Un moteur de recherche de vêtements par couleurs

Si comme moi vous avez de petits soucis pour accorder vos fringues (je suis daltonien) alors voilà ce qu’il vous faut : le Smarter Visual Search.

SmarterVisualSearch

 

Il s’agit d’un outil qui permet de mieux accorder les combinaisons de couleurs et faire une recherche de vêtements avec les couleurs correspondantes. C’est tout à fait le genre de service en ligne qui permet de se différencier et de gagner la confiance des utilisateurs. Dommage qu’ils ne fassent pas ça pour les cravates également !

Vers une montée en puissance du ‘social shopping’ ?

Voilà de nombreux mois que je vous fais l’article sur le commerce collaboratif et sur les portails d’achat exploitant ce principe. Les pionniers dans ce domaine s’appellent Yahoo! Shoposphere, Zlio, Wist ou encore Shopwiki.

Aujourd’hui, le site Springwise nous fait découvrir deux étoiles montantes du social shopping :

  • Crowdstorm, un portail qui mesure le buzz des produits à l’aide d’un système similaire à Digg ou à Wikio… ou à Fuzz (comme ça il n’y a pas de jaloux) ;
  • ThisNext, un portail similaire mais qui est surtout centré sur des produits à forte connotation esthétisme et design.

Bref, si vous souhaitez voir à quoi va ressembler l’avenir de l’affiliation, c’est sur ces deux sites que ça se passe. Tiens au fait, aviez-vous remarquez le blog de Yahoo! Shopping ?

MAJ (18/09/2006) : Bon allez, un p’tit dernier pour la route : Wize.

Le programme de mon intervention pour la convention E-commerce

Les 12, 13 et 14 septembre prochains se tiendra la 3ème convention E-commerce au Palais des congrès de Paris. Rendez-vous incontournable de la profession, j’aurais l’honneur d’y présenter le 14 septembre à 14H une conférence sur le thème de E-commerce 2.0. Oui je sais, le titre est carrément racoleur mais bon… tout est bon pour appâter le chaland, non ?

Mon intervention va durer dans les 40 minutes et sera suivie par une étude de cas de l’un des clients de mon employeur (Corsica Ferries). Et là vous me direz : quel rapport entre le site de réservation de Corsica Ferries et le web 2.0 ? Et bien justement, voici mon raisonnement :

  1. Voilà plus de 10 ans que l’internet existe et que le commerce en ligne progresse ;
  2. Pour pouvoir survivre, il faut être performant ;
  3. Si vous démarrez une activité, le plus simple est d’exploiter à fond les concepts du web 2.0 (interfaces riches, marketing collaboratif, ré-intermédiation, co-création de valeur…) ;
  4. Si vous avez déjà une activité en cours, et un pied dans le monde hors-ligne, vous disposez d’autres leviers pour rester performant face à ces nouveaux entrants (rich commerce, optimisation des parcours client, ergonomie incitative, mesure de la performance…) ;
  5. En fait il n’existe pas de bonne ou de mauvaise manière de faire du commerce en ligne (loin de moi l’idée de vouloir lancer le débat ‘web 2.0 vs. web 1.0’) mais plutôt une infinité d’approches avec différents leviers de différenciation.

Voilà en gros la trame de mon intervention qui sera bien entendu détaillée et agrémentée d’exemples et autres illustrations.

Si vous souhaitez assister à cette conférence, n’hésitez pas : Inscription gratuite (n’oubliez pas de cocher la case ‘Stratégies E-Commerce 2.0’ en bas du formulaire).

Et pour ceux que ça intéresse, mon intervention sera également suivie de la présentation de Webwag (un concurrent de Netvibes) par Franck POISSON, le fondateur et ex DG de Google France.

Mes prédictions pour le second semestre 2006

Oui je sais, traditionnellement les prédictions se font en fin d’année. Mais je trouve ça intéressant de casser le rythme et d’essayer de prédire ce qui risque d’arriver dans les 6 prochains mois. En plus, l’actualité du web 2.0 est tellement chaude en ce moment qu’il faut prédire vite, très vite !

Voici donc mes 7 prédictions pour le second semestre 2006.

1/ Google propose ses services sous forme de solutions pour les entreprises

Après sa solution de Search, il y a fort à parier que Google va prochainement lancer des offres équivalentes (software + hardware) pour les messageries d’entreprise (via GMail) ou pour la bureautique (via Writely ou Google Spreadsheets).

La stratégie de Google est d’évangéliser ses services en proposant un accès gratuit aux particuliers, puis de les proposer sous forme d’offre avec un contrat de maintenance évolutive (la solution évolue au fur et à mesure des améliorations de la version grand public). Il reste encore deux inconnus de taille : le modèle de tarification ainsi que les pays ciblés.

2/ Facebook ne se fait racheter par personne

Récemment, la prise de participation de 0,5 % du groupe de communication IPG dans le capital de Facebook valorise ce réseau social à près de 2 milliards de dollars (plus d’infos ici : IPG Takes Stake in Facebook).

A ce niveau de valorisation, je me demande bien qui va pouvoir le racheter !

3/ Montée en puissance des réseaux sociaux verticaux

L’arrivée en France de MySpace va amorcer une lame de fond qui va faire décoller les réseaux sociaux déguisés en communautés (vous connaissez les Skyblogs ?). Le créneau des jeunes sera partagé entre Skybog et MySpace. Les utilisateurs plus âgés (qui ont d’autres centres d’intérêt que le rap et les plans drague) s’orienteront vers des niches verticales comme Boompa ou Cork’d.

Les prochaines niches à valeur ajoutée seront :

  • les enfants, avec un système de contrôle parental (comme sur Imbee) ;
  • les jeunes mamans, avec des services de recherche de nounous ou des bourses d’échange de produits de puériculture (MommyBuzz est un bon candidat) ;
  • l’immobilier, avec des petites annonces fonctionnant sur le bouche-à-oreille, la recherche de co-locataires, d’idées déco…

4/ MTV tente une contre-offensive dans les sites communautaires pour jeunes

Suite au succès de MySpace et aux projets concurrents lancés par des ex-employés (comme MOG), MTV ne peut rester sans rien faire et va très certainement tenter un retour en force (via sa maison-mère Viacom) sur un créneau où elle est plus que légitime.

Différentes options s’offrent à la chaîne :

  • monter un service de toutes pièces (peu probable) ;
  • racheter un service déjà lancé et proposant un petit plus par rapport à MySpace (au hasard, DailyMotion et son service de partage de vidéos) ;
  • se recentrer sur son coeur de métier et attaquer les jeunes avec des services en ligne ciblés sur des niches verticales (comme Find a Goth par exemple).

5/ OpenAjax s’enlise

Je sais bien qu’il est important de standardiser et de rationaliser… mais bon, soyons réalistes : Ajax n’est qu’une transition. Comme le dit très bien Laurent Jouanneau dans un commentaire d’un précédent billet : ça n’est qu’un pansement sur une jambe de bois. En d’autres termes, Ajax est une ultime tentative pour rendre le HTML sexy, mais il arrive à ses limites.

Dans ce cadre, avons-nous réellement besoin d’un consortium comme l’OpenAjax Alliance pour statuer sur une ‘technologie‘ condamnée à moyen terme (3 à 4 ans) ? Et cela d’autant plus que les poids lourds de l’internet ont déjà tiré leurs cartouches.

6/ Arrivée en France de places de marché de l’innovation

Le magazine Wired et InternetActu ont fait de très bons articles sur le crowdsourcing. Pour faire simple, le crowdsourcing (par analogie avec l‘outsourcing) désigne l’externalisation par les entreprises de certaines tâches (R&D ou main d’oeuvre) à une communauté d’individus auto-organisés. Sur ce créneau, des places de marché se sont développées pour servir d’intermédiaires entre des sociétés qui cherchent de l’expertise ou de la main d’oeuvre et ceux qui en ont à proposer. Ces places de marchés fonctionnent sur le principe de récompenses (bounty) distribuées à ceux qui arrivent à résoudrent les problématiques.

Des services en ligne comme InnoCentive, Amazon Mechanical Turk ou encore Google Answers sont ainsi promis à un très bel avenir. Allez donc y jeter un oeil pour vous en rendre compte.

7/ Le web 2.0 sort de la blogosphère et commence à intéresser les grands comptes

Après plus d’un an de gestation dans la blogosphère et les conférences spécialisées, les concepts associés au web 2.0 (réseaux sociaux, plateformes collaboratives, mashup, microformats…) commencent à faire parler d’eux dans les médias traditionnels (tribune de Pierre Chappaz dans Libération, émissions spécialisées sur BFM ou Europe1…).

Face à la montée en puissance de ce phénomène (amorcée par les Skyblogs), les grandes entreprises vont progressivement sortir de leur léthargie et commencer à expérimenter et tester la viabilité de ces nouveaux concepts. Nous avons ainsi déjà pu observer de nombreuses initiatives de marketing viral par les grandes marques, mais le potentiel des logiques collaboratives, voir la théorie de la Longue Traîne (The Long Tail en anglais), est encore largement sous-exploité aujourd’hui. Aujourd’hui…

8/ Ha non mince, j’avais dis 7 prédictions, pas plus !

Voilà, je ne prétends pas détenir la Vérité Ultime, il n’empêche que c’est toujours très stimulant de se livrer à ce genre d’exercice. Et vous, c’est quoi vos prédictions ?

Note de lecture sur le livre ‘Prioritizing Web Usability’

Je viens d’achever le dernier livre de Jakob Nielsen (Prioritizing Web Usability) dont je souhaite vous livrer ma première impression : Bien.

La couverture du livre de Jakob Nielsen

Un livre que je recommande pour ceux qui souhaitent s’initier à l’utilisabilité et avoir une vue d’ensemble des différentes problématiques que cela sous-entend (simplicité d’usage, accessibilité, branding, business…).

Ce qu’il est surtout intéressant de constater, c’est que le docteur Nielsen a su évoluer avec son temps, et surtout avec ses « rivaux ». On retrouve ainsi un certain nombre de références à des théories émis par d’autres :

J’ai également été surpris par les prises de position du docteur :

  • pas forcément en faveur des liens bleus soulignés (p. 205);
  • en faveur du Verdana comme police de caractère (p. 234) ;
  • contre la capitalisation de toutes les lettres d’un item de navigation (p. 238) ;
  • contre la règle des 3 clics (p. 322) ;
  • contre la règle des 7+2 niveaux de navigation (p. 329) ;
  • contre les ambiances sonores (p. 377).

Bref, un bon livre qui sait intelligemment faire la part des choses entre la simplicité d’usage et les impératifs d’image de marque. Je regrette néanmoins que l’auteur ne se soit pas prononcé sur des sujets qui vont devenir de plus en plus chauds (au hasard, les interfaces riches).