La collaboration en ligne expliquée en moins de 3 minutes

Je ne l’ai pas mentionné sur mon blog mais Google a annoncé cette semaine un partenariat avec Salesforce : Salesforce for Google Apps.

Là où ça devient intéressant c’est qu’ils ont fait appel à Common Craft pour expliquer de façon simple les bénéfices d’un tel partenariat. Pour information, les équipes de Common Craft sont à l’origine d’une série de vidéos explicatives remarquables car elles ont le mérite de vulgariser les services de base du web 2.0 : blog, RSS, wiki, réseau sociaux, bookmark collaboratif, partage de photos, twitter

Bref, tout ça pour dire qu’ils ont réalisé une petite vidéo qui explique de façon tout à fait limpide les grands principes de la collaboration en ligne et du SaaS :

Rien à redire, c’est un grand moment de vulgarisation. En tout cas je suis fan.

Vive les tableaux de bord en ligne !

J’adore les tableaux de bord : simples à lire, concis, efficaces… Mais j’adore encore plus les tableaux de bord en ligne : versatile, personalisables, évolutifs… Les tableaux de bord sont à mon sens une des briques essentielles de l’Entreprise 2.0, et un très bon moteur d’implication et de collaboration.

Problème : comment concevoir et déployer des tableaux de bord en ligne ? En fait dès que vous creusez un peu, vous vous rendez compte qu’il existe de nombreux écrits et théories sur le sujet, de même que plusieurs blogs : The Dashboard Spy et Dashboards by Example.

Il existe aussi quantité de fournisseurs de solutions : Corda, The Dashboard Company, BrightPoint

Online_Dashboards

 

L’idée derrière ces tableaux de bords en ligne est de pouvoir exploiter au mieux les possibilités des interfaces riches pour proposer une lecture à plusieurs niveaux :

drilldown_fig

 

Il existe à ce sujet un projet universitaire très intéressant du nom de ASU Dashboards qui propose ce type d’interaction : une exploitation progressive des données par clic successifs qui permettent d’affiner la granularité des données. Exemple ici : Summary Factbook 2007.

La conception d’un tableau de bord est ainsi un exercice très périlleux qui cumule les complexité de plusieurs disciplines : architecture de l’information, design des interaction, visual thinking

Si le sujet vous intéresse, je vous recommande de vous plonger dans les différents exemples et études de cas des fournisseurs spécialisés.

(via Social Media Today)

Adobe peut-il coiffer IBM ou Google sur le terrain des SaaS ?

Normalement vous devez forcément avoir entendu parler de Photoshop Express, la version en ligne de Photoshop lancée par Adobe il y a quelques semaines. Pour vous faire une idée rapide du produit, ça se passe ici : Photoshop Express Test Drive.

photoshop_express_1

 

Je n’ai pas eu le courage de faire un test complet de ce nouveau service, mais heureusement d’autres s’y sont collés à ma place (avec brio) :

C’est donc dans un contexte extrêmement compétitif qu’Adobe se lance avec cette nouvelle application en ligne, il existe en effet quantité de services en ligne équivalents : Online Photo Editing Overview et 90+ Online Photography Tools and Resources.

Photoshop Express et les autres…

Là où ça devient intéressant, c’est dans l’orientation « services » qu’Adobe a voulu donner à son application, les américains appellent ça du SaaS (« Software as a Service« ). Comprenez par là qu’une partie de la valeur ajoutée de cette application réside dans les services additionnels qui vont avec (hébergement, partage…).

photoshop_express_2

 

Ce lancement qui s’est fait attendre est très certainement révélateur de ce que pourrait devenir Adobe : un fournir de service et non plus un simple éditeur de logiciels. Quand on y réfléchit bien, on se dit qu’avec Connect, Share, BuzzWord et maintenant Photoshop Express, ils sont en train d’amorcer un remarquable repositionnement vers le SaaS.

Adobe Online Office vs. Google Docs ?

Ceci est d’autant plus intéressant que l’expérience utilisateur de ces services est complètement différente d’un Google Docs (plus sophistiquées). De là à penser qu’Adobe va petit à petit étendre ça gamme, je rejoins l’avis de Sarah Perez : Watch Out – Adobe Is Slowly Building an Online Empire. Puisqu’Adobe est historiquement présent en entreprise au travers de PDF et de l’ensemble des solutions de gestion documentaires qui vont avec, ils sont tout à fait légitime pour se positionner sur le créneau des outils de collaboration en linge (au même titre qu’IBM, Google ou Microsoft).

Il ne leur resterait alors qu’à compléter cette petite série avec d’autres outils, et je pense notamment au très prometteur SlideRocket (cf. Look Out PowerPoint – SlideRocket Rocks).

Du browser au desktop

Reste à savoir comment Adobe va pouvoir gérer la conquête des intranets voir des postes de travail. Hé oui, car n’oublions pas que AIR est dans le parage et qu’à partir du moment où votre application est développée dans l’environnement Flex, vous pouvez (presque) indifféremment la publier sur le Web (avec une version Flash) ou sur le desktop (avec une version AIR).

Une bataille qui s’annonce passionnante, d’autant plus que le Adobe Labs regorge de très bon prototypes (myFeeds, Kuler, JamJar…). On ne l’attendait pas et pourtant, Adobe risque ben de bouleverser le balbutiant monde de l’Entreprise 2.0 et de la collaboration avec une offre parfaitement différenciante. Reste à savoir dans quelle mesure ils vont savoir convaincre des DSI qui traditionnellement n’aiment pas trop le changement (euphémisme).

Google + JotSpot = Google Sites

Après près d’un an 1/2 de travaux, Google vient enfin de ré-ouvrir JotSpot qui est rebaptisé Google Sites.

GoogleSites

 

Comme je l’avais précédemment supposé dans un précédent billet, ce nouveau service vient donc s’ajouter à la suite Google Apps et se présente comme un outil de collaboration et de partage de documents.

A la création d’un compte le service vous propose de choisir parmi 5 gabarits :

  • un wiki ;
  • un portail personnalisable à la iGoogle ;
  • un blog ;
  • un réservoir à fichiers ;
  • une liste de tâches.

C’est tout ? Oui, c’est tout. Décevant ? Oui tout à fait. Où est donc passé le modèle révolutionnaire d’intranet « wikifié » où il était possible de greffer des packages applicatifs ? Où est passé le répertoire centralisé d’applications ?

Vous noterez au passage qu’il n’est pas possible de créer un wiki hébergé dans la mesure où il faut obligatoirement posséder un compte Google Apps. Pour cela vous devrez (encore) utiliser des services comme Wetpaint ou pbwiki.

Autant vous dire que je suis extrêmement déçu et surpris par ce choix. Même si JotSpot tourne maintenant sur le socle applicatif de Google (assurant ainsi une compatibilité totale avec les autres applications en linge de la suite), force est de constater qu’il y a eu une forte régression fonctionnelle. Explications :

Pour faire simple : JotSpot était un service visionnaire à la pointe de l’entreprise 2.0, Google Sites n’est qu’un « vulgaire » éditeur d’intranet 2.0. Vulgaire ? Oui car nous sommes en droit d’en attendre beaucoup plus de la part d’une société comme Google (cf. la liste des fonctionnalités). Un exemple ici :

GoogleSitesEx

 

Pour faire une comparaison, je trouve les solutions QEDWiki et DAMIA d’IBM bien plus prometteuses (cf. L’entreprise 2.0 en vidéo (selon IBM)).

Je fais néanmoins confiance aux équipes de Google pour progressivement enrichir cette solution et revenir au niveau de la solution originale. Attendons et observons…

Andrew McAfee et Bryan Eisenberg au Webcom Montréal

Vous connaissez le proverbe « En mai fait ce qu’il te plait » ? Et bien figurez-vous que ce qui me plait c’est de voyager et de rencontrer des personnes d’exception. Ca tombe bien puisqu’en mai prochain j’aurais le très grand honneur de participer à l’édition 2008 du Webcom de Montréal où interviendront deux invités de marque :

Bon OK, il y aura également d’autres intervenants prestigieux comme Scott Gavin, Bertrand Duperrin ou encore Loic Le Meur.

J’aurais la lourde tâche de faire une présentation sur les dernières tendances en matière de Marketing 2.0 et de participer à une table ronde sur les pratiques d’entreprise 2.0 en France. Quel programme !

Tiens en parlant de programme, il parait que l’ami Claude nous réserve d’autres « surprises ». Stay tuned