L’accessibilité est un processus continu

C’est en substance ce que nous enseigne cette intervention de Matthieu Faure : Henry Ford, le web et l’accessibilité. Il y est question de la chaîne de production d’un site web (qui est schématiquement découpée en deux « lignes » : la création des gabarits de pages et la création des contenus), du rôle centrale de l’outil de gestion de contenu dans l’intégration de ces deux lignes et de l’intérêt de prendre en compte les critères d’accessibilités à toutes les étapes de cette chaîne de production.

Il est en effet beaucoup plus complexe de rendre accessible un site quasi-finalisé que de le « penser » accessible à l’origine. Il existe ainsi un très grand nombre de raisons de repousser à plus tard le « chantier accessibilité » : trop de contraintes, manque de temps, manque d’argent, manque de ressources, des priorités plus urgentes… Grave erreur, puisque le coût d’intégration des contraintes d’accessibilité en tout début de projet (et tout au long du processus) est quasi-négligeable. Par contre, la complexité (et donc le coût) grandit avec le temps : plus vous attendez et plus cela sera complexe de « corriger le tir ».

Mais j’espère ne rien vous apprendre… sinon je vous recommande vivement la lecture du billet précité (et même du blog en entier).

Si t’achètes pas, j’te tape !

Vous pensez être à l’abri ? Vous vous trompez !

Vous vous croyez en sécurité ? Vous ne l’êtes pas !

Vous pensez avoir le temps de murir votre décision d’achat ? Vous ne l’avez pas !

La peur… elle est là… partout… sur les affiches, dans les publicités et les sites web. La peur est un levier redoutablement efficace quand elle est utilisée à bon escient (ou pas).

Bref, tout ça pour dire que la peur est un sentiment extrêmement convoité par les marketeurs du monde entier. Et même par les concepteurs de sites web. Je vous propose de découvrir ce podcast publié sur Captology TV : Using Fear to Influence Online Buying Decisions où l’on parle des différentes techniques misent en oeuvre pour exploiter la peur.

C’est court, percutant, bien argumenté et agréable à regarder. De plus, vous feriez une très grave erreur en n’étudiant pas les exemples cités.

Hé hé hé… ça a marché ?

Qu’est-ce que l’identité numérique ?

Je ne suis pas le premier à tenter de vulgariser le concept d’identité numérique, Leafar (Raphaël pour les intimes) a ainsi déjà proposé une représentation de l’identité numérique (voir son billet : U.lik unleash Identity 0.2), j’avais également déjà abordé la question dans un précédent billet. Je souhaite avec cet article compléter cette vision et y apporter ma touche personnelle.

Les utilisateurs au coeur du web 2.0

Avec la prolifération des blogs et wikis, la multiplication des réseaux sociaux et l’explosion du trafic sur les plateformes d’échanges, les contenus générés par les utilisateurs prennent une place toujours plus importante dans notre consommation quotidienne de l’internet. Tous ces contenus laissent des traces sur les sites qui les hébergent et dans les index des moteurs de recherche, ils sont également systématiquement rattachés à un auteur. De plus, la notoriété numérique des individus ainsi que sa valorisation (monétisation de l’audience, de l’expertise…) va rapidement amener les internautes (consomm’auteurs et consomm’acteurs) à se soucier de leur identité numérique.

De la volatilité de l’identité numérique

L’identité numérique d’un individu est composée de données formelles (coordonnées, certificats…) et informelles (commentaires, notes, billets, photos…). Toutes ces bribes d’information composent une identité numérique plus globale qui caractérise un individu, sa personnalité, son entourage et ses habitudes. Ces petits bouts d’identité fonctionnent comme des gènes : ils composent l’ADN numérique d’un individu.

IdentiteNumeriqueSimple.jpg

Gérer son identité numérique veut dire surveiller l’utilisation de chacune des ces bribes d’information, cette tâche est complexe surtout pour un individu qui souhaite exploiter l’internet comme une vitrine. Nous allons donc progressivement devoir acquérir une vision à 360° de toutes les traces que nous laissons au quotidien de manière à maitriser l’image que l’on donne de nous même.

Les différentes facettes de l’identité numérique

Comme nous venons de le voir, notre identité numérique est composée de nombreuses informations (ou traces) qui peuvent être regroupées en facettes :

Le schéma suivant synthétise les différentes facettes de l’identité numérique :

IdentiteNumeriqueComplete.jpg

Pour un schéma de plus grande taille, je vous recommande la version publiée sur FlickR : Cartographie de l’identité numérique (et il y a même une version en anglais : Digital Identity Mapping)

C’est en participant à tous ces services et outils qu’un individu alimente petit à petit toutes les facettes de son identité numérique. La majeure partie des utilisateurs ne mesure pas encore la complexité de la gestion de l’identité numérique, et ceci pour deux raisons :

  • les occasions de laisser des traces sont de plus en plus nombreuses ;
  • les moteurs de recherche conservent chacune des ces traces pendant de nombreuses années.

Voilà donc très certainement quel sera le prochain défi à relever pour les utilisateurs de l’internet : prendre toutes les précautions nécessaires pour ne pas ternir l’image d’eux-mêmes (leur identité, leur double numérique) qu’ils sont progressivement en train de construire.

Folksonomies : 1 an 1/2 après…

Voilà près d’un an et demi que j’ai commencé à vous parler des folksonomies. Depuis, beaucoup d’eau (numérique) à coulée sous les ponts (virtuels). Le toujours très bon Joshua Porter nous propose en ces jours de canicule un très bon article de rattrapage : Folksonomies: A User-Driven Approach to Organizing Content.

L’auteur y retrace ainsi la genèse des folksonomies en expliquant le concept de taxonomie et en décrivant le casse-tête auquel sont confrontés les concepteurs de sites : rajouter toujours plus d’informations, encore et encore et encore. Il donne également une très bonne définition du terme et s’essaye même à un peu de prospective : si aujourd’hui les folksonomies sont cantonnées à certains domaines d’application (services de partage de photos ou de bookmarks), le besoin de proposer des modes d’accès à l’information intuitifs et cohérents au sein de grands sites de contenus (ou de sites institutionnels) va pousser les concepteurs de site à se tourner vers des solutions de classification alternatives à la très classique arborescence.

Dans cette quête, les folksonomies sont probablement la solution la plus prometteuse pour réduire le fossé entre la vision des utilisateurs (qui utilise des mots de tous les jours) et celle des concepteurs (qui doivent faire en fonction de la culture et l’organisation d’une entreprise). Encore faut-il prendre le risque et sauter le pas…

Poker en ligne et persuasion

En tombant sur une vidéo virale vantant les méritent d’un service de Poker en ligne (plus d’infos ici : Non-Sex Poker Viral Better Than Sex Viral), j’ai découvert un site tout à fait remarquable : PokerRoom.

Remarquable parce que :

  1. très limpide dans son rubriquage et système de navigation ;
  2. très sobre avec un traitement graphique sans fioritures ;
  3. très rassurant avec ses récompenses et ses garanties de sécurité (Safe, Secure and Awarded) ;
  4. très incitatif avec ses boutons d’action qui ressortent immédiatement ;
  5. très persuasif avec son argumentaire complet (Join PokerRoom.com).

 

PokerRoom

Bref, une véritable perle dans sa conception et sa structuration. Vous remarquerez également le bandeau d’identification en haut de page qui ne prend quasiment pas de place ainsi les petites étiquettes sur le côté de la page pour basculer d’un univers à un autre.

Quels indicateurs-clés pour un site de contenu

Quels peuvent être les bons indicateurs-clés de performance (KPI comme disent les anglophones) pour mesurer la performance d’un site de contenu ? C’est à cette question que tente de répondre Jody Nimetz sur le site Web Pro News : Key Performance Indicators For Content Based Sites.

Car, autant il est simple de définir des indicateurs-clés de performance pour les sites marchands (taux de transformation, panier moyen…), autant c’est tout de suite moins évident pour les sites de contenu.

L’auteur recommande avant toute chose de bien définir la nature et l’objectif de votre site :

  • Site de contenu (de type portail) ;
  • Génération de contacts qualifiés ;
  • Vente en ligne ;
  • Service et support…

Il préconise ensuite une liste d’indicateurs pour les sites à vocation de contenu :

  • Taux d’inscription (newsletter ou flux RSS) ;
  • Taux d’annulation ;
  • Durée de visite ;
  • Nombre de pages vues ;
  • Part des utilisateurs réguliers ;
  • Nombre de visites par mois…

Cette liste me semble plein de bon sens. Et vous, vous utilisez d’autres indicateurs ?

Nous ne lisons pas en ‘Z’ mais en ‘F’

Voilà un bel exemple de la capacité de la profession (celle des ergonomes et des experts en utilisabilité) à se remettre en question : F-Shaped Pattern For Reading Web Content. Jakob Nielsen (encore et toujours lui !) nous livre en effet les conclusion d’une étude récemment menée : lorsque les utilisateurs scannent une page web, le parcours de l’oeil ne décrit pas un ‘Z’ mais un ‘F’.

La preuve en image :

Schéma de lecture d'une page web

Concrètement, lorsque les utilisateurs parcourent une page web, leur oeil suit un mouvement descendant jusqu’à accrocher un élément intéressant qu’il va lire de gauche à droite. En gros, l’oeil se déplace dans deux directions qui correspondent à deux modes de recherche :

Les deux schémas de recherche d'information

Pour une analyse plus poussée et en français, je vous recommande ce très bon billet de chez gwix (également auteur du schéma ci-dessus) : Les utilisateurs liraient les pages selon un F-Shaped Pattern.