Une communauté d’achat dédiée au vin

Je vous avait déjà parlé de la Shoposphere de Yahoo!, un très bel exemple de communautés d’achat mais qui concerne essentiellement des produits High-tech. Et bien figurez-vous qu’il n’a pas fallu beaucoup de temps avant l’arrivée de communautés d’achat verticales comme celle de Cork’d qui est dédiée au vin.

Que se cache-t-il derrière ce site au nom imprononçable ? Une communauté d’échange entre passionnés de vin qui peuvent :

  • donner une note et définir des mots-clés pour un vin ;
  • rédiger des revues de vins sous forme d’un blog (Wine Journal) ;
  • faire l’inventaire de sa cave (Wine Cellar) et la publier ;
  • partager une liste de leurs vins favoris (Shopping List) ;
  • créer des liens d’affinités avec d’autres ivrognes membres de la communauté (Drinking Buddies)…

Le tout dans un site très propre et intuitif avec de beaux icônes, une palette de couleurs pastelles, des flux RSS et bien entendu le blog des concepteurs.

A mi-chemin entre Ciao et Zlio, c’est 1855 et ChateauOnline qui vont grincer des dents en voyant débarquer ce nouveau type d’intermédiaire…

MAJ (28/05/2006) : Visiblement ils ont fait des émules avec ce second site collaboratif autour du vin : WineLog.

Un format RSS pour les boutiques en ligne

Si vous vous intéressez un minimum au commerce en ligne lors vous devez savoir qu’une bonne partie des ventes en ligne d’une boutique provient des moteurs de recherche et autres comparateurs de prix (du type Kelkoo ou Shopzilla).

La mise à jour des index de ces comparateurs est un problème délicat : comment signaler une mise à jour, à quelle fréquence…

Et bien figurez-vous que la semaine dernière l’association pour les standards technologiques dans le monde de la distribution (la ARTS) a planché sur le sujet et ils se sont mis d’accord pour dire que la profession devait s’organiser autour d’un standard bas » sur XML.

L’objectif serait de définir un format pour signaler aux portails et aux comparateurs la mise à jour d’un prix ou d’une référence. Idéalement, ce format devrait également permettre aux marchands d’obtenir des informations sur la performance des campagnes menées sur ces mêmes portails. En gros, ils cherchent l’équivalent du RSS (ou d’Atom).

Plus d’infos ici : Laying Tracks For Shopping Feed Standards.

Du Web Call Back dans les publicités Google

Décidément nous sommes loin d’avoir exploité toutes les possibilités des publicités Google. Dernière trouvaille en date, la présence dans certaines publicités Google d’un petit bouton permettant de laisser son numéro de téléphone pour pouvoir être rappelé par l’annonceur (Web Call Back en anglais) :

GoogleCallNow

 

A quand le VoIP Call Back ou le Video Call Back via GTalk ? (via Seth Godin)

La longue traîne bientôt disponible en livre

Alors que certaines personnalités très respectables en sont encore à faire l’amalgame entre web 2.0 et AJAX, d’autre vont jusqu’au bout de leurs idées et c’est un peu bonheur.

Je fais ici référence à Chris Anderson, ancien rédacteur en chef du magazine Wired qui vient d’achever l’écriture d’un manuscrit sur sa théorie de la longue traîne (The Long Tail en anglais). Pour mémoire, la théorie de la longue traîne a été exposée pour la première fois en 2004 dans cet article : The Long Tail.

En substance, la théorie est la suivante : la règle des 20/80 est obsolète, 20% des produits ne représentent plus 80% du C.A. Du moins pour certains qui sont plus malins que d’autres, à l’image d’Amazon ou de Rhapsody qui réalisent plus de la moitié de leur C.A. sur des produits qui sont au fond de leur catalogue. En quoi est-ce intéressant ? Et bien c’est intéressant car ces ventes sont un avantage anti-concurrentiel pour ceux qui savent les exploiter. Anti-concurrentiel car les boutiques en ligne ne sont pas soumises aux même contraintes de stockage que les distributeurs physiques et donc qu’elles peuvent proposer un choix beaucoup plus vaste. Là où les distributeurs physiques vont se contenter de proposer les articles sur lesquels ils sont susceptibles de rentabiliser leurs frais de stockage / distribution (les meilleures ventes), les boutiques en ligne vont exploiter un fond de catalogue qu’elles sont les seules à pouvoir proposer. Elles vont donc s’octroyer des parts de marché que les autres distributeurs ne pourront JAMAIS récupérer. D’où l’avantage anti-concurrentiel.

Et là vous me direz : quel rapport avec le web 2.0 ? Et je vous répondrais : le filtrage collaboratif et les systèmes de recommandations bien sûr. Car c’est là où réside toute l’intelligence du procédé : permettre aux utilisateurs de noter et de recommander des produits similaires (le fameux fond de catalogue) aux autres utilisateurs. Les américains ont une devise pour illustrer ça : Let users do your marketing for you.

Bref, tout ça pour dire que j’attends avec impatience le livre de Chris Anderson.