Social Media Landscape 2016

Si vous cherchez la version française de cet article, elle est ici : Panorama des médias sociaux 2016.

The first version of my Social Media Landscape was published in 2008. Back at this time, the landscape wasn’t very different from what it is now: publishing, sharing, discussing and networking tools (we even begin to witness the come back of livecast tools like Periscope!). Nevertheless, I have published a new version every year, with growing popularity. The reason so many people are interesting in this landscape is because there are always new comers, and because it is very complex to apprehend. Moreover, social media are playing a major role in our daily lives (Facebook users are connected more than 30 minutes per day on average).

If originally, social media were designed for conversation and sharing purpose, they evolved into mainstream information / communication / engagement channels. After years of adding new functionalities and buyout, major social platforms like Facebook or Twitter became 21’s century dominant media.

Lire la suite

Panorama des médias sociaux 2016

You can find the english version of this article here: Social Media Landscape 2016.

Publié pour la première fois en 2008, mon panorama des médias sociaux est devenu au fil des ans mon marronnier : je le ressors au mois de mai comme certains nous refourguent les prix de l’immobilier ou le salaire des cadres. Croyez-le ou non, mais il ne se passe pas une semaine sans que l’on me contacte pour me demander l’autorisation d’exploiter l’une ou l’autre des versions du panorama. Si ce schéma a autant de succès, c’est que le sujet n’est pas simple à comprendre et qu’il occupe aujourd’hui une place prépondérante dans notre quotidien. Le dernier sondage que j’ai vu passer faisait état d’une moyenne de 30 minutes passé tous les jours sur Facebook.

Si à la base, les médias sociaux étaient des espaces de conversation et de partage, ce sont devenus des canaux d’information, de communication et d’interaction de tout premier ordre. Après de nombreuses années d’enrichissements fonctionnels et de rachats, les grandes plateformes sociales comme Facebook ou Twitter sont les médias dominants du XXIe siècle.

Lire la suite

Les médias sociaux ne sont pas des supports publicitaires, mais des canaux affinitaires et relationnels

La première fois que j’ai parlé de Facebook sur ce blog, c’était en 2006, soit il y a près de 10 ans. À l’échelle de l’humanité, une période de 10 ans ne représente presque rien. Et pourtant, Facebook et les médias sociaux ont irrémédiablement changé notre façon de communiquer, de nous rencontrer, de nous informer, de nous divertir… Au cours de cette période, les médias sociaux, aidés par la généralisation des smartphones, se sont durablement ancrés dans le quotidien des consommateurs. Idem pour les annonceurs qui se sont tranquillement installés dans une petite routine où leur budget de communication est ventilé en achat de bannières, de mots-clés sur Google et en publications sponsorisées sur les médias sociaux. Comme le dit l’adage : « il faut être là où les clients sont« . OK soit, mais cette approche est-elle encore viable à partir du moment où TOUT le monde veut être là où les clients sont ? Ce constat est particulièrement critique sur Facebook où la compétition pour l’attention est à son paroxysme. Et pourtant… cela n’empêche pas les annonceurs de s’acharner.

Lire la suite

Développez votre audience globale, plus seulement celle de votre site web

En ce moment, le monde de l’édition en ligne est en plein chamboulement. Plusieurs facteurs concomitants ont participé à l’érosion de l’audience (donc des revenus publicitaires), et poussé les éditeurs à se remettre en question. Ces derniers se sont ainsi retrouvés piégés dans une spirale infernale : des internautes qui délaissent les grands portails pour passer toujours plus de temps sur les médias sociaux, donc des revenus publicitaires en baisse, donc des éditeurs qui élargissent artificiellement leur inventaire avec de nouveaux emplacements publicitaires (bannières, sponsorisés ou natifs). Il en résulte des sites web de plus en plus encombrés avec une très forte pression publicitaire et des liens de partage vers les médias sociaux qui ralentissent fortement le chargement des pages. En résumé : une expérience de lecture qui s’est considérablement dégradée en seulement quelques années.

Les éditeurs auraient-ils pu maintenir leur niveau d’audience en limitant le nombre de bannières par pages ? Impossible à le dire. De toute façon, la question n’est pas là, car nous ne pouvons que constater la fuite des lecteurs vers des plateformes sociales fermées comme Facebook ou Snapchat. Que vous l’admettiez ou non, le résultat est le même : les habitudes de consommation de l’information des internautes ont irrémédiablement changé, et il n’y aura pas de retour en arrière. Arrêtez donc de brandir vos cartes de presse comme un exorciste le fait avec un crucifix, ça n’aura aucun effet.

Nous sommes à la fin de l’année 2015 et les internautes n’ont plus envie de consulter consciencieusement les portails qu’ils ont mis dans leurs favoris. Ils veulent de nouveaux formats (plus courts, plus spectaculaires) et surtout de nouvelles modalités de lecture comme celle proposée par Moments de Twitter ou des applications mobiles comme Nuzzel ou NowthisNews (Brief.me en français). À partir de ce constat, les éditeurs n’ont pas d’autres choix que de coller à ces nouveaux usages / besoins en proposant de nouveaux formats à l’image de CNN avec Great Big Story (cf. CNN just launched its own BuzzFeed killer).

greatbigstory

Ceci étant dit, plutôt que de critiquer l’immobilisme des grands éditeurs, j’aurais plutôt dû balayer devant ma porte : j’accuse une chute de trafic régulière depuis de nombreuses années, et pourtant, je n’ai pas changé de formule. Il faut croire qu’une grosse partie de mon lectorat s’est lassé… Tant pis, j’assume mes choix, car je ne veux pas transiger sur la longueur ou la qualité de mes articles. Je peux me le permettre, car je ne vis pas de revenus publicitaires.

analytics

Bref, tout ça pour dire que l’heure est maintenant venue d’affronter la réalité en face et de trouver des solutions concrètes. La piste la plus intéressante selon moi, est de changer d’indicateur : plutôt que de vous focaliser sur le nombre de V.U. sur votre site, et si vous vous intéressiez plutôt au nombre de lecteurs ? La portée globale est un indicateur beaucoup plus intéressant et surtout plus pragmatique : si vous ne parvenez plus à attirer suffisamment de lecteurs sur votre site, arrangez-vous pour qu’ils continuent à vous lire, quitte à ce que ça soit sur un autre site, ou même sur une newsletter !

J’avais déjà commencé à aborder le sujet dans un précédent article (L’avènement des plateformes de contenu et la revanche de la syndication) et je persiste dans cette réflexion, car la suprématie des grandes plateformes semble inéluctable. Des solutions comme Facebook Instant Articles, Google AMP, ou des services d’agrégation comme LinkedIn Pulse, Apple News, Notify ou Flipboard sont autant de canaux de distribution complémentaires qu’il va falloir accepter d’utiliser pour maintenir un certain niveau audience. Si je devais faire une analogie, ça serait comme de s’entêter à vouloir vendre ses produits dans sa propre boutique plutôt que d’accepter qu’ils soient également distribués en grande surface (l’important n’est pas le nombre de visiteurs dans la boutique, mais le nombre de produits vendus).

Certes, vous pourriez me dire que cette exploitation de canaux de distribution complémentaires ne règle pas le problème de la monétisation, mais de doute façon la montée en puissance des bloqueurs de bannières rend se débat obsolète (Les ad-blockers accélèrent la transformation de la publicité en ligne). Ces dernières semaines, j’ai eu l’occasion d’aborder ce sujet avec de nombreux interlocuteurs qui ont essayé de me convaincre que la solution serait d’inciter (de forcer ?) les internautes à désinstaller leur bloqueur de bannières. Sauf que nous savons tous que ça n’arrivera pas, nous devons passer à autre chose (cf. Ad Blocking Isn’t The End Of The World et Seven ways publishers are addressing ad blocking). Moralité : les éditeurs ne peuvent pas rentrer en conflit avec Facebook, Google et les internautes, ils vont devoir changer de modèle économique s’ils veulent survivre. Ceci est également vrai pour les blogs qui subissent également très durement la concurrence des grandes plateformes sociales et des nouvelles fermes à contenu (cf. La blogosphère à un tournant de son histoire).

Je préconise donc un modèle de distribution élargi pour pouvoir toucher la plus large audience possible et surtout pour respecter les habitudes que les lecteurs ont prises sur telle ou telle plateforme. Dans ce schéma, le site servirait à archiver les contenus, à leur donner une adresse de référence (grâce aux URLs canoniques). Figurez-vous qu’il existe un terme pour ce modèle de publication : POSSE, comme dans Publish (on your) Own Site, Syndicate Elsewhere.

Publier sur son site web et proposer un flux de syndication ? Est-ce que ça serait aussi simple ? Oui, du moins je l’espère, car nous ne savons pas encore avec précision les modalités pour pouvoir accéder aux fonctions de lecture native des grandes plateformes, ni quand elles seront disponibles pour le plus grand nombre (How Facebook Instant Articles works: a publisher’s perspective).

Au final, nous revenons vers des modèles de distribution qui sont utilisés depuis de nombreuses années, et que l’on a injustement condamnés (cf. RSS n’est pas un produit grand public, c’est un outil pour les professionnels). Espérons simplement que cette mode des contenus visuels ne va pas durablement s’installer et que nous n’en soyons pas tous réduits à tourner des micro-vidéos verticales…

/* – – – CONFIGURATION VARIABLES: MAKE SURE THE ID IS YOURS – – – */
window.graphcomment_id = ‘Fredcavazza-net’;
/* – – – DON’T EDIT BELOW THIS LINE – – – */
(function() {
if (document.URL) {
if (document.URL.indexOf(‘cavazza.net/’, document.URL.length – ‘cavazza.net/’.length) === -1) {
var gc = document.createElement(‘script’); gc.type = ‘text/javascript’; gc.async = true;
gc.src = ‘https://graphcomment.com/js/integration.js’;
(document.getElementsByTagName(‘head’)[0] || document.getElementsByTagName(‘body’)[0]).appendChild(gc);
}
}
})();

La blogosphere à un tournant de son histoire

J’ai  ouvert ce blog il y a plus de 12 ans. Douze années au cours desquelles j’ai vu la blogosphère naitre, se développer, se transformer, se contracter… Nous sommes bientôt en 2016, et il est très difficile de se faire une idée de l’état réel de la blogosphère, surtout depuis que Technorati ne publie plus ses rapports annuels.

Avec la domination totale de Facebook, Twitter et autres Snapchat, vous avez peut-être l’impression que les blogs ont disparu, pourtant je peux vous assurer qu’ils sont encore là, du moins pour ceux qui savent chercher et qui se soucient un minimum de la qualité des contenus qu’ils consomment. Pour décrire la situation, je vous propose de prendre l’analogie de la télévision : il y a ceux qui ne sont pas très regardants et s’installent devant la première chaîne en attendant de se faire sagement informer / divertir avec des contenus formatés (dont l’objectif est de déplaire au moins de personnes possible) et ceux qui vont choisir leurs contenus à la main (sur Netflix ou autre) et décident du moment où ils vont les consommer. Pour les contenus en ligne, c’est la même chose : il y a la solution de facilité, se mettre devant son fil Facebook et attendre sagement que l’algorithme décide des contenus qui seront affichés, ou sélectionner ses sources en allant explorer la blogosphère. Et quand je dis « explorer », je n’exagère pas.

La blogosphère est plus active que jamais

J’ai assisté hier soir à la sixième édition des Golden Blog Awards. Je n’avais pas eu le temps (bon OK, le courage) de venir aux éditions précédentes, si bien que j’ai été fortement impressionné par l’ampleur de l’événement : un décor superbe et une salle comble.

gba6

J’ai vu au cours de cette soirée de nombreux talents (à l’image de Pierre, le grand gagnant de la soirée) et beaucoup de diversité : hommes, femmes, jeunes et… encore plus jeunes (de nombreux lauréats ressemblaient à des lycéens). J’y ai surtout vu des projets éditoriaux avec des approches très décalées (ex : Les Enjoliveuses, le Hollywood Rapporteur, ou Votre Tour du Monde).

Bref, il y avait du très beau monde et le niveau (éditorial) était très élevé. Je regrette que des blogs comme Aruco ou Siècle Digital n’aient pas été cités (je suis un lecteur régulier), mais le nombre de lauréats est limité. Donc tout va bien pour la blogosphère, sauf que…

De réelles menaces

Nous vivons à une époque où tout va plus vite, peut-être trop vite : plus personne n’a le temps de rien, le snacking media est devenu la norme. Nous constatons ainsi que les contenus sont de plus en plus visuels, nous n’avons plus le temps de décrire le présent avec des mots, alors une photo fera l’affaire (Instagram est maintenant plus gros que Twitter). De ce fait, les éditeurs et plateformes sociales privilégient les micro-contenus comme ceux que l’on trouve sur Snapchat ou Vine : plus faciles à consommer, surtout quand on « picore » tout au long de la journée.

Nous assistons également à l’avènement des plateformes de contenu : Snapchat Discover, Facebook Instant Articles, Google AMP, Apple News… sont les nouveaux portails d’information. Ce qui est vrai dans la distribution physique (concentration des enseignes et des services), l’est également dans le web : plus il y a de contenus et services, et plus vous avez de chance de fidéliser les internautes, de faire partie de leur quotidien, et de leur donner l’illusion qu’ils ont le contrôle (comme à l’époque de My Yahoo). Cette problématique de distribution des contenus sur les canaux numériques est complexe, et je n’ai pas la prétention d’y répondre dans cet article. Il n’empêche que je suis très inquiet quant à l’avenir du web en tant que média libre (sans une autorité centrale de régulation, ou un algorithme pour sélectionner ou écarter des sources).

Dans ce contexte où l’on essaye de contraindre le web dans des silos (pourquoi perdre du temps à chercher sur Google alors que vous pouvez trouver tout ce qui vous intéresse sur Facebook ?), les blogs se positionnent en tant qu’alternatives aux contenus trop pauvres ou trop formatés (ex : « 18 chiots nouveaux-nés prêts à découvrir le monde« , « Les rousses ne sont pas vraiment votre style ? Après ces 15 photos, vous allez changer d’avis…« ).

Je pense ne pas me tromper en disant que ce qui différencie un blogueur d’un journaliste est l’absence de contraintes éditoriales : les blogs sont des territoires d’expression qui ne sont régis par aucune règle éditoriale, pour le meilleur et le pire. Bien que ça ne soit pas aussi simple…

Vers une crise identitaire ?

La soirée d’hier soir était l’occasion d’aborder LA question ultime : qu’est-ce qu’un blog ? Cette question n’est pas simple, surtout quand on apprend que WordPress est installé sur près d’1/4 des sites web. Les différents interlocuteurs auxquels j’ai pu poser la question sont tous unanimes : un blog c’est avant tout une voix, un rédacteur… sauf quand il est anonyme… ou quand ils sont plusieurs. Non en fait, un blog c’est avant tout une passion, on ne le fait pas pour de l’argent… sauf qu’il faut bien payer ses factures, et qu’il y a de nombreux sponsors potentiels. Décrire un blog, et à fortiori la blogosphère, est une tâche plus ardue qu’il n’y parait.

Wikipedia nous donne une définition basique, mais qui reste pertinente : « Un blog, est un type de site web utilisé pour la publication périodique et régulière d’articles, généralement succincts, et rendant compte d’une actualité autour d’un sujet donné ou d’une profession« . À partir de là, nous pouvons identifier plusieurs types de blogs :

  • Les blogs personnels, rédigés par un individu passionné qui souhaite avant tout s’exprimer et partager (ex : Passeur de sciences) ;
  • Les blogs professionnels, tenus par des experts qui souhaitent démontrer et partager une expertise (je classe mon blog dans cette catégorie) ;
  • Les mini-medias, qui sont rédigés par des individus, des collectifs, des entreprises ou organisations diverses qui souhaitent toucher la plus large audience. Dans cette typologie, nous allons retrouver les blogs de mode et les portails en devenir comme Limonadier, Le petit shaman ou Untitled.

Plus largement, un blog sert à exprimer un point de vue. Certes, un blog peut servir à informer, mais la principale distinction avec des publications institutionnelles est que les rédacteurs partagent leurs idées / opinions et sont prêt à débattre (contrairement aux éditorialistes qui se contentent de donner leur point de vue sans voix retour). Les plateformes de blog de « nouvelle génération » comme Medium ou Ghost brouillent les pistes, mais le dénominateur commun reste cette notion de point de vue personnel.

De l’importance des commentaires

Un blog se définit selon moi par un contrat de lecture tacite entre le rédacteur et les lecteurs : on troc de l’objectivité pour de l’interaction. Les lecteurs de Korben vont y chercher des informations et astuces (ex : « Transformer une image en CSS« , « Comment cracker un mot de passe Windows« ), mais également des coups de gueule (ex : « Chers Youtubeurs…« ). Selon cette optique, une publication institutionnelle aura des lecteurs, tandis qu’un blog aura une communauté de lecteurs. La différence est subtile, mais elle a son importance.

Ces derniers temps, les commentaires se font de plus en plus rares, la faute à Twitter (en partie). Ils sont cependant une composante essentielle de la communauté des lecteurs. Sans eux, il n’y a plus d’échanges, on se contente de consommer des contenus au kilomètre. Je constate que les grandes solutions de gestion des commentaires comme Disqus ou LiveFyre se sont égarées (Disqus now you lets create your own forum et Livefyre Launches Ads in Comments), tant pis pour elles. Je reste très attaché aux commentaires et je déplore la baisse notable de dépôts de commentaires sur ce blog. À ce sujet, je veux bien admettre mes erreurs : j’ai été trop ambitieux à vouloir rédiger 8 blogs en même temps, mais je suis en train d’y remédier…

Peut-être y a-t-il également un problème de forme avec les commentaires : ils existent depuis 15 ans et n’ont quasiment pas évolué. J’avais mentionné l’année dernière la sortie de GraphComment, une solution française qui apporte une réponse pragmatique pour faciliter la lecture des commentaires (GraphComment veut dépoussiérer les commentaires). Peut-être qu’un dépoussiérage serait un moyen de redonner envie aux lecteurs de commenter…

Luttons contre la banalisation des contenus !

Vous pourriez penser que je fais une fixation, pourtant je ne suis pas le seul à m’inquiéter des Instant Articles de Facebook et plus généralement de la « plateformisation » du web (The Walled Gardens Of The Web Are Growing, The Web Is Dying, Apps Are Killing It, Facebook’s Quest To Absorb The Internet et Walled gardens and the wild west days of distributed content). Vous noterez au passage la pertinence de la question posée par ce dernier article : « Google AMP – walled garden or public park?« .

walled-garden

Je suis persuadé que ces solutions d’hébergement / distribution d’articles vont accélérer la dissolution des communautés de lecteurs. Sous prétexte d’améliorer le confort de lecture, elles piègent le lecteur dans l’illusion qu’il choisit ses sources, alors que c’est un algorithme qui décide pour lui. Pire : des solutions comme les Instant Articles rétrogradent les auteurs au statut de simple producteurs de contenus.

La blogosphère va-t-elle être victime de l’infobésité ? Peut-être, car nous subissons un phénomène de banalisation des contenus (« commoditization » en anglais) : ces derniers sont produits en masse pour combler les espaces entre les bannières et les publicités natives. Je n’insiste pas sur ce point, car j’ose espérer que vous vous en étiez rendu compte.

Je vous invite donc à lutter pour préserver la blogosphère telle que vous l’avez connue, et plus généralement pour préserver le web « ouvert » : lisez, explorez, partagez, commentez… En résumé : préservez votre statut d’internaute libre et privilégiez la qualité à la quantité.

/* – – – CONFIGURATION VARIABLES: MAKE SURE THE ID IS YOURS – – – */
window.graphcomment_id = ‘Fredcavazza-net’;
/* – – – DON’T EDIT BELOW THIS LINE – – – */
(function() {
if (document.URL) {
if (document.URL.indexOf(‘cavazza.net/’, document.URL.length – ‘cavazza.net/’.length) === -1) {
var gc = document.createElement(‘script’); gc.type = ‘text/javascript’; gc.async = true;
gc.src = ‘https://graphcomment.com/js/integration.js’;
(document.getElementsByTagName(‘head’)[0] || document.getElementsByTagName(‘body’)[0]).appendChild(gc);
}
}
})();

L’avènement des plateformes de contenu et la revanche de la syndication

Assez régulièrement, notamment dans mes prédictions, je vous répète que le web est un média en perpétuelle évolution, avec une tendance à l’accélération de cette évolution. Pour vous en convaincre, je vous invite à (re)lire mes articles sur la publicité en ligne, TV ou les applications mobiles (ce qui était valable il y a deux ans ne l’est plus). Dernière illustration en date de cette évolution à marche forcée : les contenus. En moins de 6 mois, les grands acteurs du numérique (Snapchat, Facebook, Apple, Twitter, Google…) ont fait complètement évoluer les rapports de force et posé les bases d’une nouvelle ère : celle des plateformes.

Des portails web aux plateformes mobiles

À une époque pas si lointaine (15 ans), le web était dominé par des grands portails (Yahoo, MSN, AOL, Spray…). Ces portails se faisaient la guerre pour être la page de démarrage des internautes qui y trouvaient tous les contenus et services dont ils avaient besoin (météo, actus, sports, emails…).

Ces portails proposaient des chaines au sein desquelles un certain nombre de gros éditeurs étaient agrégés. Le problème est que cette agrégation était loin d’être exhaustive. Les internautes avaient faim, ils se sont logiquement tournés vers Google pour avoir accès complet à la richesse qu’offrait le web. Le célèbre moteur de recherche est devenu logiquement la page de démarrage de centaines de millions d’internautes.

Ensuite sont apparus les médias sociaux : d’abord les blogs, puis Facebook et Twitter. Face à la surabondance de contenus, les internautes ont dû faire des choix et accorder leur confiance à une poignée d’éditeurs. Nous sommes alors passés de l’ère de la recherche à celui de l’abonnement : flux RSS pour les blogs, follow pour Twitter et fans pour Facebook. Ce principe a bien fonctionné un temps, mais nous avons vite atteint un seuil de saturation (remarquez comme l’histoire se répète).

Non seulement les internautes étaient noyés sous un raz-de-marée de contenus de plus ou moins bonne qualité (avec tout le respect que j’ai pour les chats), mais ils étaient en plus abreuvés de messages et autres notifications. Ils se sont alors repliés vers des supports plus confortables où ils pouvaient savourer des contenus de qualité sur le web ou sur leurs terminaux mobiles. Flipboard est pour moi l’exemple le plus représentatif de ces services.

La lecture d'articles dans Flipboard
La lecture d’articles dans Flipboard

Séduits par l’idée d’une « oasis éditoriale », d’autres se sont engouffrés dans la brèche, à commencer par Snapchat qui a lancé sa rubrique Discover en début d’année.

Les articles dans Snapchat Discover
Les articles dans Snapchat Discover

Assez rapidement, il a été rejoint par Facebook avec ses Instant Articles, qui sont toujours en phase de déploiement.

Exemple d'article sur Facebook avec Instant Article
Exemple d’article sur Facebook avec Instant Article

Dernier entrant dans la course : Apple, qui compte bien s’imposer sur le créneau de l’actualité avec sa plateforme Apple News associée à iOS 9.

Exemple d'article dans Apple News
Exemple d’article dans Apple News

« Plateforme » ? Oui tout à fait, une plateforme au sein de laquelle les utilisateurs peuvent découvrir, consulter et s’abonner à des contenus dans un environnement contrôlé (du moins en termes de mise en page) où tout est fait pour privilégier le confort de lecture, surtout sur un smartphone.

Avantages et inconvénients des plateformes de contenu

Appelons un chat un chat : par « plateformes », je fais référence en réalité à des plateformes fermées, des sous-ensembles du web qui ne sont pas accessibles librement et où tout le monde (utilisateurs et annonceurs) doit se plier aux règles de l’éditeur. Certains s’offusquent de la balkanisation du web, à juste titre (Le web est mort, vive le web) ; d’autres mettent en avant la puissance de frappe de ces plateformes et leur capacité à démultiplier la visibilité des contenus, à juste titre également. Le débat n’est pas simple, car il y a plusieurs éléments à prendre en compte, notamment de solides arguments en faveur des plateformes :

  • une excellente expérience de lecture (bien supérieure à ce que peuvent proposer des sites web saturés de bannières et contenus additionnels) ;
  • une distribution très puissante (les messages sponsorisés sur Facebook permettent de rapidement toucher une large audience) ;
  • une monétisation simplifiée (Snapchat et Facebook proposent un système de partage des revenus publicitaires).

Les plateformes de contenu, en revanche, présentent un certain nombre d’inconvénients :

  • Les contributeurs sont terriblement dépendants de l’éditeur de la plateforme et de ses CGU (certains tentent néanmoins de clarifier les choses et de proposer des contrats équitables à l’image de Dailymotion ou YouTube) ;
  • La concentration des contenus pousse les contributeurs à utiliser des titres et des photos toujours plus sensationnels pour sortir du lot (BuzzFeed est ainsi le spécialiste du racolage numérique) ;
  • Les contenus publiés ne sont pas exportables, ils sont liés à la plateforme (les vidéos publiées sur YouTube et republiées sur Facebook sont pénalisées vis-à-vis des vidéos natives).

Au final, après plus de 12 ans de blog, je serais incapable de vous dire quelle est la meilleure solution entre publier sois-même ou passer par une plateforme (surtout avec la nouvelle version de Medium). Il y a en revanche un signe qui ne trompe pas : l’engouement des internautes. Flipboard revendique ainsi 80 M d’utilisateurs, essayez d’extrapoler ça au milliard d’utilisateurs journaliers de Facebook pour bien appréhender le potentiel des Instant Articles.

C’est pour éviter de se faire distancer que Twitter a présenté cette semaine ses Moments : une forme d’éditorialisation de l’actualité (Twitter Debuts Moments). En l’état, cette nouvelle fonctionnalité ne permet « que » de lire des tweets et de consulter des photos / vidéos, mais je suis prêt à parier que l’on pourra bientôt lire directement l’article dans Twitter (sans passer par une « web view »).

La rubrique Moments de Twitter
La rubrique Moments de Twitter

Nous en étions arrivés là (découverte et lecture des articles dans un environnement fermé), quand Google est venu mettre son grain de sel et proposer une solution intermédiaire avec ses Accelerated Mobile Pages.

Google à la rescousse avec Accelerated Mobile Pages

Ebruitée le mois dernier, Google a officialisé hier sa « solution » au problème de la distribution de contenus sur terminaux mobiles. De quel problème parlons-nous au juste ? À la fois d’une expérience de lecture médiocre (les sites éditoriaux sont lents à charger, le responsive design n’y changeant rien), une mécanique de monétisation qui devient caduque avec l’arrivée des bloqueurs de bannières sur smartphone (ex : Adblock Plus sur Android, Crystal sur iOS), et un très gros risque de cloisonnement du web (d’emprisonnement des utilisateurs au sein d’applications mobiles). Pour remédier à ces problèmes, Google propose de reformater les pages d’article en utilisant une version épurée de HTMLIntroducing the Accelerated Mobile Pages Project, for a faster, open mobile web.

 

L’argumentation des équipes de Google pour nous vendre les AMP (Accelerated Mobile Page) est indiscutable : si l’évolution du langage HTML permet de faire des choses formidables (applications en ligne, animations, transitions…), l’utilisation abusive du javascript a considérablement alourdit les pages web et ne se justifie pas pour des pages de texte. L’idée de proposer une version propriétaire de HTML est une pure hérésie, car personne n’envisage de réécrire son site web. En revanche, alléger la mise en page et le code source des articles est une idée séduisante, surtout pour les lecteurs.

Nous arrivons ici au coeur du problème : nous sommes tous d’accord pour dire que tout bon contenu mérite monétisation. Mais est-ce une raison pour placer 4 à 5 bannières et jusqu’à 15 codes de tracking différents sur une même page ? Sans nous en rendre compte, nous sommes petit à petit arrivé dans une situation intenable avec d’un côté les éditeurs qui veulent légitimement gagner un peu d’argent avec leurs contenus, et de l’autre des internautes qui se sentent agressés par les bannières et surveillés (notamment à cause des pratiques de retargeting). Longtemps ignorée, la montée en puissance des bloqueurs de bannières est la résultante logique de cette fuite en avant des éditeurs (cf. Les ad-blockers accélèrent la transformation de la publicité en ligne).

Le pari de Google est donc de proposer aux éditeurs de publier une version allégée de leurs articles en n’incluant que des publicités « utiles » et un seul code de tracking. En suivant ces recommandations, les éditeurs auront le droit d’utiliser les serveurs de cache de Google pour accélérer de façon spectaculaire le temps de chargement des pages. Les premiers tests sont très encourageants puisque les temps de chargement seraient divisés par 4 (Get AMP’d: Here’s what publishers need to know about Google’s new plan to speed up your website). Un gain de temps et de bande passante précieux pour les smartphones.

L’autre gros avantage des Accelerated Mobile Page est de proposer aux mobinautes de lire un article directement sur la page de résultat de recherche. Dans l’exemple suivant, une recherche sur « Mars » fait apparaitre 5 articles dans un carrousel ainsi qu’un lecteur intégré.

Lecture d'un article avec AMP
Lecture d’un article avec AMP

La promesse des AMP est donc triple : améliorer le confort de lecture, fluidifier la distribution et proposer une mécanique de monétisation raisonnée. Ce dernier point est encore sujet à discussion dans la mesure où pour le moment seuls 5 réseaux publicitaires sont partenaires (nous ne connaissons pas les conditions pour rejoindre le club des élus) et où les ad-blockers continuent de bloquer les bannières des AMP. J’imagine que d’ici au lancement officiel, programmé pour le début de l’année prochaine, les équipes de Google auront trouvé un moyen de contourner les ad-blockers (notamment grâce au système de caching).

Au final, ce que propose Google n’est ni plus ni moins que de revenir aux sources du HTML avec des articles uniquement composés de texte et d’images (il est explicitement dit : « pas besoin de javascript pour du contenu statique »). Certaines mauvaises langues pourraient penser que c’est un moyen pour Google de camoufler les piètres performances des smartphones Android pour exécuter du code javascript (The State of JavaScript on Android in 2015 is… poor). J’aurais plutôt tendance à penser que c’est un moyen de protéger les internautes de la dérive induite par les ad tech, à laquelle Google participe largement, c’est toute l’ambiguïté de la situation.

Comme toujours, les équipes de Google ont une approche prudente et commencent par soumettre l’idée à la communauté pour valider leur approche et bénéficier d’un feedback des développeurs. N’oublions pas qu’il est ici question d’abandonner les balises standards du HTML pour utiliser les balises propriétaires de Google (<amp-img>, <amp-video>…). Certes, ils proposent de le faire dans les règles en utilisant les web components (cf. Comment les composants web ambitionnent de révolutionner les applications en ligne), mais c’est quand même une contrainte qui n’est pas négligeable. La bonne nouvelle est que ces spécifications ne demandent pas nécessairement de gros changements de la part des éditeurs. Après tout, cela va surtout impacter les outils de gestion de contenu : ces derniers proposent déjà d’exporter le contenu vers des flux RSS et Atom, AMP ne serait qu’un format alternatif supplémentaire. Vous noterez au passage que WordPress, le CMS le plus populaire du web, est partenaire de cette initiative.

Encore une fois, j’insiste sur le fait qu’il serait complètement aberrant de publier un site en AMP. L’idée de Google est de proposer aux éditeurs de publier une version allégée de leurs articles pour en faciliter la distribution et la lecture sur les smartphones. Quelque part, nous sommes en train d’assister à la revanche de la syndication (cf. RSS n’est pas un produit grand public, c’est un outil pour les professionnels). Qui sait si un jour nous n’allons pas également assister au retour de Google Reader ?

En voilà une bonne idée : proposer une version mobile de Google Reader pour concurrencer Apple News. Ha mince, on me signale dans l’oreillette que ça existe déjà (Google Play Kiosque). C’est ballot, parce que là nous retournons dans une logique de morcèlement du web au sein d’applications mobiles. Un retour à la case départ en quelque sorte…

Bref, tout ça n’est pas simple, mais Google a au moins le mérite de proposer une solution pour sortir de cette terrifiante logique de silotage du web qu’Apple et Facebook semblent tant apprécier, et Snapchat, et WeChat, et LinkedIn, et Flipboard, et tous les éditeurs de contenus qui proposent leur propre application mobile. Bon tout le monde en fait ! Difficile de lutter dans ces conditions…

La guerre des boutons

Le social commerce est un sujet complexe. J’ai déjà eu l’occasion de publier de nombreux articles sur cette pratique, qui jusqu’à preuve du contraire, n’avait pas réellement fait ses preuves (Tout reste à faire en social commerce). La situation vient cependant de changer d’un coup avec les annonces successives de Instagram et Pinterest d’inclure des boutons d’achat , des annonces qui font écho à celles précédemment faites par Facebook et Twitter. Facebook s’est notoirement illustré pour avoir essayé différentes approches du social commerce, avec le succès qu’on leur connait. Je ne reviendrais pas sur ces échecs, car la situation a bel et bien changé : les habitudes sont maintenant prises et les usages autour des smartphones se sont largement développées. En résumé : le timing est le bon.

Maintenant que (quasiment) tout le monde s’est lancé dans la course, il convient de prendre un peu de recul et de se poser les bonnes questions : Why ‘Buy’ Buttons Will Pose Big Challenges for Google, Facebook, Pinterest and Twitter. Insérer un bouton d’achat dans une publication n’est effectivement pas très compliqué. Le problème vient de la logistique que l’on va devoir mettre en oeuvre avant l’affichage des boutons et après le clic : vérifier la disponibilité du produit, proposer les différentes variantes (couleur, taille…), valider un paiement, déclencher une commande, orchestrer une livraison… le tout à travers un smartphone !

Certes, le potentiel est gigantesque, mais il y a de nombreux défis techniques et logistiques à relever, et tous les participants à cette course à l’armement n’en sont pas au même niveau. Instagram semble être le plus loin, car ils ne proposent pas de tunnel de commande intégré : Instagram Beefs Up Ads With App Install And Buy Buttons, Interest Targeting, API.

instagram-buy

Tumblr a opté pour une approche similaire avec des boutons qui se déclinent en différentes actions : Tumblr Now Has ‘Buy,’ ‘Pledge,’ And ‘Get Involved’ Buttons From Etsy, Kickstarter, Artsy + Do Something.

tumblr-buy

En ce qui concerne Pinterest, l’expérience d’achat proposée est bien plus fluide avec un parcours de recherche / sélection / commande parfaitement intégré : Coming soon: Buyable Pins!. En revanche, Pinterest s’est associé avec des prestataires techniques (Demandware et Shopify), ce qui limite les possibilités et les rend dépendants…

pinterest-buy

De son côté, Twitter a annoncé un partenariat avec Stripe pour l’encaissement, ce qui les place dans une situation intermédiaire : Twitter Is Working With Payments Startup Stripe on Its Commerce Initiative.

twitter-buy-button

Nous sommes toujours dans l’expectative de ce que va proposer Facebook, puisque son annonce remonte à l’année dernière : Testing a New Way for People to Discover and Buy Products on Facebook. La logique voudrait que les équipes de Facebook développent tout de A à Z, après tout ils avaient déjà de l’avance avec « Gifts », mais le moins que l’on puisse dire est qu’ils se font très discrets. Une annonce a été faite la semaine dernière, mais pas directement par Facebook : Shopify and Facebook Announce Expanded Beta Test For « Buy » Call-To-Action Button.

facebook-shopify

Tous ces compromis réalisés par les uns et les autres nous prouvent à quel point la vente en ligne est un métier complexe. Au final, ce sont les spécialistes du commerce en ligne qui sont à priori les mieux placés, à l’image d’Amazon qui dispose déjà d’une logistique ultra-performante et de la confiance de centaines de millions de clients. Sauf que… les internautes vont acheter sur Amazon quand ils ont une idée en tête, mais n’ont pas le réflexe de s’y rendre pour flâner et y trouver l’inspiration. Certes, le géant de Seattle fiat des efforts (Say hello to Amazon Stream, a Pinterest-like endless shopping experience), mais la sauce ne prend pas.

Dans cette grande course, il nous reste encore à aborder le cas de Google qui n’a pas manqué de faire parler de lui avec des rumeurs de l’intégration d’un bouton d’achat à ses annonces : Can Google Outsell Amazon and eBay?. Certains d’entre vous pourraient me dire que Google est complètement largué sur le sujet du social commerce, et je serais bien d’accord avec vous. En revanche, Google dispose d’atouts qui font trembler toute la profession :

  • un moteur de recherche et de comparaison de produits (Google Shopping) ;
  • plusieurs systèmes de paiement (Google Wallet, Android Pay) ;
  • un mécanisme de vérification de l’inventaire des boutiques en ligne (Trusted Stores) et locales (Inventory Ad).

Au final, Google n’est peut-être pas très bien positionné en amont du parcours d’achat (la phase d’inspiration et de découverte), mais ils sont parfaitement outillés pour tout le reste du cycle de sélection et de passage de commande. Si l’on assemble toutes les pièces du puzzle, Google peut potentiellement ouvrir une marketplace. Cette éventualité ne serait pas si effrayante s’il n’y avait pas des rumeurs d’un partenariat d’envergure avec Macy’s : Google “Buy Buttons” Could Start Showing On Mobile Shopping Ads In A Matter Of Weeks.

google-buy-button

La situation est-elle préoccupante ? Pas réellement dans la mesure où les clients pourraient apprécier le fait d’avoir accès à un mécanisme de paiement mobile performant, et où les marchants pourraient également en bénéficier. Après tout, pourquoi proposer soit même un moyen défaillant alors que l’on peut s’appuyer sur celui d’un prestataire qui accessoirement à un accès direct à 2 milliards de smartphones ?

Vous noterez au passage que tout ceci s’inscrit dans la tendance actuelle de balkanisation du web, c’est à dire son morcèlement au sein d’applications mobiles propriétaires comme WeChat, Facebook ou Snapchat. Les prochaines semaines vont donc être décisives pour savoir si les géants du web vont accroitre encore plus leur domination ou si… heu… ha bah non en fait, il n’y a pas d’alternatives. Autant être attentif pour savoir à quelle sauce vous allez être mangés !