L’évolution du web ne passera pas QUE par la technique

Vous remarquerez que je n’ai volontairement pas utilisé le mot web 2.0 (beaucoup trop polémique en ce moment).

Sans vouloir relancer le débat, je souhaiterais préciser une petite chose : l’évolution du web tel que nous le connaissons ne passera pas forcement QUE par une évolution technologique.

Oui, je parle bien ici d’évolution fonctionnelle et ergonomique. Pourquoi ? Tout simplement parce que les modèles de structuration de page ainsi que les systèmes de navigation jusqu’à présent utilisés arrivent à leur limite. Trop d’informations, trop de fausses informations, pas assez de temps pour tout décortiqué.

Il nous faut un nouvel internetIl faut que l’internet évolue pour faciliter la tâche des utilisateurs noyés, perdus, abusés. Et ceux qui ont été les premiers à s’exprimer ouvertement sur le sujet ne sont pas des techniciens. La preuve :

J’essaye également d’apporter ma modeste contribution à ce nouvel internet (peu importe le nom) et comme vous devez le savoir, mes centres d’intérêt sont plus proches de l’ergonomie et du marketing.

Que peut-on en déduire ? Que le web 2.0 a plus à voir avec la volonté de simplifier la tâche des utilisateurs (en explorant de nouveaux modèles de navigation, de recherche, d’affichage et de manipulation de l’information) qu’avec des évolutions technologiques très décriées (à l’image d’AJAX).

Un commentaire sur “L’évolution du web ne passera pas QUE par la technique

  1. ouf! une bouffée d’oxygène.(l’absence de jargon de la première partie de ton billet) De quoi s’agit il en fait? Le web comme outil de communication vecteur du pire comme du meilleur. Le meilleur c’est quand même d’aller dans le sens d’une appropriation par le plus grand nombre d’outils puissants pour s’exprimer, projeter, construire en collectif. Encore faut il que ce web et son environnement évoluent pour se rendre toujours plus « accessible »(au sens large du terme). Accés facilités aux matériels, aux usages, le travail ne manque pas. Alors entre ton ouverture, ton enthousiasme, ton investissement et en corollaire tes maladresses ou le verbiage stérile de certains geeks bloguleux quasi autistes, je sais ou mon respect doit aller. Bon courage.

  2. Bah voilà ! On sort de la guéguerre technophile web 2.0 or not. Pour les utilisateurs non technos comme moi, l’appellation web 2.0 est un excellent moyen marketing de faire comprendre à des décideurs (qui achète la techno et font donc vivre les développeurs!) l’évolution du web. Pour les interpeller il faut des concepts forts et Web 2.0 cela parle à tout le monde.

  3. Finalement peu importe l’appellation, il me semble que ce qui est intéressant là-dedans, c’est la réflexion sur l’approche utilisateur globale. Ai-je un système d’un côté et un web de l’autre côté ? Comment est-ce que je m’orgagnise pour naviguer dans mes contenus, qu’il apparinneent à mon « domaine privé » ou à un domaine public que je plaçais du cpoté du web jusqu’ici ? Qu’ai-je envie de partager, comment puis-je le faire ? Olivier Meunier souligne qu’il s’agit d’une question d’organisation (il a l’air moins d’accord sur le terme web 2.0 mais c’est autre chose), dans l’optique « user experience c’est assez vrai. Et puis un jour on va être amenés à se poser une question toute bête mais qui ne va pas être si évidente que cela : c’est quoi maintenant un site web ? Il y a un côté épistémologique qui me séduit. Mais ne nous égarons pas. Je ne pense pas que « web 2.0 » corresponde à un pur artifice marketing. La recherche d’un label conceptuel témoigne de la recherche sur « où on en est ». Le label a le mérite de rassembler, à lui ensuite de mériter sa labellisation.

  4. Samuel : AAAAAAAARRRRRRRGGGGG ! J’en ai déjà parlé il y a 2 jours. Flo : Hum… c’est quoi maintenant un site web ? Voilà une question qui risque de devenir récurrente. En effet avec les flux RSS et les API les frontières s’estompent : Quand je suis sur mon portail Netvibes (qui permet de syndiquer le contenu de plusieurs sites ainsi que mes messages chez GMail) chez qui je suis en fait ? Peut-être ne parlerons-nous plus de sites web mais de services web. Et merde, encore un terme qui va me valoir des insultes ! /Fred

  5. Jesse James Garrett : Un vocabulaire visuel pour décrire l’architecture d’information et la conception d’interaction Voici VisVoca [fr], un travail impressionnant de Jesse James Garrett [en] pour supporter le développement d’architecture de l’information et de design de l’interface. Le vocabulaire visuel est un ensemble de symboles utilis&…

  6. Bon allez Samuel, pour te faire pardonné je te recommande une consultation express de cet annuaire d’applications en ligne innovantes : eHub. Vous remarquerez que je n’ai pas prononcé le mot interdit ;-) /Fred

  7. Bravo Fred pour cette note sur un web moins techno que utilisateur. J’avais essayé de conceptualiser cela dans la seconde partie d’un billet il y a quelques jours avec la notion de « web d’eux ». Maintenant il nous reste à développer et faire vivre ces concepts. Cordialement.

  8. Peut-être François peux-tu nous éclairer sur les services web : Il y a 5 ans, je travaillais chez Fi System et ils essayaient d’en développer l’utilisation avec beaucoup de mal (trop de sceptiques). Où en est-on maintenant ? Des normes existent-elles ? Les technos sont-elles toujours les même ? Quelle différence avec les API ? /Fred

  9. « les modèles de structuration de page ainsi que les systèmes de navigation jusqu’à présent utilisés arrivent à leur limite ». Absolument. Nous l’avons tous bien compris. Certains y travaillent déja, dirait-on. « l’évolution du web tel que nous le connaissons ne passera pas forcement QUE par une évolution technologique. » Oui, c’est tout à fait vrai. Mais comment ça se passe, en général ? L’inspiration et les idées viennent plus facilement en regardant quelque chose tourner. Et pour avoir quelque chose qui tourne, il faut un travail collectif et pas une bagarre. C’est seulement au bout de quelques itérations Marketing/Design -> Conception/Ingénierie -> Utilisation/Feedback que l’on arrive à aboutir à quelque chose de bien. Et c’est comme ça qu’on avance. Un peu comme une roue, quoi

  10. Le services webs c’est un ensemble de protocole pour échanger des données entre applications à travers http. Les protocoles actuels sont SOAP & WSDL du côté du W3C et XML-RPC du côté de Dave Winer. La mode actuelle est d’utiliser un troisème larron, REST (qui n’est pas un protocole au sens propre du terme) avec par exemple l’Atom Publishing Protocol. Il faut faire attention, des fois les gens disent qu’ils font du REST alors que non (del.icio.us par exemple). Une personne qui aime REST s’appelle un RESTafarian et se plait de dénoncer ce genre de mauvaise pratique. Un exemple de services webs utilisant les 3 parfums (SOAP, XML-RPC, REST) est Flickr. En terme de statistique d’utilisation, les responsables de Flickr disent que leur protocole REST est très majoritaire. Leur service REST est tellement élégant qu’un monsieur à réussi à implémenter 68 méthodes dans un client pesant 48 lignes de codes (lien) Dans des applications plus professionnelles, j’imagine que c’est SOAP qui est plus utilisé, c’est une usine à gaz, c’est beaucoup moins élégant et donc ca plait forcement beaucoup aux SSII. L’API est le nom vulgaire pouvant être donné aux services webs, tout ce qu’on appelle en ce moment API n’étant pas forcément un service web en tant que tel, à la base API ca veut dire autre chose. J’ai pas vraiment le temps de développer (et puis je suis pas non plus un expert, y’a peut-être des bétises dans ce que je raconte) mais c’est pas la littérature qui manque sur le sujet.

  11. Courage Fred dans la démarche que tu entreprends … Le simple fait d’avoir chassé cette appellation ô combien buzz (non je ne la citerais pas) semble amener tout le monde à plus de modération et d’envie commune de partager. Bien mieux comme celà. Tout le monde semble d’accord sur une chose : celà bouge et tout le monde essaye d’anticiper et de prévoir ce que sera la techno / killer-app incontournable à venir. Ne négligeons pas tout de même l’aspect business : la folie des rachats est tout de même une réalité aujourd’hui (voir MusiWave). Ceci est un signe (certainement pas le meilleur) que la course est lancée …
    PS : on ne trouve pas des stock-options sur e-Bay de la bulle 1.0 (Boo.com / Koobuy.com / …) ?

  12. Web 2.0 Le Web 2.0 n’est pas une r?lution technique. Par contre, il faut avouer que sa r?nte utilisation offre de nouvelles perpectives et devrait ?e un moteur d’innovations. Et ce n’est pas le monde de la SOA qui s’en plaindra.

  13. Web (?) 2.0 attitude: un débat pour rien? Petite pause dans ma "Management 2.0 serie" pour parler du…web 2.0. Cela permettra par ailleurs à ceux (nombreux) qui m’ont posé la question de savoir pourquoi j’ai opté pour cette appellation. En effe…

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