La fin de l’architecture de l’information ?

Est-ce la fin de l’architecture de l’information ? Je ne saurais pas le dire en tout cas je vous propose de lire trois articles plutôt alarmistes :

  • Information Architecture in a European dimension dans lequel il y est réalisée une analyse SWOT de la discipline dans différents pays européens (mais pas en France) ;
  • Content is King No More: Web 2.0 Is About Interaction où l’auteur nous explique qu’avec l’émergence de nouveaux usages et des interfaces de plus en plus dense, la couche de contenu (l’architecture de l’information) d’un site aura bien moins d’importance que la couche de présentation (l’interface qui permet d’y accéder) ;
  • Understanding the Limited Value of Wireframes où l’auteur nous explique qu’avec la montée en puissance des interfaces riches et des nouveaux usages, l’étape de maquettage statique d’un site (le story-board ou wireframe en anglais) perdra beaucoup de sa valeur par rapport à l’étape de prototypage dynamique.

Gloups ! Si après ça le message n’est pas clair… Bon OK, alors laissez moi le clarifier une bonne fois pour toute : le web est en train d’évoluer. Et il évolue beaucoup plus vite que vous le pensez. Dans ce contexte, il devient plus qu’urgent de faire évoluer en parallèle nos mentalités et nos façons de travailler. Ceci avec un objectif bien précis en tête : concevoir des services en ligne (et les interfaces qui vont avec) plus performant, plus puissant, plus simples.

Kia : un concentré de bonnes idées

Décidément, les constructeurs automobiles n’en finissent plus de nous sortir des sites innovant. Dernier en date : Kia avec le mini-site de la RIO.

KiaRio

 

Bon OK, la voiture est banale mais le site l’est beaucoup moins. Petit aperçu :

  • une interface tout en Flash basé sur le thème du grand huit ;
  • des transitions spectaculaires avec pleins d’effet sonores ;
  • un menu de navigation compact en bas à droite très convainquant ;
  • une vue 360° avec des représentations de caméras virtuelles flottant autour du véhicule (un peu comme le bullet-time de Matrix)
  • une démonstration de l’espace intérieur avec un système de drag&drop très intuitif ;
  • une barre de défilement en forme de voiture dans la rubrique « Specifications » ;
  • des panneaux flottants avec un effet de transparence ;
  • des pages très rigolotes comme « Lamps » ou « Colors »…

Bref, plein de bonne idées. Un must ! (merci à Steph pour le lien)

Une nouvelle définition de la création de valeur

Jusqu’à présent, quand on voulait parler de création de valeur, il fallait se contenter de la définition de Michael Porter. Heureusement que le blog BplusD nous propose une nouvelle définition très intéressante au travers d’un concept, le Value Centered Design (la conception centrée sur la création de valeur).

Selon l’auteur, la création de valeur doit être au centre de toutes les préoccupations puisqu’elle offre à la fois un retour d’investissement (pour satisfaire les objectifs ‘métiers’) et un retour d’expérience positif (pour satisfaire les objectifs ‘client’).

En prime, l’auteur nous livre un schéma qui tue :

Représentation de la création de valeur

Trop fort, voilà de quoi aggrémenter vos présentations Powerpoint !

C’est quoi une page web ?

Le web évolue ou pour être plus précis, le web a évolué. Le concept de web 2.0 ne plaît pas, c’est un fait, n’en parlons plus. Plutôt que de spéculer sur l’avenir de l’internet, je vous propose plutôt que de vous retourner et de méditer sur le chemin parcouru.

A la base, c’est quoi une page web ?

Sans rentrer dans les détails, et en vulgarisant, une page web est composée de trois couches :

  1. le contenu
  2. la présentation
  3. le comportement (les fonctionnalités et interactions)

Et maintenant, c’est quoi une page web ?

A peu près la même chose. Dans le fond, si vous observez bien la page que vous êtes en train de lire, hormis la date, vous auriez bien des difficultés à dater cette page.

Mais alors, y a-t-il eu évolution ? Oui ! Mais elle est subtile cette évolution.

Contenu : tout le monde lit-il la même chose ?

Non, définitivement. La preuve :

  • si vous surfez sur mon site, vous aurez accès à l’ensemble du contenu des pages ;
  • si vous utilisez un lecteur de flux RSS, il se peut que vous n’ayez accès qu’à des extraits de pages (les x premiers caractères) ;
  • si vous utilisez un portail de syndication du type NetVibes, vous n’aurez accès qu’aux titres de mes billets ;
  • si le contenu était formaté en XML et transformé à la volé via une feuille de style XSL vous pourriez aussi bien voir une page WAP qu’un fichier PDF.

En fonction de votre contexte d’utilisation, le contenu auquel vous aurez accès peut être complètement différent (plus ou moins riche).

Présentation : version dégradée ou allégée ?

Pour la présentation, c’est la même chose :

  • si vous surfez sur mon site avec un navigateur récent (comme Firefox ou Opera) vous aurez devant vos yeux une mise en page sobre avec de jolis coins arrondis ;
  • si vous utilisez un navigateur comme IE, vous aurez les mêmes couleurs mais plus de coins arrondis ;
  • si vous imprimez cette page, plus de couleurs, mais une police de caractère plus adaptée à la lecture sur papier ;
  • si vous utilisez un lecteur de flux RSS, c’est le style par défaut du lecteur qui sera utilisé ;
  • si vous utilisez un navigateur alternatif (lecteur d’écran, PDA…) vous aurez une version encore plus dégradée ;
  • si en plus, vous utilisez une extension du type GreaseMonkey qui altère le comportement de la page pour l’enrichir (ou la détourner), alors là… c’est la porte ouverte à tout.

En fonction du terminal et du logiciel d’accès à internet, la présentation de cette page sera également très différente.

Comportement : plus ou moins riche ?

Prenons l’exemple de la page suivante : The accessible AJAX calculator.

  • si vous utilisez un navigateur qui se respecte, la réponse est rapatriée de façon dynamique sans avoir besoin de recharger la page ;
  • si votre navigateur est plus ancien, il aura plus de mal à interpréter le bout de code AJAX et devra rafraîchir la page pour rapatrier le résultat ;
  • si le javascript est désactivé sur votre navigateur la calculatrice ne fonctionnera pas, seuls les liens hypertextes seront actifs.

En fonction de la capacité de votre navigateur à interpréter des bouts de code, le comportement d’une page sera plus ou moins riche.

Conclusion

Vous l’aurez bien compris : une page web reste une page web, mais la notion même de page arrive à expiration :

  • du contenu syndiqué (via RSS?) et modulaire (via XSL??) ;
  • une présentation flexible (via CSS) et adaptable (à l’aide de l’attribut media) ;
  • un comportement qui peut être dégradé (avec les balises <script> et <noscript>)…

Autant de petites évolutions qui au fil des ans ont fait évoluer les concepts de pages et de sites web. Les standards W3C, l’accessibilité, le web sémantique l’utilisabilité… sont autant de leviers pour proposer une utilisation plus riche de l’internet. Le tout au service des utilisateurs, pour une expérience en ligne plus agréable, plus performante, plus simple, plus puissante, plus… mieux, non ?

Et ce n’est qu’un début : les réseaux sociaux, les interfaces riches, les microformats… seront les leviers de demain pour bâtir celui-dont-on-ne-doit-pas-nommer-le-nom (pour ceux qui ne suivent pas, il ne s’agit pas de Voldemort !).

De l’art de lutter efficacement contre le phishing

Le pishing, vous connaissez ? Mais si, ce sont ces hackers qui usurpent l’identité de sites commerciaux pour vous arnaquer.

Dernièrement j’ai été victime d’un pishing : un message de chez PayPal qui me demandais de cliquer sur un lien pour vérifier mon mot de passe. Hum… ça sentait l’arnaque à plein nez. Boum, à la poubelle.

Hier je reçois un autre message de PayPal. Ils m’informent que ma carte bancaire arrive à expiration et qu’il faut que je rentre le numéro de ma nouvelle carte. Sauf que là, ce message ne sentait pas l’arnaque.

Voici pourquoi :

  1. Le message est au format texte, sobre mais professionnel
  2. Il n’y a aucun lien, juste une procédure où l’on me demande de me connecter à mon compte Paypal
  3. Ce message contenait un numéro de référence

Une démarche professionnelle et complètement sécurisante. Idéale pour me mettre en confiance et m’inciter à utiliser leur service. Et vous ? Avez-vous d’autres anecdotes ?

MAJ (30/09/2005) : On parle du Phishing sur HFI : Phishing and Pharming and Phraud, oh my.

MAJ (19/10/2005) : Deux beaux exemples dans ma boîte aux lettres ce matin :

Exemple de Phishing

Heureusement que Gmail les a automatiquement classés dans le répertoire « Spam » avec un message d’alerte.