Adobe Max 2009 – Jour 1 (suite)

Future of the Flash Platform

L'équipe en charge de l'évolution de la Flash Platform
L'équipe en charge de l'évolution de la Flash Platform

Un beau panel réservé à la presse avec l’équipe de Flash Platform :

  • Open Screen Project représente un très gros challenge pour Adobe et pour les producteurs de contenus / annonceurs ;
  • Il y a maintenant 3 métiers représentés dans la Flash Platform (les développeurs avec Flex, les créatifs avec Photoshop & cie et les concepteurs avec Catalyst) ;
  • Des nouveautés très intéressantes autour des Flash Platform Services avec des services de paiement et de distribution sur les médias sociaux (ndr : un rapport avec Adobe Wave ?) ;
  • Adobe travail sur la compatibilité de ses produits avec près d’une centaine de standards ;
  • Dans la mesure où Acrobat Reader peut lire du Flash, ils se posent la question de savoir si le Flash Player devrait pouvoir lire des fichiers PDF (et remplacer à terme l’Acrobat Reader) ;
  • Malgré de nombreuses demandes pour pouvoir implémenter Flash sur l’iPhone (grâce à un plug-in) ils ont dû se débrouiller avec le SDK disponible publiquement pour réaliser le compilateur Flash > Objective C. Le processus d’adoption sur l’App Store a été par contre très rapide (signe de bonne volonté d’Apple) ;
  • Flash Catalyst n’a pas été conçu pour être un outil de prototypage « ouvert », il sert avant tout d’outil de prototypage de RIAs et son format de sortie est et restera du MXML (au moins pour les prochaines années), sinon il y a toujours Photoshop ou Illustrator pour faire du wireframing (ndr : heu… et Fireworks ?).

Je suis triste de constater qu’encore une fois le concepteur d’interface est toujours laissé de côté et qu’il n’existe pas d’outils répondant à ses besoins. Quel dommage, surtout dans la mesure où il ne manque que très peu de chose pour faire du couple Fireworks / Dreamwaver un très bon outil de prototypage rapide capable de générer un format de sortie plus ouvert comme (au hasard) de l’HTML.

The Future of Design

Evolution des outils de conception
Evolution des outils de création et de distribution

Un autre très beau panel avec Will Eisley (en charge du développement produits de la suite CS) sur la vision d’Adobe du design et des changements à anticiper :

  • L’iPhone a réussi l’exploit de rendre viable la consommation de contenus textuels sur un terminal mobile ;
  • Nous passons d’une ère où le contenu était roi à une ère où la communauté est reine (elle décide de la nature et du format des contenus qu’elle veut consommer) ;
  • Internet est la colonne vertébrale de l’information, même dans le print car les articles et mises en pages sont échangées / revues / discutées sur le web ;
  • Le cloud compting est la clé pour libérer les contenus de la contrainte du support et les rendre accessibles n’importe où ;
  • Impacts pour les designers : conception pluri-médias (avec différentes capacités et contraintes d’affichage), distribution facilitée au travers de players universels (Acrobat Reader, Flash et l’Open Screen Project), meilleures efficacité (grâce aux outils d’optimisation) ;
  • Faciliter la collaboration entre les membres d’une équipe est essentiel pour améliorer la qualité (itérations rapides) ;
  • Ils ont publié un document résumant les bonnes pratiques de conception de contenus pour les terminaux à ancre électronique (Kindle…) ;
  • Les netbooks sont des terminaux problématiques car ils sont à mi-chemin entre ordinateurs et terminaux mobiles, ils subissent des contraintes trop souvent ignorées (mémoire et puissance limitée, claviers étriqués…), les tablets (touchbooks ?) vont faire avancer les choses (et participer à la reconnaissance / prise en compte de ce format intermédiaire).

Prise de parole intéressante mais qui ne tranche pas réellement avec ce que l’on peut entendre ailleurs (qui va remettre ne cause l’impact des smartphones et des médias sociaux ?).

La suite demain…

Adobe Max 2009 – Jour 1

C’est aujourd’hui que débute la grande messe annuelle d’Adobe sous le ciel parfaitement bleu de Los Angeles. Ouverture des portes à 7 H 30 au L.A. Convention Center (juste en face du Staple Center où avait eu lieu l’hommage à Michael Jackson).

Media Brief

La journée débute réellement à 8 H 30 avec la présentation à la presse des annonces majeures des 3 prochains jours :

  • Sortie prochaine de Flash Player 10.1 et de AIR 2.0 ;
  • Disponibilité des beta des futures versions de Flash Builder CS5 et Catalyst ;
  • Annonce des Flash Collaboration Services (pour améliorer la collaboration entre les équipes) ;
  • Sortie prochaine de LiveCycle Enterprise 2 et ColdFusion 9.

Mouais… pas de quoi exciter un blogueur. Par contre des communiqués de presse tout chauds sont disponibles en salle de presse et donnent des détails nettement plus intéressants :

  • Le Flash Player 10.1 sera conforme aux spécifications de l’Open Screen Project, la nouveauté étant de proposer un environnement d’exécution de contenus Flash qui garanti un comportement homogène sur différents types de terminaux : ordinateurs traditionnels, netbooks, smartphones (Windows Mobile,  PalmOS, Symbian et Android pour début 2010) et téléphones mobiles.
  • Deux nouveaux membres prestigieux ont rejoint le consortium (RIM et Google).
  • Les nouveautés sont : l’accélération matérielle, le streaming en HTTP et l’accès aux possibilités natives des terminaux (multi-touch, accéléromètre…).
  • Les équipes d’Adobe ont travaillé en étroite collaboration avec de nombreux industriels : Qualcomm pour de l’accélération matériel sur les puces SnapDragon, Nvidia pour les cartes GeForce et les puces Ion / Tegra (qui équipes certains netbooks d’HP, Lenovo, Sasung, Acer et Asus), Nokia pour une série d’applications et pour l’extension WRT (Nokia Web Runtime) de Dreamweaver CS4.

Keynote 1

Autre ambiance pour cette keynote d’ouverture dans la gigantesque salle du Nokia Theatre où près de 4.000 personnes s’entassent. Nous avons droit à une introduction très originale d’une troupe de danseurs qui représentent le partenariat entre  la Peapod Foundation des Black-Eyed Pea et le programme Adobe Youth Voice dont est issu le projet PlantAndInspire.org.

Une intro en musique et en danse
Une intro en musique et en danse

C’est Shantanu Narayen (le CEO) qui ouvre le bal avec quelques « généralités » :

  • L’internet doit faire face à 3 changements radicaux (les contenus riches, la multiplication des terminaux, les médias sociaux) ;
  • La frontière entre application et contenu est de plus en plus fine ;
  • Adobe passe d’une logique de création à une logique de création et d’optimisation (avec le rachat d’Omniture).

Et puisque l’on parle du loup, Josh James (le CEO d’Omniture) vient nous dire quelques mots sur le rachat :

Le CEO d'Omniture
Le CEO d'Omniture

Nous avons ensuite Kevin Lynch qui nous gratifie d’un passage en revue des nouveautés de la Flash Platform :

Cartographie de la Flash Platform
Cartographie de la Flash Platform

Puis il nous fait l’historique du Flash Player et de ses innovations :

La timeline du Falsh Player
La timeline du Flash Player

Nous avons ensuite une longue session sur le future Flash Player 10.1 :

  • Disponibilité au premier trimestre 2010 pour tous les OS de smartphone (sauf l’iPhone) :

    Le Flash Player en action sur un terminal Nokia
    Le Flash Player en action sur un terminal Nokia
  • Gros travail d’optimisation de l’utilisation de la mémoire et de la consommation d’énergie ;
  • Très impressionnante démo d’Acrobat Connect sur Android :

    Acrobat Connect sur Android
    Acrobat Connect sur Android
  • Support du multi-touch :

    Le multi-touch avec Flash
    Le multi-touch avec Flash
  • Possibilités d’interfaces riches et de widgets sur les set-top-boxes ;
  • Accélération matériel sur différents netbooks pour de la vidéo plus fluide.

Viennent ensuite des détails sur la v 2.0 de AIR :

  • Amélioration des performances ;
  • Meilleur prise en charge du hardware (détection de supports de stockage USB, utilisation du micro…) ;
  • Support du multi-touch (pour les terminaux compatibles).

Il y avait ensuite une session avec Rob Tarkof sur les différents usages de Flash en entreprise :

  • Lancement prochain de ColdFusion 9 et de LiveCycle Enterprise 2 ;
  • Démonstration de différentes applications métier :

    Des applications métier avec Flash
    Des applications métier avec Flash

Jon Liacono prend la suite :

  • Démonstration des capacités de Photoshop CS 5 (outil brosse plus réaliste, algorithme de mélange des couleurs basé sur la dynamique des fluides) :

    La nouvelle brosse de Photoshop CS 5
    La nouvelle brosse de Photoshop CS 5
  • Démonstrations des capacités du futur Flash Pro CS 5 (moteur physique plus réaliste, intégration de code snipsets) :

    Flash Pro CS 5 en action avec Super Shantanu
    Flash Pro CS 5 en action avec Super Shantanu
  • Démonstration de Flash Catalyst beta 2 (nouveaux effets visuels, import de médias et de fichiers SWF).

Vient enfin une session très attendu où il est question de l’iPhone et du refus catégorique d’Apple d’intégrer Flash dans Safari. Une solution semble avoir été trouvée avec la possibilité compiler des applications Flash en Objective C, le langage utilisé par les applications iPhone. Il existe déjà 7 applications disponibles sur l’App Store :

  • Un casual game ave des puzzle triangulaires (payant) :

    Un casual game en Flash sur iPhone
    Un casual game en Flash sur iPhone
  • Un générateur d’avatar façon South Park (payant aussi) :

    L'application South Park sur iPhone
    L'application South Park sur iPhone

C’est donc une grosse surprise mais en demi-teinte car ils ne « règlent » pas réellement le problème. Question : y avait-il un problème ? Le bras de fer entre Adobe et Apple vient de prendre un nouveau tournant car c’est une grande avancée qui ouvre de nombreuses possibilités (il me semble qu’Acrobat Connect est disponible pour l’iPhone) mais qui sont tout de même limitée à l’expérience d’utilisation de l’iPhone (qui repose sur les applications et iTunes).

Après cette annonce retentissante (il faut bien le reconnaitre), la keynote c’est achevée avec l’intervention magistrale de Jon Landau, le producteur du film Avatar, qui est venu nous parlé de l’intérêt des produits d’Adobe pour les étape de pré-production et de production du film. Cerise sur le gâteau, ils nous ont projeté six scènes exclusives du film sur un gigantesque écran avec des lunettes 3D (impossibilité formelle de filmer ou de prendre des photos).

Avatar, le prochain film de James Cameron
Avatar, le prochain film de James Cameron

Autant j’avais été très déçu par la bande annonce, autant les séquences qui nous ont été montré sur grand écran et en 3D annoncent un film réellement exceptionnel qui va faire date dans l’histoire de la SF.

À suivre…

Mes réflexions sur Silverlight 3 et la stratégie RIA de Microsoft

L’édition 2009 du MIX s’achève et comme à chaque fois, Microsoft nous a régalé avec de nombreuses annonces. Oublions le faste et les paillettes de Las Vegas pour prendre du recul et analyser à froid (tiède ?) la teneur de ce qui a été annoncé.

mix09_canyon_1.jpg
Adieu Las Veags et le Grand Canyon

Silverlight 3 et IE8

Annoncé il y a moins de trois ans, Silverlight en est déjà à sa troisième version. Une version par an c’est beaucoup, c’est même énorme pour un acteur de la taille de Microsoft. La preuve qu’ils mettent les bouchées double pour rattraper leur retard sur Flash et s’imposer sur un créneau où Adobe a beaucoup de mal à s’implanter : les RIA d’entreprise. Car ce sont bien les entreprises qui sont la cible principale de Microsoft, tout est fait pour capitaliser sur le framework .Net sur lequel Microsoft a énormément investi (temps et argent).

Le grand public n’est pas en reste avec un focus sur le streaming vidéo et la HD. Petit à petit Microsoft est en train de faire mûrir son offre et sa légitimité avec des partenariats industriels (notamment Akamai) et des partenaires média (NBC, France Television…). Cette approche verticalisée me fait penser à celle d’Apple et QuickTime qui s’est imposé sur la niche des bandes annonces. Sur ce créneau, les ambitions sont clairement affichées : concurrencer le marché des DVD avec de la VOD de qualité et les services qui vont avec. Les disques Blu-ray sont-ils également menacés ? Pourquoi pas, c’est juste une question de débit.

Concernant IE8, il n‘y a pas grand chose à dire : ils sont complètement largés face à une concurrence acharnée de la part de Mozilla (Firefox), Google (Chrome), Apple (Safari) et même Opera. Mon analyse : à quoi bon se battre pour conserver les parts de marché des navigateurs alors qu’ils peuvent noyauter les concurrents avec Silverlight ?

Expression

Débarqué récemment sur un terrain où on ne les attendait pas du tout, Microsoft continue de capitaliser sur la suite Expression qui adresse trois populations distinctes : les designers avec Design, les intégrateurs avec Web et les animateurs avec Blend (désolé pour ce terme barbare mais je n’ai rein trouvé de mieux). Avec SketchFlow il adresse une nouvelle cible (les concepteurs) qui jusque là avait été largement délaissée (laissant quelques miettes à des acteurs de niche comme Axure).

Intégrer un quatrième profil est donc une très bonne chose car ils remontent ainsi encore plus haut dans la chaine de création et peuvent à terme lancer un quatrième produit (qui pourrait potentiellement s’appeler « Flow« ).

Restera alors une cinquième population à cibler (les chefs de projet) qui seraient ravi d’avoir entre les mains un outil de pilotage du projet et de collaboration (avec les équipes internes / externes, le client…). Pourquoi pas une offre hébergée à la Basecamp ? Cela collerait tout à fiat avec la philosophie S+S chère à Ray Ozzie.

Un effort considérable est également réalisé pour développer l’écosystème SL et pour mobiliser une communauté de développeurs (une extension de MSDN ?). Macromedia disposait d’un écosystème incroyablement dense qu’Adobe n’a pas su conserver (changement de marque et de cible). Il y a donc des places à prendre pour convaincre une communauté que la complexité de la gamme Adobe peut rendre sceptique (Photoshop vs. Illustrator vs. Fireworks, Flash Pro vs. Flex Builder…). Sur ce point précis, Microsoft n’a pas a gérer la complexité de l’héritage de nombreux produits.

J’attends donc avec impatience la réponse d’Adobe avec le futur Flash 11 et surtout avec l’évolution de Flash Catalyst, et je vous donne rendez-vous l’année prochaine pour découvrir Silverlight 4 !

Mes réflexions sur l’édition 2008 de MAX

Troisième et dernier jour à « Milan la grise » et c’est déjà l’heure du départ… et dans la foule celui de faire un bilan sur ce séjour.

milangris

Premier constat : Une dangereuse tendance à la complexification de l’offre avec toujours plus de logiciels pour la création graphique (Photoshop, Illustrator, Fireworks), l’animation (Catalyst, Flash) et le code (Flex Builder, ColdFusion). Il y a donc un écart important entre le discours (simplifier la vie des designeurs / développeurs) et la réalité (une offre toujours plus dense et de nombreuses licences à acquérir). Même si visiblement l’argument massue avancé par Adobe semble être la parfaite transparence du langage FXG qui permet d’échanger des fichiers projets en toute simplicité, il n’empêche que la lisibilité de l’offre et de quels outils ont besoin les équipes va rapidement être problématique.

Deuxième constat, toute cette débauche de bonne volonté (plus de productivité, de confort…) ne semble concerner que trois métiers : designeur, intégrateurs et développeur. Les concepteurs et chefs de projet sont toujours ignorés. Étrange dans la mesure où se sont deux fonctions-clés dans la chaîne de production et où le chef de projet joue justement un rôle central dans l’animation de l’équipe projet et surtout dans la circulation de l’information. Mais où sont donc les outils de supervisation ? Où alors peut-être que les équipes d’Adobe évoluent dans un univers parallèle où un projet de site web débute avec une maquette de site sous Photoshop qui est déjà toute prête et où les équipes de production n’ont qu’un seul projet à gérer à la fois… Comment fait-on SVP pour rejoindre cet univers ?

Idem pour les concepteurs, même si Flash Catalyst apporte un début de réponse, nous sommes encore très loin d’un produit réellement exploitable pour pouvoir concevoir des arboresences, des cas d’utilisation, des scénarios de navigation et surtout des maquettes fonctionnelles qui soient rigoureuses. De plus, la vision d’Adobe est encore bien trop tournée vers les RIA alors que jusqu’à preuve du contraire… le HTML n’est pas mort (enfin il me semble).

Je pense qu’une des clés serait de compléter l’offre avec un service d’espaces projet collaboratifs. Ce type de solution existe déjà mais rien n’est spécifiquement étudié pour les projets web. Adobe aurait ainsi toute légitimité à proposer ceci en l’intégrant aux environnements de création (Creative Suite) et en l’adossant à une plateforme SaaS comme Acrobat.com.

Troisième constat : La course à l’armement avec Silverlight pour les capacités vidéo et 3D. Visiblement les contenus vidéo HD, le dynamique streaming et les casual games en 3D sont en centre de nombreuses attentions et les prochaines versions de ces deux players (Silverlight 3 et flash 11) devraient élever la barre encore plus haut (pour la plus grande joie utilisateurs).

Voilà, il est maintenant tant pour moi de faire mes valises et de rentrer.

Si vous croisez d’autres bilans de ce type sur la conférence, merci de mettre l’URL en commentaire.

Adobe MAX08 : Jour 2

Nette amélioration de la situation à Milan avec un beau soleil et des transports à nouveau fonctionnels. Deuxième journée de conférence avec de très intéressantes sessions.

General Session

benforta

Ambiance Men in Black pour une démonstration de Flash et Photoshop CS4 :

  • Prise en charge avancée de MXML ;
  • Insertion d’une « structure osseuse » à un objet pour pouvoir l’animer et le déformer (avec des os et des articulations) ;
  • Déformation intelligente des images en exploitant les zones creuses sans compresser les sujets principaux ;
  • Application de textures et motifs aux objets 3D.

Nouvelle démonstration de Flash Catalyst avec une description encore plus fine des composants d’une interface (barres de défilement, différents états…) et plus de richesse dans les comportements (déformations, rotations 3D…).

Inévitable revue de code avec les nouveautés du futur Flex Builder :

  • Possibilité d’interpréter du code C ou C++ dans Flash avec AS3 ;
  • Prise en charge de nouveaux formats comme RAW et PDF dans Flash ;
  • Démonstration d’un émulateur en C d’un console Nintendo avec AIR (ça sert à rien mais c’est toujours sympa).

Amélioration des capacités de référencement des contenus Flash et Flex avec l’élaboration conjointe par Google et Adobe d’un virtual user qui sait bien mieux discerner les textes, boutons, liens…

Démonstration des nouvelles fonctions de dynamic streaming de Flash Video (pour s’aligner sur ce que propose Microsoft avec Silverlight) et du live streaming (avec possibilité de jouer avec la timeline pour passer du flux live à l’enregistrement).

Nouvelle stratégie communautaire sur groups.adobe.com (un réseau social dédié aux utilisateurs de produits Adobe) avec les classiques profils, groupes, événements… prise en charge de nombreuses langues (internationalisation de l’interface prévue pour 2009).

Interviews avec Andrew Shorten et Ryan Stewart

J’ai eu la chance de pouvoir interviewer deux évangélistes de renom chez Adobe (Andrew Shorten et Ryan Stewart).

Concernant la multiplication des logiciels, scinder l’offre leur permet de mieux répondre aux attentes des différentes populations, voilà pourquoi nous sommes passer de Flash à Flash Pro + Flex Builder + Flash Catalyst.

Il existe chez Adobe un groupe de travail sur les workflows pour pouvoir mieux comprendre les contraintes « métier » des agences.

Concernant Flash 10 et la 3D, la dernière version du Flash Player utilise déjà l’accélération matériel pour les fonctions vidéos et pour le pixel bender (ce n’est le processeur mais la carte graphique qui est sollicitée). Il va donc falloir s’attendre à des effets graphiques encore plus spectaculaires dans le futur Flash 11.

Le casual gaming est un secteur particulièrement porteur où Flash est en position ultra-dominante, les équipes d’Adobe y porte une attention toute particulière pour ne pas perdre l’héritage de Shockwave (un des plus anciens portails).

Architecture 4.0

architecture4

Hervé Crespel, directeur de l’innovation chez Orange, sur les architectures de quatrième génération :

  • Les générations accompagnent des changements technologiques majeurs (interfaces textuelles, Client/Serveur, Web) ;
  • Les piliers des architectures de quatrième génération = Interfaces riches, comportements et interactions déportés sur le poste client, gestion de la collaboration et de la synchronisation, API & mashup, data-on-the-cloud…) ;
  • Les interfaces riches ne sont pas nouvelles (un service comme le one screen reservation de iHotelier existe depuis 2001) ;
  • Cette architecture n’est pas sans problème (gestion du cache, du mode déconnecté, des conflits lors de l’édition simultanée) ;
  • Évolution du modèle IHM (interface homme-machine) vers un modèle IHS (interface homme-service) ;
  • Le challenge du futur sera de construire des applications en ligne viables avec des composants partagés et remplaçables.

Wireframing experience et applications

wireframing

Enfin une session entièrement dédiée aux aspects prototypage et documentation :

  • Le gros problème avec les outils de prototypage actuellement utilisés (Visio, PPT) est qu’ils produisent des livrables sur lesquels il n’est pas possible de capitaliser ;
  • Flash Catalyst introduit la notion de Freeform UI sketching en piochant dans le catalogue de composants graphiques de Flex ;
  • Possibilité de partager des composants entre les différents écrans du prototype ;
  • Les custom components fonctionnent comme des modules indépendants qui peuvent être utilisés dans différentes pages / états ;
  • Les action sequences sont idéales pour les animations et autres comportements exotiques ;
  • Possibilité de rajouter des conditions dans le code source pour enrichir encore plus le comportement des modules ;
  • Le processus de substitution d’un élément d’interface brut par un élément designé (sous Photoshop ou Illustrator) a été facilité.

MAX Awards

Michelle Turner et Ted Patrick pour révéler la liste des gagnants :

Sneaks Peek

Très intéressante session où ont été présentés une dizaine de projet expérimentaux (dont seul une petite partie risque de se concrétiser) :

sneakspeek

Dans la catégorie Client :

  • RTMFP Application-level Multicast in Flash Player, qui permet de faire dialoguer deux Flash player en mode P2P ;
  • Nitro, un environnement de conception / création / distribution de widgets multi-supports ;
  • Durango, un outil de création de mashup qui repose sur AIR.

Dans la catégorie Services :

  • Connecting Live Cycle and Creative Suite, un espace de collaboration entre les équipes de production vidéo et le commanditaire ;
  • Meer Meer, un service de test multi browser / OS très impressionnant qui permet de faire de l’affichage comparatif de plusieurs versions côte à côte et même superposées (le rêve des intégrateurs HTML) ;
  • Server-Side Action Script Server, la possibilité de faite tourner du code AS sur le serveur (visiblement ça a beaucoup plu aux développeurs présents dans la salle…).

Dans la catégorie Tools :

  • Content Intelligence Toolkit, un outil de création de meta-données sur des contenus vidéos avec reconnaissance de formes, de visages et même transcription de la bande son (très impressionnant) ;
  • Image Compositing, un outils de composition d’images avec une intégration très puissante d’éléments graphiques dans une scène déjà existante (détourage automatisé, gestion de la luminosité et des ombres…), idéal pour faire du scrapbooking sans que ça y ressemble ;
  • Dreamweaver’s Support for Web Widgets, une extension pour… gérer les widgets web dans Dreamweaver ;
  • Infinite Images, un outils de création de scènes 3D en compilant un certain nombre d’image et offrant la possibilité de naviguer au sein de cette scène (assez proche de Photosynth) avec un gros potentiel artistique car il est possible de définir des évènements pour substituer une image par une autre et ne jamais passer deux fois au même endroit.

Plein de belles démos et une salle enthousiasmée par ces prototypes.

A demain pour la suite.