Enfin un langage de modélisation d’interfaces ?

Les architectes de l’information et autres concepteurs qui ont déjà essayé de normaliser leur travail (arborescence, cas d’utilisation, diagrammes fonctionnels…) savent à quel point il est délicat de vouloir adopter un minimum de formalisme.

Pour faire simple : les concepteurs d’applications ont UML (entre autre), les concepteurs d’interfaces eux n’ont pas grand chose ! Il y a bien le Visual Vocabulary, mais il date de 2002 !

Heureusement qu’Alex Jongman est là pour nous pondre le Universal Information Architecture Modeling Language : UiaML.

UiaML.JPG

Ce projet (qui a été présenté lors de l’EuroIA 2007) n’en est qu’à ses premiers pas mais on devine déjà une forte ambition pour pouvoir faire émerger quelque chose de constructif. Il existe déjà un certain nombre de low fidelty patterns comme cette représentation d’un champ texte :

textinputID.jpg

Dans le même ordre d’idée il existe également le Graphical User Interface Modeling Language (qui visiblement n’a pas beaucoup évolué ces dernières années).

Difficile pour l’instant de se prononcer sur l’intérêt d’un tel formalisme dans notre profession. Le plus sage est encore de voir comment va s’enrichir ce langage et surtout de le tester sur des projets pour éprouver son utilité réelle.

13 commentaires sur “Enfin un langage de modélisation d’interfaces ?

  1. Très très intéressant ! J’aimerais bien trouver quelques avis de personnes ayant déjà utilisé ce formalisme… en souhaitant qu’il puisse s’adapter à tout type d’interface (cad en dépassant les cadres de la simple page HTML). Merci !

  2. L’initiative est louable.
    J’espère juste que ce langage évitera le travers de l’UML, ou de ces autres langages de modélisation. C’est à dire une rigidité trop importante, forçant les concepteurs orthodoxes à concevoir des logiciels entièrement « compatibles UML », quitte à supprimer des fonctionnalités qui ne rentrent pas dans les cases.

    Le langage absolu de modélisation des interfaces web, devra être lui aussi à la sauce 2.0 : intuitif, simple, puissant, évolutif et, si possible, enrichissant à utiliser.

    Et peut-être qu’un jour, tout comme certains outils utilisent une description UML pour générer du code informatique, nous aurons une plateforme pour générer des maquettes fonctionnelles prêtes à habiller. Le rêve…

  3. Oui, interressant.

    Pour mes collègues et moi, le but d’une modélisation de ce genre est avant tout de permettre aux différents intervenants du projet de bien se comprendre et de partager le même point vue, tout en restant général.

    Car pinailler sur des détails quant à la syntaxe (non, ici ça doit être un losange noir, etc…), chercher des heures le moyen de lever une ambiguïté autrement que par une petite annotation, chercher à inclure des détails insignifiants… ça revient à du développement.

    Et si un langage de modélisation n’a pas pour le moment vocation à être un outil de développement, il peut s’étoffer et en devenir un. Et à ce stade, il sera difficile de continuer à l’utiliser pour des présentations…

  4. Euh je sais pas si j’ai tout bien compris mais des langages pour modéliser des interfaces ça existe déjà il me semble. J’en vois trois principaux, le XUL chez Mozilla, le MXML chez Adobe, qui fait partie de Flex et le XAML chez Microsoft, créé pour Silverlight.

  5. Intéressant, certes.

    Mais contrairement à UML qui touche à des niveaux plus abstraits, là on est sur du composant susceptible d’évoluer très rapidement. On le voit bien depuis 2 ans, sur le web, on rencontre beaucoup de nouveaux composants : listes déroulantes avec cases à cocher, autocompletion, drag and drop etc …

    Du coup ce genre d’aide à la modélisation, pour être pertinent, doit être mis à jour très régulièrement. Ce qui ne sera certainement pas le cas.

    Personnellement je reste persuadé que la meilleure modélisation d’une IHM reste un dessin papier + un prototype html.

  6. « Difficile pour l’instant de se prononcer sur l’intérêt d’un tel formalisme dans notre profession » : J’en vois plusieurs – si le projet réussi. Déjà, ce genre de formalismes permet de passer facilement la barrière des langues – c’est utile pour les gros projets mettant en relation des développeurs de plusieurs pays. Ensuite, on peut supposer que si ce formalisme est utilisé, il sera implémenté dans des logiciel types ateliers logiciels. Aujourd’hui, un des gros intérêts d’UML, est qu’il permet de générer des squelettes de code Java ou autres (ArgoUML, Eclipse)…

  7. Je vois un intérêt pour répondre à ta question: découpler ‘ce qu’on veut’ du ‘rendu’ et là, on est bien dans l’abstraction liée à la modélisation. En effet, le ‘ce qu’on veut’ serait par exemple un champ texte et le ‘rendu’ serait soit un classique rectangle, soit un cercle, soit…
    Tout ça pour dire qu’à une abstraction d’IHM correspondrait plusieurs rendus.
    Un sacré gain de temps pour les ergonomes!

  8. Bonjour,
    est-ce que qqun était a l’euro AI cette année (FredC je pense)?
    Je me demande si d’autres éléments de la bibliothèque y étaient présentés ?
    En effet les éléments proposés sur le site UaiML sont très « basics » et je ne vois pas ce qu’ils apportent aux intervenants de la conception (Ai ou autres) ni à l’industrie du web ?

  9. Pour le développement Web, on est plus orienté vers une « programmation Agile » où l’on conçoit d’abord les interfaces, puis ensuite les routines associées aux boutons… Et depuis qu’il « faut » soupoudrer de comportements asynchrones (en AJAX), il devient plus que nécessaire d’être organisé pour la partie « Etude » de nos projets.

    L’UML concerne surtout l’organisation des données (et un peu leurs traitements associés)… Perso, j’brouillonne directement avec phpMyAdmin qui permet maintenant de commenter les liaisons et d’imprimer des graphes relationnels en PDF :o)

    L’autre gros problème du développement Web, c’est quon travaille avec beaucoup de technologies différentes (HTML,Javascript,SQL,AScript,PHP, etc) en même temps et que les modèles de représentation ne mettent pas bien celà en évidence.

    Enfin, aprés plus de 20 ans de programmation, je m’encombre de moins en moins par la préparation – sur papier – des projets… Une fois la structure de la base de donnée définie, et les modèles de pages préconçus, le reste vient tout seul. Généralement, je cherche des « briques élémentaires » en OpenSource avant de faire le codage des fonctions.

    J’aurais même tendance à croire qu’une trop grosse préparation ou étude préliminaire peut faire accoucher d’une application Web trop lourde pour l’utilisateur… A l’ère du Web 2.0, l’ergonomie c’est le plus important, et vaut mieux s’y attaquer et la faire tester le plus vite possible ;o)

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