Connaissez-vous la Google Conversion University ?

Non rassurez-vous, il ne s’agit d’un autre projet délirant de Google visant à indexer l’ensemble des contenus universitaires du monde, mais plutôt un remarquable travail d’évangélisation sur les techniques de transformation : Google Analytics Conversion University.

Cette université se présente sous la forme d’une série d’articles publiés sur le site de Google Analytics qui tournent autour de sujets comme la création de trafic, le référencement, l’ergonomie incitative…

Le but de la manoeuvre est d’éduquer les clients potentiels du service d’analyse d’audience de Google qui rappelons-le est quand même fortement orienté e-commerce. Mais comme le contenu de ces articles est de grande qualité, moi je dis bravo. (merci à Steph pour le lien)

A mon tour de faire du teasing

Hi Hi Hi… je vous pose une devinette : quel va être l’événement majeur du début de l’année 2006 dans la communauté du web design ? Bon allez, un premier indice (quelques thèmes abordés) :

WIF2

 

Bon alors ! Vous n’avez toujours pas trouvé ? OK, alors voici un second indice (la liste des invités étrangers) :

WIF1

 

Toujours pas ? Bon alors un troisième indice : je vais y intervenir en tant que conférencier sur plusieurs sujets (l’ergonomie incitative, les interfaces riches), et en plus il y aura plein d’autres grands noms de la blogosphère française.

Toujours rien ? … allez… un dernier indice : ça ne se passera pas à Paris.

Hi hi hi… alors ?

L’ergonomie incitative sur le JDNet

Pour ceux qui ne savent toujours pas ce qu’est l’ergonomie incitative (ou le persuasive design), je vous recommande cet article de vulgarisation publié sur le JDNet : L’interface persuasive, pilier de l’efficacité d’un site Web.

Morceaux choisis:

  • L’usabilité Web s’est dotée d’un rôle inédit ces dernières années : convaincre et inciter à l’action à travers l’interface ;
  • Il ne s’agit pas seulement de répondre à un besoin d’utilisation mais de susciter ce besoin ;
  • La connaissance de l’internaute via la construction de profils type ou personas fait partie intégrante de la démarche ;
  • Contrairement à une approche ergonomique traditionnelle, les concepteurs privilégieront par exemple la présence en premier lieu d’un bouton d’action à forte visibilité ;
  • Le design doit inspirer confiance et donner le sentiment à l’internaute que la démarche qu’il engage sera simple et sans encombre ;
  • Les contenus doivent faire abstraction des détails ;
  • L’optimisation continue (dans la durée) du site impose une démarche itérative ;
  • On entre dans une logique de rentabilité au pixel carré.

Que du bon sens, non ?

De l’art de séduire, rassurer, convaincre

Je viens de découvrir un nouveau service de gestion de factures électronique : Blinksale. Qu’y a-t-il de particulier avec ce site ? Facile, c’est une perle de rare de séduction et d’incitation.

Visite guidée :

  • la première chose qui saute aux yeux c’est la lisibilité : gros caractères, bon contraste ;
  • on sait tout de suite où on se trouve : le nom du service ainsi que sa baseline son les premiers éléments visibles sur la page (Blinsale: the easiest way to send invoices online) ;
  • la genèse du service est résumé en 5 puces (What can Blinksale do for me?)
  • pour rassurer les sceptiques, un certains nombre de témoignages sont présents à droite de l’écran (What people are saying) ;
  • une copie d’écran est ensuite affichée pour donner un peu d’élément palpable ;
  • suivent les bénéfices-clients (With Blinksale, it’s a breeze to…) ;
  • et enfin, juste sous le baseline, on trouve une bannière fortement incitative (30 days free trial), une promesse forte (Start sending invoices in 5 minutes) et un lien vers le processus d’enregistrement.

Rien à redire, c’est rapide, efficace, élégant, parfait ! (via Signal vs. Noise)

Facilité d’achat vs. facilité d’usage

Ce matin dans le JDNet un article sur les compagnies aériennes américaines et leur taux de transformation : Les compagnies aériennes transforment mieux. L’article, fondé sur une étude de Nielsen NetRatings souligne un constat dramatique : le taux de transformation est bien supérieurs sur les sites des compagnies aériennes que sur les sites des voyagistes (jusqu’à 14% pour les premiers et à peine 5% pour les second). Pourquoi dramatique ? Tout simplement parce que les internautes ont tendance à utiliser les voyagistes comme source d’information initiale, avant de concrétiser leur achat directement sur les sites des compagnies aériennes.

Un vrai drame car c’est autant de moyens investi dans un dispositif qui rapporte de l’argent aux autres ! Peut-être qu’une conception centrée sur la facilité d’achat (incitation très forte à passer à l’acte immédiatement) plutôt que sur la facilité d’usage (effectuer un relevé de prix en 3 secondes et aller acheter son billet d’avion ailleurs) pourrait limiter cette fuite de chiffre d’affaires ?

Au fait, avez-vous jeté un oeil au site Orbitz ? Il propose des interfaces de résultats de recherche très impressionnant (vols ou hôtels), pas tout à fait riche au sens comportement mais en tout cas novateurs.