Disney et Lego se lancent dans la réalité augmentée sur iPad

Hasard du calendrier, deux géants du jouet ont annoncé la même semaine deux applications ludiques de réalité augmentée pour iPad. Plutôt que d’applications il serait plus correct de parler de jouets ou de jeux, car il est bien question d’une nouvelle expérience de jeu au travers d’une surface tactile.

Il y a tout d’abord Life of George chez Lego. Pour faire simple, il s’agit d’une reformulation de Creationary, sauf que c’est l’application iPhone (ou iPad) qui vous dit quelle figure réaliser (en fonction de votre âge et de votre niveau de progression), figue dont la conformité sera vérifiée en prenant une photo : Lego Tries Augmented Reality With Life Of George Game.

LoG_Lego

 

Dit comme ça, ce jeu ne fait pas très envie, mais l’interaction avec l’application et la scénarisation apporte une nouvelle dimension aux parties :

Dans le même genre, Disney vient de sortir une nouvelle collection de figurines à l’effigie du film Cars, les AppMates. La particularité de ces figurines est qu’elles peuvent interagir avec l’application Cars 2 lorsqu’elles sont posées sur l’écran : Disney’s iPad-Friendly Toys Give Playtime A Digital Boost.

appmates

 

Il suffit de poser les figurines au bon endroit sur l’écran pour leur faire « pousser » des ailes et pouvoir interagir sur les décors :

Là encore, il existe quantité de figurines et de jeux vidéos sur Cars, mais c’est la combinaison des deux qui est particulièrement intéressante. J’imagine qu’il existait déjà de nombreuses expérimentations et prototypes, mais le fait que deux géants se lancent sur ce créneau prouve que nous sommes au tout début d’une série d’innovations ludiques avec les surfaces tactiles. Vivement la suite !

Puma fait peau neuve

Depuis quelques années la marque Puma a entrepris de renouveler entièrement son image de marque sous l’impulsion du célébrissime Yves Béhar (dont le premier fait d’arme est le lancement du Clever Little Bag). Bref, tout ça pour dire qu’il y a un tout nouveau Puma.com. Ce qui surprend avec ce nouveau site, c’est sa construction atypique : une page d’accueil assez haute avec un fond de page, des visuels en pleine largeur sur le cadre et différents niveaux de profondeur qui créés une illusion d’optique (la tête du footballeur passe par dessus le bandeau de navigation).

PUMA_Home1-1

Malgré un contenu assez riche, cette page est plutôt rapide à s’afficher. La page offre également dans sa partie basse une mosaïque des derniers contenus avec une mise en page déstructurée du plus bel effet.

PUMA_Home2

Il y a également une rubrique média assez bien fournie. Vous remarquerez les astucieux menus en bas de page qui mènent vers le plan du site, l’identification et la boutique :

Puma_Media

Et puisque l’on parle de la boutique, cette dernière intègre également la nouvelle structure, mais conserve son coeur de page :

Puma_Shoes

Pour le moment cette nouvelle version est encore en cours de déploiement sur les différentes langues ainsi que les différentes rubriques. Si à priori cette réalisation n’a rein de très spectaculaire (contrairement à ce que l’on pouvait voir il y a quelques années), elle illustre bien à mon avis la maturation du design web : moins de trucs qui bougent dans tous les sens, une très bonne utilisation de l’espace et de la hiérarchisation des éléments, une très bonne lisibilité, une grosse couche sociale et une boutique qui se concentre sur l’efficacité et la transformation. Ce n’est pas la première fois que je constate cette approche plus raisonnée, et c’est une très bonne chose, surtout avec la montée en puissance des terminaux alternatifs.

(via FWA)

Récapitulatif des annonces de MAX 2011 : HTML5, Flash et tablettes

Cette semaine se déroulait à Los Angeles la grand-messe annuelle d’Adobe : MAX 2011. Comme chaque année, cette manifestation a été l’occasion pour l’éditeur de confirmer les promesses et d’annoncer  plein de nouveautés. Au niveau des promesses, ils ont avant tout officialisé la sortie de Flash 11 et AIR 3. Au niveau des nouveautés, elles concernent trois principaux domaines : Les tablettes, HTML5 et Flash. Je vous propose un passage en revue des annonces marquantes.

Enrichissement de l’offre pour tablettes

Adobe a dans un premier temps confirmé son intention de faire de la Digital Publishing Suite la solution de référence pour la publication de magazines numériques sur tablettes. Précisons qu’il existe de nombreuses solutions pour créer et diffuser des magazines numériques, que le débat HTML5/app fait rage (L’avenir des magazines numériques est-il à l’HTML5 ?), mais qu’Apple devrait y mettre de l’ordre avec la sortie de NewsStand sur iOS5.

L’éditeur a dans un second temps levé le voile sur une gamme complète d’applications pour touchbooks (Adobe Touch Apps) :

  • Photoshop Touch pour la retouche des images ;
  • Collage pour expérimenter des concepts créatifs ;
  • Debut pour présenter ces concepts ;
  • Ideas pour faire du dessin vectoriel ;
  • Kuler pour créer et manipuler des palettes de couleur
  • Proto pour faire du prototypage rapide ;
  • Carousel pour accéder et parcourir votre photothèque.

C’est donc une gamme très complète d’applications qui sortiront dès le mois prochain pour Android avec un prix de lancement à 7,99€ et dès 2012 que iOS.

Autant vous dire tout de suite que ces applications ont fait sensation lors de leur présentation. Je suis particulièrement intéressé par Adobe Proto, une application très prometteuse, mais qui est encore incomplète : Adobe lance son application de prototypage rapide… pour les tablettes.

Course à l’armement pour s’imposer sur HTML5

Contrairement à ce que vous pouvez penser, HTML5 n’est pas réellement concurrent de Flash. Adobe s’est ainsi positionné assez tôt sur le « créneau » en proposant un support avancé pour Dreamwaver ainsi qu’un outil dédié (Adobe Edge qui a été présenté officiellement : Adobe lance Edge, un outil d’animation HTML5).

Poursuivant sur cette lancée, ils ont annoncé des choses tout à fait intéressantes :

Avec ces différentes annonces, Adobe confirme donc son implication dans HTML5 et souhaite visiblement être associé de façon explicite à son exploitation à grande échelle sur le web et le mobile, une très bonne nouvelle !

Des usages toujours plus sophistiqués pour Flash

Présenté l’année dernière, Flash11 a encore une fois mis la 3D à l’honneur avec des démonstrations très impressionnantes de l’API Stage3D (cf. Le B A BA de la 3D dans Flash). Et encore une fois, c’est dans le domaine des jeux en ligne que la 3D dans Flash est présentée comme la plus prometteuse (L’ère de la 3D sur le web). Adobe adresse à ce sujet de façon explicite les éditeurs avec ses solutions Gaming.

De nombreuses démos ont été présentées dont :

  • Un portage du Unreal Engine
  • La présentation du MMO galactique Delta Strike
  • La présentation d’une version Flash de Angry Birds avec de superbes effets de particules

Visiblement, Adobe souhaite mettre le paquet sur la 3D et les jeux : Adobe’s Strategy to Distinguish Flash 11 from HTML5, in 3D. Si le sujet vous intéresse, je vous conseille de faire une petit tour sur Molehill Gaming.

Autres annonces

D’autres annonces ont également été faites :

Mes réflexions

Nous y voyons plus clair dans la stratégie de développement d’Adobe qui devrait s’articuler autour de ces trois pôles : Tablettes, HTM5 et Flash. Vous noterez au passage que ces derniers sont intimement liés et qu’Adobe mise ainsi sur de futurs relais de croissance pour anticiper une probable baisse de revenus sur son business historique. Cette nouvelle stratégie devrait logiquement être intensifiée d’ici le prochain mois avec le rachat d’autres acteurs de niche (si je devais faire un pronostique, ça serait Unity et Balsamiq).

Ceci étant dit… il reste toujours l’épineux problème de la disponibilité de Flash sur iOS. Même si Adobe travaille d’arrache-pied pour trouver des solutions de contournement, le blocus de Apple n’arrange pas les affaires d’Adobe. Nous verrons si le décès de Steve Jobs (qu’il repose en paix) va faire évoluer cette situation.

De l’urgence d’intégrer la sphère sociale dans votre relation clients

Les médias sociaux sont plus que jamais au coeur des préoccupations des entreprises et des médias (notamment avec les bouleversements induits par le nouveau Facebook et l’intégration d’offres musicales et de social news). Bon en tout cas, je prends ça comme postulat de départ de mon article sinon je vais encore devoir vous ressortir des statistiques et chiffres très rébarbatifs.

Donc il faut faire du « social ». OK, mais la tâche n’est pas si simple dans la mesure où le web est devenu social. De plus, comme nous l’avons vu dans un précédent article, nous commençons à observer un phénomène de maturation du marché (cf. Vers un second stade de maturité pour les médias sociaux). Par « marché », j’entends les internautes qui se désimpliquent des différentes plateformes sociales en adoptant une posture de consommation, voire d’interactions douces. En d’autres termes : les utilisateurs publient moins et se contentent de partager. De ce fait, les interactions sociales se concentrent sur les contenus les plus intéressants / spectaculaires / aspirationnels / … Je suis par exemple un grand fan de la série de vidéos publiée par DC Shoes mettant en scène Ken Block, mais bon… toutes les marques ne peuvent pas se payer ses services et intégrer ses exploits dans la logique produit.

À partir de ce constat, l’attitude la plus saine pour une marque lambda est de se dire qu’elle ne peut décemment pas entrer en compétition avec ce type de contenus. Formulé autrement : la bataille de l’attention sur les médias sociaux est quasiment perdue d’avance, car vous êtes en compétition avec les proches des membres (amis, famille…), des marques légendaires dotées de budgets colossaux (Nike, Starbucks, BMW, Red Bull…) et des stars planétaires (Lady Gaga, Justin Bieber…). La manoeuvre de repli va alors être de jouer la transparence et la proximité, et sur ce point-là, les services marketing et communication ne sont pas forcément les mieux placés. Les équipes en charge de la relation et de la satisfaction clients sont ainsi culturellement bien mieux préparées à cette posture (transparence et proximité). D’autant plus que les relations clients / marques sont à la source de nombreuses discussions (notamment les insatisfactions), pourquoi dans ce cas déléguer le traitement de ces discussions au service marketing / com’ qui lui-même va le sous-traiter à une agence qui exploite des stagiaires ? Autant faire les choses correctement en interne.

Plus généralement, l’avènement des médias sociaux a un impact tellement fort, que l’ensemble des services devrait les prendre en compte (communication, marketing, RH, ventes…), mais plus particulièrement la relation clients. Pour faire simple, le CRM en tant que discipline peut se décomposer en trois fonctions :

  • L’acquisition de nouveaux clients (au travers de campagnes orchestrées par la communication)
  • La satisfaction des clients (assurée par le service client)
  • La fidélisation des clients (au travers d’un programme de fidélité)

Le dénominateur commun de ces trois fonctions est le client. Les clients sont la matière première du CRM, le coeur du système étant la base de données de clients.

Avec les médias sociaux, les choses se compliquent, car on ne parle pas que des clients (Les médias sociaux permettent d’engager les clients ET les prospects), car la relation n’est pas gérée sur les systèmes de l’entreprise (mais sur les plateformes sociales) et, car tout va beaucoup plus vite (phénomène de propagation virale). Il existe de nombreuses définitions du Social CRM (The No BS Guide to Social CRM), mais j’apprécie particulièrement celle-là : « Le Social CRM est une démarche qui vise à étendre la portée du CRM traditionnel pour s’intéresser aux conversations et interactions entre les internautes et la marque. L’objectif de cette démarche est d’interagir avec les clients et prospects et non les contrôler, d’établir une relation de confiance« .

Selon cette approche, les grandes fonctions sont toujours les mêmes, mais les moyens sont différents :

  • L’acquisition se fait au travers de contenus
  • La satisfaction est assurée par les réponses faites aux internautes
  • La fidélisation se fait au travers des discussions avec la communauté

Le dénominateur commun est l’internaute (client ou prospect), pour lequel il n’existe pas de base de données, mais que l’on peut toucher au travers des médias sociaux.

Les moyens sont différents, mais les fonctions sont les mêmes. Voilà pourquoi il est essentiel de décloisonner la présence et les actions de votre marque sur les médias sociaux et d’impliquer l’ensemble des services internes. Chacun étant mobilisé pour ce qu’il sait faire de mieux : acquisition, satisfaction et fidélisation. Certes, les équipes du service client n’ont peut-être pas la même aisance sur les médias sociaux que les équipes marketing, par contre elles savent gérer de l’insatisfaction auprès des clients puisqu’elles le font au quotidien, mais au travers d’autres canaux (téléphone, courrier, comptoirs…).

Décloisonner est également impératif d’un point de vue purement informatique. A partir du moment où les interactions entre la marque et les clients / prospects se font en dehors des supports maitrisés par l’entreprise, la connaissance des clients doit néanmoins être capitalisée pour ne pas être perdue. Les campagnes d’acquisition sur les médias sociaux doivent ainsi nourrir directement la base CRM. De même, les échanges entre clients et représentants de la marque doivent être historisés (car eux se moquent de savoir si ça correspond à deux équipes différentes et deux S.I. différents).

Cette démarche intégrée requiert à la fois de nouveaux outils (ou des outils plus sophistiqués : Du social analytics au social CRM), mais également de nouveaux processus pour extraire plus de valeur ajoutée d’une présence sur les médias sociaux (Moving from Social Media Monitoring to Social Business Intelligence). Dis comme ça, ça à l’air évident et simple, mais dans la réalité, cette maturation est complexe à mettre en oeuvre, car il y a de gros enjeux internes (des transformations qui vont impacter les budgets et responsabilités), et car les plateformes techniques sont lourdes à bouger (certains éditeurs investissent d’ailleurs lourdement pour préparer cette transition : The promise and challenges of Benioff’s social enterprise vision).

Intégrer les médias sociaux dans votre relation client est la première étape vers une approche unifiée visant à démultiplier l’impact des démarches de social marketing et de social CRM. Cette intégration vous mènera ensuite vers une approche plus vaste qui intègrera également d’autres notions comme l’entreprise 2.0 (collaboration internet) et l’extraprise (collaboration avec un écosystème de partenaires et fournisseurs). Dans cette approche unifiée, l’ensemble des acteurs (clients, prospects, collaborateurs, partenaires…) sont impliqués dans une démarche de discussion et de collaboration.

Certes, cette vision idyllique est plus facile à décrire qu’à mettre en oeuvre, mais elle représente la vision-cible que les entreprises doivent avoir en ligne de mire. C’est justement parce que cette vision est idyllique qu’elle est complexe à mettre en oeuvre, et qu’il vous faut évoluer au plus vite, car cette transformation est longue et laborieuse. Plus tôt vous commencerez à diffuser les pratiques sociales dans votre organisation (pour la satisfaction clients, pour la collaboration…), plus tôt les bénéfices de la Social Enterprise commenceront à se faire sentir.

Adobe lance son application de prototypage rapide… pour les tablettes

Cette semaine se tient à Los Angeles la grand-messe annuelle d’Adobe où l’éditeur nous présente ses nouveautés et sa stratégie. L’évènement n’étant pas encore terminé, je me garde de vous faire un récapitulatif (qui sera publié en fin de semaine sur InterfacesRiches.fr). Je souhaite néanmoins vous présenter la gamme de produits destinés aux tablettes (les Adobe Touch Apps) qui sont intégrées dans la Creative Suite. L’ambition d’Adobe avec cette nouvelle gamme est de stimuler la créativité au travers d’interfaces tactiles inspirationelles : Adobe Touch Apps Redefine Creative Software.

L’un de ces produits a particulièrement retenu mon attention : Adobe Proto, une application de prototypage rapide pour tablettes Android et iPad. Cela fait de nombreuses années que je milite pour que les grands éditeurs rajoutent à leur catalogue un outil de prototypage rapide digne de ce nom (Wireframes : 4 styles pour 4 types d’outils). Jusqu’à présent, il fallait composer chez Adobe avec des produits bâtards comme les extensions pour Fireworks (trop lourdes à manier) ou Flash Catalyst (plutôt orienté design des interactions). Avec ce Proto, Adobe comble le vide dans sa gamme avec une application tout à fait innovante :

Adobe Proto se présente donc comme une application de prototypage rapide avec une interface tactile particulièrement intuitive :

Du prototypage rapide sur votre tablette avec Adobe Proto

Pas de menus compliqués, tout se fait avec le doigt : soit vous sélectionnez un composant dans la barre de gauche, soit vous dessinez directement une forme et l’interface l’interprète (cartouche, image, menu…) et la reformate pour vous (alignement sur la grille).

L'interface tactile de Adobe Proto

Visiblement l’orientation donnée à cette application est de privilégier la rapidité d’exécution tout en offrant de la rigueur. Il vous suffit de gribouiller dans une cartouche pour que l’interface transforme ça en texte (petit gribouillis) ou titre (gros gribouillis), ce nouvel élément est alors repositionnable et redimensionnable à l’aide de l’inspecteur. Plutôt que de vous faire un long discours, je vous propose de regarder la démo (sautez directement à 2″00′ et 3″30′) :

Comme vous pouvez le constater, l’interface est assez réactive (quoique le temps de latence est encore un peu élevé) et réagit très bien. Vous pourriez me dire que ce Proto n’est pas aussi sophistiqué que les autres applications (iMockups, OmniGraffle, SketchyPad, MoodBoard ou encore AppCooker), mais n’oubliez pas qu’il s’insère dans une gamme, qui elle-même fait partie d’une suite.

Il ne faut donc pas considérer Proto comme un logiciel isolé, mais comme une façon d’exprimer votre créativité parmi d’autres (Ideas permet de dessiner de façon plus libre, Collage permet de faire des montages, Debut permet de présenter ça à vos collègues…). De plus, cette collection d’applications pour tablettes est assortie d’un environnement de collaboration (Adobe Creative Cloud), forcément, puisque’il n’y a pas de système de fichier sur l’iPad (donc impossible d’exporter vos maquettes, sauf dans les nuages).

Exportez vos maquettes dans les nuages avec Adobe Proto

Pour avoir une idée plus précise du positionnement de cette offre, voici une mise en situation :

Au final, est-ce que je suis emballé par cette application ? Oui, car elle propose une approche tout à novatrice du prototypage. Est-ce que cette application va balayer la concurrence ? Non aucune chance, car pour le moment, Proto n’est à mon sens pas un produit fini. Le prototypage rapide est une méthode de conception très puissante si elle est:

  • Itérative / collaborative (nous ne savons pas grand-chose de ce que va proposer le Creative Cloud) ;
  • Simple d’accès, mais complète (comment faire pour récupérer une maquette Proto et l’enrichir sur votre ordinateur ?) ;
  • Intégrée dans une chaine de création (sera-t-il possible d’exporter les maquettes dans Fireworks ou Photoshop ?).

Je suis donc plutôt réservé quant à l’utilité réelle de cette application qui ne soutient pas la comparaison face à Balsamiq ou FlairBuilder. Certes, ce ne sont pas les mêmes produits, mais si Adobe veut séduire et convaincre les concepteurs, il va falloir faire mieux. Ceci étant dit, je pense ne pas me tromper en disant que cette application a été compilée avec AIR pour faciliter la compatibilité Android / iOS et devrait donc être très facilement portable sur PC/Mac. J’anticipe donc une version desktop de Proto proposant beaucoup plus de fonctionnalités. À partir de là, la chaine de création sera complète et cette application pour tablette aura du sens.

Mais chaque chose en son temps, car Proto vient tout juste d’être annoncée. Cette application sera disponible dès le mois prochain pour les tablettes Android à 9,99$. J’attends avec impatience de pouvoir mettre mes doigts dessus…