Première pré-version du Flash Player 10

Adobe vient de mettre en ligne une version beta du Flash Player 10.

Une nouvelle version du plug-in Flash à installer d’urgence car la liste des nouveautés est plutôt longue :

  • Rendu plus riche des textes et typos exotiques ;
  • Quelques effets 3D et des filtres ;
  • Le Dynamic Streaming pour optimiser la bande passante ;
  • Un accès plus bas niveau au système de fichier.

Pour en savoir plus c’est ici : Flash Player 10 Beta Available. Et pour les premières démos c’est là : Feature Demos and Videos.

Rien de très nouveau dans tout ça (car conforme à ce qui avait été annoncé il y a quelques mois). Par contre cette histoire de file system est tout à fait intéressante, et certains y voient même des possibilités d’usages détournés : Flash P2P: Now That’s Disruptive. Faire du P2P avec Flash ? Quelle drôle d’idée (quoi que…).

Et comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, je vous propose également les nouveautés suivantes :

Enfin, une actualité riche pour les interfaces riches (hum-hum… désolé pour ce jeu de mot, ça doit être l’effêt du décalage horaire).

Encore plus d’interfaces riches pour la finance en ligne

Suite à un précédent billet sur le sujet (cf. ), Alexandre M. me signale que la section IRA du site Bank of America propose également une interface riche de toute beauté : Individual Retirement Accounts.

Il y a tout d’abord un très bon tutoriel pour les novices ainsi qu’un assistant avec une voix off très agréable :

BoA_RIA_1.jpg

Il y a également un très bon tableau de synthèse avec des glissières très simples à utiliser (plus large que la moyenne) :

BoA_RIA_2.jpg

Et ça continu jusqu’à l’entrée du tunnel de conversion avec de très belles cinématiques d’ouverture de page et de transition. Vous noterez au passage la qualité de la signalétique (guidage très fort de l’œil vers les boutons d’action) :

BoA_RIA_3.jpg

Je suis une fois de plus séduis par la qualité de cette section du site, c’est propre, très agréable, incitatif et terriblement efficace. Rien à redire.

Interfaces riches + finance en ligne = €€€

J’ai découvert hier la nouvelle version de l’outil de planification financière de E*Trade : Retirement QuickPlan (cliquez sur la boîte à droite de l’écran). Non seulement c’est un modèle d’ergonomie (lisibilité, incitation) mais l’expérience d’utilisation est des plus satisfaisante. Comprenez par là : on s’y amuse parce que les images sont belles. Images ? Non pas tout à fait, ça serait ne pas faire justice aux très beaux effets cinématiques des courbes et autres outils de visualisation.

Mais commençons par le commencement avec un très bel écran d’accueil sous forme d’assistant à choix fermés (rythme d’épargne, objectifs…) :

QuickPlan_1

 

Nous avons ensuite cette très belle courbe censée représentée le planning d’épargne qui doit vous permettre de financer votre retraite dorée (on peut en plus déplacer des glissières pour modifier la courbe) :

QuickPlan_2

 

Vous avez ensuite ce superbe écran récapitulatif avec cet histogramme dont je ne sais pas trop à quoi il sert si ce n’est à en mettre plein la vue :

QuickPlan_3

 

Force est de constater que les équipes d’E*Trade savent s’y prendre pour vous faire rêver avec une application très rébarbative (mettre de l’argent de côté pour financer la retraite que l’État ne pourra pas vous verser). Tout est ici mi en œuvre pour faciliter le décryptage des informations : les formes, les contrastes, les proportions, les graphiques (éléments centraux des pages)… Le résultat est à la fois très ludique (on peut jouer avec les glissières) et informatif (les montants sont réels).

Bref, vous aurez compris que je suis séduis par cet outil auquel je délivre le titre honorifique de « Best Practice« . (via RIApedia)

Et tant que nous sommes dans la finance, j’en profite pour vous parler du tout nouveau Stock Screener de Google Financer : encore un bel exemple d’interface de recherche simple mais efficace. Même si le design est à la limite de l’austérité, cette interface remplit parfaitement sa fonction. Il faut bien avouer que le Stock Screener de Yahoo! Finance à prit un sérieux coup de vieux ! (via Google Operating System)

Diaporama et vidéo de la matinée RichCommerce

Je n’ai pas voulu publier ce billet hier car vous auriez pu le confondre avec un poisson d’Avril. Il faut dire que l’attente à été particulièrement longue mais tout est maintenant en ligne.

Tout d’abord le diaporama de la matinée Rich Commerce organisée le 19 Février dernier chez Adobe :

Ensuite la vidéo chapitrée de cette conférence que vous retrouverez sur le blog RichCommerce.fr : Vidéo de la matinée “Rich Commerce” en ligne !. Il se peut qu’il y ait des ralentissements sur la vidéo alors soyez patients.

Mes réflexions autour de Silverlight 2 et du MIX08

Suite à une série de billets publiés sous forme de compte-rendu, je me livre maintenant à une analyse à froid de la stratégie de Microsoft sur les interfaces riches et sur Silverlight en particulier.

Silverlight est là pour durer

Au vue de l’ambition et des moyens qui sont engagés par Microsoft, il est clair que les interfaces riches est un créneau (marché ?) que Microsoft veut investir durablement. Traduction : ils mettent le paquet pour réussir.

Ce n’est donc pas un hasard si Silverlight est proposé dans les mises à jour de Windows, le déploiement doit se faire rapidement.

Deux leviers de différenciation

Pour rattraper son retard sur Flash, Silverlight doit trouver sa place dans un marché un quête d’un second souffle. Microsoft a donc choisi de miser sur deux critères de différenciation : La vidéo HD et les applications d’entreprise.

Le premier car ce créneau est encore quasi vierge (du coup Adobe contre-attaque avec son initiative HD Video). Le gros partenariat avec NBC pour la retransmission des J.O. devrait jouer un rôle important dans l’évangélisation de Silverlight auprès du grand public.

Le second car Adobe a du mal à pénétrer ce marché et que Microsoft dispose déjà d’une très importante base de clients et de développeurs (lire à ce propos un billet de l’année dernière : Réflexions autour de Silverlight). La mise à disposition d’un ensemble de composants standards d’interface (boutons, menus déroulant, champs…) est ainsi un premier pas vers une approche industrialisée du développement de RIA d’entreprise.

Un discours tourné vers les annonceurs

Force est de constater que Microsoft ne s’embête pas trop à séduire les utilisateurs, ce serait un chantier bien trop laborieux et inutile (surtout avec Deux sites qui se font concurrence : microsoft.com/silverlight et silverlight.net).

Microsoft préfère concentrer son attention sur les annonceurs en leur fournissant des outils qui facilitent la monétisation des contenus :

  • L’intégration native de la gestion des publicités au sein de l’environnement de développement (ad templates) qui permet de gérer l’apparition de bannières à des moments précis de la timeline ou sur déclenchement d’un évènement, de gérer leur comportement, d’afficher des bannières transparentes en sur-impression (ad overlay) ou encore de faire du tracking ;
  • La possibilité de faire du téléchargement progressif (progressive download) pour ne pas gâcher de la bande passante inutilement (améliorant ainsi les coûts d’exploitation) ;
  • La possibilité d’activer la gestion dynamique de la bande passante (adaptive streaming) qui permet de réduire la qualité d’une vidéo pour ne pas interrompre le streaming (et donc l’affichage des fameuses bannières).

Bref, vous l’aurez compris, ils ont pensé à tout et les annonceurs / agences ne seront pas sourds à ces outils très précieux.

Quid des outils de conception ?

Je ne sais pas pour vous mais j’ai la très désagréable impression d’être la troisième roue du carrosse. Je m’explique : pour faire un site web ou une application en ligne, vous avez besoin de trois types d’intervenants : les designeurs qui s’occupent du look&feel, les développeurs qui s’occupent de la programmation et de la viabilité technique, les architectes fonctionnels qui se chargent des aspects métiers et de l’utilisabilité.

Microsoft tout comme Adobe concentrent tout leurs efforts sur les designeurs et les développeurs, mais ne s’adressent pas du tout aux concepteurs. C’est très dommage, car ces trois métiers travaillent de concert et devraient partager le même environnement de travail.

Je rêve ainsi d’une plateforme unifiée servant à faire la conception graphique, technique et fonctionnelle d’une RIA. Une plateforme de conception où il serait possible de :

  • Créer des arborescences ;
  • Modéliser des processus métiers ou des parcours clients (sous forme de use cases) ;
  • Faire du prototypage rapide sur des écrans fonctionnels (appelé ça comme vous voulez : storyboard, wireframe…) ;
  • Décrire le comportement des interfaces et des différentes modalités d’interaction (des sortes de mini-specs).

Jusqu’à présent l’offre des grands éditeurs est inexistante sur ce créneau, il n’existe que des acteurs de niche comme Norpath ou Axure.

Pour l’instant je n’ai entendu que des rumeurs et bruits de couloir : une extension à la suite Expression pour Microsoft et un certain projet « bordeaux » chez Adobe (un outil à mi-chemin entre Fireworks et Thermo).

2008 sera une année décisive

Je suis intimement persuadé que 2008 va être une année charnière pour les interfaces riches où tout va se jouer en quelques trimestres. Les enjeux sont de taille et le web 2.0 se cherche un second souffle, la bataille s’annonce donc épique avec un probable point culminant pour les sorties officielles de Silverlight 2 et Flash 10.

En attendant, Microsoft (tout comme Adobe) poursuit son travail d’évangélisation et de séduction. Espérons qu’ils n’oublieront personne en chemin (cf. mon paragraphe sur les outils de conception).