Droits d’auteur et loi DADVSI : tous les coups sont-ils permis ?

Alors que j’abordais le sujet de la musique en ligne récemment (voir mon précédent billet : Musique en ligne, il est temps d’arrêter de prendre les clients pour des poireaux), voici que l’actualité s’accélère et que le scandale autour du projet d’amendement de la loi DADVSI prend de l’ampleur avec une opération minable de lobbying.

Rappel des faits : alors que s’ouvraient hier les premiers débats sur le projet d’amendement de la loi DADVSI , le cabinet du ministère de la Culture avait invité des employés de Virgin et de la Fnac à faire une petite démonstration de leurs services de téléchargemet musicaux aux députés, et ceci juste avant l’ouverture de la séance. Voir à ce sujet les différents articles dont parle un billet du Standblog.

Pour mémoire, l’amendement dont il est question peut avoir des répercutions très graves sur le monde du logiciel libre. Je vous recommande à ce sujet de vous documenter sur d’autres blogs comme Formats Ouverts ou Maître Eolas qui maîtrisent beaucoup mieux le sujet que moi.

Dans tout cette histoire je trouve très dommageable que des sociétés (en l’occurrence Virgin et la Fnac) sous couvert de vouloir protéger leur activité de téléchargement de musique en ligne (qui doit représenter 0,001 % de leur C.A.) ne mesure pas tout à fait les conséquences de leur manoeuvre de désinformation à l’assemblée et mettent en péril des centaines voir des milliers d’emplois, à savoir tout ceux qui vivent directement ou indirectement du mouvement open source.

J’espère que la blogosphère saura se faire entendre et que la presse et les médias traditionnels vont relayer cette histoire lamentable.

Le web 2.0 existe-t-il ?

Le petit monde du web 2.0 est en ébullition. En effet, deux figures emblématiques du web 2.0 ont décidé de jeter l’éponge :

Quelles sont les raisons de cet abandon ? Trop de critiques, trop de haine. Ces deux bloggeurs ont décidés de ne plus employer le terme web 2.0 mais de continuer à nous faire découvrir des services en ligne qui innovent.

Alors que d’autres n’en sont que plus motivés (à l’image de Pierre Chappaz : Web 2.0 pas mort!), je reste pour ma part très mitigé.

A ce stade de ma réflexion j’en arrive à me poser la question : l’important c’est quoi, le terme ou les services ? Les services bien sûr.

Le fait est que l’utilisation du terme web 2.0 est quand même bien pratique : c’est court et accrocheur, en plus ça me facilite le travail de catégorisation de mes billets. Donc à défaut de trouver un autre terme, je continuerais à l’utiliser, à moins que vous m’en proposiez un autre plus adéquat.

Et comme j’aime bien relancer les débats, je vous propose de réflechir aux prochaines itérations :

Alors ?

AJAX – XML = AHAH

Non ceci n’est pas une blague.

Si vous êtes séduit par le principe d’AJAX mais que le XML vous semble un peu trop complexe à manier alors je vous recommande l’AHAH (Asychronous HTML and HTTP). En gros, le principe est très simple : utiliser l’objet XMLHttpRequest pour rapatrier du contenu stocker en XHTML. Et oui, c’est ici que l’astuce réside : plutôt que de rapatrier du XML qu’il faut ensuite transformer en HTML via XSL, et bien on rapatrie directement de l’HTML.

Pour aller plus loin dans l’explication, les auteurs d’AHAH le décrive comme un REST-Enabled XHTML microformat qui serait issu de JAH (Just Asynchronous HTML). Rien de très révolutionnaire mais comme ils proposent des bibliothèques javascript toutes prêtes ça serait dommage de se priver, non ?

Tout ça me donne des idées… je me demande si je ne vais pas publier les premières spécifications de HUM-HUM (HTML and UML Metadata for Human Ubiquitus Model) voir de PIF-POUF (Portal Infrastructure Functionnality for P2P Object Unified Framework). Et vous ?

FACE : le retour du DHTML ?

Le HTML vous connaissez ? Mais si, les pages de texte avec des images où rien ne bouge. Bon et bien le DHTML c’est la même chose mais avec des trucs qui bougent en plus.

Plus sérieusement, je vous propose de découvrir aujourd’hui un projet bien singulier : FACE est un framewok qui permet de faire des petites animations à l’écran sans avoir à utiliser Flash, sans connaître javascript et le tout dans le respect des standards web. Quelle est l’astuce ? Le recours à des propriétés des CSS ainsi qu’à des bouts de javascript le tout dans une syntaxe qui utilise le principe des noeuds :

Le principe de fonctionnement de FACE

En résumé : c’est gratuit, c’est compatible W3C, c’est relativement léger, donc : pourquoi pas ! Qui pourrait creuser un peu plus la question et nous donner un avis plus… avisé ?

CSS 3 : des templates pour structurer vos pages web

Voilà une annonce qui risque de faire grand bruit : le W3C vient de publier une nouvelle version de travail des spécifications des CSS 3 dédiées à la mise en page : CSS3 Advanced Layout Module. La grande nouveauté vient du principe de construction de page reposant sur des gabarits (template en anglais).

Le principe consiste à découper une page en grandes zones qui vont accueilir du contenu. Dans l’exemple qui suit, 4 zones sont identifiées : en-tête (a), colonne de gauche (b), corps de page (c) et colonne de droite (d) :

Le principe de gabarit des CSS 3

La structure générale de la page sera construite selon un modèle de grille à l’aide de la propriété display-model qui s’apparente à la construction d’un tableau. Une fois cette structure générale définie, les différents éléments qui la constitue vont venir s’incruster dans ces zones à l’aide de la propriété position (ex : h1 {position: a;}).

Révolution ? Oui, ça a tout l’air d’une révolution dans la mesure où les propriétés CSS se substituent au travail des outils de gestion de contenu qui jusqu’alors avaient en charge la gestion des gabarits.

Je ne sais pas comment tout ceci va être accueilli par la communauté des développeurs mais je suis sûr d’une chose : les mises en page à l’aide de tableaux sont condamnées, la sentence vient de tomber aujourd’hui.