Et on reparle des univers virtuels en 3D avec Flash

J’ai comme l’impression que les projets d’univers virtuels 3D en Flash sont les candidats idéals pour un sujet « pommier » (qui revient régulièrement, comme les feuilles des pommiers). Bref, tout ça pour dire que j’ai récemment découvert deux expérimentations très intéressantes d’univers vrituels en 3D qui e jouent dans le browser (donc sans nouveau plug-in).

Il y a tout d’abord Yogurt3D, un framework de jeu en ligne dont le rendu 3D est assuré par SwiftGL (un moteur 3D compatible avec OpenGL). La démo est très impressionnante et mérite le long temps de chargement. Pour la démo, c’est ici : Yogurt3D Demo.

yogurt3d

Il y a ensuite Massiva3D, un MMORPG qui vient de rentrer en phase beta et qui repose sur la très efficace librairie Away3D. Pas de démo disponible pour le moment mais l’accent est visiblement mit sur les fonctions de communication in-game. La démo est ici : Massiva3D Demo.

massiva3d

Il y a enfin des tentatives de FPS comme les très bon Andagel réalisé avec Sandy 3D : Andagel an amazing 3D sci-fi game developed with Sandy3D.

andagel

Sinon nous sommes toujours en attente de projets en gestation comme Coobico ou IdentiFiction :

coobico

identifiction

Tout ceci est vraiment très encourageant mais j’anticipe une nette évolution avec PapervisionX, la prochaine version de Papervision3D qui est en cours de réécriture pour mieux exploiter les fonctions 3D natives de Flash 10. Vivement la suite…

(via Hebiflux et Hebiflux)

Intel et Jolicloud à la recherche de l’interface parfaite pour les netbooks

J’ai déjà eu l’occasion de m’exprimer au sujet des netbooks et du rôle qu’ils vont jouer dans l’émergence de nouveaux usages (cf. Les netbooks vont-ils amorcer la révolution du web 3.0 ?). Voilà maintenant plus d’un an qu’Asus a révolutionné le monde de l’informatique en lançant le premier netbook (le EeePC 700). Depuis nous assistons à une course de vitesse entre les constructeurs (Asus, Acer, HP, Samsung…) pour grignoter un maximum de parts de marché sur un segment à très forte croissance (cf. Croissance fulgurante pour le netbook en 2008).

Et pourtant, aussi forte que soient les ventes des netbooks, ce segment n’en reste pas moins très instable du fait du positionnement de ces machines : les constructeurs s’acharnent en effet à nous vendre les netbooks comme de petits ordinateurs. Erreur fatale car si cette stratégie a permis de doper les ventes en phagocytant les achats de renouvellement des ordinateurs traditionnels, elle a surtout générée beaucoup de déception auprès de clients qui ont répondu aux sirènes de l’informatique low cost. Résultat des courses : Une tendance qui s’inverse et des ventes qui s’effondrent faute de trouver un second souffle (cf. Is The Netbook Phenomenon Over? In a Way, Yes).

Les netbooks en pleine crise d’adolescence ?

Il faut bien avouer que vendus en tant que petits ordinateurs, les netbooks ont de quoi décevoir : écrans étriqués (impossible d’afficher du 1024*768), processeurs poussifs (des performances bien inférieures aux Dual Core) et systèmes d’exloitation qui sentent le recyclage à plein nez. Vous avez en effet le choix entre Windows XP qui va bientôt fêter ses 8 ans (n’oubliez pas de mettre à jour les bases anti-virus, anti-spyware, anti-malware…) et différentes distributions de Linux qui laissent perplexes (il faut passer par la console texte pour installer de nouveaux programmes).

Les constructeurs ont bien essayé de rattraper le coup en se lançant dans une course à l’armement (fréquence plus élevée du processeur, plus de capacités de stockage…) mais rien n’y fait : Le concept de netbook s’est perdu en chemin et les constructeurs doivent maintenant jongler avec des gammes à la logique sur-réaliste. Pour vous en convaincre, essayez donc de trouver une définition des netbooks qui fasse l’unanimité (je cherche encore).

Nouveaux usages = Nouvelle interface

Pour résumer un long débat je réitère ma définition de départ : les netbooks sont plus de gros smartphones que de petits ordinateurs. Ils ne présentent un réel intérêt qu’équipés d’une connexion permanente et autorisent alors des usages novateurs qui se situent à mi-chemin entre l’informatique traditionnelle, l’internet en situation de mobilité et les médias sociaux. Médias sociaux ? Oui tout à fait, car face à la déferlante des plateformes sociales et à la généralisation des usages « sociaux », les éditeurs de logiciels commencent à intégrer de façon native différentes fonctions sociales (par exemple dans le futur Firefox), et les éditeurs de systèmes d’exploitation ne seront pas les derniers.

Bref, qui dit nouveaux usages dit nouvelle interface. Le défi des constructeurs de netbook est donc de trouver un système d’exploitation correspondant le mieux à ces nouvelles contraintes :

  • Un tableau de bord plutôt qu’un bureau (façon smartphone) ;
  • Des widgets plutôt que des applications (pour accéder aux fonctionnalités critiques des services en ligne) ;
  • De l’autonomie plutôt que de la puissance (les meilleurs netbooks dépassent les 10 H d’autonomie).

Dans cette recherche de l’interface parfaite, deux acteurs peuvent faire la différence : Moblin et Jolicloud.

Moblin est une initiative lancée en 2007 par Intel (maintenant portée par la Linux Fondation) dont l’objectif est de développer une nouvelle génération de système d’exploitation à destination des netbooks et autres nettops.

La première version de Moblin (à oublier)
La première version de Moblin (à oublier)

Après une première version perfectible, ils viennent juste de sortir une seconde version beaucoup plus convaincante :

La seconde version de Moblin
La seconde version de Moblin

Vous apprécierez sur cette nouvelle interface l’ajout d’éléments caractéristiques du monde de la mobilité (indicateur de charge et de réception en haut à droite, liste des RDV à gauche), l’accès à l’ensemble des outils et fonctionnalités par un système d’onglets (pour éviter le menu « Start »), l’optimisation du format de l’écran (1024*600) ainsi que les raccourcis en page de démarrage  (baptisée m_zone) :

La page de démarrage de Moblin
La page de démarrage de Moblin

Cette interface permet également d’avoir accès à un certain nombre de fonctionnalités sociales comme le People Panel (façon Skype) ou le Status Panel qui n’est pas sans rappeler Twitter :

La liste d'amis dans Moblin
La liste d’amis dans Moblin
La microblogging façon Moblin
La microblogging façon Moblin

Bref, un effort considérable a été fait au niveau de l’interface et de la prise en main, et c’est une très bonne chose (cf.Linux on a Netbook? Intel thinks its all about the User Interface). Bien évidemment la démarche d’Intel n’est pas tout à fait altruiste, ils cherchent avant tout à vérouiller les constructeurs avec leur OS pour ne pas subir la concurrence d’autres fournisseurs de processeurs (cf. Intel v. ARM: The Battle to Run Your Smartphone and Netbook).

Autre acteur de choix sur ce créneau : Jolicloud, la nouvelle start-up de Tariq Krim (fondateur de Netvibes).

Toujours sur un noyau Linux, Jolicloud marche sur les platebandes d’Ubuntu Netbook Remix en proposant une interface spécifique aux netbooks :

L'interface d'Ubuntu Netbook Remix
L’interface d’Ubuntu Netbook Remix
L'interface de Jolicloud
L’interface de Jolicloud

Vous remarquerez que l’interface de Jolicloud est adaptée aux écrans des netbooks (format 104*600 px) et propose un accès simplifié à un ensemble d’applications. C’est à mon sens à ce niveau là que se situe la grande nouveautés des netbooks : ils n’y a plus de distinguo entre applications et services en ligne.

Ils sont encore en phase intensive de développement et les travaux semblent aller dans la bonne direction. Bien évidemment les équipes de Jolicloud ne disposent pas des moyens d’Intel mais ils présentent l’avantage d’être indépendants donc peuvent potentiellement bénéficier du support des industriels.

La dernière version de Jolicloud
La dernière version de Jolicloud

Deux outsiders : Google et Apple

Comme rien n’est simple dans le monde de l’informatique, attendez-vous à voir prochainement débarquer deux poids lourds qui risquent de changer la donne.

Google tout d’abord avec son système d’exploitation mobile Android qui aimerait bien faire d’une pierre deux coups en proposant une version adaptée aux netbooks : Une équipe d’Asus travaille sur un netbook sous Android.

Un netbook sous Android

Une diversification intéressante surtout lorsque l’on prend en compte l’ensemble des services Google liés à la mobilité. Pour poursuivre cette réflexion : Android Isn’t a Phone OS Because in the Future There Will Be No Phones.

Il y a ensuite Apple qui pourrait bien jouer les trouble-fête avec sa propre machine : Apple Netbook Rumors Gain Momentum Once Again.

Un hypothétique netbook de chez Apple
Un hypothétique netbook de chez Apple

D’après les spécialistes, Apple serait ainsi en train de finaliser une sorte de tablet-PC communicante à mi-chemin entre un gros iPhone et un Kindle. De toute façon Apple ne fait jamais rien comme les autres…

Et Microsoft dans tout ça ?

Je ne pouvais pas achever cet article sans parler de Microsoft. Le géant de Redmond détenant près de 96% du marché, vous vous doutez bien qu’ils ne vont pas rester les bras croisés. Ils prévoient ainsi une version netbooks de leur prochain système d’exploitation : Windows 7 Netbook Edition Confirmed.

Impossible de savoir pour le moment si cette nouvelle mouture de Windows va savoir tenir compte des contraintes spécifiques aux netbooks, mais toujours est-il que Microsoft va jouer un rôle central dans l’évolution des netbooks. Espérons que le rouleau compresseur ne va pas tirer le marché vers le bas…

/! Article initialement publié sur FredCavazza.net.

L’IAB standardise les indicateurs-clés des médias sociaux

Depuis le temps que l’on en parle, l’IAB se décide enfin à publier un document officiel sur les indicateurs-clés spécifiques aux médias sociaux (blogs, widgets et applications sociales) : Social Media Ad Metrics. Cette publication est une très bonne nouvelle, même si elle me laisse un peu sur ma faim, il n’y a en effet aucune référence au microblogging, aux social games ou même aux services mobiles (mais c’est tout de même un très bon début).

L’IAB nous donne ainsi sa définition des médias sociaux : Les services et fonctionnalités qui facilitent le partage et favorise les conversations. Une définition intéressante car il y ai fait référence aux fonctionnalités et pas seulement aux services. Un portail d’information « traditionnel » se dotant ainsi d’une couche sociale rentrerait ainsi dans la catégorie « média social ».

Poursuivons l’étude de ce document avec les définitions suivantes :

  • Blog = un type de site web opéré par un individu, un groupe ou une organisation dans le but de publier des opinions et commentaires sur des sujets variés ;
  • Widget = une application qui fonctionne sur n’importe quel site ;
  • Application sociale = des services qui encouragent l’expression, les échanges et la collaboration.

Rien à redire, ces définitions sont concises et justes.

Rentrons maintenant dans le vif du sujet avec les fameux indicateurs. Nous distinguerons les indicateurs généralistes des indicateurs propres au support.

Ma sélection d’indicateurs généralistes :

  • Interaction Rate (taux d’interaction) = La part d’utilisateurs qui cliquent sur une publicité ou une application sociale ;
  • Time Spent (temps passé) = La période durant laquelle un utilisateur interagit au cours d’une session sans interruptions de plus d’1/2 heure ;
  • Vidéo Installs = Le nombre de players vidéos encapsulés dans des pages web ;
  • Friends Reach (distribution virale) = Le nombre d’utilisateurs exposés à du contenu « social » au travers de leurs amis.

Ma sélection d’indicateurs liés aux blogs (où un blog / billet est jugé pertinent s’il parle de  votre marque / produit / sujet) :

  • Number of Conversion Relevant Sites = Le nombre de blogs pertinents ;
  • Number of Conversation Relevant Links = Nombre de liens qui pointent vers ou depuis un billet pertinent ;
  • Conversations Reach = Le nombre de visiteurs uniques mensuels ayant transités par un billet pertinent ;
  • Number of Conversation Relevant Posts = Le nombre de billets pertinents sur un blog ;
  • Conversation Density of Conversation Relevant Posts = Le pourcentage de billets pertinents par rapport au nombre total de billets ;
  • Earliest / Latest Post Date for Conversation Relevant Post = Premier / dernier billet pertinent ;

Ces différents indicateurs sont particulièrement intéressants pour pouvoir identifier les blogs intéressants et les classer entre eux. J’aurais complété cette liste avec les deux indicateurs suivants :

  • Part de voix = Le nombre de billets pertinents où votre marque / produit est cité ;
  • Score de viralisation = Le nombre moyens de trackbacks pointant vers un blog pertinent.

Nous avons ensuite les indicateurs liés aux widgets et applications sociales (petite sélection) :

  • Unique User Reach (taux de pénétration) = Le pourcentage d’utilisateurs ayant installés le widget / l’application par rapport aux nombre total d’utilisateurs ;
  • Influence (taux de viralisation) = Le nombre moyen d’amis de l’utilisateur-cible ayant installé la même application ;
  • Application Installs per User = Le nombre d’applications installées par l’utilisateur ou les utilisateurs (moyenne).

Voici donc une très bonne série d’indicateurs que l’on pourrait compléter avec des indicateurs spécifiques au microblogging (où un tweeteur/ tweet est jugé pertinent s’il parle de  votre marque / produit / sujet) :

  • Notoriété = Nombre de tweets pertinents durant la période d’étude ;
  • Taux de pertinence = Le pourcentage de tweets pertinents d’un auteur ;
  • Taux d’influence = Le nombre moyen de re-tweets d’un auteur sur les tweets pertinents.

Cette liste est à compléter, n’hésitez pas à mettre en commentaire vos indicateurs.

Espérons que cette première publication sera complétée au fur et à mesure et que d’autres supports seront pris en compte (lifestream, casual games, univers virtuels…).

(via E-conomy)

8 astuces pour gagner de la place

Avec les années la taille des écrans augmente, mais pas nécessairement celle de la surface d’affichage utile. Comprenez par là que si les résolutions d’écrans supérieures à 1024 px sont majoritaires (plus de 55% d’après le W3 Counter), les utilisateurs n’exploitent pas forcément la totalité de l’espace disponible. Résultat : la norme est indiscutablement de faire des mises en page de 1024 px de large (en fait 1005 px quand on tient compte de la barre de défilement vertica  le).

Problème : Comment faire pour afficher un maximum de choses dans la limite de visibilité (sans scroll de la page) ?

Solutions : 8 Layout Solutions To Improve Your Designs.

Dans ce très bon article, l’auteur nous livre ainsi différentes techniques pour virtuellement gagner de la place en jouant notamment sur les couches (layers en anglais) et sur une interface plus dynamique (entre autre) :

  • Les carrousels et bandeaux défilants (ex. : Coda)coda
  • Les onglets intérieurs (ex. : Fontecase)

fontcase

kissmetrics

  • Le roll-over qui affiche un panneau de contenu (ex. : Miro)miro
  • La mise en page progressive qui fait apparaître le contenu au fur et à mesure des clics (ex. : Sursly)sursly
  • Les grilles de lecture marquée qui autorisent une très grande densité d’information sur une seule page tout en assurant une bonne lisibilité (ex. : Neutron Creations)neutroncreations
  • Les accordéons (ex. : Alex Cohaniuc)

alexcohaniuc

  • Les menus sur-dimensionnés (ex. Porsche)porsche

Voici donc une très belle collection d’exemples de ces différentes techniques permettant d’augmenter virtuellement le nombre de pixels.

Intel et Jolicloud à la recherche de l’interface parfaite pour les netbooks

J’ai déjà eu l’occasion de m’exprimer au sujet des netbooks et du rôle qu’ils vont jouer dans l’émergence de nouveaux usages (cf. Les netbooks vont-ils amorcer la révolution du web 3.0 ?). Voilà maintenant plus d’un an qu’Asus a révolutionné le monde de l’informatique en lançant le premier netbook (le EeePC 700). Depuis nous assistons à une course de vitesse entre les constructeurs (Asus, Acer, HP, Samsung…) pour grignoter un maximum de parts de marché sur un segment à très forte croissance (cf. Croissance fulgurante pour le netbook en 2008).

Et pourtant, aussi forte que soient les ventes des netbooks, ce segment n’en reste pas moins très instable du fait du positionnement de ces machines : les constructeurs s’acharnent en effet à nous vendre les netbooks comme de petits ordinateurs. Erreur fatale car si cette stratégie a permis de doper les ventes en phagocytant les achats de renouvellement des ordinateurs traditionnels, elle a surtout générée beaucoup de déception auprès de clients qui ont répondu aux sirènes de l’informatique low cost. Résultat des courses : Une tendance qui s’inverse et des ventes qui s’effondrent faute de trouver un second souffle (cf. Is The Netbook Phenomenon Over? In a Way, Yes).

Les netbooks en pleine crise d’adolescence ?

Il faut bien avouer que vendus en tant que petits ordinateurs, les netbooks ont de quoi décevoir : écrans étriqués (impossible d’afficher du 1024*768), processeurs poussifs (des performances bien inférieures aux Dual Core) et systèmes d’exloitation qui sentent le recyclage à plein nez. Vous avez en effet le choix entre Windows XP qui va bientôt fêter ses 8 ans (n’oubliez pas de mettre à jour les bases anti-virus, anti-spyware, anti-malware…) et différentes distributions de Linux qui laissent perplexes (il faut passer par la console texte pour installer de nouveaux programmes).

Les constructeurs ont bien essayé de rattraper le coup en se lançant dans une course à l’armement (fréquence plus élevée du processeur, plus de capacités de stockage…) mais rien n’y fait : Le concept de netbook s’est perdu en chemin et les constructeurs doivent maintenant jongler avec des gammes à la logique sur-réaliste. Pour vous en convaincre, essayez donc de trouver une définition des netbooks qui fasse l’unanimité (je cherche encore).

Nouveaux usages = Nouvelle interface

Pour résumer un long débat je réitère ma définition de départ : les netbooks sont plus de gros smartphones que de petits ordinateurs. Ils ne présentent un réel intérêt qu’équipés d’une connexion permanente et autorisent alors des usages novateurs qui se situent à mi-chemin entre l’informatique traditionnelle, l’internet en situation de mobilité et les médias sociaux. Médias sociaux ? Oui tout à fait, car face à la déferlante des plateformes sociales et à la généralisation des usages « sociaux », les éditeurs de logiciels commencent à intégrer de façon native différentes fonctions sociales (par exemple dans le futur Firefox), et les éditeurs de systèmes d’exploitation ne seront pas les derniers.

Bref, qui dit nouveaux usages dit nouvelle interface. Le défi des constructeurs de netbook est donc de trouver un système d’exploitation correspondant le mieux à ces nouvelles contraintes :

  • Un tableau de bord plutôt qu’un bureau (façon smartphone) ;
  • Des widgets plutôt que des applications (pour accéder aux fonctionnalités critiques des services en ligne) ;
  • De l’autonomie plutôt que de la puissance (les meilleurs netbooks dépassent les 10 H d’autonomie).

Dans cette recherche de l’interface parfaite, deux acteurs peuvent faire la différence : Moblin et Jolicloud.

Moblin est une initiative lancée en 2007 par Intel (maintenant portée par la Linux Fondation) dont l’objectif est de développer une nouvelle génération de système d’exploitation à destination des netbooks et autres nettops.

La première version de Moblin (à oublier)
La première version de Moblin (à oublier)

Après une première version perfectible, ils viennent juste de sortir une seconde version beaucoup plus convaincante :

La seconde version de Moblin
La seconde version de Moblin

Vous apprécierez sur cette nouvelle interface l’ajout d’éléments caractéristiques du monde de la mobilité (indicateur de charge et de réception en haut à droite, liste des RDV à gauche), l’accès à l’ensemble des outils et fonctionnalités par un système d’onglets (pour éviter le menu « Start« ), l’optimisation du format de l’écran (1024*600) ainsi que les raccourcis en page de démarrage  (baptisée m_zone) :

La page de démarrage de Moblin
La page de démarrage de Moblin

Cette interface permet également d’avoir accès à un certain nombre de fonctionnalités sociales comme le People Panel (façon Skype) ou le Status Panel qui n’est pas sans rappeler Twitter :

La liste d'amis dans Moblin
La liste d'amis dans Moblin
La microblogging façon Moblin
La microblogging façon Moblin

Bref, un effort considérable a été fait au niveau de l’interface et de la prise en main, et c’est une très bonne chose (cf. Linux on a Netbook? Intel thinks its all about the User Interface). Bien évidemment la démarche d’Intel n’est pas tout à fait altruiste, ils cherchent avant tout à vérouiller les constructeurs avec leur OS pour ne pas subir la concurrence d’autres fournisseurs de processeurs (cf. Intel v. ARM: The Battle to Run Your Smartphone and Netbook).

Autre acteur de choix sur ce créneau : Jolicloud, la nouvelle start-up de Tariq Krim (fondateur de Netvibes).

Toujours sur un noyau Linux, Jolicloud marche sur les platebandes d’Ubuntu Netbook Remix en proposant une interface spécifique aux netbooks :

L'interface d'Ubuntu Netbook Remix
L'interface d'Ubuntu Netbook Remix
L'interface de Jolicloud
L'interface de Jolicloud

Vous remarquerez que l’interface de Jolicloud est adaptée aux écrans des netbooks (format 104*600 px) et propose un accès simplifié à un ensemble d’applications. C’est à mon sens à ce niveau là que se situe la grande nouveautés des netbooks : ils n’y a plus de distinguo entre applications et services en ligne.

Ils sont encore en phase intensive de développement et les travaux semblent aller dans la bonne direction. Bien évidemment les équipes de Jolicloud ne disposent pas des moyens d’Intel mais ils présentent l’avantage d’être indépendants donc peuvent potentiellement bénéficier du support des industriels.

La dernière version de Jolicloud
La dernière version de Jolicloud

Deux outsiders : Google et Apple

Comme rien n’est simple dans le monde de l’informatique, attendez-vous à voir prochainement débarquer deux poids lourds qui risquent de changer la donne.

Google tout d’abord avec son système d’exploitation mobile Android qui aimerait bien faire d’une pierre deux coups en proposant une version adaptée aux netbooks : Une équipe d’Asus travaille sur un netbook sous Android.

Un netbook sous Android

Une diversification intéressante surtout lorsque l’on prend en compte l’ensemble des services Google liés à la mobilité. Pour poursuivre cette réflexion : Android Isn’t a Phone OS Because in the Future There Will Be No Phones.

Il y a ensuite Apple qui pourrait bien jouer les trouble-fête avec sa propre machine : Apple Netbook Rumors Gain Momentum Once Again.

Un hypothétique netbook de chez Apple
Un hypothétique netbook de chez Apple

D’après les spécialistes, Apple serait ainsi en train de finaliser une sorte de tablet-PC communicante à mi-chemin entre un gros iPhone et un Kindle. De toute façon Apple ne fait jamais rien comme les autres…

Et Microsoft dans tout ça ?

Je ne pouvais pas achever cet article sans parler de Microsoft. Le géant de Redmond détenant près de 96% du marché, vous vous doutez bien qu’ils ne vont pas rester les bras croisés. Ils prévoient ainsi une version netbooks de leur prochain système d’exploitation : Windows 7 Netbook Edition Confirmed.

Impossible de savoir pour le moment si cette nouvelle mouture de Windows va savoir tenir compte des contraintes spécifiques aux netbooks, mais toujours est-il que Microsoft va jouer un rôle central dans l’évolution des netbooks. Espérons que le rouleau compresseur ne va pas tirer le marché vers le bas…