Yahoo! : du portail aux bouquins

Et hop ! L’annonce est passée inaperçu mais Yahoo! vient de sauter le pas et de passer d’une logique de publication en ligne à une publication papier. Souvenez-vous, il y a quelques temps je vous parlais dans un précédent billet du nouveau service d’emploi Yahoo! HotJobs. Dan Finnigan et Marc Karasu, deux experts en la matière qui sont chargés d’animer ce service en ligne, ont été mis à contribution pour publier une série de trois livres sur le thème du recrutement et de la recherche d’emploi :

Ces trois livres sont en vente dans la chaîne Barnes & Noble (et donc sur leur site web) :

La couverture du livre dédié à la recherche d'emploi publié par Yahoo! HotJobs

A quand d’autres livres inspirés des différentes chaînes éditoriales du portail : finance, sport… (via WebProNews)

Les facteurs limitant du web 2.0

Jeremy Chone du site Bits and Buzz vient de publier un très bon billet sur celui-dont-on-ne-doit-pas-citer-le-nom : Web 0.x to Web 2.0 Simplified. Ce billet est très bon pour deux choses, la première est un schéma qui résume parfaitement le paradigme entre web 1.0 et web 2.0 :

L’auteur définit ainsi l’ère du web 2.0 comme une ère où les producteurs de contenu (notamment au travers des blogs, wikis, album photos en ligne…) vont prendre une place de plus en plus importante par rapport aux consommateurs de contenu (les visiteurs).

L’autre point important de ce billet est l’identification de 3 facteurs limitant du web 2.0 :

  1. les communautés isolées d’utilisateurs, c’est à dire le caractère exclusif de certaines communautés qui ne s’ouvrent pas à l’extérieur et qui forcent les utilisateurs à adhérer à différentes communautés de façon indépendante et parallèle (à quand une identité universelle voir du SSO en ligne ?) ;
  2. le manque d’interopérabilité entre les différents services en ligne (on en revient à la notion de portabilité décrite dans un précédent billet) ;
  3. les limitations liées à l’architecture de l’internet qui force la grande majorité des services en ligne à fonctionner en mode client-serveur (il faudrait chercher un début de réponse dans l’intégration de modules P2P aux navigateurs à l’instar d’Opera qui intègre un client BitTorrent ou de l’extension AllPeers pour Firefox).

Et vous, vous voyez d’autres facteurs limitant ?

Libérons-nous de l’emprise des moteurs de recherche !

Et plaf ! Alors là ça faisait bien longtemps que Jakob Nielsen n’avait pas lancé un aussi gros pavé dans la mare : Search Engines as Leeches on the Web. Dans son dernier édito le docteur Nielsen n’hésite pas à attaquer la position ultra-dominante des moteurs de recherche qui vampirisent la valeur des sites web.

Explications : Si vous n’êtes pas sur Google vous n’existez pas. Pour être sur Google il faut acheter des mots-clés pour se donner de la visibilité. Ces mots-clés sont en vente sur le principe des enchères (plus vous enchérissez haut et plus vous ressortirez souvent). A partir de là, soit vous investissez dans votre site web pour rendre le contenu intéressant, soit vous investissez dans une campagne d’achat de mots-clés. Dans le premier cas, le résultat risque d’être très long à venir. Dans le deuxième cas, le résultat est très rapide et ça fait plaisir aux patrons.

Moralité, le système d’achat de mots-clés mis en place par les grands moteurs de recherche est pernicieux car il force les éditeurs de site à investir une partie toujours plus importante de leur budget dans de l’achat d’espace (la forme) au lieu de privilégier la pertinence des contenus et fonctionnalités (le fond).

Alors, qui veut témoigner ?

XUL + AJAX = ZK

Décidément, les interfaces riches vont être à l’honneur en 2006. Laissez moi vous présenter un projet pour le moins particulier : ZK est en effet un framework permettant de développer des interfaces riches à l’aide d’AJAX et de la syntaxe XUL.

Selon les auteurs, l’intérêt d’utiliser la syntaxe XUL est d’être indépendant de la plateforme et d’utiliser une syntaxe qui a fait ses preuves. Notons tout de même que ce framework fonctionne bien évidement sur plusieurs navigateurs dont IE.

Toujours selon les auteurs, leur framework serait une alternative à d’autres frameworks comme Backbase et Bindows ainsi que des environnements plus costauds comme Macromedia Flex, Open Lazslo ou le futur Atlas de Microsoft. C’est bizarre… pourquoi ne font-ils pas mention de Dojo ou de Prototype ? (via AJAX Magazine)

MAJ (15/01/2006) : Dans un autre style, on me signale l’exitance du projet xulfaces qui propose un framework où il est possible de mélanger des tags venant de la librairie de tags de xulfaces et des balises XUL, le tout reposant sur JSF. A tester, en plus le site est très bien documenté alors vous n’avez aucune excuse. (merci à Olivier pour le lien)

En route pour Limoges !

Que faites-vous les 2 et 3 février prochain ?

Si vous n’avez rien de prévu et que vous passez par Limoges alors ne ratez surtout pas le Webdesign International Festival. Comme l’édition 2006 est placée sous le signe des dernières tendances et des innovations technologiques, seront abordés des thèmes aussi variés que l’accessibilité, les standards web (XHTML, CSS…), l’utilisabilité, Flash…

Au programme de cette manifestation :

  1. Le Webjam Contest où des équipes de designeurs vont s’affronter en live pour réaliser des interfaces web à partir d’un thème imposé ;
  2. Les Butterfly Awards où seront récompensés les meilleurs réalisations et créateurs web de l’année ;
  3. L’Université du Webdesign qui, comme son nom ne l’indique pas, est une série de conférences sur le thème du design et de la conception web.

Limoges accueillera pour cette occasion de très grand noms du web design comme Joshua Davis ou encore Molly Holzschlag ; mais également des personnalités françaises comme Tristan Nitot, Loïc Le Meur, Amélie Boucher et même notre Elie Sloïm national.

J’ai également la chance de participer à cette manifestation et animerais deux conférences sur l’ergonomie incitative et sur les interfaces riches.

Si vous souhaitez vous inscrire ou avoir plus d’informations, je vous recommande le programme officiel : WIF 2006 (fichier PDF, 1.700 Ko).