Les premiers pas d’Adobe Apollo

C’est ce week-end qu’a eu lieu l’Apollo Camp, la soirée de lancement officielle d’Apollo.

Logo d'Apollo

Pour ceux qui se posent la question, Apollo est l’enfant du mariage d’Adobe et de Macromedia. Il s’agit d’un logiciel capable de lire de l’HTML, du PDF, du Flash et toute sorte de choses. Toute sorte de chose ? Oui tout à fait. Car la richesse d’Apollo repose sur sa capacité à faire tourner des [RDA. En d’autres termes, Apollo est une sorte de machine virtuelle, au même titre que la fameuse machine virtuelle de Java.

Même si Apollo n’en est qu’à une version pre-alpha, il est tout de même possible de télécharger une première version ici : Get the Apollo Runtime.

Apollo représente une avancée majeure dans le monde des interfaces riches. Ceci pour trois raisons principales :

  • Adobe dispose de moyens financiers conséquents (en tout cas nettement plus conséquents que Macromedia) pour finaliser et faire évoluer ce produit ;
  • Adobe dispose d’une très large gamme d’outils de production, de même que d’une très large population d’utilisateurs ;
  • Adobe est déjà très largement présent sur les ordinateurs du monde entier (notamment au travers de l’Acrobat Reader et du Flash Player).

Bref, vous aurez bien compris que je suis très enthousiaste et impatient. Et visiblement je ne suis pas le seul :

Un commentaire sur “Les premiers pas d’Adobe Apollo

  1. Deux trois choses… La version Alpha devrait sortir dans vraiment peu de temps, d’après les rumeurs, surement moins d’un mois ! Donc les premières applis ne vont pas tarder ! Attention, Apollo ne s’appuie pas sur le Flash Player ! Le fait d’avoir le plugin Flash sur sa machine ne permettra pas de faire tourner les applis Apollo (.air)… Apollo n’est que le nom temporaire du projet, il devrait changer lors de la sortie officielle du produit (gratuit pour les développeurs et les utilisateurs, au fait!). Ceci dit, il existe déjà une pétition pour qu’Adobe garde le nom « Apollo », affaire à suivre ! Développeurs Flash et Flex : patience !

  2. Apollo a créé un buzz énorme depuis quelques semaines, car l’attente est forte pour enfin faire sortir les applications du navigateur. Mais attention tout de même à la réaction de Microsoft, avec notamment WPF. Les applis de démos sont assez convaincantes, et en plus il s’intègre avec un environnement de développement professionnel (.net). Seul (énorme) hic, pour l’instant il faut avoir le framework .net 3, livré en standard avec Vista ou téléchargeable (20Mo). Et aucune compatibilité Mac à ma connaissance.

  3. Heu, faudra que je m’y mette, c’est sûr. Mais quelles technologies choisir ? Pour les curieux qui ont vu mon expérience LiFE-LiNE, ont-il remarqués que si on enregistre la page, ses fonctionnalités (en Javascript) étaient toutes operationnelles hors-connection… Il me suffirait d’ajouter un Ajax qui synchronise la page pour en faire un RDA :o »

  4. Oups, ce que je voulais dire ; c’est que avec du Javascript/XHTML/XML et des synchronisation Ajax, on pourrait faire des RDA/RIA qui gérent le mode hors-connection puis la synchronisation SANS avoir besoin d’un framework Apollo ou WPF !!! Seulement un navigateur, et notez que le bureau Windows accepte des pages Web comportant du Flash ou Javascript avec le Active Desktop !

  5. Ouais. Navré, mais je n’adhère absolument pas à cet engouement. Quel est l’intérêt, une fois de plus, d’avoir 36 produits faisant la même chose sur le marché ? Les uns choisiront Adobe et les autres Microsoft. Cela en fonction de leur expérience et leur intérêt envers l’un ou l’autre éditeur. Quel sera le bilan, au final, pour le développeur ? Devoir disposer de la double compétence pour faire face aux demandes ? 2 fois plus de boulot ! Et pour les utilisateurs quel en sera l’avantage ? A part être enfermé dans l’une ou l’autre des technologies, je ne vois pas. Rien de nouveau donc côté stratégie d’éditeur et c’est certainement pour cela qu’on appelle cela des interfaces << riches >>. Il faut en effet être riche et avoir du temps à perdre pour jouer à ce jeu. C’est lassant à la longue ! Au passage, pour ce qui est des environnements << riches >>, il y a XUL qui fait la même chose depuis au moins 2 ans. Bon, ok, il n’y a pas vraiment d’environnement pro pour développer sous XUL (il y a Eclipse désormais mais c’est frais) et c’est, également, faire un choix (celui de la fondation Mozilla). Mais le run time XULRunner existe pour toutes les plates-formes sur lesquelles Mozilla existe et supporte un grand nombre de standards dont SVG qui n’est pas des moindres. Et, enfin, pour donner des chiffres, j’oserai à peine préciser que le runtime XUL a été téléchargé plus de 250 millions de fois en 2 ans. db

  6. Pareil, je trouve qu’il y a beaucoup de bruit par rapport à l’intérêt réel, et l’avancé technologique que cela apporte. L’utilisation de l’application d’ebay avec Apollo est certes très jolie, et des fonctionnalités supplémentaires, mais cela aurai put être aussi en ligne accessible depuis un navigateur? Il y a que très peu d’avantage à y acceder depuis le desktop. Et puis il y a aussi mProjector, et Zinc qui permettait de lancer du flash depuis un EXE et de gérer le on/off line. Bon ok cela ne gérer que le flash. J’attend de voir ce que cela va donné par la suite.

  7. Pas si simple : – XUL est une très bonne technologie mais elle est encore jeune et manque cruellement de soutien dans le monde de l’entreprise ; – Apollo bénéficie de tout l’héritage de Flash, PDF et Shockwave (environnements de production, réputation, parc intallé, communauté…) ; – WPF est également jeune mais dispose d’un pied dans l’entreprise (vi a.Net). Conclusion : il est beaucoup trop tôt pour juger. Attendons : la sortie de Firefox 3 (qui isolera XulRunner) la sortie d’Apollo en V.1 stable la montée en puissance de Vista (pour pouvoir supporter les applications en WPF). /Fred

  8. Souvenez-vous il y a peu de temps… Beaucoup investissaient dans des applets qui devaient nous aider à faire des interfaces Web conviviales, et Flash avait acquis une position dominante que l’on croyait incontournable. Puis vint quelques malins qui demontrérent que un usage intelligent et ordonné de technologies connues, éprouvées, et disponibles chez tous les utilisateurs permettaient de faire aussi bien, si ce n’est mieux ; et c’est bien à la méthode Ajax que l’on doit le Web 2.0 ! Et aujourd’hui, les développeurs avertis s’efforcent de ne pas utiliser du Flash dans leurs projets… Croyez vous qu’ils voudront du Apollo, WPF, ou XUL sans chercher un autre moyen ? :o|

  9. Olivier >> du WPF, oui, sans hésiter, puisqu’il y a derrière la rigueur et la puissance du .net framework (merci de ne pas épiloguer sur « rigueur » et « puissance » :)) Par contre, je fais du Flash depuis plus de 7 ans, et pour moi cela reste un outil de designers que l’on a enjolivé, certes de belle manière, mais pas suffisamment pour en faire un environnement de développement professionnel. En tous cas, c’est mon avis ! ++

  10. Moi je suis relativement d’accord avec Fred : il faut attendre. Dire qu’il y a de l’engouement pour rien, c’est mal connaître Apollo. Les qualités sont tout de même assez nombreuses : n’importe quel développeur web peut créer des applications de bureau la gestion du « en ligne / hors ligne » permettra de nouvelles fonctionnalités les outils de développement sont spécialement conçus pour les interfaces => gain de temps Il ne faut pas voir en Apollo un simple conteneur de Flash sur le bureau. Il est vrai que XUL est très intéressant dans ce domaine et l’approche d’Adobe est différente, ce qui à mon avis permettra une bonne émulation autour des nouvelles technologies « riches ». Maintenant attendons les premières applications, les versions stables et la réaction du public « non technique » pour juger.

  11. Bon je comprends que pour les développeurs « réfractaires » à Flash, Apollo c’est beaucoup de bruit pour rien… Un peu comme le iPhone a laissé de marbres les amoureux du téléphone fixe, ou comme même le web à pu sembler une pacottille pour les adorateurs du minitel… Par contre, pour les flasheurs : c’est l’an 01 !! 1/ SDK Apollo est gratuit ( contrairement à Zinc et mProjector, ou encore director, qui lui aussi permettait de créer des applis basées sur un swf). 2 /les applis .air sont multiplateformes : le même fichiers sera lu sur mac, windows ( et dès la 1.0 je crois : linux ). Pas besoin de compiler plusieurs fichiers qui n’utilisent pas tout à fait les mêmes fonctions… 3/ Utilisé avec Flex Builder , Apollo devient un gain de temps de développement absolument énorme. Bien sûr on parlait de Apollo pas de Flex, mais c’est l’un des points fort Apollo, comme le disait Fred, il est capable de lire « plein de choses du web » : des swf, des pdf bien sur , mais aussi du javascript, de l’html… Franchement, qui a déjà développé, en XUL ou autre langage, un navigateur en 5 lignes de codes ???

  12. @Antoine : merci pour l’info. Ca m’apprendra à parler trop vite… de ce que je ne connais pas ! :s. Je creuserai un peu du côté du XUL. Je ne doute pas de sa puissance en fait, seulement dans mon cas, celle d’Apollo ( + flash + flex ) est bien plus accessible.

  13. Quelqu’un aurait-il des précisions sur la disponibilité du runtime sur linux car Adobe sur cette OS n’est pas toujours trés clean …

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