MySpace tente un second retour et mise sur les contenus

Souvenez-vous, tout à commencé avec 6 Degrees au siècle dernier, l’ancêtre des réseaux sociaux. Puis il y a eu Friendster, remplacé par MySpace, lui-même supplanté par Facebook, momentanément éclipsé par Chatroulette et Quora, puis il y a eu la nouvelle vague avec TumblR et Pinterest, puis la nouvelle nouvelle vague avec Branch et Medium. Et oui… les médias sociaux sont aussi soumis à une forte saisonnalité. Et comme toutes les saisons qui reviennent chaque année, MySpace nous prépare un second retour avec son New MySpace.

Pour mémoire, MySpace a été dans les années 2005 LA plateforme sociale de référence qui atomisait toutes les autres. Enfin surtout aux États-Unis, car en Europe les choses étaient différentes, sûrement à cause des droits de diffusion des musiques et contenus. Puis l’engouement est retombé et les internautes ont migré vers Twitter, Facebook et cie.

Face à l’érosion de son trafic, le propriétaire de l’époque (News Crop) a tenté une refonte en profondeur en 2010 (Myspace se transforme en portail de divertissement social). Peine perdue, la sauce n’a pas pris. Puis la plateforme a été revendue une bouchée de pain (35 M$) à une régie publicitaire et à la star Justin Timberlake pour relancer l’intérêt (New owner is preparing Myspace for a remodel). Est-il réellement possible de faire renaitre MySpace de ses cendres ? Certains le pensent (5 reasons Myspace is making a comeback), d’autant plus avec les fortes ambitions qu’ils nourrissent par rapport aux médias traditionnels (Que nous promet MySpace TV ?).

L’annonce est donc tombée hier soir, MySpace est de retour et ils mettent en avant une interface très spectaculaire : Myspace teases a completely rethought service, and believe it or not, it looks beautiful. Est-ce dans les vieux chaudrons que l’on fait les meilleures soupes ? Peut-être, toujours est-il que le timing est impeccable, car force est de constater que Facebook ne fait plus rêver les jeunes ni les investisseurs (Facebook Got Crushed Today), qu’il agace les gouvernements (Facebook contraint de désactiver la reconnaissance faciale en Europe) et effraie les utilisateurs (Facebook: d’anciens messages privés apparaissent dans les timelines) et leurs parents (Facebook’s Generation Y nightmare).

Il y a donc un créneau à prendre chez les jeunes, mais également auprès des artistes qui n’ont jamais réellement retrouvé d’alternative viable à l’ancien Myspace. La nouvelle mouture va donc logiquement tourner autour de la musique et des artistes. Si la vidéo de teasing nous laisse un peu sur notre faim, elle nous donne tout de même des indications assez précises sur ce que va proposer la plateforme :

  • Une interface de toute beauté qui laisse une très large place aux photos et vidéos, ainsi qu’un lecteur audio affiché en permanence en bas de page qui va visiblement proposer de l’écoute en streaming (et pourquoi pas des radios thématiques) ;
  • Des profils très spectaculaires avec une photo en pleine largeur et des panneaux flottants avec des effets de transparence ;MySpace_Profile
  • Les contenus et publications des membres s’afficheront sous forme de frise horizontale, d’une façon très graphique à mi-chemin entre TumblR et Pinterest ;MySpace_UserFeed
  • Un soin particulier sera apporté aux pages d’événements, comme les soirées où l’on retrouvera les photos et la playlist (un peu comme sur Facebook) ;Myspace_Event
  • Le système de publication sera simplifié, localisé et ciblé (comme Twitter), permettra de partager des liens / photos / vidéos, avec des options de confidentialité (comme Facebook), et devrait permettre de publier sur Facebook et Twitter (pas certain que l’API l’autorise) ;MySpace_Post
  • La page d’accueil des membres se présentera sous la forme d’un long flux de news et publications visuelles (à mi-chemin entre le newsfeed de Facebook et Pinterest) ;MySpace_Newsfeed
  • Une rubrique Discover permettra de découvrir les sujets à la mode (Trending) ;MySpace_Trending
  • Les artistes auront une belle page pour assurer leur promotion (vous vous en doutiez) ;MySpace_Artist
  • Vous accéderez sur cette page à la discographie complète de l’artiste (avec le décompte du nombre d’écoutes) ;MySpace_Albums
  • Mais vous pourrez aussi découvrir de nouveaux talents dans la rubrique Songs ;MySpace_Songs
  • De même que vous renseigner sur les prochains événements et concerts ;MySpace_Events
  • Les artistes et marques bénéficieront de statistiques très détaillées sur leurs fans et leur localisation (rappelons que MySpace est très populaire en région et pas forcément dans les grandes villes côtières)MySpace_Fans

Si l’interface est de toute beauté et la proposition de contenus très alléchante, plusieurs questions restent en suspens :

  • Si l’interface n’est pas réalisée en Flash mais en HTML5, quid des vieux navigateurs ?
  • Comment cette interface va-t-elle pouvoir s’exporter sur les smartphones, tablettes ou TV connectées ?
  • Parviendront-ils à rentabiliser la plateforme sans bannières ?
  • Comment faire un retour gagnant sur le créneau de la musique où l’on trouve déjà MOG ou MTV Artists (heureusement Apple s’est désisté avec son Ping) ?

Bref, la partie n’est pas gagnée d’avance, loin de là, mais MySpace va pouvoir bénéficier de son implantation internationale (ils ont déjà de nombreuses équipes commerciales encore en activité) et surtout d’une convergence d’intérêts avec les grands médias. J’imagine ainsi tout à fait un partenariat de visibilité avec la star Ac’ ou équivalent. Toujours est-il qu’il ne faut pas non plus sous-estimer une plateforme sociale qui a beaucoup perdu de sa superbe, mais qui dispose encore de centaines de millions de membres (à réactiver) et de mécanismes d’authentification / partage opérationnels.

Aucune date de sortie officielle n’a été annoncée, mais la phase beta devrait commencer bientôt, j’espère pouvoir vous tenir au courant prochainement.

La communauté de Minecraft n’en finit plus de grossir

Souvenez-vous, en 2010 je vous parlais pour la première fois de Minecraft, un environnement virtuel environnement virtuel unique et très novateur : Minecraft = Second Life + Lego universe – 24 bits.

L’interface et l’environnement de Minecraft

Difficile de définir ce jeu tant son concept est à la fois simple et complexe, aussi je m’en remets à la définition fournie par Minecraft.fr : « un jeu de type bac à sable où le joueur est invité  à collecter un maximum ressources dans un monde de taille infinie afin de construire tout ce qu’il pourra pour survivre contre les monstres. Le monde dans lequel se déroule l’action est un monde généré aléatoirement et de taille infinie ! Il vous faudra piocher dans ces ressources pour vous construire vos premiers outils, vos armes et votre nourriture« .

Pour vous donner une idée plus précise, je vous propose également cette courte vidéo introductive :

En à peine deux ans, ce jeu (ou environnement virtuel) a réussi à fédérer une communauté de 42 millions de joueurs (résidents), dont plus de 7 millions payants. Initialement proposé sur ordinateurs, Minecraft s’est rapidement décliné sur les smartphones et les consoles. Il existe même d’innombrables applications dérivées dont des applications smartphone compagnon comme le très utile Minecraft Explorer.

L’engouement communautaire est tel, que Minecraft propose sa propre convention de fans, le Minecon, dont l’édition 2012 se déroulera à Paris les 24 et 25 novembre prochains. Il y a même un blog consacré à ce sujet : Minecon.fr.

La convention annuelle des fans de Minecraft

Mais le phénomène ne s’arrête pas là, la culture Minecraft s’exporte ainsi en dehors des frontières du jeu et notamment au New York film Festival où une équipe particulièrement créative (la Voxel Box) va venir présenter ses réalisations.

Exemple de réalisation artistique dans Minecraft

Encore plus intéressant, l’éditeur de Minecraft s’est associé avec les Nations Unies autour d’un programme de rurbanisation baptisé Block by Block : Mojang and UN presents Block by Block. L’idée est d’exploiter l’environnement de Minecraft pour aider les pouvoirs publics et les habitants de quartiers en voie de réhabilitation de villes du tiers monde comme Nairobi à se projeter dans un projet de (re)construction des quartiers.

Projet de réhabilitation d’un quartier de Nairobi avec Minecraft

Tout ça pour dire que si vous ne connaissez pas Minecraft, il n’est pas trop tard pour vous y mettre. Le but de la manoeuvre n’étant pas de jouer, mais de comprendre le phénomène communautaire et culturel autour de cet environnement.

Quels outils bureautiques à l’heure des terminaux mobiles

Il n’a pas dû vous échapper ces deux dernières années que les travailleurs du savoir passent quasiment plus de temps sur leur smartphone et tablette que sur leur ordinateur. Plus petits, plus simples et plus sexy, les terminaux mobiles font maintenant pleinement partie du quotidien des salariés. Mais les applications ont-elles évolué aussi rapidement que les habitudes ? Pas du tout, car si les iPads ont envahi les salles de réunion, l’essentiel de la production des knowledge workers se fait encore sur Office (de préférence sur une version datant d’une époque où Facebook n’existait, sino ce n’est pas drôle). Il en résulte une perte de temps encore plus importante pour essayer de faire fonctionner ensemble ces deux environnements (Windows et iOS).

Il existe des applications de virtualisation pour Office, ou des systèmes de synchronisation dans les nuages, mais tout ceci est un peu complexe, surtout si vous souhaitez créer ou modifier des fichiers. À partir de là, deux options s’offrent à vous : attendre la future version d’Office qui est censée résoudre tous ces problèmes (Microsoft Office 2013 Preview, mais il n’est pas précisé quel sera le niveau de compatibilité avec iOS ou Android), ou passer directement à une solution dans les nuages comme Google Docs (qui vient encore de s’améliorer : Updates for iOS and Android). Dans les deux cas, ce n’est pas idéal, car il faut savoir rester réaliste : faire évoluer les outils bureautiques est un chantier qu’aucune grande entreprise n’est prête à mener, surtout en ce moment.

L’issu de ce statu quo est de faire évoluer les habitudes plutôt que de faire évoluer les outils. Il est ainsi certainement plus simple de déployer des outils induisant de nouveaux modes de travail et de collaboration plutôt que d’investir du temps et de l’énergie à essayer de renouveller des outils bureautiques qui sont condamnés à moyen terme. Le casse-tête des outils bureautiques s’insère dans une réflexion plus vaste d’évolution du poste de travail, au même titre que l’email dont ont commence à voir émerger des alternatives très crédibles (De l’intérêt de mettre les tâches au coeur de la collaboration). Dans cette optique-là, des sociétés comme Adobe ou SalesForce intègrent parfaitement les terminaux mobiles dans leur offre avec respectivement des outils dédiés (Adobe Touch Apps) et des interfaces mobiles (SalesForce Touch).

Tout ceci me permet de rebondir sur un très bon article de GigaOm à propos des nouveaux outils bureautiques : Defining the new office suite, 5 essential apps for work. L’auteur y détaille ainsi une liste d’applications mobiles stimulant la collaboration et la co-création :

  • Les applications de rédaction simplifiées comme Byword ou Elements, pour se concentrer sur son texte à son bureau ou dans le train ;

    L’interface de Element sur iPad
  • Les applications de structuration des idées comme MindNode ou SimpleMind, pour travailler des mind map en réunion ;

    Des mind maps sur tous les terminaux mobiles avec SimpleMind
  • Les applications de création de croquis en mode collaboratif comme WhiteBoard ou SketchBook Pro, qui permettent à plusieurs participants de s’exprimer graphiquement de façon simultanée ;

    L’interface de SketchBook Pro sur iPad
  • Les applications de capture de notes comme JotNot Scanner ou Scanner Pro, qui permettent de convertir ou d’organiser les notes prises sur un calepin ou un tableau blanc (vous noterez également la sortie prochaine d’un carnet Moleskine compatible avec Evernote) ;

    Scannez vos notes sur votre smartphone avec Scanner Pro
  • Les applications de prise de notes comme Note Taker ou Notability, qui améliorent la reconnaissance d’écriture et permettent d’organiser vos notes.

    La prise de notes simplifiée avec Note Taker

Comme vous pouvez le constater ave ces différentes applications, le mot d’ordre est donc de libérer la créativité / productivité des utilisateurs avec des interfaces simples et des outils qui favorisent la création à chaud (en scénace) de contenus et leur partage dans les nuages. Si ces applications apportent des réponses très concrêtes aux nouveaux usages sur terminaux mobiles, je ne suis pas persuadé que le format application soit le bon, surtout dans l’écosystème iTunes qui est très contraignant pour les utilisateurs Pro.

J’envisage ainsi le déploiement de services (supportant les différents modes de collaboration cités plus haut) accessibles directement dans le navigateur des terminaux mobiles (smartphoen ou tablettes), mais églaemnet disponible sous forme d’applications mobiles pour un usage intensif et distribué via l’app store interne de l’entreprise. Dans le contexte d’Apple, ce scénario est de la pure science fiction. Par contre, Google a toutes les cartes en main pour conquérir le marché des entreprises grâce à la souplesse de sa plateforme Android / Play.

Et vous, quelles applications mobiles utilisez-vous au quotidien ?

Quand les infographies deviennent interactives

J’ai toujours apprécié les infographies. D’une part pour le côté esthétique, d’autre part car elles permettent de remettre en perspective des données que nous aurions du mal à appréhender hors contexte. D’ailleurs la définition d’une infographie est : « une représentation graphique visuelle d’informations, de données ou de savoir ». Bref, c’est beau et utile. Sauf qu’avec la mode actuelle de tout représenter sous forme d’infographie, il y a overdose, surtout quand les données sont pauvres et que la représentation graphique est de mauvais goût. Il existe même des places de marché et des outils de création / partage d’infographies comme Visual.ly.

Tout ça pour dire que je pense que nous avons atteint le point de saturation des infographies statiques. S’il n’existe toujours pas d’outils en ligne pour créer des infographies dynamiques (à ma connaissance), nous commençons à voir des choses très intéressantes. Information is Beautiful a ainsi créé pour la BBC une très belle infographie dynamique pour calculer le nombre (théorique) de civilisations extra-terrestres : How many alien civilizations exist?.

Déjà à l’origine d’une autre très belle infographie (How big is space?), les équipes se sont mises en quatre pour proposer à la fois quelque chose de visuellement très plaisant, scientifiquement correct et surtout interactif. Le principe est donc de représenter graphiquement l’équation de Frank Drake (créée en 1961) en expliquant chaque étape du calcul et en donnant la possibilité aux internautes de faire varier les paramètres.

alien-civilizations_1

Les internautes ont également la possibilité de choisir parmi 4 préréglages (paramètres originaux, pessimistes, optimistes et révisés) pour vous simplifier la tâche. Une fois arrivé en bas de la page, il vous suffit de lancer le calcul pour avoir la réponse.

alien-civilizations_2

Je ne suis pas rentré dans le détail du code, mais j’imagine que tout est réalisable en HTML5 pour utiliser un minimum d’images. Le résultat est très plaisant et surtout utile, du moins pour ceux qui doutent encore (je précise que cette estimation ne concerne que les civilisations extra-terrestres de la voie lactée). Espérons que cette infographie interactive va en inspirer d’autres.

( Information Aesthetics)

Adoptez le code de la curation pour standardiser l’attribution

La curation est un sujet sensible que je ne prends pas à la légère. Depuis plus de 9 ans que je rédige mes blogs, je suis quotidiennement confronté au phénomène de pillage et de réattribution de contenus. Agacés au début, j’ai décidé depuis quelques années de ne plus m’énerver à ce sujet, car je suis persuadé que « contenu mal acquis ne profite jamais » (ou un truc dans le genre). Bref, tout ça pour dire que contrôler la bonne prolifération des mes contenus est une tâche titanesque que je n’ai plus le courage de faire. Pourtant il y a du travail, s’il ne subsiste que quelques irréductibles qui s’acharnent à récupérer les articles des autres pour les republier sur leur blog en pensant que personne ne va rien remarquer, le défaut de citation de la source d’un schéma est par contre monnaie courante, surtout en France. Si je reçois quasiment une ou deux demandes par jour d’utilisation de mon panorama des médias sociaux par des auteurs, consultants, conférenciers et universitaires du monde entier, je suis témoin au quotidien du sans gène assumé de mes compatriotes qui exploitent mon schéma sans citer la source (votre serviteur), en la modifiant ou en se l’attribuant.

Mais la curation ne s’applique pas qu’aux producteurs de contenus, elle couvre également celles et ceux qui partagent leur activité de veille et ne sont pas non plus rétribués pour ce dur labeur. Les nombreuses plateformes de curation disponibles sur le marché ne favorisent pas forcément une attribution en bon et due forme. Pinterest, News.me ou encore Twitter ont ainsi privilégié la simplicité d’usage pour ne pas effrayer les utilisateurs.

Heureusement, le Curator’s Code est là pour y remédier avec une standardisation de l’attribution des découvertes. Si l’auteur d’un contenu est ainsi crédité dans la majeure partie des cas (variable en fonction des pays et des cultures), ceux qui ont participé à la propagation de ce contenu sont par contre bien souvent oubliés. Le meilleur exemple que je puisse vous donner est celui d’une infographie qui est publiée par un auteur, repérée par un blog A, relayée par un blog B, citée par Mashable puis reprise par un blog C. Bien souvent, seul l’auteur ou le blog majeur sont crédités, mais les blogs intermédiaires sont oubliés. C’est ce principe d’attribution en chaine des découvertes que le code du curateur veut standardiser.

Visiblement l’idée a germé en début d’année lors du festival SXSW et a été popularisée suite à un défaut d’attribution notable du Huffington Post : A Code of Conduct for Content Aggregators. Un collectif de blogueurs a alors décidé de formaliser ce principe et de lancer une sorte de code de bonne conduite : Introducing The Curator’s Code, A Standard for Honoring Attribution of Discovery Across the Web.

Le code de la curation repose sur trois principes :

  1. Priorité à l’auteur, qui doit systématiquement être cité, quelle que soit la nature du contenu (article, infographie, schéma, tweet, commentaire…) ;
  2. Toujours mettre un lien vers la source (l’auteur ou le curateur) ;
  3. Utiliser les symboles ou abréviations « via » et « Hat Tip » (HT).

C’est là où ça se complique légèrement, car il y a une différence subtile entre le via, qui désigne une découverte directe que vous republiez tel quelle (sans la modifier) et HT pour une inspiration que vous allez compléter ou interpréter. Pour couronner le tout, les promoteurs du code de la curation proposent deux symboles : pour la découverte directe et pour la découverte indirecte.

Les symboles du code de la curation

Tout ceci est un peu perturbant et peut poser des problèmes d’interprétation. J’ai par exemple l’habitude de placer un lien vers les articles qui ont inspiré ma réflexion au coeur du texte, donc en théorie le code ne s’applique pas (ou alors je n’ai rien compris). De même, je place en fin d’article un « Via xxx » pour attribuer la découverte d’un sujet ou d’une réflexion, mais qui est généralement interprétée, donc je devrais plutôt mettre un « HT« .

Dans tous les cas de figure, je ne peux qu’approuver ce code de la curation qui repose sur les valeurs suivantes :

  • Le respect et la courtoisie envers les auteurs ;
  • L’esprit de générosité, envers ceux qui vous ont aidé à accéder aux contenus ;
  • Le génome de l’information, permettant de comprendre comment cette information (ce savoir) c’est propagé et à été enrichi.

Dans un monde idéal, les plateformes de publication (WordPress, blogger, TumblR…) et de partage (Scoop.it, Twitter, Pinterest…) devraient inclure nativement ce code et permettre de retracer l’origine et les étapes de la propagation d’un contenu. Si je ne dis pas de bêtises, c’est ce que propose Google+ avec les Ripples (Watch How Posts Get Shared with Ripples).