Mieux vous connaissez vos utilisateurs et meilleure sera la solution

Voilà en substance le résumé du très bon article de Keith D. Robinson publié sur A List Apart : Power to the People. L’auteur y explique entre autre les raisons du succès de fonctionnalités comme le 1-Click d’Amazon ou de services en ligne comme FlickR, Basecamp ou Mint : une connaissance précise des utilisateurs et de leurs besoins.

Toujours selon l’auteur, la clé du succès ne réside pas dans le nombre de fonctionnalités qui tuent (killer features en anglais) mais plutôt dans la capacité d’un service en ligne à adresser de façon optimale les besoins élémentaires exprimés par les utilisateurs finaux.

L’auteur conclue son article en parlant d’AJAX qui selon lui a le potentiel d’ajouter de la valeur à une application, à partir du moment où l’on est sûr que les utilisateurs en ont émis le besoin et de façon prioritaire.

A méditer…

De l’art de bien exploiter ses statistiques d’utilisation

L’interprétation des statistiques de fréquentation est le point faible des solutions de mesure d’audience. Non pas parce que les outils ne sont pas bons, mais plutôt que leur mise en oeuvre ainsi que l’exploitation pragmatique des données qui en sont issus requiert du temps et de l’attention.

Autrement formulé, les outils et solutions du marché sont encore largement sous-exploités soit par manque de temps, soit par manque de compétence, soit parce que les outils sont trop complexes. Cette idée maîtresse est ainsi brillamment expliquée dans cet article publié sur ClickZ : Web Analytics Lessons From Arthur Nielsen.

L’auteur préconise ainsi un travail important d’évangélisation de ces données de fréquentation ainsi qu’un effort de mise en forme des tableaux de bord pour qu’ils restent compréhensibles aux yeux des néophytes (les patrons).

Hasard du calendrier, cette semaine nous avons le droit à deux actualités qui viennent illustrées ce constat :

  • la sortie chez Weboscope de WReport, une solution de mesure d’audience orientée utilisateurs débutant (d’ailleurs leur accroche est : trop d’info tue l’info) ;
  • la sortie des premières copies d’écran de l’outil de mesure d’audience de blogs Measure Map (très prommeteur).

Un blog sur l’expérience utilisateur des services mobiles

Les services mobiles sont les parents pauvres de l’expérience utilisateur : pas assez de client, des écrans trop petits, une bande passante trop faible, des technologies immatures… Tous les arguments sont bons pour ne pas se soucier du bien être des utilisateurs de services mobiles.

GotoMobile est pourtant un blog dédié à l’amélioration de l’expérience des utilisateurs de services mobiles. L’auteur y détail notamment des notions comme la mUXP (Mobile User Experience). A suivre…

iTunes + XUL = Songbird

Songbird est une jeune start-up qui développe un lecteur multimédia (comme iTunes) connecté à l’internet (comme iTunes) où les utilisateurs vont pouvoir gérer leur mediathèque et même acheter des nouveaux morceaux musicaux (comme iTunes).

L'interface de Songbird

Jusque là rien de très palpitant, sauf que le Songbird en question est développé avec la technologie XUL. Et là vous me direz : OK et alors ? Ce n’est pas la technologie qui assure le succès d’un produit. Certes, mais quand on y réfléchit un peu, l’utilisation de cette technologie est intéressante à plus d’un titre :

  • les temps de développement doivent être moins long qu’avec des technologies traditionnelles comme C++ (en tout cas à priori, merci de me corriger si je raconte des bêtises) ;
  • l’interface est bien plus légère et simple à faire évoluer (puisque construite avec des CSS et du javascript) ;
  • l’application se connecte pus facilement à l’internet (puisque c’est bel et bien un Firefox qui tourne derrière Songbird) ;
  • les mises à jour sont plus transparentes (en tout cas plus que le couple iTunes / Quicktime qui nécessite le téléchargement de 60Mo après chaque mise à jour mineure).

Bref, tout ça pour dire que même si la technologie ne fait pas tout, il serait intéressant d’étudier ce cas d’école pour avoir un aperçu de ce vers quoi l’informatique grand public va évoluer, à savoir des applications flexibles et connectés. Peut-être un expert peut-il s’exprimer sur XUL et nous donner quelques information supplémentaires… Laurent ? Daniel ?

Connaissez-vous le GRDDL ?

Oui môsieur, GRDDL comme Gleaning Ressource Descriptions from Dialects of Languages. Pour faire simple, GRDDL est un mécanisme mis au point par le W3C qui sert à extraire les informations présentes sur une page web au format XHTML et les transformer en RDF. Pour avoir une explication plus détaillée, je vous recommande cet article : Sémantique et XHTML.

Un peu complexe tout ça, non ? Effectivement, j’avoue être un peu perdu dans tout ces formats. Néanmoins, il semble que le débat tourne autour des microformats et de RDF. Je cite l’auteur de l’article : XHTML n’est pas fait a-priori pour sémantiser l’information, mais pour la structurer. En d’autres termes, si vous souhaitez donner du sens à vos pages web, la bonne pratique consiste à utiliser des balises descriptives de metadonnées (comme le Dublin Core que j’utilise) ou à associer des éléments RDF beaucoup plus complets… mais plus lourds à implémenter. D’où l’intérêt d’une solution intermédiaire comme GRDDL. (merci à Gauthier pour le lien)