Innovations technologiques en vrac

Oui je sais, normalement c’est Tristan Nitot qui fait des billets tout en vrac mais c’est aussi très pratique pour présenter beaucoup de choses sans y passer trop de temps. Voici donc une série de liens qui illustrent des innovations technologiques intéressantes :

  • BloxPress est un moteur de blog basé sur WordPress qui fait une utilisation massive d’AJAX ;
  • Rialto est un framework open source qui permet de faire des interfaces riches (Rialto = Rich Internet Application Toolkit) en proposant des widgets indépendants des navigateurs et de la technologie serveur ;
  • Yoonoo propose maintenant une fonctionnalité de revue de presse personnalisable, ainsi qu’une très belle visite guidée pour expliquer leur concept.

Qu’on ne s’y trompe pas, je ne suis pas en train de vous dire que ses innovations vont révolutionner le monde de l’informatique, mais j’essaye juste de donner un peu de visibilité à des projets qui osent innover et expérimenter. (Merci à Jean-Charles, Didier et Laurent pour les liens)

SSE = RSS 3.0 ?

Ca alors, une fois n’est pas coutume, Microsoft innove et propose de faire évoluer le format RSS vers un format bi-directionnel baptisé SSE. Cerise sur le gâteau, Le format proposé par Microsoft est ouvert et sous licence Creative Commons. Concrètement l’objectif est de pouvoir véhiculer de la donnée brute mais dans les deux sens (de l’utilisateur vers un serveur et inversement).

Les applications d’un tel format sont nombreuses : synchronisation d’agendas, de liste de contacts, dialogue entre deux applications… Plus d’infos sur le blog de Ray Ozzie : Really Simple Sharing.

C’est étrange de voir comme la réalité rattrape la fiction. (via Kelblog)

Podcast + ReadSpeaker = Read.io

Souvenez-vous, il y a quelques temps je vous parlais de ReadSpeaker, une technologie qui permettait de faire de l’impression sonore (voir mon précédent billet : Podcast et impression sonore sur Agoravox). En fait c’est un service qui permet de générer des fichiers vocaux à la volée (via une synthèse vocale) à partir d’un simple contenu textuel.

La société à l’origine de ce concept va encore plus loin et proposera bientôt un service de génération de podcasts à la volée basé sur le même socle technologique : Read.io.

Le fonctionnement est très simple : vous indiquez l’URL de votre flux RSS et le service vous génère à la volée vos podcasts (des fichiers MP3 de vos billets lus par une synthèse vocale). Et voilà le résultat :

Vous pouvez même souscrire au flux RSS de ces podcasts : Podcasts FredCavazza.

Logo de Read.io

La question que l’on se pose maintenant est : cette technologie peut-elle être considérée comme une alternative pour rendre du contenu accessible ? La question reste ouverte, le processus de création de compte et la mise en oeuvre sont très simples mais quid pour des personnes souffrant de handicaps ?

Dans un premier temps, qui peut me dire si le flux fonctionne et si ces podcasts sont agréables à écouter ?

(Merci à Roy pour les codes d’accès à la beta)

Web 2.0 : le putsch des utilisateurs

J’ai déjà eu l’occasion il y a quelques mois de m’exprimer sur le web 2.0 (voir mon précédent billet : Web 2.0 : une première définition ?). Concept décrié s’il en est, le web 2.0 ne fait pas l’unanimité. Essayons de clarifier les choses avec une seconde définition : le web 2.0 se caractérise par une implication bien plus forte des utilisateurs qui vont participer à la valeur d’un site. En d’autres termes, plus il y a d’utilisateurs et plus un site ou service en ligne est intéressant.

Par définition les utilisateurs d’un site ou service en ligne n’ont qu’une fonction : utiliser ce site… ou pas ! Et c’est là où l’on peut parler de révolution pour le web 2.0 : on offre maintenant la possibilité aux utilisateurs de passer du statut de spectateur à celui d’acteur.

En fait, cette révolution avait déjà été annoncée par Tim O’Reilly dans son article fondateur What Is Web 2.0. Le problème c’est que cet article est un peu long et complexe à lire. Je vais donc essayer de simplifier et d’y apporter mes exemples.

Quand les utilisateurs reprennent le contrôle sur le contenu

10 ans que le HTML existe et que les utilisateurs n’ont pas d’autres choix que de cliquer et lire. Seulement 10 ans c’est long, et pour attirer à nouveaux du trafic et drainer de l’attention, il en faut un peu plus. C’est à partir de ce postulat que le web 2.0 entre en scène avec un certains nombre de nouvelles possibilités offertes aux utilisateurs :

  • Créer du contenu grâce aux blogs (Blogger, Typepad vous connaissez ?) ;
  • Modifier du contenu existant à l’aide des wikis (Wikipedia en est la figure la plus emblématique) ;
  • Manipuler du contenu avec la syndication (RSS, Atom, OWL…) ;
  • Structurer le contenu via les folksonomie (del.icio.us, Flickr…).

Quand les utilisateurs décident aussi des fonctionnalités

Il en va de même pour les fonctionnalités. Regarder derrière vous et essayer de vous souvenir d’un événement majeur des années d’or de l’internet : la personnalisation de sa page avec My Yahoo!. Beaucoup copié mais très peu égalé, il aura fallu attendre quelques années avant que l’on nous propose à nouveaux des nouvelles possibilités de paramétrage / personnalisation innovantes :

  • Créer sa page (NetVibes, MySpace, Live, Yahoo! 360°…) ;
  • Modifier le comportement d’une page (grâce aux extensions GreaseMonkey pour Firefox) ;
  • Enrichir un service en ligne en lui ajoutant des extensions (comme les modules de JotSpot) ;
  • Créer son application en ligne à l’aide de composants (à l’image de Ning pour les applications tournant autour des réseaux sociaux).

Et quand le e-commerce s’en mêle…

Nous franchissons un nouveau pas maintenant avec la réappropriation des concepts du web 2.0 par des marchands en ligne. Et là encore les possibilités sont nombreuses :

  • Créer des boutiques éphémères (Woot en est le pionnier) ;
  • Permettre aux utilisateurs de devenir des prescripteurs (Squidoo et la Shoposphere de Yahoo! Shopping pour les anglophones et Zlio pour les francophones) ;
  • Mettre à conotribution les clients pour enrichir la description d’un produit (Amazon fait ça très bien avec l’ouverture récente d’un wiki pour chaque produit ainsi que la possibilité d‘uploader des documents concernant les produits) ;
  • Autoriser des nouveaux modes de découverte d’un catalogue (la boutique Etsy propose ainsi des modes de navigation surprenant sur la gauche de l’écran).

Et la technologie dans tout ça ?

Quoi la technologie ? Qui vous parle de technologie ici ? Certainement pas moi, je ne vous parle que d’usages.

Conclusion

Le fin mot de l’histoire : que vous le vouliez ou non, le web 2.0 est là et c’est du concret. Alors bien entendu il y aura toujours des sceptiques et des critiqueurs, mais c’est parce qu’ils n’ont pas pris le temps de tester tous ces services. Et puis comme dit le proverbe : il n’y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir.

L’ordinateur à 100$ est là

Le fameux projet d’ordinateur à 100$ est enfin devenu réalité suite à la présentation d’un prototype au Sommet mondial de la société de l’information.

L'odinateur à 100$ du MIT

Rappelons que le MIT est à l’origine de ce projet ainsi que les caractéristiques de base de cet ordinateur portable :

  • un processeur à 500 Mhz fourni par AMD ;
  • 1 Go de mémoire flash pour stocker les informations (donc pas de disque dur) ;
  • connexion Wi-Fi ;
  • 4 ports USB ;
  • une batterie qui se recharge à l’aide d’une manivelle.

Dans la mesure où la réussite de ce projet est conditionné par le volume critique de production de cet ordinateur (en gros il faut en produire 1 million d’exemplaires pour ne pas perdre de l’argent) je me demande s’il ne devrait également pas être commercialisé en Europe du sud ou en Europe de l’est…