Une interface pour insérer des commentaires DANS les billets

Le système de commentaire qui a fait la force des blogs en fait aussi… sa faiblesse. Ce système un peu rigide (les commentaires sont empilés les uns au dessus des autres) atteint en effet rapidement ses limites dès que l’on dépasse une dizaine de commentaires publiés : ça devient brouillon.

Jack Slocum nous propose alors sur son blog un système de commentaires tout à fait révolutionnaire : WordPress Comments System built with Yahoo! UI. Le principe est le suivant : les commentaires sont rédigés directement à l’intérieur du billet à l’aide de petits repères. Ceci permet de commenter une partie du billet et surtout de pouvoir ventiler les réactions afin de ne pas créer d’effet de saturation :

Copie d'écran d'un nouveau système de commentaires

Alors, vous en pensez quoi ? (via Weblogger.ch)

GAP lance une nouvelle boutique en ligne et capitalise sur les interfaces riches

Après le lancement très réussi l’an dernier d’une boutique en ligne qui fait référence (notamment grâce à l’utilisation très fine d’Ajax), la marque Gap vient de lancer une nouvelle boutique dédiée aux chaussures : Pimperlime.

Piperlime

 

La mise en page y est très aérée, l’accès aux produits est toujours très limpide et ils ont eu la bonne idée de capitaliser sur les briques d’interfaces riches en Ajax du site parent et de récupérer la fonction Quick Look qui fonctionne un peu comme un accélérateur de vente (également implémenté sur les boutiques Old Navy et Banana Republic).

On notera également le traitement éditorial des nouvelles collections (sous forme d’articles co-rédigés par des invitées) :

Piperlime2

 

Autant j’adore ce style très épuré, autant ce site n’est pas exempt de reproches : le traitement des liens dans la barre de navigation horizontale est dramatique (ça ressemble à du texte), il n’y a pas d’URL lisibles et la mise en page est un peu tassée.

Et vous, vous aimez ? (via Varien)

Après les RIA, voici les RDA

Si vous suivez ce blog régulièrement, alors les RIA (Rich Internet Application) n’ont plus de secrets pour vous. Par contre, connaissez-vous les RDA (Rich Desktop Application) ?

Les RDA sont les applications riches du poste de travail. Comprenez par là que ce sont des applications, au même titre que votre traitement de texte ou votre logiciel de messagerie, sauf que ces applications riches sont déployées à la volée et exécutées sur une machine virtuelle. Gloups ! Et oui, ça calme comme définition, non ? Pour vous aider à bien faire la différence, je vous propose de revenir sur ce que sont les RIA puis de vous donner des exemples concrets de RDA.

RIA = Writely (heu… Google Docs)

Une RIA est une application qui se lance depuis votre navigateur et qui est exécutée à l’intérieur de ce dernier. WritelyGoogle Docs est ainsi un traitement de texte en ligne qui n’est pas installé sur votre poste de travail mais que ressemble à une application traditionnelle.

Les technologies de références pour faire des RIA sont :

  • AJAX ;
  • Flash / Flex ;
  • OpenLaszlo.

RDA = AjaxWrite

Prenons maintenant un autre exemple dans le même domaine : AjaxWrite est également une application en ligne mais qui s’exécute en dehors de votre navigateur. Oui je sais, vous allez me dire : mais… il s’exécute dans la fenêtre de votre navigateur, mais je vous répondrais : pas tout à fait.

C’est là où les choses se compliquent et où j’ai besoin de votre attention. En fait, AjaxWrite n’est pas exécuté par Firefox lui même mais par XulRunner, une sorte de machine virtuelle sur laquelle on peut faire tourner des applications en XUL. C’est un peu complexe à comprendre dans la mesure où Firefox utilise ce fameux XulRunner comme moteur d’affichage.

Donc pour faire simple : il est impossible d’exécuter Google Docs sans Firefox, par contre il est tout à fait possible de faire tourner AjaxWrite sans Firefox (du moment que vous avez installé XulRunner). Vous remarquerez que ce principe de machine virtuelle n’est pas neuf : le langage Java exploite déjà cette architecture depuis son lancement.

Le meilleur des deux mondes

Le principal intérêt des RDA est de pouvoir allier la praticité des RIA (légèreté, pas besoin d’installer l’application pour s’en servir) et la robustesse des applications traditionnelles (temps de réaction, stabilité…). Car il faut bien avouer que Google Docs est une belle prouesse technologique, mais qu’à utiliser au quotidien, c’est un peu pénible (lenteur, plantages).

Il est ainsi tout à fait possible de se connecter à un site, de lancer une application riche de type RDA (qui va se télécharger et s’exécuter à la volée en quelque secondes comme AjaxWrite) et de pouvoir l’utiliser par la suite en mode déconnecté avec une grande souplesse (l’application vérifiant s’il n’y a pas de nouvelle mise à jour à chaque nouvelle utilisation).

Pour rentrer dans des considérations plus techniques, il existe différentes technologies pour faire des RDA :

  • en Java à l’aide de Java Web Start, Eclipse RCP ou encore NetBeans RCP ;
  • en XUL (le langage de description d’interfaces de Mozilla) avec XulRunner ;
  • en XAML (le langage de description d’interfaces de Microsoft) avec la machine virtuelle de Microsoft (SmartClient.Net) ;
  • il faut également parler d’Apollo, le futur player universel d’Adobe (PDF, Flash, HTML) qui va également permettre de faire des choses très itnéressantes.

D’autres exemples ?

Il existe de nombreux exemples de RDA mais celui qui me plait le plus est le Mozilla Amazon Browser (dont j’avais déjà parlé dans un précédent billet il y a plus de deux ans) : une application riche pour parcourir le catalogue d’Amazon que l’on peut installer sur son ordinateur ou exécuter directement en ligne.

Et là vous me direz : et iTunes dans tout ça ?, et je vous répondrais : Ha non, iTunes est une application connectée. Nous sommes donc dans une configuration différente puisqu’il faut installer iTunes et le mettre à jour manuellement. De même pour Google Earth, c’est également une application traditionnelle mais qui se connecte à internet pour récupérer les données cartographiques.

Quelques réserves…

Je suis certain que mes explications feraient hurler des puristes comme Didier, Daniel ou Guillaume, mais voilà… il faut bien que je prenne des raccourcis pour vulgariser une notion complexe à expliquer.

Pourquoi est-ce que je cherche à vulgariser les RDA ? Tout simplement parce que leur potentiel est immense et qu’elles sont peut-être LA solution qui pourrait réconcilier deux mondes qui se font la guerre : les géants des services en ligne (Google, Yahoo!, SalesForce…) et les géants du logiciels (Microsoft, Oracle, MacromediaAdobe…).

Des interfaces riches accessibles au W3C

Le W3C vient d’initier une démarche de normalisation pour l’accessibilité des interfaces riches : Roadmap for Accessible Rich Internet Applications, et c’est un très bonne nouvelle.

Le W3C avait déjà initié différents chantiers autour d’AJAX et des interfaces riches (voir à ce sujet mes précédents billets : AJAX en voie d’être légitimé par le W3C ? et Le W3C et les interfaces riches) sans toutefois intégrer de contraintes relatives à l’accessibilité.

Le document est assez long et indigeste à lire, mais il est question des XForms et de XHTML 2.

Et si vous souhaitez approfondir le sujet, je vous recommande également cet article sur la rédaction d’une charte ergonomique pour les applications en ligne : A Framework for Web Application User Interface Design Guidelines.

La rentrée des RIA est riche en annonces

C’est la rentrée donc tout le monde y va de sa grande résolution et de son effet d’annonce. Le monde des interfaces riches (RIA en anglais) n’échappe pas à cette règle avec deux annonces importantes :

Il est difficile pour l’instant de prédire l’impact des ces nouveaux frameworks. Toujours est-il que les éditeurs travaillent dur pour crédibiliser leur offre d’interface riche et surtout pour la rendre compatible avec les environnements informatiques déjà bien ancrés dans l’entreprise. A suivre…