Delicious + photos = FFFFOUND! (ou We Heart It)

Vous connaissez sûrement le principe des services de social bookmarking : vous partagez vos signets avec la communauté et les contenus les plus pertinents sortent du lot. Des services comme del.icio.us, StumbleUpon ou encore Mister Wong se sont ainsi imposés sur le créneau du partage social de liens. L’avantage est de pouvoir bénéficier de l’avis cumulatif des membres de la communauté et de favoriser une découverte empirique par rebond successifs ou par recommandation (ceux qui ont consulté cette page ont également consultés celles-ci…).

Mais ça ne s’arrête pas là car il existe des services pour partager d’autres types de contenu que les liens et notamment les photos. Sur ce créneau un site comme FFFFOUND! a été pionnier en lançant son service dès 2007.

ffffound

Le mode de fonctionnement est assez simple :

  • Dès qu’une image vous plait, vous l’ajoutez à vos signets (à l’aide d’un bookmarklet) ,
  • Ces derniers sont mélangés avec les signets des autres membres pour former un flux public avec les dernières images ou les plus populaires ;
  • En parcourant ce flux public ou celui d’un membre, vous pouvez re-bookmarker des images qui vont venir alimenter votre profil ;
  • Profil dont se sert le moteur de recommandation pour vous proposer des images.

Voilà, rien de très neuf puisque cette mécanique sociale est calquée sur d’autres services du même type (partage de ressource, profils publics, recommandations, découverte empirique…) mais la particularité de ce service est d’être très simple d’utilisation (cf. la description publiée sur Tecznotes) et de bénéficier d’une grosse base d’utilisateurs.

Chose très surprenante : le service n’est accessible que sur invitation. C’est à priori un choix très limitatif pour la prolifération du service et la croissance de la base d’utilisateurs et pourtant… c’est plutôt l’effet inverse que cette limitation a provoquée : avoir accès au service est plus vu comme un privilège réservé aux happy fews. A stratégie de la rareté qui a bien fonctionnée mais qui a également engendrée l’apparition de concurrents : Still No Invite to FFFFOUND? Try We Heart It Instead.

Encore une fois, même si cette stratégie de fermeture a plutôt bien réussie à ce service je ne vous la recommande tout de même pas, sauf si vous êtes en phase de beta test et que votre plateforme technique est limitée.

Des vidéos à foison chez Decathlon pour ToutesEnFormes.com

Decathlon vient de lancer un mini-site Rich Media à destination des femmes (plus ou moins) sportives. L’idée étant de présenter une série de portrait de femmes pratiquant différentes activités sportives : Toutes en forme. La page d’accueil permet de choisir une femme en fonction de l’activité qu’elle pratique (petites vignettes animées au survol de la souris) :

tef_accueil

Puis vous avez le droit à une courte présentation vidéo de la femme sélectionnée (prétexte pour mettre en scène les produits) avec un effet de zoom au survol de la souris sur les vignettes des produits :

tef_leslie

Vous pouvez aussi avoir des explications sur une activité sportive (avc une intégration élégante des produits qui lui sont associée) :

tef_exo

Et vous avez enfin la fiche détaillée du produit avec une vue à 360° :

tef_produit

Au final nous avons donc un mini-site très bien réalisé avec une mise en page déstructurée mais lisible (bonne immersion dans cette ambiance « femme active »), des contenus riches mais pas trop longs à charger (beaucoup de vidéos courtes et bien intégrées). C’est bien dosé et subtil, du rich commerce comme je l’apprécie, surtout quand c’est une marque française, Cocorico !

L’authentification au centre de nombreuses attentions

Ces derniers mois l’actualité autour des technologies d’authentification est chaude, bouillante même ! Pour faire simple, l’authentification est « la procédure qui consiste à vérifier l’identité d’une entité  (personne, ordinateur…), afin d’autoriser l’accès de cette entité à des ressources (systèmes, réseaux, applications…)« . Jusqu’à très récemment sur le web, le seul moyen d’accéder à un service était de se créer un compte en choisissant un identifiant et un mot de passe. Au siècle dernier cela ne posait pas de problème dans la mesure où un utilisateur lambda n’exploitait que très peu de services en ligne (Yahoo!, Amazon, Ebay…). Donc le nombre de login / mot de passe à retenir était limité.

Mais avec l’avènement des médias sociaux tout se complique car il n’est pas rare de devoir jongler entre des dizaines de services en ligne et donc autant d’identifiants et mots de passe. C’est là où sont apparus des systèmes d’authentification décentralisés comme OpenID. Très prometteuse, cette technologie a rapidement été adoptée par les plus grands acteurs (cf. Google, IBM, Microsoft, Yahoo et VeriSign adoptent OpenID) sans toutefois remporter l’adhésion du grand public.

Une technologie trop complexe pour le grand public

Le problème vient très certainement d’un manque de volontarisme de la part de ces acteurs qui hésitaient à se lancer dans de grandes campagnes d’évangélisation. Sans vouloir jouer les devins je pense que cette frilosité est du à une mécompréhension entre les notions d’identité et de profil. Communiquer sur un mécanisme de délégation d’authentification aurait fait fuir les partenaires potentiels (qui implémenteraient cette technologie) et inquiété les investisseurs.

Bref, tout ça pour dire qu’OpenID n’a pas trouvé sa cible, d’autant plus qu’il existe d’autres solutions qui présentent chacune des avantages / inconvénients. Ce contexte concurrentiel n’a fait que ralentir l’adoption de ces technologies, et ce malgré des travaux d’interopérabilité (cf. Vers un standard d’identité numérique ?).

Plus de simplicité et des usages concrets par faciliter l’adoption

Cela n’a pas découragé les promoteurs d’OpenID qui ont fait progresser leur standard et surtout l’ergonomie du dispositif : La création de compte simplifiée avec OpenID.

Mais celui qui a réellement fait découvrir la délégation d’authentification au grand public c’est… Barack Obama (encore lui ?) ou plutôt Facebook qui a eu la très bonne idée d’associer sa technologie « maison » Facebook Connect à une opération de buzz autour de la cérémonie d’investiture du nouveau président US. Et là subitement, l’intérêt de ces technologies sautent aux yeux (cf. CNN + facebook, premier exemple concret de télévision communautaire et Le partenariat CNN Live et Facebook peut-il faire trembler Twitter ?). La promesse est en effet très belle : pouvoir tester et s’inscrire sur une infinité de sites sans avoir à choisir de nouveaux identifiants en se servant de votre compte Facebook :

Oui mais voilà, cette promesse à une contre-partie : il faut accepter de partager certaines informations concernant votre profil. Cette première application à grande échelle a ainsi réveillée les vieilles craintes liées au respect de la confidentialité et aux dérives potentielles. Quoi que… il faut quand même se méfier (cf. Facebook Connect + Facebook Ads = A Social Ad Network).

Il n’a pas fallu attendre très longtemps pour que Google dévoile à son tour sa propre solution qui repose non pas sur une technologie propriétaire mais sur deux standards (OpenID et OAuth) : Google lance son offre concurrente à Facebook Connect.

Puis nous avons entendu des rumeurs au sujet de Twitter qui lui aussi serait en train de tester son propre mécanisme : Twitter OAuth Spotted in the Wild.

twitterinudasocialplume

Le cas de Twitter est particulièrement intéressant car il existe de nombreux services qui reposent sur les APIs de Twitter et qui se servent déjà des comptes des utilisateurs comme identifiants. En implémentant un mécanisme plus robuste comme OAuth, Twitter donne alors la possibilité à ses utilisateurs de gérer de façon plus fine les droits d’accès.

Et finalement cette semaine c’est au tour de Yahoo! d’annoncer sa propre solution : Yahoo! Updates (cf. Yahoo! tente de concurrencer Facebook avec Yahoo! Updates).

Le système d'authentification de Yahoo!
Le système d'authentification de Yahoo!

Vous noterez au passage qu’il ne s’agit pas QUE d’authentification mais également d’agréger les actions réalisés sur les sites partenaires sur votre profil Yahoo!. Vous pouvez voir fonctionner ce système ici : Yahoo! Updates API Demo. D’un point de vue technique, les équipes de Yahoo! ont eu la très bonne idée de monter un partenariat avec JS-Kit, une société qui fournit une brique technologique très intéressante puisqu’elle permet (d’après ce que j’ai compris) de véhiculer des données « sociales » (updates…) entre différent services à l’aide de ces technologies de délégation d’authentification (plus d’infos ici : Yahoo! Launches Major Challenge to Facebook Connect).

Très bien… mais tout ceci ne résout pas le problème de fond du choix de la technologie : les différentes solutions existantes (plus ou moins concurrents) brouillent le débat et divisent la communauté informatique. Et pendant se temps là, l’utilisateur est toujours perdu dans ce débat d’expert (et dans ses mots de passe).

Bon… ceci étant dit et au vue des derniers travaux réalisés il semblerait que l’on commence à se diriger vers des solutions plus « grand public« , c’est à dire proposant un mode d’interaction plus simple pour l’nternaute lambda. Illustration avec le module de commentaires universels de JS-Kit : Comments Service.

Le système de multi-déléguation de JS-Kit
Le système de multi-déléguation de JS-Kit

Comme vous pouvez le constater sur cette capture, il est possible de déposer un commentaire en utilisant l’un des systèmes d’autentification proposé (OpenId, Yahoo! Updates, Facebook Connect…). Disons que c’est un premier pas très encourageant.

Une seconde naissance pour Second Life

Lancé en 2003, Second Life – l’univers virtuel de Linden Lab, a bénéficier d’une très large couverture médiatique dans les années 2006 / 2007. Cette couverture, généralement mal expliquée et largement survendu par les grands médias n’a pas forcément fait du bien à cet univers virtuel encore en perfectionnement à l’époque (montée en charge…). Depuis, la ferveur médiatique est tombée et les annonceurs se sont fait plus rares.

Plutôt que de désintérêt généralisé je parlerais plutôt de « retour à la normal » de l’attention, car au final Second Life reste une communauté d’à peine 15 millions des passionnés dans le monde avec une prise en main et un fonctionnement encore opaque pour le grand public. Il en résulte un subit regain d’intérêt par certains blogs qui interprète cette actualité très calme du côté des annonceurs et opérations événementielles comme une fin imminente : The End of Second Life. Grossière erreur car Second Life n’est pas un univers virtuel comme les autres, c’est un univers unique en son genre qui a été pionnier (notamment pour les contenus créés par la communauté) et qui a su nous démontrer sa capacité d’évolution et son savoir-faire technologique (là où d’autres comme Google ont échoués). Je ne me lancerais pas dans une nouvelle argumentation sur ce sujet, car ce n’est pas le propos de ce billet, et je vous renvois plutôt à ce précédent billet : Grandeur, décadence, résurrection, sublimation et transformation de Second Life.

Moins d’annonceurs = moins de pression médiatique

Toujours est-il que même si le départ de certains annonceurs-clés (comme Reuters ou Wired) peut refroidir les autres, un univers virtuel doit-il être jugé au nombre d’annonceurs actifs ? Non certainement pas car réduire les usages des univers virtuels aux seules applications commerciales est une grossière erreur. Il existe d’innombrables aux domaines d’applications notamment dans la collaboration ou l’éducation (lire à ce sujet ce très article : Reuters Closes Second Life Bureau, but (Virtual) Life Goes On).

En fait ce n’est pas la première fois que l’on prédit la mort de Second Life (moi le premier) : Second Life’s hype is dead (again). Mais n’oublions pas qu’un produit ou un service est soumis à la loi du marché qui le fait passer par différentes phases résumées dans ce schéma :

sl_hype_cycle

Second Life est donc effectivement au creux de la vague (médiatique) et en profite pour nettoyer et optimiser sa plateforme sans trop faire de vagues. Nous avons donc vu disparaitre au fil de ces derniers mois les vendeurs de sexe, casinos virtuels et autres arnaques pour laisser la place à des initiatives et des projets beaucoup plus sérieux.

Une destination de choix pour la collaboration, l’éducation et la culture

Second Life est maintenant devenu un réel outil de collaboration avec de nombreuses offres de virtual meeting, de virtual workspace et autres serious games au travers de son offre Second Life Grid.

Second Life est également devenu un gigantesque terrain d’expérimentation pour le monde de l’éducation (les plus grandes universités y sont) avec des projets d’envergure (cf. Second Life in Education et Using Virtual Worlds in Education Programs) et de nombreuses initiatives pédagogiques (sur l’environnement…).

Second Life est enfin un lieu de rencontre pour de nombreux artistes et événements culturels. Outre de nombreux musées virtuels et manifestations éphémères, il existe d’inombrables îles répliquant des lieux culturels de notre planète, la liste est longue mais vous pouvez trouver les dernières ici : Second Life Showcase for Art & Culture ou consulter régulièrement les blogs de Daneel Ariantho et Wangxiang Tuxing.

Un univers en constante amélioration

Parallèlement à ce travail de « nettoyage », Linden Lab poursuit tranquillement (mais sûrement) son chantier d’amélioration avec un logiciel client en perpétuel évolution (plus stable, plus puissant), une intégration verticale pour  diversifier ses sources de revenus et une communication plus transparente avec le lancement de nombreux blogs de niche : Linden Lab launches a bunch of blogs. De plus, les travaux d’interopérabilité entre les différentes grilles ouvrent d’innombrables possibilités (lire à ce sujet Hypergrid expansion).

Second Life n’est pas mort, bien au contraire : La communauté n’a jamais été aussi impliquée et les utilisateurs nombreux. À la question de savoir s’il faut encore communiquer dans Second Life je répondrais qu’il faut communiquer différemment car l’univers a beaucoup changé depuis les années folles : les résidents sont des utilisateurs avertis qui risquent de ne pas répondre aux sollicitations pour une nième campagne de buzz, par contre ils seront beaucoup plus réceptif à une démarche de co-création ou à des initiatives étiques ou responsables.

Bref, après avoir subit le contre-coup de la crise médiatique (appelons un chat un chat), Second Life a maintenant toutes les cartes en main pour réellement donner tout son potentiel, à vous d’en profiter !

On reparle des Rich Mobile Application avec TAT

Vous connaissiez les RIA (Rich Internet Application) et les RDA (Rich Desktop Application), mais connaissiez-vous les RMA (Rich Mobile Application) ? Apple et son iPhone nous a prouvé que l’on pouvait améliorer de façon sensible l’expérience d’utilisation des téléphones mobiles (voir de rendre ça agréable). Je vous propose un petit tour d’horizon des acteurs en présence :

  • Adobe qui essaye désespérément de faire rentrer Flash sur l’iPhone mais qui dispose aussi d’autres cordes à son arc avec Flash Lite 3 ;
  • Microsoft dont on attend une version mobile de Silverlight (de même qu’une version mobile de WPF) ;
  • Palm qui vient de faire un retour en force avec le Pre ;
  • Google qui prend son temps avec Android (vivement le G3 !) ;
  • Sun qui s’enlise avec JavaFX Mobile ;
  • Nokia qui a racheté récemment QT Software, un éditeur spécialisé.

Voilà donc une belle brochette de compétiteur qui pour le moment en sont encore à la phase de perfectionnement technologique.

Pendant ce temps là, d’autres acteurs apportent leur contribution et notamment les suédois de TAT qui viennent de publier une incroyable série de vidéos d’interfaces mobiles : Latest Designs.

Il y a tout d’abord cette très belle interface avec un effet 3D assez hypnotique :

rma_tat_3d

La démo en vidéo :

Il y a ensuite une interface plus proche de celle du Palm Pre mais avec de superbes transitions :

rma_tat1

Ici la vidéo :

Et il y a enfin cette autre interface qui propose des « effets physiques » qui ne servent à rien mais donnent un réalisme incroyable aux applications (les petits panneaux oscillent de droite à gauche quand vous basculez d’un écran à l’autre) :

rma_tat_physic

Et voici la démo en vidéo :

Rien à redire, les idées sont là il ne reste plus qu’à les implémenter. (via Business Garden)