Jotspot passe la seconde

Ceux qui me lisent régulièrement savent tout le bien que je pense de JotSpot, un service en ligne de wikis d’entreprise. Selon les dernières rumeurs, une nouvelle évolution (baptisée JotSpot 2.0) devrait bientôt voir le jour et faire rentrer JotSpot dans une dynamique compétitive bien plus agressive.

On trouverait ainsi dans cette nouvelle version un ensemble d’applications bureautiques en mode collaboratif :

JotSpot2

 

Ceci est d’autant plus intéressant qu’une ambiguïté persistante court toujours sur le rachat probable de JotSpot par Yahoo!. Voilà de quoi affoler encore plus les stratèges de chez Microsoft et de Google (puisqu’ils commencent également à faire des applications bureautiques en ligne).

Start-up + Crowdsourcing = Cambrian House

Le crowdsourcing, vous connaissez ? Mais si enfin, c’est le principe d’utiliser le temps disponible des gens pour créer du contenu, résoudre des problèmes, voire même faire de la R&D. Wired et InternetActu ont à ce sujet publié deux très bons articles :

Je viens de découvrir une initiative remarquable qui exploite le filon du crowdsourcing mais adapté à l’incubation de start-up : Cambrian House. Ils se décrivent comme un incubateur de crowdsourced software dont la mission est de découvrir, concrétiser et commercialiser des logiciels en exploitant l’intelligence collective et le modèle participatif.

Le principe est le suivant :

  1. vous avez une idée
  2. vous publiez cette idée sur le site
  3. les utilisateurs notent cette idée
  4. si votre idée dépasse un seuil de bonnes notes, elle est approuvée
  5. l’incubateur propose alors une prime pour que la communauté des développeurs la concrétise
  6. une fois votre idée transformée en logiciel ou en service en ligne, l’incubateur se charge de la commercialiser
  7. les revenus générés sont alors redistribués entre tous les intervenants

Vous l’aurez compris, nous sommes à mi-chemin entre La Fraise, Top Coder et Innocentive. Pour avoir une vision plus claire, je vous recommande leur petite animation explicative : How it Works.

Et si vous avez 5 minutes en plus, je vous recommande également la visite guidée complètement délirante de leurs locaux : Take a Tour (ils sont fous ces anglais !).

En tout cas je trouve ce genre d’initiative réellement remarquable et surtout révélatrice du réel potentiel du web 2.0 : des modèles participatifs avec redistribution des revenus. Nous sommes ici bien loin des poncifs du type : le web 2.0 j’y crois pas parce qu’Ajax ça existe depuis 5 ans.

Je sais que je pèche parfois par mon optimisme, mais ce genre d’exemple (et il y en a beaucoup d’autres) me confirme la viabilité des concepts collaboratifs autour du web 2.0, n’en déplaise aux sceptiques !

Vers des parkings collaboratifs ?

Ceux qui ne possèdent pas de voiture dans les grandes agglomérations ne peuvent pas comprendre à quel point il peut devenir pénible (ou vital selon la situation) de trouver une place pour se garer.

C’est à partir de ce constat que les petits malins de SpotScout ont décidé de lancer un service collaboratif de localisation de places de stationnement.

SpotScout

 

Le principe est le suivant : les membres (appelés SpotCaster) publient des informations sur la disponibilité de places de stationnement, tandis que les utilisateurs se connectent à un service payant (sur le web ou sur leur téléphone mobile) pour vérifier les disponibilités ou réserver un emplacement.

Ce service est avant tout destiné aux gérants de parking qui vont pouvoir gérer l’affluence et drainer du trafic (avec des vrais gens dans des vraies voitures). Mais là où ça devient intéressant c’est que n’importe qui peut devenir un SpotCaster : si vous êtes sur le point de reprendre votre voiture, il vous suffit d’utiliser le service mobile de SpotScout pour annoncer la disponibilité prochaine de votre place de stationnement. Les utilisateurs du service à la recherche d’une place qui sont à proximité de vous recevront alors une alerte qui leur sera facturée. La prime à la place sera alors partagé entre le service et celui qui libère l’emplacement.

Oui je sais, ça peut paraître complètement fou pour certains (ceux qui ne subissent pas les contraintes de stationnement des grandes villes), par contre j’imagine que les autres sont déjà en train de se gratter le menton en se disant mouais mouais mouais, en y réfléchissant bien, y’à peut-être moyen de se faire de l’argent.

Pour en savoir plus, je vous recommande également l’article suivant : Searching for Parking? Try Online.

Ce service me fait terriblement penser à GazLive : un mélange de collaboration, d’informations en quasi-temps réel et de service mobile, pas vous ?

Après les blogs sur la politique, voici les wikis sur la politique

Alors que nos hommes (et femmes) politiques se lancent timidement dans l’exploitation des blogs et podcasts, la scène électorale américaine prend de l’avance et lance un wiki sur la politique en prévision des prochaines élections : Campaigns Wikia.

Le logo du wiki sur la politique

Le crédo de ce wiki est le suivant : Il est temps pour les politiciens de devenir plus intelligents et pour la démocratie de réellement impliquer le peuple. Les grands médias vous disent quoi penser et ne vous laissent pas vous exprimer. Il est temps de se recentrer sur ce dont vous avez besoin, sur ce qui compte pour vous et sur les messages qui vous importent. Et vlan ! PPDA et son journal de 20 H n’ont qu’à bien se tenir…

Précisons que c’est le fondateur de Wikipedia qui est à l’origine de cette initiative. Je souhaite bon courage aux modérateurs

MySpace : le média dans le média

Je viens de lire un article très intéressant sur le phénomène MySpace : MySpace in the Marketing Mix.

Selon l’auteur, le web en tant que média est en train de vivre le même séisme avec la montée en puissance de MySpace que les médias traditionnels (radio, TV) lors du décollage de l’internet. Comprenez par là que les annonceurs qui pensaient maîtriser un minimum le canal (internet) et les cibles (les internautes) se retrouvent confrontés une population qui échappe complètement à leur contrôle (les ados) et qui interagissent sur un médium qu’ils ne comprennent pas (les réseaux sociaux).

Le phénomène MySpace prend une telle ampleur que l’on arrive à le considérer comme un média à part entière. D’ailleurs il est courant chez les jeunes américains de demander Est-ce que tu as un MySpace ? à la place de Est-ce que tu as un email ?. MySpace a réalisé ainsi en moins de deux ans le tour de force que Yahoo! essaye de réaliser depuis 10 ans : devenir un média dans le média.

Le marché français n’est pas non plus épargné par ce phénomène. N’est-il pas courant d’entendre C’est quoi ton Skyblog ? Tout ceci est d’autant plus promoteur que pour l’instant les Skyblogs sont fonctionnellement très pauvres. Comment tout ceci va-t-il évoluer lorsque ces fameux Skyblogs passeront à la vitesse supérieure et entreront dans l’ère du très haut-débit avec partage de vidéos, livecast et autres prouesses technologiques ?

Et nous alors (les vieux de plus de 20 ans) ? C’est quoi notre place dans ce nouveau paysage ? Est-ce que l’on doit rejoindre ces réseaux sociaux de jeunes au risque de se faire ridiculiser ? Est-ce que l’on doit se rabattre sur des réseaux un peu plus ‘pro’ comme Going On ou Ziki ? Ou sommes-nous cantonnés aux réseaux sociaux orientés business comme LinkedIn ou OpenBC ?

J’ai comme la très désagréable impression de me sentir sur la touche, pas vous ?