Oubliez les tests A/B, vive les tests à multi-variantes

Pour améliorer un site web, le plus efficace est encore de procéder par boucles itératives :

  1. Apporter une amélioration
  2. Tester
  3. Valider l’amélioration s’il y a un impact positif
  4. Passer à l’amélioration suivante

Pour tester si cette amélioration a eu un impact positif il faut constituer deux groupes et mener une série de test sur le groupe A avec l’ancienne version et une autre série de tests sur la groupe B avec la version modifiée (on appelle ça un test A/B). C’est simple mais terriblement efficace, d’ailleurs Jakob Nielsen en parle dans sa dernière Alertbox.

Et là, une question se pose : Comment faire s’il y a 20 améliorations ou plus à faire ? Comment faire si le budget de tests est limité ? Comment faire pour éviter que les tests ne se déroulent sur plusieurs mois ? Et bien la réponse semble être apportée avec la technique des tests à multi-variantes qui sont décris ici : What is Taguchi Multivariate Testing. Le principe est le suivant : Tester plusieures combinaisons de mises en page, accroches, formulations, couleurs… en une seule série de tests. C’est ce que propose la société Vertster avec son Split Testing System.

Je ne sais pas quel peut être la viabilité de ce système mais par contre je suis plus qu’impressionné par la rubrique Resources de leur site web, une véritable mine d’or sur le thème de la persuasion (articles, blog, livret blanc…).

Des formulaires de plus en plus beaux

Un formulaire… c’est moche. Mais si, ne prenez pas cet air outré, il n’y a rien de plus moche et rébarbatif qu’un formulaire en ligne. Pour donner un peu de piment à vos formulaires je vous propose de découvrir une technique de développement particulière (Niceforms) qui permet de faire des beaux formulaires qui ressemblent à ça :

Exemple de formulaire réalisé avec Niceforms

Selon l’auteur, les Niceforms utilisent du code standard (XHTML, CSS, DOM). Quelqu’un peut-il se charger de dépouiller le code source pour voir si c’est bien fait voir accessible ?

Connaissez-vous le CMR ?

Après le CRM, Henri Kaufman nous fait découvrir le CMR : Le CRM est mort, vive le CMR. Le principe est le suivant : si vous laissez le soin à vos clients de gérer eux-mêmes la relation qu’ils ont avec votre marque, ils se sentiront plus en confiance et seront dans de meilleures dispositions.

L’auteur du billet fait en fait référence à un livre qui m’a l’air fort intéressant : Why CRM Doesn’t Work: How to Win by Letting Customers Manage the Relationship.

Et pour ceux qui doutent encore, je vous conseille de lire également ce billet qui vient appuyer le propos : Retour d’expérience sur l’opt-in dans les formulaires de contact.

Seul 1 lecteur de blogs sur 10 utilise la syndication via les flux RSS

Selon une étude du cabinet Nielsen / Netratings seul 1 lecteur de blogs sur 10 utilise la syndication via les flux RSS : One in Ten Weblog Readers Personalizes Content With RSS Feeds (fichier PDF). Pire, près de 65% de ces lecteurs n’ont jamais entendu parlé de RSS ou ne savent pas du tout à quoi ça sert !

En fait, comme le souligne le blog What This Is, un des principaux freins à l’utilisation de la syndication est le processus d’inscription qui est trop obscure : The Real Problem.

Et comme je ne vais pas vous laisser sur ce billet alarmiste, je vous propose de visiter le blog de UIE (Brain Sparks) où le système d’inscription est remarquablement bien mis en scène et expliqué (voir le cartouche à droite ‘Subscribe to Brain Sparks‘).

Quel parfum peut bien avoir l’information ?

Ce matin, je vais vous parler d’une notion très intéressante : celle du parfum que dégage l’information. Non, rassurez-vous je ne vais pas vous faire l’article sur les système expérimentaux d’odorama, mais plutôt d’un ensemble de recherches initiées au PARC et dont un très bon article de vulgarisation a été publié : Information scent: helping people find the content they want.

Il s’agit en fait de la capacité d’un site à aider les utilisateurs à deviner, anticiper, renifler le contenu qui se cache derrière un lien ou un item de navigation. La meilleure image que je puisse vous donner est celle des animaux qui pistent une proie à l’emprunte olfactive que celle-ci laisse derrière elle. Sur internet, c’est le même principe, si vous souhaitez que vos visiteurs aillent plus loin que la page d’accueil et s’enfoncent dans l’arborescence il faut leur laisser des traces, des indices sur le chemin à suivre pour qu’ils sachent qu’ils suivent la bonne direction.

Pour ceux que ça intéresse, la notion d‘information scent est également développée dans les deux livres suivants : Call To Action et Designing for the Scent of Information.