Pour ceux d’entre-vous qui n’ont pas eu le courage (ou les moyens) d’acheter le très bon livre Defensive Design for the Web (plus d’infos sur un précédent billet), l’équipe de 37 Signals a eu la très bonne idée d’en faire un livret blanc avec 20 règles de base pour aider les utilisateurs à se tirer (ou à ne pas se mettre dans) de mauvaises situations : Contingency Design: Maximizing Online Profitability By Helping People When Things Go Wrong. Vous n’avez maintenant plus aucun prétexte !
Mois : avril 2005
Adobe rachète Macromedia
Gloups ! En tout cas c’est la réaction que j’ai eue en apprenant la nouvelle du rachat de Macromedia par Adobe : Adobe and Macromedia. Pour bien mesurer l’importance de ce rachat, je vous propose un petit rappelle des faits :
- Adobe est l’inventeur du format PDF, et commercialise entre autre des logiciels profondément ancrés dans la culture web (Photoshop, Illustrator).
- Macromedia est l’inventeur des formats Flash et Shockwave et commercialise également des logiciels piliers dans les métiers du web (Dreamweaver, Director, Coldfusion…).
Ce rachat est à mon sens une véritable révolution dans le sens où le montant de l’opération n’est peut-être pas très spectaculaire mais qu’il (le rachat) aura des répercutions bien plus importante que par exemple le rachat de Compaq par HP ou de PeopleSoft par Oracle.
Ainsi, plusieurs questions me viennent à l’esprit :
- Que vont devenir les logiciels concurrents comme Photoshop / Fireworks, Illustrator / Freehand ou Golive / Dreamweaver ? (deux produits concurrents dans une même gamme c’est pas très bon…)
- que va devenir le format Shockwave dans une logique de rationalisation de l’offre ? (Ce dernier risque en effet d’être perçu comme un doublon par rapport à Flash par les patrons d’Adobe)
- que va devenir le format SVG ? (rappelons qu’Adobe était le seul éditeur à proposer un lecteur pour ce format concurrent de Flash)
La liste des interrogations est ainsi longue, et je sens que la blogosphère va s’enflammer sur le sujet… Et vous ?
MAJ (19/04/05) : Le site Wow-Factor nous propose un logo pour la nouvelle entitée, qu’en pensez-vous ?

Un nouveau portail sur le web sémantique
La chose est assez rare pour le signaler, un portail dédié au web sémantique vient d’être lancé : SemanticWeb.org. Ce portail est encore en phase beta, mais on y trouve entre autre des news, des ressources ainsi qu’un ensemble de vocabulaires liés à la sémantique (FOAF, RDF, Dublin Core…). A suivre, en attendant le lancement officiel…
Langage des signes, visioconférence et démarches administratives
Aujourd’hui, Éric Woerth (secrétaire d’État à la Réforme de l’État) a inauguré à la préfecture de Seine-Saint-Denis (93) le service Signes en ligne. Il s’agit d’un service de visio-interprétation destiné à aider les personnes sourdes et malentendantes à faire leurs démarches administratives en préfecture (ceci dans le cadre de la démarche ADELE.
Concrètement, la personne sourde se présente au guichet Signes en ligne de sa préfecture aux horaires d’ouverture de ce service (le mardi de 10h à 12h et le jeudi de 13h30 à 15h30). L’agent public se connecte par internet au service Signes en ligne et entre en liaison avec un interprète via visioconférence. Une conversation à trois s’établit alors : la personne sourde et malentendante s’adresse à l’interprète en langage des signes devant la caméra, sa demande est traduite par l’interprète à l’agent public, ce dernier répond vocalement via un microphone et ses propos sont traduits simultanément en langage des signes sur un écran. Plus d’infos sur le site de Websourd. (merci à Isa pour l’info)
Basculer son système d’information en ligne?
C’est une idée intéressante que viens de lancer le site Evan Williams : Running your company on web apps. L’auteur part du principe qu’une société qui se créé aujourd’hui dispose d’un panel plutôt riche d’applications en ligne qui le permettent de suivre son activité. Parmi ces dernières : BaseCamp (gestion de projet), JotSopt (gestion de l’information), Gmail (un webmail qui existe en français et dans 11 autres langues maintenant !), Google Groups (travail collaboratif)… Bien entendu, il faut relativiser ces propos : il n’est pas ici question de mettre TOUT son SI en ligne, mais plutôt de constater que les outils et méthodes de travail ont évoluées et qu’il n’est pas forcément indispensable de se précipiter pour acheter des licences à tout va. En tout cas, dans le cadre d’une structure légère (moins de 10 personnes travaillant dans le tertiaire) cette solution mérite reflexion…