Compte-rendu du salon Ecommerce Paris 2010 (suite)

Si vous avez manqué le début : Compte-rendu du salon Ecommerce Paris 2010.

Suite de mes pérégrinations au Salon Ecommerce Paris 2010. : La foule est de plus en plus dense, le bruit de fond s’intensifie également (discussions des visiteurs, brouhaha des orateurs dans les salles de réunions) et les serveuses de la cafétéria sont de plus en plus antipathiques. Bref, le salon bat son plein !

Impossible de rater le stand Nosibay cette année tant il est riche en couleurs. Pour mémoire, Nosibay est l’acteur leader en matière de widgets et autres systèmes d’alertes « commerciales ». Ils présentent cette année une nouvelle solution baptisée Easy Store permettant de créer en quelques clics de souris des widgets marchandes aux formats bannières IAB, smartphones, iPad, ad servers ou encore Facebook.

EasyStore

Ces widgets ou bannières sont personnalisables, embarquent un code de tracking (pour rémunérer les affiliés) et peuvent être encapsulées n’importe où, même sur votre page Facebook (comme par exemple sur ce widget de la Fnac). Tout ce dont vous avez besoin (en tant que commerçant) est d’exposer un flux XML normalisé de votre catalogue.

Beaucoup d’agitation autour des stands de solutions de vue à 360° des produits comme Packshot Creator qui faisait la démonstration de son nouveau ministudio 3D ou encore e-Commerce 360 avec un impressionnant plateau tournant :

Eco2010_eco360

J’ai également eu l’occasion de longuement discuter avec Damien de Commerce Guys au sujet du framework open source Drupal 7 qui devrait sortir d’ici à la fin de l’année. Pour celles et ceux que ça intéresse, cette version 7 est la plus grosse release depuis la création de Drupal (3 ans de développement et une ré-écriture à plus de 50% du code). Cette nouvelle version va encore étendre le périmètre fonctionnel de la plateforme et va surtout intégrer dans le coeur un certain nombre de briques qui étaient devenues indispensables comme CCK. Mais la grosse nouveauté reste l’introduction des « entités » pour offrir un niveau d’abstraction encore plus haut par rapport aux nodes. Tout ce qu’il y a dans Drupal sera ainsi considéré comme une entité (nodes, users, fichiers…) et permettra notamment de gérer le cycle de vie des données (très intéressant pour une donnée comme le prix de vente).

Autre grosse nouveauté : DrupalCommerce qui va officiellement remplacer Ubercart (qui date de l’époque de Drupal 5). Une réécriture complète du code va permettre de synchroniser cette nouvelle version avec Drupal 7 et d’exploiter complètement sa philosophie d’entités. L’approche de la communauté autour de DrupalCommerce a été de privilégier la modularité pour pouvoir offrir un coeur plus robuste et moins complexe. Une version alpha est en cours de test et la version définitive devrait sortir pour la fin de l’année. Deux personnes travaillent à plein temps sur ce module au sein des équipes de Commerce Guys dont l’objectif est de faire le pont entre les marchands et la communauté des développeurs. Ils proposeront à terme une série de distributions verticalisées de Drupal Commerce pour adapter l’outil aux spécificités du secteur (tourisme, produits high-tech ou culturels, fringues…).

Eco2010_DrupalCo

Et pour celles et ceux qui se posent la question : non, Drupal Commerce n’est pas mieux que Magento qui lui-même n’est pas mieux que Prestashop. Ce sont trois solutions très différentes qui ont toutes des avantages et des inconvénients.

J’ai également pu discuter Sheila sur le stand Scene7 (que j’avais interviewé il y a deux ans : Interview avec Sheila Dahlgren de Scene7). Parmi les dernières références : Matelsom, Eastpack, Camper ou encore le démonstrateur de parquets de Castorama. Cette année la mobilité est à l’honneur chez Scene7 avec un gros effort pour finaliser les versions mobiles des visionneuses (zoom XL, vue à 360°…). Ceci est aujourd’hui possible au sein d’applications (comme ci-dessous dans l’exemple de Tommy Hilfiger), mais devrait très prochainement pouvoir se faire directement dans les pages d’un site mobile en HTML5 (avec notamment de la vidéo en streaming pour l’année prochaine).

TommyHilfigeriPhone

Et puisque l’on parle de mobilité, j’ai également pu débattre longuement avec Jean-Philippe d’Apocope et nous sommes tombés d’accord : il n’y a pas réellement de concurrence entre applications smartphones et sites mobiles en HTML5 du moment que l’application répond à un besoin bien précis (comme le système de commande simplifié de capsule pour Nespresso, l’application bTwinMaps de Decathlon ou encore le Dodo-Sitter du Verbaudet. Pour résumer : personne ne vous demande de choisir, le mieux est encore d’exploiter les deux solutions (HTML5 + application mobile) car elles sont complémentaires.

Il est ainsi tout à fait possible d’envisager une version web mobile du catalogue et du service client en HTML5 (qui est amenée à être pérennisée) et des applications dédiées à une fonction bien précise ou temporaire. Méfiez-vous tout de même de l’apparente compatibilité de l’HTML5 qui peut poser des problèmes s’il est couplé à du javascript (car tous les navigateurs et OS mobiles ne l’interprètent pas de la même façon), il faut alors avoir recours à un moteur de dégradation du rendu.

Nous avons enfin pu discuter de l’avenir du m-commerce en 3 points :

  • Des applications de rich commerce sur touchbook pour pouvoir immerger, inspirer et donner envie à l’utilisateur qui est tranquillement installé chez lui dans son canapé et est donc plus réceptif / sensible à l’univers de marque ;
  • La réalité augmentée sur smartphone (pour trouver un point de vente ou exploiter une notice de montage / installation) ;
  • Les interactions en point de vente (infos complémentaires, comparaison de prix, carte de fidélité dématérialisée, paiement sans contact…).

Ouf, le salon ferme ses portes et je crois ne pas avoir perdu mon temps à rencontrer toutes ces personnes ainsi que celles que je n’ai pas mentionnées.

5 réflexions sur “Compte-rendu du salon Ecommerce Paris 2010 (suite)

  1. La solution packshot creator en 3d est assez intéressante Le futur de la vente en ligne passe clairement par plus de détails offerts aux clients pour avant l’acte d’achat. Et dans ce sens c’est clairement un plus de voir le produit sous toutes les coutures. Mais es-ce vraiment l’intérêt du vendeur ? Il perd l’occasion de le présenter de la façons la plus flatteuse possible…

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