Surenchère de viral pour la Volvo C30

Je viens de visiter le nouveau mini-site de la Volvo C30 qui me laisse une peu perplexe : Volvo Freewill.

VolvoC30

Ici ce ne sont pas un mais 15 mini-sites viraux qui sont proposés, avec en prime un premier degré de personnalisation. Le concept est intéressant, bien que déjà fait par VW il me semble (avec une campagne proposant pas loin de 99 mini-films), mais le résultat final est très déroutant.

Quel est l’objectif de ce mini-site ? Les visiteurs sont invités à cliquer dans tous les sens (j’apprécie particulièrement la case Don’t Click Here) mais et après ? Je ne vois pas bien dans quelle mesure cette débauche (sur-enchère) de films viraux vient servir la commercialisation… Est-ce que tous les visiteurs y trouvent leur compte ? Le produit est-il bien mis en valeur ? Quid des arguments de vente ? Quid des fonctionnalités de lead ?

A moins que je ne sois passé complètement à côté de quelque chose… Et vous, qu’est-ce que cette campagne vous inspire : Curiosité ? Perplexité ? Ennui ? Sympathie ?

Les dérives du marketing viral (bis)

Suite à un précédent billet publié sur ce sujet, j’ai découvert ce matin ce petit film viral qui me fait à nouveau réagir :

Est-ce que vous pensez sincèrement que c’est un bon exemple pour la jeunesse ? Selon moi, surfer (sur la mer ou sur la neige) c’est avant tout savoir respecter la nature. Mais là, que nous dit ce film : si vous vous emmerdez, jouez donc avec un peu de dynamite. Non mais franchement, est-ce que vous ne trouvez pas que c’est une attitude incroyablement irresponsable de la part de la marque qui est à l’origine de cette campagne (Quiksilver) ?

Je doute fortement que des valeurs positives soient associées à cette vidéo. Je veux bien croire que cette marque est en perte de vitesse auprès des plus jeunes et qu’elle cherche (désespérément) à rajeunir son image en jouant sur le sport extrême, mais là je me refuse à cautionner de telles pratiques, c’est lamentable.

A la limite, si vous êtes une toute petite marque, vous pouvez éventuellement exploiter des vieux filons (comme le sexe), mais vous pouvez également jouer sur l’humour.

J’ai beaucoup apprécié la campagne virale de Nissan qui, même si elle met en scène des comportements routiers extrêmes, sait jouer sur l’humour pour faire comprendre qu’il s’agit de fiction et non de la réalité.

Par contre, je ne vois aucune excuse qui puisse jouer en la faveur de cette campagne à la con pour Quiksilver.

Et vous, partagez-vous mon avis ou est-ce que je résonne comme un vieux grincheux ?

Les françophones seraient la deuxième plus grosse audience de Second Life

L’équipe de Linden Lab vient de publier des statistiques très surprenantes sur son blog : State of the Virtual World – Key Metrics, January 2007.

On apprend ainsi que les résidents français de Second Life représente 12,3 % de la population totale, du moins de la population totale active. Comprenez par là qu’il n’y a pas forcément 450.000 avatars français (comme annoncé précédemment). Selon le groupe des développeurs de Second Life, ça représenterait plus quelque chose comme 150.000 français (plus d’infos ici : La France adopte Second Life).

SLperCountries

Voilà de quoi alimenter le débat sur l’intérêt d’investir ce monde virtuel ou non, surtout si l’on considère que les européens y sont maintenant majoritaires (avec près de 53 % de la population active). Je sens que les participants de ma seconde visite virtuelle vont être particulièrement attentifs ! (via SLObserver)

Premier compte-rendu de la visite guidée de Second Life

C’est hier soir qu’a eu lieue la première des deux visites guidées que j’organise dans Second Life. Le moins que l’on puisse dire c’est que les déplacements de groupe sont laborieux !

Toujours est-il que je suis très content du déroulement de cette soirée et je remercie les participants pour leur ponctualité et leur discipline. Il faut dire que la feuille de route était bien remplie et que les visites s’enchaînaient à un rythme d’enfer : plus d’une dizaine d’endroits visités en presque deux heures.

Oui je sais, deux heures c’est beaucoup plus que la demi-heure initialement prévue, mais coordonner les téléportations successives de plus de 30 personnes c’est un sacré bazar !

Quelques images

Le RDV était fixé à 21 H 30 mais dès 21 H 15 il commençait à y avoir quelques avatars :

SLTour1

 

A 21 H 30 ça commençait à faire beaucoup de monde en un petit endroit :

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Et à 21 H 35 le groupe était presque au complet (une petite trentaine de participants) :

SLTour3

Je peux vous assurer qu’à trente curieux qui débarquent chez American Apparel, ça ce bousculait sévèrement dans les rayons :

SLTour4

Quelques regrets

Je regrette de ne pas avoir pu visiter tous les lieux inscris sur la feuille de route mais nous avons rencontré quelques soucis logistiques :

  • des endroits saturés où il était impossible de se téléporter (Area 51, Free Dove…).
  • des endroits qui avaient disparus de l’index du moteur de recherche, donc qui sont introuvables (Scion City, l’île Belladone…)
  • des endroits avec des zones de réception trop exiguës pour y débarquer à trente (Ginko Financial)
  • des endroits très mal indiqués où nous avons fini par nous perdre sans trouver ce que l’on cherchait (l’île du Starwood Hotel)

Mais de bons moments quand même

La visite c’est quand même globalement très bien déroulée, et les escales au magasin Sears sur l’île d’IBM ou sur les agences bancaires flottantes d’ABN Amro étaient épiques !

Nous avons également eu la surprise d’avoir des invités venu se greffer à la visite en cours de route, dont une fée affabulée d’ailes de libellule et autres appendices pour le moins… étranges (il fallait être là pour comprendre… inutile de s’attarder là dessus).

En fait tout c’est à peu près bien déroulé jusqu’à l’escale au Free Dove, une galerie marchande où tout est gratuit. C’est là que le groupe c’est désintégré et où j’ai perdu le contrôle de la situation !

A qui le tour ?

En tout cas cette expérience était très enrichissante et j’espère avoir apporté quelques éléments de réponses à celles et ceux qui s’interrogeaient sur l’intérêt de communiquer ou d’avoir une présence sur Second Life. J’ai hâte d’escorter un second groupe dès la semaine prochaine.

Pour les autres, je publierais le guide du débutant ainsi que la feuille de route pour que vous puissiez découvrir cet univers par vous-même.

Les limites du street marketing

Le street marketing vous connaissez ? Mais si enfin, ce sont des campagnes sauvages de promotion d’une marque en milieu urbain. Si je vous dis des autocollants collés sur les panneaux de signalisation, vous visualisez mieux ? Bref, le street marketing est à la mode et vous pouvez trouver de très bons exemples sur des blogs comme Marketing Alternatifs.

Seulement voilà, par moment ça coince car certaines campagnes sauvages vont trop loin. Prenons ainsi l’exemple de la campagne de promotion d’un dessin animé américain un peu déjanté qui s’appelle Aqua Teen Hunger Force. La campagne consistait à placer dans les grandes villes américaines des petits panneaux lumineux à proximité des zones à fort passage (gares, arrêts de bus, écoles…).

Exemple de campagne de promotion sauvage

L’idée est bonne, mais les autorités locales n’ont pas du tout appréciées car ces panneaux ont été interprétés comme des bombes potentielles. Résultat N°1 : une opération de déminage sans précédent qui a été évaluée à près de 750.000 $ (coût de monopolisation d’un très grand nombre d’agents des forces de l’ordre).

Les équipes de déminage à l'oeuvre

Résultat N°2 : Les auteurs de la campagne ont été arrêtés et le client (Cartoon Network et Time Warner) va être poursuivit en justice pour trouble de l’ordre public. Plus d’infos ici : Arrest Made In Boston’s Hoax Device Incident.

Les auteurs de la campagne arrêtés

Alors, peut-on tout se permettre en publicité ?