La fin de l’architecture de l’information ?

Est-ce la fin de l’architecture de l’information ? Je ne saurais pas le dire en tout cas je vous propose de lire trois articles plutôt alarmistes :

  • Information Architecture in a European dimension dans lequel il y est réalisée une analyse SWOT de la discipline dans différents pays européens (mais pas en France) ;
  • Content is King No More: Web 2.0 Is About Interaction où l’auteur nous explique qu’avec l’émergence de nouveaux usages et des interfaces de plus en plus dense, la couche de contenu (l’architecture de l’information) d’un site aura bien moins d’importance que la couche de présentation (l’interface qui permet d’y accéder) ;
  • Understanding the Limited Value of Wireframes où l’auteur nous explique qu’avec la montée en puissance des interfaces riches et des nouveaux usages, l’étape de maquettage statique d’un site (le story-board ou wireframe en anglais) perdra beaucoup de sa valeur par rapport à l’étape de prototypage dynamique.

Gloups ! Si après ça le message n’est pas clair… Bon OK, alors laissez moi le clarifier une bonne fois pour toute : le web est en train d’évoluer. Et il évolue beaucoup plus vite que vous le pensez. Dans ce contexte, il devient plus qu’urgent de faire évoluer en parallèle nos mentalités et nos façons de travailler. Ceci avec un objectif bien précis en tête : concevoir des services en ligne (et les interfaces qui vont avec) plus performant, plus puissant, plus simples.

Un commentaire sur “La fin de l’architecture de l’information ?

  1. En effet, c’est peut être un peu alarmiste… Même dans un système très interactif dans lequel il n’y a aucune structure de ‘linformation, il y a à mon sens une structure de l’information. C’est clair qu’avec le tagging (mots clés à la technorati), on se retrouve de plus en plus dans des structures neuronales vs structure hiérarchiques habituelles. SI on a une AI différente dans un site, j’ai remarqué qu’on de plus en plus d’architeture entres sites. En effet, dans le cadre d’un blog networking par exemple, on est obligé de réfléchir son architecture, ses catégories de post par rapport à d’autres sites (agrégateurs, etc…) L’interaction et la persception de l’information dépasse largement le site émetteur. Point de vue du prototype, il n’y a pas de compétition entre le wireframe (diagrame) et prototype dynamique. EN fonction de la complexité des interactions d’un interface, le wireframe sert de préparation au prototype dynamique. J’ai fait beaucoup d’interfaces DHTML il y a quelques années et le wireframe est tout à fait utile avant d’attaquer la couche interaction et aller plus loin. En fait, je crois qu’on a l’impression que l’IA disparait mais à mon sens elle n’a jamais été aussi présente. Quel Information Architect n’a pas rêvé que tout les ocntenus d’un site soient accessibles via des modes de pensées difféents, que chaque contenu soit taggé, etc… Les outils de recherche intègre des thésaurus, taxonomie, etc…

  2. Effectivement, il ne faudrait pas non plus s’emballer sur l’impact des nouveaux usages (RSS, réseaux sociaux…) sur la conception de sites web. Après tout, rien ne ressemble plus à un blog qu’un autre blog ! Mais de là à dire que la tendance est à poser le contenu « en vrac » sur un blog, charge après aux aggrégateurs de le traiter et de le structurer en fonction des utilisateurs (selon les tags qu’ils ont paramétrés…). Petit à petit on va y venir à cette notion d’interface flou ! /Fred

  3. Voila le syndrome du garou qui refait surface. Tremblez, effrayez vous bonnes gens, car l’IA se meurt. Arglll… C’est vrai, ça bouge, faut s’adapter, mais je pense que tant qu’il y aura du contenu, des contenus, il sera nécessaire de les organiser et d’assurer un accès et des modes de recherches optimaux. Et c’est pas Ruby On rails qui va nous y aider.. N’importe quoi ! Aurais-je envie de dire…

  4. Faudrait pas jeter le bébé avec l’eau du bain ;-))))) Personnellement, j’adore le modèle IA du blog : tout est une actualité à la base avec divers modes de classifications associés. C’est génial… Aucune classification a priori et une possibilité de classification a posteriori. Il y a moyen de monter des modèles d’information architecture très puissants sur cette base. Je m’en suis déjà inspiré dans le cas d’intranets. Mais le blog a ses limites surtout pour de la classification d’informations qui ont une faible durée de vie. Mais là, c’est un autre débat. C’est clair ça bouge et c’est génial ;-)

  5. Oui tout à fait Fred. Peut importe la technologie utilisée, du moment que ça fonctionne bien. JotSpot est un bon exemple car c’est à mon avis un des services en ligne les plus puissant, novateur et flexible que je connaisse et pourtant, ni Flash ni AJAX ni Ruby On Rails ! /Fred

  6. Je dirais non. Comment, par exemple, imaginer qu’un moteur de recherche comme google puisse exister si son architecture n’avait pas fait l’objet d’une étude poussée ?

  7. Hummm… Je comprend bien ce qu’ils veulent dire pour les applications en ligne, ce n’est rien de nouveau. Mais il n’y a pas que des BaseCamp en ce monde. La majorité des sites réalisés pour des clients sont des vitrines statiques à 90%, ou dynamiques mais sans interfaces riches. Et même avec des interfaces riches, cela n’enlève en rien le besoin d’une planification des contenus, de leur « trouvabilité » comme le dirait M. Morville. (http://findability.org/), un des fondateurs de l’architecture de l’information « moderne »…

  8. Tout à fait d’accord avec Michael ! Il ne s’agit pas d’une mort annoncée, mais d’une consécration ! Les interfaces si riches soient-elles ne peuvent rien si le contenu n’est pas catégorisé, structuré… Plus l’adaptation au visiteur sera forte (personnalisation de la page selon le navigateur, le handicap, la connexion, le jour de la semaine, la pointure,…), plus il faudra un expert pour définir les informations à afficher et leur ordre d’importance. Les sites, statiques ou non, font face à des internautes de plus en plus exigeants et connaisseurs. Il ne sera plus envisageable de rechercher la moindre info, elle devra impérativement être disponible au fil de la navigation. Seul un architecte de l’information peut structurer le contenu afin d’y parvenir à coup sûr.

Laisser un commentaire