Endless (Amazon) s’installe en Angleterre et réduit le nombre de clics

Après le rachat de Zappos il y a quelques mois, Amazon se diversifie en Angleterre avec le lancement d’une boutique de chaussures et de sacs à main : Javari.co.uk. En fait il s’agit de la version européenisée du site japonais Jivari.jp (lancé en début d’année) qui est lui-même la version japonisée d’Endless.com, vous suivez ? Pour plus d’infos : Amazon Launches Javari Shoe Site in England and Japan.

Le nouveau site Jivari lancé par Amazon en Angleterre
Le nouveau site Jivari lancé par Amazon en Angleterre

Au niveau de la structure et du thème graphique nous sommes donc très TRÈS proche d’Endless :

La verison originale US (Endless.com)
La version originale US (Endless.com)

Mais qui s’en plaindra dans la mesure où ce site a fait ses preuves et que je vous encourage vivement à tester la très bonne interface de recherche (avec de nombreux filtres et des rafraichissements silencieux) :

L'interface de recherche de Jivari
L'interface de recherche de Jivari

Mais ce que je trouve particulièrement intéressant dans ce site est le souci d’éviter aux visiteurs le moindre clic. Illustration avec la fiche produit où il suffit de survoler les vignettes pour changer la couleur ou la vue et de survoler la photo pour activer le zoom automatique :

Moins de clics sur la fiche produit de Jivari
Moins de clics sur la fiche produit de Jivari

Pas de fioritures, juste ce qu’il faut d’interactivité sur les pages et une très grosse dose de réassurance font de cette boutique une référence en la matière. (Notez que l’on retrouve la même chose chez Sarenza)

Mes 3 sites coup de coeur (octobre 2009)

Comme chaque mois je vous propose une sélection de sites dont j’apprécie particulièrement le design.

Epic Event, un service d’organisation, de réservation et de paiement pour des évènements :

EpicEvent

J’apprécie beaucoup les différents traitements graphiques du fond de page qui ne nuisent pourtant pas à la lisibilité, le contraste et la forme du gros bouton d’action « Learn more… » et les pictos qui rythment les blocs de la seconde partie de page.

Postbox, un outil de productivité fondé sur l’email :

Postbox

Beaucoup de blanc sur cette page très dynamique de par le contraste des couleurs (blanc / bleu / rouge). J’aime bien le fait de réduire au minimum les possibilités d’interaction (Donwload, Buy, 4 items de navigation et un lien en bas de page). Les accroches sont en plus ultra-courtes et très percutantes.

The Social Agency, une agence d’organisation de rencontres professionnelles :

SocialAgency

J’adore cet immense header blanc et la non moins gigantesque base line (« We bring people together« ). La formation de la promesse est également très bien tournée (« We want to promote your next event« ), c’est volontaire sans toutefois être rentre-dedans. Dynamisme et élégance, quel subtil mélange !

Réflexions à froid sur l’édition 2009 d’Adobe Max

Maintenant que l’édition 2009 de MAX est clôturée, je vous propose une petite réflexion à froid sur cette conférence et sur la vision marché d’Adobe. Outre les cinq comptes-rendus publiés sur ce blog (Jour 1, Jour 1 – suite, Jour 2, Jour 2 – suite, et Jour 3) j’ai également publié une synthèse des annonces et même un petit album photos.

Où sont les flasheurs ?

C’est une impression tenace que je ressens à chaque nouvelle édition de ces conférences annuelles qui s’adressent avant tout aux développeurs (et encore un peu aux designeurs). Que ce soit dans la façon de promouvoir l’évènement ou dans le choix des conférences, Adobe semble avoir complètement oublié le cœur de cible de Macromedia : les flasheurs.

Un gros effort est ainsi fourni pour assurer la promotion de Flex (prochainement Flash Builder) ou encore de ColdFusion (qui était à l’honneur cette année). De même les designeurs ne sont pas en reste… sous réserve qu’ils utilisent Photoshop ou Illustrator car les utilisateurs de Fireworks doivent se sentir un peu seuls.

Bien évidemment c’est de bonne guerre : la société qui rachète est celle qui décide de l’évolution de la gamme de produits, mais quand même, Adobe ne semble pas réellement assumer l’héritage de Macromedia et c’est bien dommage car c’est une clientèle captive qu’il ne faudrait surtout pas négliger.

Ceci est mon ressenti mais peut-être est-il biaisé, si vous êtes flasheur et avez un avis différent, n’hésitez pas à vous exprimer.

Merci la communauté

Autre fait marquant de cette édition : la mise sur le devant de la scène des applications 3D et réalité augmentée de Flash. Pour celles et ceux qui ne suivent pas, je rappelle que le Flash Player n’est pas capable de gérer de la 3D en temps réel, ni même de faire de la réalité augmentée via la webcam. Pour cela il faut passer par des librairies spécifiques (PaperVision3D, Away3D & cie pour faire de la 3D,  FLARToolkit pour faire de la réalité augmentée).

C’est donc une aubaine pour Adobe d’avoir une communauté aussi active et qui surtout accepte de partager son travail en publiant des librairies open source. Sans ces librairies, ils devraient assumer eux-mêmes  la R&D dans ces domaines et les travaux n’avanceraient pas forcément aussi vite.

Question : La communauté sera-t-elle toujours aussi impliquée et dévouée ? Je l’espère sincèrement…

Deux approches verticales

S’il y a bien deux usages qui dominent pour le contenu Flash, ce sont bien la vidéo et les jeux en ligne. Voilà pourquoi l’offre d’Adobe est particulièrement développée dans la vidéo (forte concurrence avec Silverlight sur la vidéo HD).

Cette année j’ai noté un changement de discours ou plutôt un intérêt marqué pour le domaine du casual gaming et des jeux en ligne en général où Adobe souhaite élever des barrières à l’entrée (notamment en implémentant prochainement un moteur physique plus réaliste).

Il faut dire que la concurrence dans ce domaine est rude (notamment avec des acteurs de niche comme Unity3D) et que les offres de Rich Internet Games sont de plus en plus mures et que le Cloud Gaming pointe le bout de son nez.

Peut-être est-ce dans le domaine des jeux en ligne que la rachat d’Omniture pourrait être le plus intéressant avec des metrics spécifiques aux jeux en ligne ou même une solution dédiée qui viendrait rentrer en concurrence avec des offres comme celle de TwoFish.

——

Voilà, je garde un très bon souvenir de ce séjour à Los Angeles et des rencontres que j’ai pu faire là-bas. Vivement l’année prochaine qu’Adobe sorte les produits annoncés.

La revanche (vaine) des plateformes de blog sur le microblog

2009 aura été l’année de la consécration pour Twitter : une audience qui explose et une couverture médiatique sans précédent. En fait le phénomène du microblogging a fait un tel tabac que l’on en oublierait presque que la tweetosphère est 10 fois plus petite que la blogosphère. J’irais même plus loin en disant que malgré tout ce que l’on a pû entendre (ou lire), nous sommes toujours en attente de découvrir les stars de la tweetosphère tout comme nous avons vu émerger les stars de la blogosphère (Peter Rojas de Gizmodo et Engadget, Michael Arington de TechCrunch, Arianna Huffington du Huffington Post…). Mais là n’est pas mon propos.

Face à une tel raz-de-marée médiatique, les grandes plateformes de blog se devaient donc de réagir et de proposer à leur tour une riposte face à la mode du microblogging.

WordPress a été le premier à réagir avec deux initiatives :

  • RSSCloud, une technologie (et un plug-in) qui permet de faire de la notification en quasi-temps réel (dès qu’un billet est publié) ;
  • Publicize, une fonctionnalité permettant de faire de la co-publication (sur votre blog et sur Twitter).

TypePad n’est pas en reste avec TypePad Motion, un service de microblogging et d’agrégation : TypePad Motion, Six Apart’s Take on Microblogging. Ce « Motion » se présente donc sous la forme d’un social stream qui permet d’agréger du contenu en provenance de différentes plateformes sociales mais également de laisser à la communauté la possibilité de faire des publications express, et c’est là la grande force de ce service : proposer une plateforme communautaire d’un nouveau genre. Plus d’infos (techniques) sur le blog de Leah Curver.

typepad_motion

Pour illustrer cette nouvelle pratique, ils ont réussi à convaincre deux stars US d’adopter cette plateforme pour propulser leur communauté de fans : Zachary Quinto (de Heroes) et Ryan Star.

Zachary_Quinto-502x550

Vous noterez au passage que les updates de l’intéressé sont faites avec Twitter !

Bon vous l’aurez compris, il n’est pas si simple de contourner Twitter et ces deux acteurs ne sont pas les seuls à se donner autant de peine (cf. Facebook et sa stratégie d’étranglement de Twitter).

Je reste pour ma part persuadé que se sont des services complémentaires et qu’il n’est pas pertinent de les comparer ou de les opposer. Par contre, il est tout à fait possible de chercher une solution intermédiaire (entre blog, microblog et lifestream) du côté de Posterous ou Tumblr (cf. Tumblr, nouveau Twitter ou nouveau FriendFeed ?).

3Di lance un plug-in OpenSim pour browser

Après de nombreux mois d’expérimentation, la firme japonaise 3Di vient enfin d’annoncer le lancement officiel de son viewer « Rei » pour OpenSim : 3Di, Inc. Releases Open Source Virtual World Viewer for OpenSim. Traduction : le 3Di Viewer est un plug-in open-source pour se connecter à un environnement OpenSim. C’est donc un premier pas pour pouvoir « consommer » un bout d’univers virtuel (ou de simulation virtuelle) dans votre navigateur.

3DIViewver

Rappelons qu’OpenSim est un environnement virtuel très très proche de Seconde Life mais présentant néanmoins des très légère différences qui empêche ce fameux Viewer de se connecter à SL (utilisation du moteur 3D Irrlicht). Dans les fait, le support de fonctions « natives » du client OpenSim n’est que partiel car d’après les premiers tests il ne serait pas possible de tchater, d’accéder à l’inventaire ou de se téléporter : OpenSim-in-a-Web-Page for everyone. Ci-dessous une démo (en japonais) :

Une expérimentation technique intéressante car elle ouvre de nombreuses possibilités en ce qui concerne des environnements de travail virtuels :

3DIViewver_Business

Mais il est également possible de trouver des applications de v-business :

3DIViewver_Commerce

Même si le challenge technique est remarquable, nous sommes en droit de nous demander s’il est bien pertinent de proposer ce type de bricolage. N’est-il pas plus simple d’installer un client pour pouvoir bénéficier d’une expérience d’utilisation bien plus confortable (puisque de toute façon il faut installer un plug-in) ?

En tout cas cette expérimentation nous prouve que le chantier de viewer « light » pour SL est loin d’être abouti. Je suis incapable de vous dire où en sont les équipes de Linden Lab à ce sujet mais les difficultés techniques semblent tout de même être très coriaces. D’ici là, ce viewer open-source me semble être un bon candidat pour être un bon argument de différenciation entre SL et OpenSim.

(via Dusan Writer)