De l’intérêt de bien étudier sa population-cible

Alors que j’étais en train de chercher des informations sur le jeu Civilization IV, je suis tombé sur le site de l’éditeur : Activision.com. Et là, sacrilège :

La page d'accueil du site d'Activision

Mon navigateur web n’est pas à jour ?

Mais qu’est-ce qu’il me raconte lui ? Pourtant il me semblait que Firefox 1.0.4 était la dernière en date… Après une autre tentative avec Opera 8, même résultat. Ne trouvez-vous pas étrange que l’on refuse l’accès d’un site à une partie de la population (en l’occurrence les utilisateurs de navigateurs de dernière génération). Même s’il me suffit de cliquer sur le lien Continue without upgrading your browser, c’est quand même très frustrant (voir humiliant) de se faire jeter comme ça.

Désolé, c’est un club privé

Là où toute cette histoire est malheureuse, c’est que Firefox a un taux de pénétration très fort (pas loin de 50% il me semble) chez les jeunes geeks, le coeur de cible du métier d’Activision. Pour faire une comparaison, c’est comme si vous interdisiez l’accès d’un skate shop aux jeunes habillés en baggy ! C’est grotesque, non ? Comment voulez-vous dans ces conditions être persuasif auprès de ces jeunes (auxquels vous venez de refuser l’accès au site) et leur expliquer que vos jeux sont cools ? C’est tout simplement impossible, car comme dit le proverbe : on a pas deux fois la possibilité de faire une première bonne impression.

Ce n’est pourtant pas compliqué

La première règle du marketing de persuasion est d’étudier le marché-cible (et sa population). Pourquoi ? Tout simplement pour éviter des impairs comme celui du site d’Activision. Je ne parle pas ici de refaire intégralement le site, mais juste de modifier le script de détection sur la page d’accueil. Ce type de négligence peut avoir un impact très fort sur l’image de marque, et indirectement sur les ventes.

Vous êtes plutôt AJAX, HTML 5 ou XHTML 2

Décidément, le HTML et le javascript n’ont jamais été autant à la mode (en tout cas depuis 1997 !). Plusieurs articles pour ceux qui ne croient pas (ou peu en Flash) :

  • Getting all Asynchronous Like, où il est question d’un framework de développement basé sur AJAX qui s’appelle CPAINT (n’oubliez pas de voir la très impressionnante démonstration de correcteur orthographique : Spell Checker) ;
  • HTML 5 vs. XHTML 2, où l’auteur pèse le pour et le contre des ces 2 initiatives (HTML 5 pour le WhatWG et XHTML 2 pour le W3C).

43 Things + Clust = PledgeBank

Et ça contitnue, dans la série remix je vous propose de découvrir un service en ligne de partage de déclaration d’intentions communes avec effêt d’entraînement : PledgeBank.

Ma définition n’est pas terrible mais le concept est sympa. Voilà comment ça fonctionne : les internautes postent une déclaration d’intention (un peu à la mannière de 43 Things) à laquelle ils associent une condition de nombre suffisant de participants (un peu comme de l’achat groupé du type Clust). Ca donne quelque chose comme : Je suis prêt à faire telle chose à condition que x personnes se joignent à moi. En gros ce service repose sur l’effêt d’entrainement et surfe sur la mode des réseaux sociaux.

Bon allez, je me lance : Je suis prêt à acheter un véhicule hybride (essence / électricité) à condition que 15 millions de personnes en achettent aussi de façon à abaisser le prix de vente). Vous signez ?

C’est beau la technologie…

…surtout quand c’est un A380 qui fait des vrilles au dessus du Stade de France :

L'A380 au dessus du Stade de France

Je pense qu’ils sont en train de s’entraîner en vue d’une grande démonstration pour ce week-end. En tout cas je peux vous assurez que cet avion est TRÈS impressionnant : immense et pourtant tellement maniable.

Ambiance sonore : et votre site devient plus riche

En ce moment je réalise une mission pour un grand constructeur automobile français. En étudiant les sites des concurrents étrangers je découvre des choses vraiment remarquables, preuve d’une grande maturité du secteur avec le media internet. Dernière trouvaille en date, le nouveau site Volkswagen USA et ses ambiances sonores : www.VW.com.

Le principe est le suivant : un signal sonore est associé à chaque événement survenant sur la page :

  • Un discret Woof à l’ouverture de la fenêtre centrale ;
  • Un léger Blip au survol d’une boîte cliquable de contenu associé ;
  • Un petit Bloup au survol d’un bouton d’action…

Tout ces signaux sonores (et leur usage) sont intéressant à plus d’un titre :

  1. Ils avertissent lorsqu’une action ou un processus est achevé (chargement de contenu) ;
  2. Ils signalent aux utilisateurs les éléments interactifs (boîtes, boutons…) ;
  3. Ils peuvent même attirer l’attention de façon plus explicite (gros Biip si un formulaire n’a pas pu être validé).

J’avais déjà vu ce type de pratique sur certains sites réalisés par l’agence Flash Level Digital (notamment Avionics et Simply Interactive) où les menus de navigation sont également sonorisés.

Vous remarquerez au passage que ce type de stimuli auditifs sont utilisés depuis longtemps dans l’univers des jeux vidéo et de leurs interfaces où les petits sons accompagnent les joueurs dans leur navigation au sein des menus ou quand ils valident un choix.

Bref, tout ça pour dire que je préconise fortement cette pratique qui enrichie de façon discrète et élégante l’expérience des utilisateurs sans toutefois tomber dans la banalité des musiques de fond du type techno-ambient-chill-groovy. Et si l’on me demandait mon avis, j’irai même jusqu’à associer un bruit de tiroir-caisse aux boutons d’achat !