Connaissez-vous Pandora ? C’est une marque danoise de bijoux personnalisables. Leur concept repose sur une série de bracelets que l’on compose avec des petites perles ou accessoires (ils appellent ça des charms). Il y en a pour tous les goûts avec une sélection d’une quinzaine de bracelets pour près de 300 charms. Vous vous doutez bien qu’avec une sélection aussi large, ils ne pouvaient pas se permettre de faire l’impasse sur un configurateur.
Ils proposent donc pour notre plus grand plaisir un très beau configurateur : Bracelet Designer. Non seulement ce module est simple à utiliser, mais il est en plus très réaliste. Le coup de génie est de proposer une interface où les petits charms tournent autour du bracelet de façon réaliste et se poussent les uns les autres. Le rendu est à la fois photo-réaliste et très ludique :
Une fois que vous avez choisi un type de bracelet, vous pouvez commencer à parcourir la liste des charms en applicant des filtres en fonction du matériau et de la présence ou non de perles. La liste occupe les 3/4 de la page et le bracelet vient de se ranger gentiment sous le prix. Le détail du charm est affiché au survol de la souris :
Il est également possible de cliquer sur un charm et d’avoir le détail et ses variantes :
Ce module de configuration n’a l’air de rien, mais je peux vous assurer que c’est un authentique tueur de productivité, tant il est ludique et plaisant de rajouter des charms et de jouer à les faire tourner sur le bracelet.
Sinon ils proposent également un Ring Designer qui fonctionne un peu sur le même principe avec la possibilité de composer des superpositions d’anneaux :
Là encore, on ne se lasse pas de changer l’ordre et de rajouter toujours plus d’anneaux. Au final, nous avons donc un configurateur très ludique, mais dans le même temps tout à fait rigoureux en termes de rendu ou de prix. Assurément une réussite !
Lancé en juin 2011, le moins que l’on puisse dire sur Google+ est que la plateforme sociale de Google ne parvient toujours pas à convaincre les spécialistes. Pourtant les équipes de Google n’ont pas ménagé leur peine pour faire évoluer Google+ en y ajoutant les pages pour les annonceurs et nous dévoilant progressivement leurs ambitions. J’ai toujours été enthousiaste à propos de cette plateforme, non pas en tant que concurrent direct de Facebook ou Twitter (ce qu’elle n’est pas), mais plutôt de par les bénéfices natifs de la plateforme (conception moderne, bonus au référencement, intégration avec les autres services…). Mais malgré tous ces bons arguments, Google+ tarde à trouver sa place au sein d’un écosystème déjà saturé, d’autant plus que les utilisateurs n’étaient pas vraiment en demande d’une autre plateforme sociale (euphémisme). Et pourtant… Google ne pouvait pas rester spectateur de la suprématie de Facebook et se devait de réagir. La tâche n’a pas été facile, mais il semblerait qu’ils ai enfin trouvé le bon angle d’attaque : les communautés. Annoncées en début de mois, les communautés Google+ sont donc la dernière pierre à l’édifice : Google+: Communities and photos.
Je pense ne pas me tromper en disant qu’avec ses communautés, Google+ sort enfin de sa phase beta et se dévoile à nous en tant que produit fini. Jusqu’à présent, Google+ était un produit hybride dont on ne savait pas trop quoi faire. Certes, il y avait les jeux, les événements, les hangouts… mais ça n’en faisait pas une plateforme cohérente. Maintenant que les communautés ont été implémentées, nous y voyons beaucoup plus clair dans le positionnement de Google+. La chose qui m’a tout de suite sauté aux yeux est le vocabulaire utilisé dans le communiqué de presse : « More than 500 million people have upgraded« . Il n’est plus question de s’inscrire à Google+, mais d’upgrader de Google à Google+. Souvenez-vous que le credo de Larry Page était « Google+ is the new Google« , nous en avons maintenant la confirmation.
En vous connectant à Google+, vous allez donc maintenant avoir accès à un onglet Communities sur la gauche :
Cette page d’accueil est plutôt classique, mais très efficace avec un accès rapide à vos communautés, les suggestions / invitations et les communautés les plus actives. Les communautés nous sont présentées comme des espaces de rencontre et de partage pour discuter (commentaires ou en hangouts), publier (liens, événements, photos, vidéos…), échanger vos idées et coups de coeur… Les communautés peuvent être publiques ou privées et être gérées par un ou plusieurs administrateurs. Rejoindre une communauté se fait en un simple clic et vous permet de suivre les publications dans votre flux général (avec la possibilité de neutraliser la publication au cas par cas).
Le fonctionnement est assez classique : des publications au kilomètre classées dans diverses catégories, avec un moteur de recherche interne. Dès que vous êtes membre, vous pouvez publier, mais tout est modéré par les administrateurs. Nous sommes donc dans une configuration assez proche de ce que proposaient les communautés de Facebook.
Là où ça devient intéressant, c’est qu’une fois que vous avez rejoint une communauté, celle apparaît dans options vos publications. De même, quand vous cliquez sur un bouton (+1), vous aurez la possibilité de partager ce contenu avec vos communautés. Autant dire que le levier de propagation viral est énorme, surtout sur des services à très forte audience comme YouTube ou Reader.
Il n’y a pas réellement de règle pour organiser vos communautés, chacun y va de sa touche personnelle :
La communauté HDR Photography propose une approche autour des conversations (Anything Goes, Introduce Yourself, Newbie Questions…) ;
La communauté Gamingest découpée en fonction des plateformes (Xbox, PS3, Wii…) ;
La communauté HTML5 est très formelle (Share, Discuss, Ask…).
Comme vous pouvez le constater, il n’y a pas vraiment de bonne ou mauvaise manière de gérer une communauté. Là où Google risque de rencontrer un très fort succès avec ses communities, c’est que le contenu est directement indexé dans Google, donc que ces communautés vont immanquablement ressortir en bonne position dans les pages de résultats. Sur des thématiques génériques, les meilleures places sont déjà prises, mais sur des sujets pointus, tout reste à faire. Je n’ai jamais réellement compris pourquoi Facebook n’a jamais cherché à exploiter davantage ses communautés, mais il est certain que maintenant c’est trop tard, car Google vient de préempter de façon magistrale ce créneau : Google+ Communities: The Last Nail in Facebook’s Coffin.
Les communautés de Google+ sont donc une aubaine pour les passionnés, associations et autres organisations de petite taille, car elles leur offrent un espace d’expression et de partage redoutablement efficace. Partant du principe que les forums n’ont pas évolué depuis le siècle dernier, les communautés de Google+ ont toutes les chances de s’imposer comme LA killer app de la plateforme. Attendez que la fonction de partage soit nativement intégrée à Chrome, et vous aurez devant vous le nouveau standard des communautés en ligne.
Pire : elles offrent également d’innombrables opportunités pour les marques souhaitant s’installer sur un thème ou développer leur communauté d’utilisateurs : Google+ Communities: Good for Users, Marketers, and Google. J’anticipe déjà la possibilité de lier une page de marque à une communauté, ainsi que toutes les fonctions qui vont avec (URL courte, modération structurée avec attribution de tâches, statistiques détaillées…).
Concernant les usages BtoB, là encore, il y a de très bonnes opportunités à prendre, car le système de cercles permet de cloisonner de façon formelle les échanges et partages. J’imagine tout à fiat Google proposer une offre dédiée aux annonceurs (couplée avec Wildfire bien sûr !).
Pour ce qui est d’un usage interne, je pense ne pas me tromper en disant que les communautés sont la fonctionnalité qui manquait pour une intégration de Google+ dans Apps. Une fois l’intégration complétée, nous nous retrouvions avec des communautés internes Google+ permettant d’encapsuler des messages et notifications d’applications natives (Docs, Calendar…) mais également des applications métiers que l’on trouve dans la marketplace. Autant dire que ça doit grincer des dents chez les autres éditeurs de RSE (Yammer, Chatter, Tibbr…).
Vous aurez donc compris que j’anticipe un franc succès pour ces communautés. N’attendez pas pour vous y intéresser de plus près, voir de vous lancer avant que d’autres occupe le terrain à votre place. Je précise au passage que j’ai créé une communauté dédiée aux médias sociaux et que je suis à la recherche de modérateurs.
Suite et fin de ma série d’articles sur l’évolution du marketing et la conférence Digital Marketing Symposium, dont j’ai déjà publié un compte-rendu et une série d’interviews vidéo. Une thématique complexe à appréhender, tout comme le sujet peut l’être, surtout avec les innombrables innovations technologiques et d’usages dont le marché à bénéficié ces dernières années.
Dans un précédent article, je m’interrogeais sur la définition du marketing digital en 2013/Marketing Definition, j’y avais rappelé les définitions liées aux variantes de marketing. Ce sont bien ces différentes variantes qui brouillent la compréhension et les domaines de responsabilité du marketing :
Connaissance du marché et évolution de l’offre pour le marketing traditionnel, pour celà les marketeurs s’appuient sur des études de marché et des focus goups ;
Création de trafic et analyse du comportement pour le e-marketing, les leviers à disposition sont le SEO / SEM, les e-mailing, les web analytics…
Gestion de la réputation et engagement pour le marketing social, avec des outils de monitoring et de social CRM.
Vous conviendrez qu’entre ces trois « formes » de marketing, il y a des objectifs et des responsabilités très différentes (génération de trafic vs. satisfaction). Voilà pourquoi j’insiste sur l’importance du débat autour de l’évolution du rôle du marketing, car plus nous avançons dans le temps, et plus le mot « marketing » ou de l’affirmation « je fais du marketing » ne veut rien dire. Entendons-nous bien : je n’incrimine personne, je me contente de constater.
Nous pouvons néanmoins isoler deux objectifs génériques : une meilleure connaissance client (compréhension des besoins, contraintes, motivations, freins, habitudes…) et l’optimisation de l’expérience (dans une optique de satisfaction / fidélisation et indirectement d’acquisition). Ceci étant dit, la poursuite de ces deux objectifs amène les équipes marketing à développer ou acquérir de nouvelles compétences :
Techniques (connaissance des outils et des terminaux, manipulation de données…)
Éditoriales (storytelling…)
Ergonomiques (optimisation du taux de conversion au travers de tests A/B et multi-variables)
Relationnelles (satisfaction client, modération des conversations…)
Toutes ces compétences empiètent très clairement sur d’autres services au sein des organisations : DSI, direction de la communication, direction de la relation client… D’où le flou artistique dans lequel je trouve nombre de mes clients, car les domaines de responsabilité se chevauchent et les équipes ne savent plus bien à quel service elles sont ou doivent être rattachées. Et visiblement je ne suis pas le seul à me poser cette question : How do you create a marketing function fit for the future?
J’attire votre attention sur le fait que ce souci organisationnel peut avoir des répercussions très graves sur la qualité des produits / services, la valeur perçue, la réputation de la marque… surtout à l’heure des médias sociaux et de la mobilité. À ce sujet, Forrester a publié un rapport très intéressant sur la maturité des organisations vis-à-vis de leur stratégie de marque : Benchmark Your Brand Building Capabilities. Il ressort notamment de ce rapport un fort besoin de leadership unique pour la construction et la gestion de la marque :
Comme il n’est décemment pas possible de concentrer l’acquisition (trafic et transformation), l’expérience client (satisfaction, fidélisation) et la gestion de la marque (réputation, storytelling) sur un seul département, il est donc plus qu’urgent de définir le périmètre exact de la fonction marketing. En ce qui me concerne, je préconise un recentrage sur les fonctions historiques du marketing : le compréhension du marché et la connaissance client. Ceci implique qu’une direction marketing se dote des bonnes compétences pour bien appréhender les enjeux et les subtilités (donc des experts en utilisabilité, en médias sociaux, en mobilité…) et mettent en place des processus efficaces pour nourrir les autres métiers de l’organisation avec leurs enseignements (communication, commercial, relation-client…).
Précision importante : je ne suis pas un expert en organisation des entreprises, loin de là, mais c’est mon expérience terrain (15 années et d’innombrables projets auprès de centaines de clients) qui m’a inspiré cette recommandation. Je vous laisse le soin de me donner votre opinion ou de témoigner de votre propre organisation.
Chose promise, chose due : je vous propose une série d’interviews tournée lors du Digital Marketing Symposium organisé par Adobe en début de semaine. Ces interviews tournent toutes autour de l’évolution du marketing, j’ai néanmoins essayé de simplifier les interventions en posant rois questions aux personnes interrogées.
La première question porte sur les limites du marketing traditionnel à l’heure du SoLoMo :
La seconde question porte sur les chantiers à prioriser en 2013 :
La dernière question porte sur le périmètre de la fonction marketing et les changements en 2013 :
Vous constaterez que ces vidéos sont d’une qualité largement supérieure à tout ce que j’ai pu faire auparavant. Normal, puisque ce n’est pas moi qui les ai réalisées, mais Olivier Saint-Leger qui m’a donné un sacré coup de main sur ce coup-là.
Un grand merci à toutes les personnes sollicitées pour ces interviews, et à l’année prochaine !
Lire à l’écran n’est pas une activité naturelle. Certes, il y a la fatigue visuelle, la pollution de nombreux éléments inutiles, mais surtout la tentation d’allez voir ailleurs. Résultat : il est extrêmement difficile de se concentrer pour lire un article à l’écran. Si l’on ne tient pas compte des liseuses à encre électronique, la lecture à l’écran est donc une expérience laborieuse qui demande de la concentration, voire de l’incitation.
Contrairement aux livres papiers, les liseuses électroniques fournissent ainsi toute une série de statistiques sur les usages de lecture des propriétaires, à l’image du Reading Life de Kobo :
Les statistiques de lecture disponible par le Kobo
Jouant sur le même principe d’incitation, le logiciel de rédaction iAWriter convertit le nombre de mots en temps de lecture, ils proposent même une fonction équivalent sur leur blog quand vous repositionnez la barre de défilement verticale : Neat detail on the iA blog.
Les temps de lecture affichés sur le iA Blog et iA Writer
Toujours dans cette lignée, le blog de Poule Design fournit un temps de lecture estimatif pour ces articles :
Les temps de lecture estimés du blog de Poule Design
Avouez que c’est quand même sacrément incitatif de se dire qu’un article ne prend que 3 à 4 minutes pour être lu, ça rassure et ça permet de ne pas être tenté de l’imprimer. De là à dire que cette fonction d’affichage du temps de lecture permet de protéger la planète… il n’y a qu’un pas !
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