C’est combien le taux de conversion de Google ?

Voilà une question très intéressante à laquelle tente de répondre Anthony Garcia : Does Google Enjoy 100% Conversion?. La question n’est pas simple puisque 100% des gens qui viennent sur Google effectuent une recherche. D’un certain point de vue, si l’objectif de Google est d’afficher des pages de résultats de recherche, alors son taux de transformation est de 100%.

Selon vous, quelle serait la bonne formule pour le taux de conversion :

  1. le nombre de visiteurs qui accèdent à une page de résultat ?
  2. le nombre de visiteurs qui cliquent sur un lien affiché dans une page de résultats ?
  3. le nombre de visiteurs qui cliquent sur un lien publicitaire affiché dans une page de résultats ?
  4. le nombre de visiteurs qui arrivent sur la page d’accueil d’un site affiché dans une page de résultats ?

Hum, pas évident…

Persuasion > Conversion > Pognon !

Jeffrey Eisenberg, l’auteur du très bon livre Call To Action, vient de publier un article très pertinent sur le site UIE : Thinking Beyond Conversion. L’auteur y fait ainsi la différence entre la conversion et la persuasion :

  • La conversion est un processus linéaire. Améliorer le potentiel de conversion d’un site revient à éliminer les points de frictions qui peuvent ralentir voir décourager les utilisateurs. Ceci s’applique tout particulièrement aux processus d’achat ou d’enregistrement en ligne. L’ergonomie incitative s’inscrit tout particulièrement dans ce type de démarche.
  • La persuasion est un processus non-linéaire. Ici, il est plus question de convaincre les utilisateurs d’aller jusqu’au processus de commande ou d’inscription. L’auteur parle également de micro-conversion où l’objectif est d’accompagner les utilisateurs tout au long de leur parcours sur le site et de les faire progresser dans leur décision d’achat sur chacun des écrans. Toute la difficulté est d’arriver à canaliser l’attention des utilisateurs qui surfent de pages en pages. C’est là où le marketing de persuasion prend toute sa valeur.

L’auteur conclu son article avec l’équation suivante : améliorer le potentiel de persuasion d’un site permet d’améliorer son taux de conversion, donc le retour sur investissement (d’où le titre du billet !).

Et pour ceux qui souhaitent s’initier en douceur au persuasive design, je vous rappelle qu’il existe un excellent livre pour cela : Submit Now: Designing Persuasive Web Sites.

Adoptez le langage universel de l’incitation

Le diesel au prix de l’essence, vous connaissez ? Nous sommes quotidiennement bombardés d’offres promotionnelles à la radio, à la télévision, sur les affiches, dans les magazines… Cependant, quelque chose me chagrine quand il est question des offres promotionnelles sur internet : la plupart ne fonctionnent pas. Et pour cause, rédiger et mettre en forme une bonne promotion est un art qui a ses propres codes.

Ainsi, une accroche pour une promotion doit impérativement et exclusivement posséder les attributs suivants :

  • une promesse (autre appelée proposition unique de valeur)
  • une liste de bénéfices-clés
  • un prix (qui peut être accompagné d’un gain du type : -15%)
  • une date limite

Sur internet, tout va plus vite : les utilisateurs lisent plus vite, ils passent d’une page à une autre plus vite et surtout leur attention est moindre car tout en regardant l’écran ils doivent manipuler la souris et le clavier. Il faut donc aller à l’essentiel.

Plutôt que de parler de fond, je vous propose de parler de la forme et d’étudier les trois exemples suivants :

Une promotion pour Bank West

Une promotion pour NTT DoCoMo

Une promotion pour Tre

Peut importe que vous ne parliez pas le suédois ou le japonais, ces trois exemples ont un point commun : ils fonctionnent parfaitement. Pas la peine de traduire, on sait tout de suite quel est le produit (le visuel), où est la promesse (en gras), où sont les bénéfices (juste en dessous) et ce que l’on peut faire (les boutons d’action).

En adoptant un langage visuel universel, vous mâcher le travail des utilisateurs ou plus exactement vous diminuez la charge de travail qu’ils ont à fournir pour décrypter un interpréter le message que vous essayez de leur faire passer. Résultat : plus d’attention pour le message (et non sa mise en forme) = plus de chance de transformer un visiteur en prospect potentiel.

11 façon d’améliorer vos pages d’entrée

Voilà un très bon article publié sur le Digital Web Magazine : 11 Ways to Improve Landing Pages. L’auteur y explique en effet comment optimiser les pages d’entrée de votre site. Les pages de quoi ? En fait j’avoue avoir beaucoup de mal à traduire ce concept de landing pages. Pour ceux qui se posent la question, il me semble que c’est Seth Godin qui le premier a parler de ce concept de landing pages.

L’idée est la suivante : avant, tous les liens menaient à la page d’accueil. Mais aujourd’hui les choses ont changé et l’avènement des moteurs de recherche, blogs et autres nouveaux modes de consommation du web ont modifié notre façon de surfer, et surtout font en sorte d’éviter aux internautes de passer par la page d’accueil et d’atterrir directement sur la bonne page. D’où le nom de landing pages que je n’arrive pas à traduire correctement sinon par pages d’entrée. Ce type de comportement incite donc les concepteurs à repenser leur site et surtout à considérer certaines pages-clés (les fameuses pages d’entrée) comme des pages d’accueil. L’objectif étant de séduire immédiatement l’internaute dès qu’il atterrit et de ne pas le laisser surfer ailleurs.

Tout cela est très novateur, heureusement que cet article est là pour nous éclairer de ces petits conseils pour améliorer l’efficacité de ces pages d’entrée :

  • définir un objectif de conversion (inscription, adhésion, achat…) ;
  • retirer tous les éléments perturbateurs (publicité, navigation…) qui peuvent nuire à la conversion ;
  • rester concentré sur un seul objectif ;
  • prévoir des portes de sortie ;
  • tester, tester et re-tester.

Droit aux buts !

Non, je ne vais pas vous parler de foot et de l’équipe de l’OM, mais plutôt d’un article publié par Gerry McGovern : Your website needs a call to action. L’auteur y prône une approche très pragmatique des services en ligne et des sites web en général. Jugez plutôt : Les meilleurs sites web vont droit aux buts, ils éliminent le superflu et le bla-bla. Ils se concentrent sur le fait d’aider les utilisateurs à accomplir leur tâche le plus rapidement possible.

Et si vous souhaitez voir ce que cela peut donner dans le concret, jetez donc un oeil à mon récent billet qui parle d’ergonomie incitative : Plus c’est simple et moins c’est compliqué.