SNCF.com se tranforme en Web TV et ouvre le dialogue avec ses clients

Ça alors ! Le nouveau site de la SNCF est en ligne depuis vendredi et personne n’en parle ! Est-ce que parce que personne n’y va ?

Bon en tout cas ça va changer car cette nouvelle mouture est surprenante :

SNCF_accueil

 

Première chose qui frappe : une mise en page tout en Flash avec des petits panneaux qui flottent quand on déplace la souris. Un clic sur un panneau permet de rentrer dans une chaîne thématique (qui propose alors des contenus multimédia) :

SNCF_page

 

Le système de navigation est également très surprenant : une organisation par chaîne ainsi que des menus déroulant en haut de page. Force est de constater que la prise de risque est maximale pour ce design très avant-gardiste.

Il y a heureusement un équivalent HTML pour répondre aux normes d’accessibilité (je n’ai pas pris le temps de tester la conformité par rapport au référentiel).

Plus intéressant, ils ont également ouvert un espace de dialogue en ligne très ambitieux : Opinions et débats (motorisé par la plateforme de FeedBack 2.0 dont j’avais déjà parlé dans un précédent billet : Ciao + Digg = FeedBack 2.0).

SNCF_debats

 

Là encore que salue l’engagement de la SNCF qui fait preuve de beaucoup de bonne volonté pour aller dialoguer « sur le terrain (numérique) » avec les internautes.

Je suis personnellement bien plus impressionné par cette seconde initiative que par ce nouveau site tout en Flash. Et vous, que pensez-vous ?

Nous sommes tous des télé-vendeurs (ou télé-détracteurs)

Avec l’avènement des services de partage comme Dailymotion, Youtube, Jumcut, Revver… la vidéo en ligne s’est fortement banalisée. Et pas seulement le fait de regarder des vidéos, mais plutôt d’en produire : extraits de soirée bien arrosée, chutes à vélo, parodies de chanson à base de lip-synch… Ces services hébergent la longue traîne des vidéo-amateurs, une sorte de vidéo-gag 2.0.

Oui mais voilà, ces vidéos-amateurs représentent un enjeu énorme pour les marques, gigantesque même. En témoigne cette célèbre vidéo d’une jeune américaine expliquant les raisons de sa séparation avec son petit copain tout en s’amusant avec sa webcam (près de 2 millions de visionnages) :

Parfois les marques peuvent bénéficier du soutien informel de clients enthousiastes, à l’image de ce petit garçon qui nous détail son dernier achat (un robot Bionicle) :

http://www.dailymotion.com/swf/5Hsogu33bqESyaIlI

Mais parfois ça peut aussi faire très mal comme ce client d’une compagnie aérienne qui nous raconte son calvaire (Delta Airlines Passengers Stranded for 7 Hours on Tarmac) :

Bref, la vidéo est maintenant la nouvelle arme des évangélisateurs ou des détracteurs, et son impact est d’autant plus fort que le témoignage paraitra authentique (avec du grain, des problèmes de cadrage et de son…). Pour en savoir plus sur ce phénomène, je vous recommande vivemence livre : Citizen Marketers: When People Are the Message.

Apprenez en surfant (et en vidéo)

Oui je sais ça fait un peu bateau le coup de apprenez en surfant. Après tout, la formation en ligne existe depuis de nombreuses années.

Il n’empêche que je suis récemment tombé sur deux sites dignes d’intérêt :

  • Wisibility, un blog de formation en vidéo pour tout ce qui touche à l’image numérique. Vous trouverez sur ce blog tout une série de vidéos de formation à Photoshop et d’autres logiciels de graphisme (et même une vidéo sur le concept de réalité augmentée).
  • SuTree, un site équivalent mais traitant de sujets de formation beaucoup plus vastes (bricolage, cuisine, forme, argent…).

Un concept à mi-chemin entre intelligence collective, longue traine, P2P knowledge et YouTube. Tout ça me fait pensé à Instructable mais avec de la vidéo en plus… Vous en connaissez d’autres ?

Blog + Podcast + Digg + Widget = Blog 2.0

Je me suis de nombreuses fois interrogé sur l’avenir des blogs, ou plutôt sur leur évolution. Il semblerait qu’une partie de la réponse se trouve ici : FastLaneDaily.

Le principe de ce blog nouvelle génération est très intéressant :

  • un blog (avec des billets publiés régulièrement)
  • mélangé à un podcast (avec des courtes séquences vidéos)
  • qui intègre une dimension sociale (avec un principe de soumission de sujets comme sur Digg)
  • que l’on peut exporter sous forme de widget (une cartouche à intégrer dans votre propre site)

Là où ce site innove, c’est qu’il répond (en théorie) à plusieurs modes de consommation distincts :

  • en consultant directement le site ;
  • en s’abonnant au flux RSS (pour récupérer les billets sous forme de texte et de liens) ;
  • en s’abonnant au podcast (audio ou vidéo) ;
  • en consultant les dernières publications sur un site affilié (via le widget).

Bref, à concept à surveiller de très près qui nous est proposé par NextNewNetworks qui publie également d’autres blogocastdgets. (via Profy).

Les ennuis commencent pour YouTube

Il semble que YouTube soit dans la tourmente en ce moment… En tout cas c’est le moins que l’on puisse dire au vue des récents évènements :

Ces articles me permettent de revenir sur deux précédents billets (YouTube dans une impasse ? et On s’ennuie ferme du côté du web 2.0). A l’époque j’avais émis de très gros doutes sur la valorisation de YouTube et sur un éventuel rachat par Google (qui a finalement eu lieu).

Je profite de ce billet pour confirmer mon point de vue sur ce service :

  1. YouTube n’est pas un mauvais service, mais il est à la limite de la légalité (notamment en exploitant du contenu qui ne lui appartient pas) ;
  2. Le montant du rachat est complètement disproportionné (ceci confirme qu’il s’agissait plus d’un rachat préventif que d’une bonne opération) ;
  3. Il n’y a pas de recette miracle, ni de poule aux oeufs d’or.

Je ne sais pas comment Google va réussir à sortir YouTube de cette mauvaise passe, mais il est certain que la partie n’est pas gagnée. D’une part parce que Viacom est un groupe très solide (plus de Google) et d’autre part parce que l’action de répression de la Turquie va peut-être donner des idées à d’autre pays qui ont déjà envoyé des avertissements à Google (notamment l’Afrique du Sud, l’Argentine et le Japon).

Dans ce contexte, Google a récemment audité des sociétés spécialisées dans le filtrage automatique de contenus vidéo. Bref, j’ai bien peur que Google soit obligé d’opérer de profondes mutations à ce service et qu’il perde de son attrait. En un sens, YouTube servirait de tampon (et d’exemple) pour tout ceux qui voudraient flirter avec la légalité (et les droits d’auteur).