge Graph, un pas vers la recherche sémantique).
Le Knowledge Graph est donc l’arme ultime de Google pour faire progresser la recherche. Une évolution qui s’est fait attendre, car le marché a beaucoup évolué ces derniers temps surtout avec les big data (Du contenu roi aux données reines). Ce graphe des connaissances repose sur la notion d’entités sémantiques qui représentent des personnes, des objets, des lieux, des ouvrages… Les informations et données sont alors associées à ces entités pour créer des bulles de connaissances qui sont affichées sur la droite de la page.
Des résultats de recherche structurés grâce aux entités sémantiques
L’air de rien, cette colonne de droite est la plus grosse évolution de l’interface de Google depuis plus d’une décennie ! Non seulement elle va permettre d’enrichir la liste de résultats avec des données et informations structurées, mais elle va aussi permettre de dissocier les sujets de recherche qui ont le même nom.
Un repérage pus évident des sujets de recherche similaires
De plus, la structuration des connaissances va permettre d’afficher des listes de résultats plus courtes, mais plus riches, ce qui est parfait pour les terminaux mobiles : The Knowledge Graph for mobile and tablet search.
Des listes de résultats mieux conçues pour les terminaux mobiles
Présenté de cette façon, ça à l’air très bien. Et pour cause, cette approche structurée de la connaissance est utilisée depuis de nombreuses années par Wikipedia, et notamment le projet DBpedia dont vous pouvez bénéficier au travers des infobox.
Les infobox de Wikipedia
Encore une fois, il était grand temps que Google fasse évoluer le coeur de son moteur de recherche, car ils étaient en train d’accumuler du retard. Au cours de la décennie passée, nous avons ainsi été les témoins de quatre grandes étapes d’évolution :
Le web centré sur les pages et les documents (le Page rank de Google a permis de les classer par score de pertinence) ;
Le web centré sur les vidéos (YouTube et les autres plateformes de partage de vidéos ont bouleversé les usages, la réponse de Google a été d’introduire les images et les vidéos dans les listes de résultats de son universal search) ;
Le web centré sur les utilisateurs (Facebook est aujourd’hui l’acteur central du web avec son social graph, et Google est clairement à la traine) ;
Le web centré sur des données structurées (Wikipedia et Google ont beaucoup investi dans ce domaine pour ne pas rater le coche).
En sortant sont knowledge graph, Google jette-t-il implicitement l’éponge vis-à-vis du web social ? Oui et non. Oui, car la dimension sociale n’a qu’un intérêt limité pour améliorer la pertinence des résultats de recherche (Mythes et réalités de la social search). De plus, voilà des années que l’on nous annonce la mort de Google avec l’avènement de la recherche sociale chez Facebook (par opposition à la recherche algorithmique), mais nous n’en avons toujours pas vu la couleur (ceci est principalement dû à la qualité des contenus sur Facebook). Non ensuite, car avec Google+, ils se sont lancés dans un immense chantier de sociabilisation du web.
Donc si l’on résume, les résultats de recherche de Google vont donc (très prochainement) être classés selon :
L’algorithme d’indexation reposant sur le page rank (qui a toujours son utilité) ;
Les interactions sociales (conversations et interactions) associées à des auteurs référencés dans Google+.
Ils sont donc potentiellement positionnés sur les trois fronts de la recherche : algorithmique, social et sémantique.
Microsoft à l’assaut du web social avec Bing
De son côté, Microsoft vient également d’annoncer une nouvelle version de Bing exploitant la dimension sociale : Introducing the New Bing: Spend Less Time Searching. Si le nouveau Bing va appuyer ses résultats sur de nombreuses plateformes sociales (Facebook, Quora, Foursquare…), la dimension sémantique n’est pas en reste, car les équipes de recherche travaillent depuis de nombreuses années sur un moteur d’entités sémantiques baptisé Satori et dont on peut voir la partie visible de l’iceberg dans les snapshots, un panneau de détails des données structurées associés à un terme de recherche :
La nouvelle interface de recherche de Bing avec les snapshots et vos amis
Mais c’est la dimension sociale qui est la plus mise en avant dans cette refonte avec une colonne de droite qui lui est entièrement dédiée.
Le nouvelle interface de recherche visuelle de Yahoo!
Je ne sais pas trop quoi penser de cette nouveauté. Il y a certes de l’ambition dans ce lancement (ils envisagent d’en faire une plateforme et même un navigateur dans le navigateur : Yahoo Axis, un nouveau navigateur web sur iOS), mais je reste sceptique sur le principe de recherche visuelle, car le filon a déjà été exploité par d’autres, et notamment Spezify, oSkope ou encore Cooliris.
J’ai toujours été un ardent défenseur de Yahoo! qui a joué un rôle prépondérant dans l’évolution du web que nous connaissons aujourd’hui… mais qui n’en finit pas de sombrer : The incredible shrinking Yahoo!. La meilleure chose qu’ils pourraient faire serait de revendre les parts qu’ils possèdent dans Alibaba et de racheter Twitter (Alibaba Buys Back 20% Stake From Yahoo for $7.1 Billion).
Plus que quelques leviers d’amélioration
Puisque l’on en parle (de Twitter), il est intéressant de constater qu’avec les changements que vont opérer Google et Microsoft, le marché se rétrécie et il ne va plus rester grand monde pour contrer l’hégémonie de ces mastodontes hormis les initiatives étranges comme DuckDuckGo.
Plus sérieusement, il ne reste selon moi, que trois acteurs pouvant réellement faire bouger les choses, et qui sont donc logiquement des rachats potentiels :
Twitter, le roi incontesté du web en temps réel, posez une question à vos followers, et les réponses arrivent au bout de quelques secondes. En théorie, car en pratique, celles et ceux qui n’ont que quelques dizaines de followers n’obtiennent pas grand-chose. Toujours est-il qu’avec une bonne technologie d’analyse sémantique, les tweets sont une authentique mine d’or dans le cadre de la recherche d’informations ou de données. Reste encore à signer un gros chèque et surtout à bien appréhender la dimension culturelle de la tweetosphère.
Quora, avec sa plateforme d’entreaide centrée sur les questions/réponses collaboratives. Là encore, Quora est une proie facile, mais sa richesse ne repose que sur la dynamique volontariste de sa communauté. Un rachat par Microsoft, Google ou Facebook pourrait tout ruiner…
Wolfram Alpha, le moteur de recherche le plus sophistiqué avec ses innombrables possibilités de requêtes structurées (une visite du blog vous en donnerait un aperçu). Assurément l’interface de recherche la plus aboutie… pour les chercheurs ! Je doute que le grand public y trouve son compte, éventuellement les enseignants, mais seulement les plus motivés. Par contre, dans le monde de l’entreprise, il y aurait beaucoup de choses à faire.
Vous remarquerez que je n’ai volontairement pas citer de moteur de recherche marchand. Ceci s’explique par le fait que les principaux moteurs se sont déjà organisés pour couvrir se domaine de façon autonome et proposer une structuration des informations sur les produits (Rich Snippets for Ecommerce: Schema.org and GoodRelations).
Tout va changer, mais rien ne va changer
Au final, même si les changements annoncés ces dernières semaines vont irrémédiablement modifier la façon de travailler des moteurs de recherche, les habitudes et parts de marché ne risquent pas de beaucoup évoluer. Toujours est-il qu’avec ces nouveautés, le web vient d’entamer sa transition vers l’ère sémantique. Mais nous aurons laaaaaaaaaaaaargement l’occasion d’en reparler…
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