Ne croyez pas ce que vous voyez

J’ai toujours été un grand adepte de la théorie du complot : on nous ment, on nous cache des choses. La preuve avec cette image :

Illusion d'optique

Vous allez avoir du mal à le croire, mais Les cases A et B sont de la même couleur.

Quand je vous dit qu’il ne faut pas croire à tout ce que vous voyez, entendez ou lisez. Et après ça, on veut nous faire croire que Google va lancer un service de micropaiement pour concurrencer Paypal / eBay ? Et pourquoi pas un navigateur web tant qu’on y est ! (via nanoblog pour l’illusion d’optique)

Persuasion > Conversion > Pognon !

Jeffrey Eisenberg, l’auteur du très bon livre Call To Action, vient de publier un article très pertinent sur le site UIE : Thinking Beyond Conversion. L’auteur y fait ainsi la différence entre la conversion et la persuasion :

  • La conversion est un processus linéaire. Améliorer le potentiel de conversion d’un site revient à éliminer les points de frictions qui peuvent ralentir voir décourager les utilisateurs. Ceci s’applique tout particulièrement aux processus d’achat ou d’enregistrement en ligne. L’ergonomie incitative s’inscrit tout particulièrement dans ce type de démarche.
  • La persuasion est un processus non-linéaire. Ici, il est plus question de convaincre les utilisateurs d’aller jusqu’au processus de commande ou d’inscription. L’auteur parle également de micro-conversion où l’objectif est d’accompagner les utilisateurs tout au long de leur parcours sur le site et de les faire progresser dans leur décision d’achat sur chacun des écrans. Toute la difficulté est d’arriver à canaliser l’attention des utilisateurs qui surfent de pages en pages. C’est là où le marketing de persuasion prend toute sa valeur.

L’auteur conclu son article avec l’équation suivante : améliorer le potentiel de persuasion d’un site permet d’améliorer son taux de conversion, donc le retour sur investissement (d’où le titre du billet !).

Et pour ceux qui souhaitent s’initier en douceur au persuasive design, je vous rappelle qu’il existe un excellent livre pour cela : Submit Now: Designing Persuasive Web Sites.

Interfaces riches : 2 approches

Le site Thinking and Making résume de façon assez intelligente l’intérêt des interfaces riches : Two strategies for rich interface design. L’auteur a ainsi identifier deux types d’approche :

  • Raccourcir / fluidifier les processus. Ceci est particulièrement intéressant sur des sites de commerce en ligne ou des sites qui mettent en scène des assistants avec plusieurs étapes.
  • Ouvrir de nouvelle possibilité dans la conception d’interface. Il est vrai que des technologies comme Flash nous permettent de nous affranchir des éléments d’interfaces ‘basiques’ du HTML (boutons radios, cases à cocher, liens, champs…).

A méditer… Et pour vous, ça sera quelle approche ?

Faut-il réinventer le marketing ?

Peut-être pas, du moins pas forcément. C’est en tout cas la réflexion que nous propose le site Modern Marketing : Promotion is Dead, Long Live the Product. Dans cet article, l’auteur aborde la pertinence du modèle des 4 ‘P’ (Place, Prix, Promotion, Produit) dans l’environnement économique actuel ainsi que la dangereuse dérive des ces dernières années : une surabondance de la promotion dans le marketing mix au détriment du produit et de sa qualité.

C’est quoi déjà les 4 ‘P’ ?

  • Place. Qu’on l’on pourrait plutôt traduire par Distribution, où il est question de définir une organisation ainsi qu’une logique de distribution. Oui, puisque vous vous posez la question, votre site web fait partie intégrante de votre logique de distribution. Il n’est en rien virtuel (ou cyber) puisque des utilisateurs bien réels y passent du temps tous les jours et s’y font une idée sur votre société et son offre. Même s’ils ne passent pas à l’acte en ligne (au sens encaissement d’argent), c’est bien souvent sur vote site internet que les visiteurs prennent leur décision d’acheter ou pas.
  • Prix. L’argent c’est le nerf de la guerre. Inutile de s’attarder sur ce point.
  • Produit. Où il est question de définir un positionnement, une image, des critères de différentiation… bref, tout une logique de commercialisation de vos produits / services.
  • Promotion. Il s’agit dans ce dernier volet de votre stratégie marketing de faire parler de vos produits / services, de les mettre en valeur, d’améliorer leur notoriété…

Et alors ? C’est quoi le problème ?

Le problème, c’est que ces dernières années nous avons assisté à une survalorisation de la stratégie de promotion au détriment de la stratégie produit. Concrètement : trop de pub pour des produits / services dont la qualité (ou la pertinence) ne suffit plus à satisfaire les clients. Ce type de stratégie déviante a atteint son paroxysme lors des années folles de l’internet où les annonceurs investissaient des sommes astronomiques dans la promotion de services mal conçus.

Trop de pub tue la pub

N’avez-vous jamais entendu dire : tel produit / service, c’est que du marketing. Ce type de réflexion est révélateur, nous payons les conséquences d’une dérive : à force de matraquage publicitaire, il y a un phénomène naturel de rejet de la promotion intensive. Trop de fausses promesses pour des offres bancales.

Comme le fait très justement remarquer l’auteur de l’article, il est plus qu’urgent de redéfinir des priorités, c’est à dire de redonner autant d’importance (ressources, budget, ambition) à la conception d’un produit / service qu’à sa promotion. A ce sujet, je vous invite à lire un précédent billet où je mentionnais une interview de Jeff Bezos, le patron d’Amazon, qui nous donnait sa recette miracle.

Existe-t-il une solution ?

Bien sûr, il suffit d’adopter une stratégie gagnante :

  1. Trouver une niche de marché porteuse ;
  2. Identifier au sein de cette niche les consommateurs avec le plus fort potentiel ;
  3. Étudier leurs besoins / contraintes / motivations / freins ;
  4. Positionner votre offre de façon à ce qu’elle soit la plus en phase avec les enseignements des étapes précédentes ;
  5. Mettre en scène votre offre de façon persuasive ;
  6. Mesurer l’activité et revoir votre stratégie de façon à être toujours dans des conditions de marché idéales.

Oui je sais, ça représente beaucoup de travaille, mais est-ce qu’il ne faut pas au moins ça pour contrer la menace chinoise ?

MAJ (23/06/2005) : Visiblement la question semble avoir également germée dans l’esprit de Seth Godin : Marketing has a marketing problem. L’auteur y lance un cri d’alarme pour que le marketing ne soit pas associé à la pub. Et pour ceux qui se posent la question, Seth Godin est l’ancien directeur marketing de Yahoo!, il se définit (du moins sur la 4ème de couverture de ses bouquins) comme le plus grand expert en marketing encore en vie.

Interfaces riches : Les peintres continuent d’innover

Après Sherwin-Williams (voir à ce sujet mon précédent billet : RIA et peinture), c’est au tour de Dulux de nous proposer une très belle interface riche : Paint a Room.

L'outil de simulation de Dulux

En plus de ce très bel outil de simulation, le site propose également d’autres fonctionnalités remarquables :

  • Latest paint colour trends, où les dernières tendances en matière de décoration sont superbement mises en scène (petit plus : on peut sauvegarder des couleurs mais également des images pour s’en inspirer dans l’outil de simulation) ;
    Les dernières tendances de Dulux
  • Painting competition, où les utilisateurs peuvent envoyer des photos de leur réalisation (un mix de marketing viral et de collaboration, c’est redoutable).

Rien à redire : c’est propre, créatif, utile, agréable et superbement réalisé.